La révolte des robots, tout blancs ivoire aux yeux bleus, c’est ce que j’avais vu la première fois, mais en fait il y a plus que ça. C’est aussi le racisme d’un homme, policier noir, qui porte des, contre des machines esclaves, corvéables à merci, un clin d’œil et un renversement des valeurs. Je me disais : Qu’est-ce que Will Smith fait dans un film pareil ? Et bien il est là pour ça. Il représente le passé, tout simplement. Cette subtilité m’avait échappé à cause du packaging blockbuster à plusieurs millions d’effets spéciaux, et la narration BD science fiction de luxe. C’est quand même très bien fait et pensé. Proyas privilégie le divertissement et en dessous cache une solide réflexion sur le thème pseudo- futuriste : « Ces androïdes ont-elles une âme ou pas? »; On peut être allergique à sa narration très simple et bourré de clichés, (course-poursuites, dialogues premier degré, manichéisme, etc.), ou apprécier certains raccourcis bien tournés. Il connait son sujet et nous le fait léger, action, suspense, mais il n’y a pas de place pour de l’à peu près, c’est ça qui est bien, et tous ses choix sont assumés. Cela reste, immanquablement efficace, du très bon travail d’artiste, avec une belle collaboration du labo effets spéciaux. Pour ceux qui aiment la SF hollywoodienne de qualité, bien enveloppée, agréable à déguster. Isaac Asimov version run and gun.