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Pseudofile
14 abonnés
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2,0
Publiée le 6 janvier 2026
Quand la fidélité conjuguale est une anormalité . Au delà du fait que cette comédie - aussi connue sous le titre "Y a pas de mal à se faire du bien" - se passant au Canada joue modérément sur la confrontations des particularismes entre les locaux québécois et les expatriés français. Expatriés qui habitent un quartier dédié, sont d’une même classe sociale apparemment, ont tous la même maison et la même voiture (en deux coloris différents pour jouer sur la variété). Même les lycéennes d’une même école ont un cyclomoteur identique. Si c’est pas du sectarisme identitaire ça, à moins qu'il ne s'agisse purement de placement de produits. On notera que seul les hommes de ce quartier vont travailler, les femmes restant à s'occuper de la gestion du domicile et du ménage. Quant au propos du film, il ne tourne qu’autour du sexe et de la perte de performance dans le couple (avec des pistes de reconditionnement sexuel sans additif médicamenteux). Des têtes connues servent le propos, du moins du coté du casting français et masculin avec notamment Jean Lefèbvre dont les tribulations de couple sont le fil conducteur de cette histoire. Dans un rôle de séducteur ineffable Darry Cowl retrouve un triporteur pour l’occasion en tant que livreur de boissons et services dédiés à la gente féminine. Michel Galabru lui officie en tant que commissaire échangiste. A oté de ces cadors de la comédie (à la) française, notons tout de même la jolie prestation de la charmante Françoise Lemieux qui s'avère très convaincante. Tout l'humour est axé rapport au sexe. Parfois d'un goût douteux. Amusants comme les affiches de campagne de pub 'Bontoutou/Bonminou', mais aussi avec des plans de très mauvais goût comme cette alternance d’un corps de femme et d’un cadavre de cochon chez le boucher. Ou fleurant - c'est le cas de le dire - l'absurde avec ces dialogues sur "les fleurs, les oiseaux et les abeilles". Enfin bon, elle a tout de même un accent très couleur locale la jeune dijonaise envoyée chez son oncle et sa tante au Québec! On retiendra le propos sur la singularité d’une liberté sexuelle mise en perspective avec la rigidité des traditions qui entourent cette liberté.