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Ryce753
32 abonnés
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5,0
Publiée le 3 avril 2011
Comment se fait-il qu'aucune critique ne soit encore postée sur ce superbe film de Fernandel ? Il est pourtant un film rempli de qualités et de bons goûts. C'est une histoire assez simple mais très bien mise en scène avec beaucoup de passages cultissimes et émotionnels (la bienvenue de Fernandel à la jeune orpheline dans sa maison au début du film , le face à face entre celui-ci et l'amant de la fille, son désarroi lorsqu'il se retrouve chez lui à se parler tout seul lorsqu'il se rend compte que sa jeune femme le quitte pour un autre). Sans parler du thème musicale récurrent qui est vraiment magnifique. Le scénario est très beau, bien écrit, de superbes phrases remplies de bons sentiments sortant de la bouche du grand Fernandel. Vraiment un film intelligent et bien loin de toutes ces daubes actuelles qui pullulent pour le moment dans le cinéma.
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2,5
Publiée le 29 septembre 2025
Sarrasin! Son nom est sur toutes les lèvres et son nougat sous toutes les bouches! Mais si on lui avait dit un jour qu'il sauverait une jolie et belle âme humaine de la noyade, ce nougatier qui a choisi le bonheur d'être cèlibataire ne l'aurait certainement pas cru [...] Plutôt biens servi par ses interprètes, Fernandel d'un côtè, la douce Nicole Berger de l'autre, Gilles Grangier a tournè avec "Le printemps, l'automne et l'amour" (1955) une oeuvre mineure avec les dialogues très appuyès de Jeanson! Le cinèaste s'attache ici à une intrigue assez mèlodramatique ayant pour cadre le dèpartement de la Drôme avec une escale inattendue à Rome (cf. "Roman Holiday"). Sur fond d'amour, de calomnies et de jalousie, cette comèdie dramatique anodine permet surtout de revoir la fragile Nicole Berger, morte tragiquement à 32 ans! Le film est aussi une bonne publicitè pour les nougats de Montèlimar...
Marchand de nougat à Montélimar -que ses auteurs, assez peu poliment, considèrent comme une localité "ennuyeuse"- Noël Sarrazin est bourgeois cinquantenaire, célibataire et content de l'être. Cependant il tombe amoureux d'une jeune fille perdue qu'il recueille et épouse. Que peut-il advenir de cette union entre le printemps et l'automne? Rien de très original ni de réaliste dès lors qu'un jeune séducteur fait son apparition. Fernandel, lui, fait un numéro à la fois d'amuseur méridional et d'homme entre deux âges touché par l'amour puis accablé par les réalités d'un couple mal assorti. C'est le syndrome de "La femme du boulanger" dans sa version bourgeoisie de province que met en scène Gilles Grangier. Le cinéaste accumule les conventions de son époque tant sur la forme que sur le fond. Il ne s'agit pas tant d'un vieux film que d'un film vieux. Les personnages, et le premier d'entre eux en particulier, sont à ce point dépourvus d'authenticité humaine et psychologique qu'ils n'ont aucune crédibilité. C'est la "Qualité française" dans toute sa splendeur, qui prive le rôle de Fernandel d'une nécessaire sensibilité et de vérité. Sur le fond , le film se montre plutôt complaisant à l'égard de Sarrazin et, par ailleurs, vaguement misogyne. Sarrazin sort, lui, indemne de tout jugement malgré sa prétention déplacée à être le mari d'une gamine. On ne croit pas un seul instant au couple que forment Fernandel et Nicole Berger, au couple heureux de la lune de miel et encore moins à celui spoiler: reconstitué par le happy end.
Un film d’amour contrarié à la Pagnol. Le thème ressemble à la femme du boulanger. Il y a des piques dans les dialogues qui sont assez plaisantes. Cependant il y manque une profondeur dramatique malgré l’interprétation toujours parfaite de Fernandel.