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Geoffroy B
88 abonnés
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0,5
Publiée le 11 juin 2007
Un pseudo-film (une erreur cinématographique plutôt!) CONSTERNANT d'un bout à l'autre! Ou comment réaliser un film autour du néant : il n'y pas d'histoire, les acteurs sont mauvais (on ne croit absolument jamais à un vrai couple!), il ne se passe rien, les dialogues n'ont ni-queue-ni-tête... Que font les personnages??? Voiture, baise, voiture, piscine, baise, piscine, baise, voiture, baise, hôtel, baise... Et que dire de la scène de viol (qui tombe comme un cheveu sur la soupe après 1h40 de ferme ennui) et du final, risible tant il est PATHETIQUE?! On en vient même à se demander comment un réalisateur sérieux comme Bruno Dumont a pu ne serait-ce qu'oser écrire (si on peut dire!) une ignominie pareille, sans parler des producteurs qui ont mis des billes pour le financer, et de certains journalistes qui mettent 4 étoiles à ce genre d'oeuvre-poubelle. Mais CHUT, il ne faut rien dire, c'est du Grand Cinéma, de l'Art...!!!
C'est un film concept, une adaptation de l'univers paroxiste du cinéaste Bruno Dumont à une Amérique pleine de clichés, une histoire d'amour où le vide existentiel donne la nausée. Qu'on est loin de ces opus réellement dérangeants que furent les justement salués "Vie de Jésus" et "L'humanité" ! La fin atroce voudrait donner une portée philosophique mais est finalement complésante, à l'image du film dans son ensemble. Une grosse déception.
Une oeuvre troublante à la mise en scène lente et clinique qui, dès les premières secondes, laisse percevoir une violence sournoise qui éclatera dans un final abominable. C'est formellement très beau et scénaristiquement très travaillé, c'est du Bruno Dumont se situant entre Sergio Leone (pour les cadrages) et Takashi Miike (pour la violence qui éclate d'une seconde à l'autre). C'est du vrai cinéma quoi !
Concentré autour du mythique désert californien Joshua Tree, l'histoire abonde en périples automobiles et en étreintes dont la première, après les larmes, alerte, glace... Le couple n'en reste pas moins familier avec ses sautes d'humeur résultant de la fusion toujours laborieuse pour les caractères affirmés. Curieux duo d'amis-ennemis, ils sont volontairement pieds et poings liés (d'autant que l'actrice Katerina Golubeva, parfaite borderline ici, est morte en août 2011). On arrive à craindre la copulation tant, dans sa sauvagerie, elle jure avec les éoliennes de la première halte. Hommage régulier aux cailloux, chaud, froid, une tendresse fugace, qu'ils sont donc agaçants... Ce chauffard qui insulte, cette voiture blanche qui vrombit, ce sont là billevesées pour ces zombies... Ils ne se droguent pas pourtant, finissent par s'éprouver frontalement. Choisissent-ils la mauvaise direction une fois perdus sur les hauteurs ?... Ce road-movie admirablement agencé, truffé de mises en abymes picturales ou sonores (ces ronflements de moteurs !) laisse un goût de ciguë... L'allusion à la dangerosité des zones désertifiées est certes pertinente, Ô combien d'actualité et pas seulement du fait de la nature. Immensité vide, possible mirage pour l'errant lassé de l'espace urbain, voire... J'ai trouvé un peu "pieds pris dans le tapis" ce couteau brandi plusieurs fois en revanche, et trop inaudible le chuchottis policier. Dommage !
Magnifique road movie, filmé à la perfection de manière contemplative par le si intéressant Bruno Dumont. Un mélange de genres qui semble être sa marque de fabrique à la découverte de ses œuvres. Sublime histoire d'amour tel Adam et Eve dans le désert emprunt de folie et à la fin des plus troublantes...
Impressionniste sinon parfois scabreux, "29 palms" se laisse regarder à condition d'accepter les multiples vues détournés & loin de tout cliché artificiel que nous propose B.Dumont; et ce hormis sa fin dramatique. Un film généreux pour 1 public averti.
TwentyNine Palms n'est pas ce que l'on pourait appeler un "film", c'est une erreur cinématographique. Oeuvre abjecte de par son absence de profondeur. Des dialogues d'une platitude inégalée. On pourait voir ce film comme le petit ( très petit ) frère du chef d'oeuvre de Vincent Gallo, Buffalo '66. Je vous resume grossomodo le scénar : Un couple qui prend sa voiture, qui baise, qui prend sa voiture, s'engeule, baise, prend sa voiture, baise etc... On comprend que Dumont n'a mit que deux semaine pour "l'ecrire". Comment peut on oser réaliser une chose pareil ? Vraiment je ne comprend pas les bonnes critiques, film sans but, sans fond, sans aucun interêt. L'image est laide, les acteurs mauvais. Alors certes il filme l'ennui, mais on peut le faire avec du talent ( Cf The Brown Bunny ). Il ose pretendre que ce film peint la dégradation des relation d'un couple, mais ou est le bonheur et l'amour entre ces personnages ?
'INSIDE', comme un cri au milieu des bulles, la femme en maillot rouge s'échoue, naufrage des deux amants paumés- les flash crépitent sur l'écran intérieur, délicatement, elle pose un peu de vernis sur ses ongles pâles, l'ombre d'elle même dans l'étendue désertique se noie. Des roches, s'élève un souffle humain, "on va brûler", plaisante le demi-Dieu aux cheveux d'or. Un type tout seul qui mange une glace attire la mélancolie dans tous les sens, t'as de la crème glacée au coin des lèvres, je t'aime. NUIT. La danse des furieux commence, faiblement éclairée par des lumières acides, au grand jour la route reprend, mélodie asséchée et pavée d'imprévus, le cul à l'air , les jambes molles, au milieu du désert, qu'est ce qu'on rigole...
Pour son troisième long-métrage sorti en 2003, Bruno Dumont choisit de s’expatrier bien loin de son Nord natal qui imprégnait tant La vie de Jésus et L’humanité, pour tourner au cœur du désert californien. Toujours travaillé par l’expression d’une sexualité triviale et désincarnée, fasciné par l’irruption du mal, il y ajoutait ici un jeu sur les codes du film américain sur les grands espaces, qu’il reprenait à travers l’exercice balisé du road trip d’un couple traversé par des problèmes d’incommunicabilité. Mais Bruno Dumont finit pas détourner le genre en imposant un final d’une violence inouïe, quelque part entre le Zabrisikie Point de Michelangelo Antonioni, le Duel de Steven Spielberg, le Délivrance de John Boorman et le Halloween de John Carpenter. Un long-métrage étonnant qui vaut le détour au moins pour son dernier quart d’heure à l’excès assumé.
Bruno Dumont est un cinesate rare et dérangeant, qui mèle l'horreur du quotidien et une sexualité assez sauvage pour raconter des histoires d amour baignées de social et qui finissent mal. Résumé tres reducteur je l'avoue car c'est beaucoup plus fort que cela. En l'occurrence une sorte de road movie de deux marginaux a travers les states. Dialogues et images crues; ambiance lourde, sexualité omniprésente et qui donne envie ... jusqu a la fin, ou l'horreur se referme sur ce couple. C'est fort, c est terriblement cruel mais fascinant, ca vous empoigne sans vous lacher et c'est ce que j'aime au cine.
J'ai pourtant bien suivis le film, je ne me suis pas endormis même si ce fut une dure lutte contre l'ennuie et après plus d'une heure et demie de film (une sorte de roman photo qui represante les vacances d'un couple nudiste): rien. Je n'ai rien contre la lenteur dans les films, je suis même pour mais quand ça aboutit à quelque chose. Twentynine Palms est lent et ne mène nul part. Le début ressemble au milieu, le milieu ressemble à la fin, la fin ressemble au début. Le meilleur film soporifique de l'histoire!
Dumont quitte la Côte d’Opale pour le désert californien, délaissant sa palette de personnages atypiques pour nous intéresser à un couple disons plus ordinaire, bien qu’il soit toujours question d’errance, autant géographique que psychologique. Les deux s’aiment, marchent, baisent, se disputent, se réconcilient, rebaisent, se rediptutent, etc, c’est en quelque sorte la version excessive du couple que l’on a déjà vu dans "La Vie de Jésus", tout du long, ou presque, le cadre qu’instaure Dumont donne réellement l’impression d’une idylle recluse et sauvage dans les grands espaces, peu de place au son si ce n’est leurs cris de jouissance bestiale torturée. Tout aussi intéressant soit-il concernant ses désirs de pérégrination le film peine un peu à révéler ses sentiments, le duo fonctionne mais mis à part la dernière partie le tout reste un peu monocorde et réitératif, ça tire abusivement en longueur pour une sensation déjà assimilée. Après c’est dépaysant, on y est, il y a de l’authenticité au niveau de l’interprétation et de la nature complexe des rapports humains, ça ne manque pas de soleil, juste d’être plus solaire pour finalement lever le voile, il manque également les rencontres.
Une grande souffrance ! Je suis plutôt client des deux premiers films de Bruno Dumont, à savoir, La vie de Jésus et L'Humanité mais la je suis totalement resté sur le bas coté. Trop de disputes, de violence, de surenchère en général, pourquoi malmené son sujet de la sorte ? J'ai lu que le réalisateur souhaitait avec Twentynine Palms se rapprocher du cinéma expérimental, c'est manqué ! Certains films de Lynch, de Noé ou encore de Carax pour ne cité qu'eux tente une approche différent des standards mais ne sont jamais ennuyeux, la ce fut le cas ! Je me suis rappelé au mauvais souvenirs de Happy Together du pourtant brillant Wong Kar-Wai qui m'avais sur ce coup la complètement perdu lui aussi. Ce film en tout cas me révulse et ce ne sont pas ces ultimes minutes cauchemardesques qui ont pour le coup fini le travail de sapes qui me feront changer d'avis, le contenu global me sort par les yeux. Ce dernier quart d'heures m'a glacé le sang ...
Attention au mal de crâne avec TwentyNine Palms (2003), car Bruno Dumont (Flandres - 2006) réalise ici un film complètement border-line, un genre de thriller expérimental sur fond de road movie contemplatif qui vire à l’horreur et au dégoût vers la fin du film ! Comme 37°2 Le Matin (1986) de Jean-Jacques Beineix, on fait la rencontre d’un couple particulier, qui ne s’aime qu’à travers la violence, la violence sexuelle qu’ils entretiennent ! Sur les routes arides et à perte de vue du désert Californien, on suit leur périple interminable à bord de leur Hummer. Que font-ils ? Que cherchent-ils ? Que faut-il comprendre ? Rien ne nous est dit, on patauge dans l’incompréhension totale. La mise en scène particulière elle aussi nous transporte (nombreux plans séquences fixes ou en mouvements, silencieux ou avec bruits de fonds). Bruno Dumont questionne et dérange tout au long de son œuvre atypique qui laisse perplexe.
Mortel ennui... J'ai vu ce film ridicule et prétentieux sur DVD... Je conseille de le voir dans ces conditions (il va sans dire qu'il vaut mieux ne pas le voir du tout, mais bon : si d'aventure vous étiez tout de même tentés...) ; en effet, à cela, double intérêt : au lieu de 2H, il n'a plus duré, grâce à la magie des techniques modernes, qu'une vingtaine de minutes (qui m'ont néanmoins paru interminables). Oui, mais... et les dialogues ? direz-vous... Pas besoin d'entendre les dialogues (qui n'en sont d'ailleurs pas): on "comprend" (ici, les guillemets s'imposent) aussi bien l'"histoire" (les guillemets s'imposent ici aussi...) en accéléré et sans le son. Deuxième intérêt (de taille !) du DVD : l'intervention du réalisateur, Bruno Dumont, dans le making of... Un grand moment d'autosatisfaction grotesque qui met presque mal à l'aise tant ce monsieur (qui avait, par ailleurs, signé un magnifique premier film : "La Vie de Jésus") ne doute pas une seconde de son génie... L'interview du producteur (persuadé de tenir avec Dumont un géant incontournable du 7ème art) vaut aussi son pesant de cacahuètes, notamment quand il explique, sans rire, qu'avec quelqu'un de la trempe de Dumont, il serait presque infamant de demander à lire le scénario avant d'accepter de financer le projet ("il écrit son scénario, et on tourne le film"...). Bref : marre de ces preneurs de tête qui pètent plus haut que leur cul et qui voudraient bien être calife à la place du calife... Le dernier quart d'heure (qui se veut extrêmement choquant et violent) est, in fine, à mourir de rire. Dumont prétend avoir voulu jouer avec les codes du cinéma américains, profondément ancrés dans la culture du spectateur français... A l'arrivée, il est surtout incapable de montrer quelque de neuf, de nouveau... Mieux vaut (re)voir "Duel", "Delivrance", "Easy Rider" ou "Zabriskie Point"... Où il est démontrer, une fois de plus, que n'est pas Antonioni qui veut.