261 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Insoutenable autant par sa longueur que par la violence des scènes. Pas loin de 10 personnes ont quitté la salle avant la fin et je me demande bien pourquoi nous n'avons pas fait de même. J'ai bien du mal à comprendre les critiques éliogeuses de la presse concernant ce film... Long, vide et violent
Du trés grand cinéma. Comme Dumont le fait si bien. J'ai adoré les scènes d'amour (surtout en pleine nature) ainsi que celle du viol. Excellent sur toute la ligne.
Je ne comprends pas pourquoi ce film est aussi mal noté, tant par la presse que par le public. Un de mes films préférés ; à l’ambiance bizarre, malsaine, malaisante et pourtant originale. Des longueurs et justement c’est ce que j’aime. Le seul point négatif à ce film, c’est la fin mais sinon impeccable.
Alors là, je dis film choc!! Avant de voir le film,j'avais lu le resumé et les critiques des spectateurs qui m'intriguaient beaucoup et je me suis lancé. Le film est avant tout visuellement magnifique.Nous partons avec les deux héros a travers de superbes paysages de la californie et assistons a leur histoire d'amour assez ambiguë. Elle est totalement amoureuse, au point d'être jalouse, colérique et même hystérique.Lui est patient,plus réservé mais tout aussi fougueux dans les ébats amoureux. Ils passent le plus clair de leur temps a faire l'amour en pleine nature et alternent avec des scènes de ménage où ils ne parviennent que difficilement a communiquer et a se comprendre. Mais le film devient de plus en plus inquietant, sans que l'on comprenne bien pourquoi.L'atmosphere se fait lourde, opressante, comme si cette belle nature devenait progressivement leur ennemie. Le final resume a lui seul le choc tetanisant que m'a produit ce film. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, je leur deconseille de lire les lignes qui vont suivre car je devoile ce qui s'y passe. L'attaque innatendue du couple par un groupe de trois loubards est brutale, sauvage,insoutenable.L'homme est violé et la femme est battue et obligée a regarder son compagnon subir des violences sexuelles. Les regards que les amoureux s'echangent sont lourds, durs, empreints de multiples sentiments. Une fois rentrés a l'hotel,lui est incapable de faire quoique ce soit, ila honte.Elle veut le sauver, l'aider, le soutenir. La fin sera atroce. Une oeuvre qui m'a marqué telle une empreinte au fer rouge indelebile.Une fin qui reste longtemps en memoire.Une oeuvre singuliere a deconseiller aux personnes sensibles.
"Ivanovitch n'est pas rentré?" pour ceux qui se souviennent encore du sketch des inconnus... J'ai sérieusement du mal à saisir l'intérêt de ce film qui ne suggère pas l'ennui, mais vous le communique... Je trouve qu'il a quelque chose d'affreusement artificiel, de véritablement "poseur". Peu sensible au drame psychologique de ce type qui a penchant complaisant pour la névrose hystérique, j'ai surtout éclaté de rire en voyant le final ridicule (le plan de la dernière scène est quant à lui paradoxalement plus plaisant). Il n'a à mon sens rien de choquant. Il joue simplement sur le contraste inaction/action fulgurante, comme si on composait un morceaux de musique fait d'une nappe monotone avec tout d'un coup un gros bruit saturé. Il y a certes des éléments interessant, des choix que je ne suis pas en mesure de juger, mais cette scène est vraiment trop mal amenée, mal tournée et surtout sans intérêt pour le film. Elle n'apporte rien sinon une confirmation d'un psychologisme proche du comptoir!
Argh!! Dur, dérangeant, inquiétant, le dernier Dumont fait grincer des dents, met mal à l'aise. Sur un rythme pesant on s'accroche à son fauteuil, on laboure les accoudoires...jusqu'à la chute - et quelle chute !! - Comme G.Noe, Dumont pousse les limites du supportable, du tolérable et ça fait du bien au cinéma français... Dumont le dernier Punk? (pis en plus l'acteur ressemble à un mix de Iggy 'Iguane' Pop et Lux Interior ce qui n'est pas pour me déplaire)
Twentynine Palms et Irréversible, sont pour moi deux films jumeaux. Comme chez tous les jumeaux, il y en a toujours un qui sort le premier. Si Irréversible a été l'ainé (dans ma modeste culture cinématographique) de ce genre de films où une violence inouïe et difficilement appréhendable vient rompre un couple qui pourrait paraître heureux, Twentynine Palms est un brillant cadet. Là où un montage inversé (rythme, séquences...) décuplait l'émotion dans le premier, le second répond de manière plus classique, par une montée d'adrénaline progressive et inéluctable. Ces deux là, on sent dès le départ qu'ils ne reviendront pas. Ils partent... Ils fuient??? La société? Eux-mêmes? D'abord l'esquisse du jardin d'Eden, Adam et Eve nus, heureux, libres dans la nature, dans des paysages grandioses, vides. Ils se retrouvent progressivement confrontés à la réalité? Ils ne peuvent plus faire l'amour librement, ils ne sont plus seuls. Un 4x4 aux vitres fumées vient perturber leur étreinte et manque de les écraser. Un autre conducteur les apostrophe alors qu'ils traversent et leur conseille de décamper, puis une voiture fantôme rôde à plusieurs reprises la nuit... Pendant ce temps leur couple vacille, ils doutent, mais l'amour est plus fort. Ils sont soudés, à l'abri dans leur cocon, un Hummer à la fois carapace contre les agressions (les éraflures, la poussière, les chiens...) et refuge (ambiance feutrée, musique...) Et puis ils sont rattrapés par le monde hostile. Ils sont terrassés par plus fort qu'eux (le Hummer parait alors si chétif face au 4x4 gigantesque sur ses échasses...) Ils succombent à une violence sans nom et tout bascule. Adam et Eve chassés du Paradis? Ils n'y survivront pas... Et l'Humanité?...
Ample et troublant, non-peuplé de larges panoramiques où ne vivent que les silhouettes nues des deux amants, TwentyNine Palms pourrait n'être qu'un ixième roadmovie dans les déserts, leurs silences et cette étrange et persistante impression de claustrophobie. Bruno Dumont nous ballade au gré des poussières soulevées par les roues d'un 4x4, au gré des râles amoureux du couple, des traversées de villages perdus et des regards entraperçus de leurs citoyens. Couple improbable de deux étrangers qui n'ont pour langue commune que leurs corps et le lieu de leur errance, David et Katia...
Mais à quoi bon en dire plus ? plongez-vous dans les lents panoramiques, goûtez au contraste entre la roche sèche et les peaux dénudées, sentez l'impatience vous gagner... vous pressentirez qu'il n'y aura pas de happy end, parce que l'incommunicabilité est la plaie des humains, parce que l'isolement et la peur de l'étrange(r) mènent à l'épouvante.
Parce que cette anecdote si silencieuse qui pourrait être si tendre et simplement inquiète se termine par un des plus intenses hurlements d'horreur que le cinéma ait jamais porté à vos tympans.
Un des pires films que j'ai vu. À éviter comme la peste sauf si on adore mourrir d'ennuis dans les 4/5 du film et que l'on puisse supporter la fin du film violente, gore et surtout homophobe et misogyne. Heureusement pour lui Bruno Dumont a fait de meilleurs films, et d'autres guère meilleur sans doute mais pas au point de ce consternant 29 Palms
Mieux que Intimité où on doit attendre 1 heure avant la moindre action, 29 Palms bat tous les records avec 1h45, c'est chiant et nul, à un tel point qu'on pleure de joie quand une voiture apparait ou qu'un chien croise le champ de la caméra. Cela dit, la fin est puissante, c'est clair. Dumont est fort et il n'en abuse pas en nous scotchant 2 heures, il préfère nous mettre une bonne claque à la fin, histoire de se réveiller. En cela le cinéma est magique, tous les plans du films sont interminables pendant 1h45, mais si le tout dernier plan avait duré 3/4 d'heure, ca m'aurait été égal tellement je tripais. après 1heure 3/4 d'ennui profond, un quart d'heure d'extase pure, sans pilule, juste avec des images. C'est pas mal quand même.
Autant j'ai apprécié les œuvres récentes de Bruno Dumont, autant je suis en droit de me demander ce qu'il y avait dans l'acide qu'il a du gobé pour faire ça. Épouvante horreur ? Plutôt Génante Erreur. Le vide absolu. Consternant, à tous les niveaux. Laisser le désert aux vautours aurait été profitable à toutes les spectateurs victimes de cette ineptie. Les notes de la presse confirment l'adage : si télérama les inrocks et le monde notent mal un film, précipitez-vous il y aura quelque chose d'appréciable.
Des longs mouvements, d'interminables gros plans assez ennuyeux, une quasi absence de dialogue, une musique inexistante excepté la chanson qui passe et repasse dans la voiture, des personnages s'apparentant plus à des animaux qu'à des êtres humains dont le seul moyen de communication est sans conteste le sexe bestial conditionnent le spectateur à une lenteur et une prévisibilité à toute épreuve. Le seul atout de cet étrange film expérimental réside dans son horrible et inattendue scène finale qui ne laisse personne indifférent. Visionner une seconde fois twentynine palms ne serait alors que soporifique et sans intêret tant la majeure partie du film ne sert qu'à mieux surprendre le spectateur.