Globalement marrant mais la lourdeur et le manque de crédibilité du personnage incarné par Tom Hanks ainsi que la banalité du scénario font finalement que ce film n’est pas terrible…
Le Dr. G. H. Dorr réunit un gang "d'experts" pour braquer un casino flottant. L’ennui, c’est que le QG de leur opération se situe dans la cave d’une vieille femme et qu’il va falloir ruser pour mener jusqu’à son terme cette périlleuse opération.
En réalisant le remake de Tueurs de dames (1955) d’Alexander Mackendrick, les frères Coen change radicalement l’intrigue, quitte la Grande-Bretagne pour les States et nous offre ici une hilarante comédie sur fond de braquage. L’intrigue se déroule dans le Mississippi et sous la forme d’un quasi huis-clos, où ils mettent en scène un gang qui se fait passer pour un orchestre de musique baroque. Leur mission, creuser un tunnel reliant la cave d’une vieille dame à la chambre forte d’un casino. Ce qui s’annonce être comme le casse du siècle est géré de main de maître par un brillant et distingué intellectuel, sauf que ces complices (un spécialiste en explosifs, un perceur de tunnel, un gros bras et un complice infiltré) vont rapidement s’avérer être des bras cassés.
Bien évidemment, ce qui fait la saveur de ce film en premier lieu, c’est son casting, avec en première ligne, l’excellent Tom Hanks aux côtés de la savoureuse Irma P. Hall. Et dans un second temps, toute la clique de bras cassés avec le truculent J.K. Simmons, le déjanté Marlon Wayans et l’impassible Tzi Ma. La plus belle réussite de ce film réside indéniablement dans le choix de ses personnages, un casting parfaitement dosé, écrit, dirigé et choisit. On ne se lasse pas de voir Tom Hanks cynique et fin manipulateur avec ses tics et un charisme bien à lui.
Des gags savamment disséminés tout au long du film (le bouledogue anglais en train d'étouffer d'asphyxie, le personnage de "Montagne Heureuse", les embrouilles entre certains braqueurs, Garth Pancake et son syndrome du côlon irritable, le running-gag de Pickles le chat, …). La mise en scène inventive, les dialogues, l’humour et cette très belle B.O. mêlant blues & gospel dans la droite lignée de celle d’O'Brother (2000), font de ce film, une belle réussite, un divertissement parfaitement calibré pour nous tenir en haleine sans discontinue, autour d’une belle brochette d’acteurs. Une comédie grinçante tragicomique dont on se délecte de chaque instant.
Cette comédie des frères Coen met en scène une bande de voleurs dont le chef n'est autre que Tom Hanks dans le rôle d'un excentrique qui parle pour ne rien dire et qui aime réciter des poèmes morbides. Cet homme, plutôt rusé, s'installe chez une vieille dame dont la cave mène, par un tunnel que lui et ses compagnons s'éfforceront de creuser, au coffre fort d'un casino... Ces hommes, se faisant passer pour des musiciens, accumulent les gags (parfois lourds, mais tellement drôles) et les disputes. Mais, une fois après le vol accompli, la vieille dame découvre ce qui se passe dans son sous-sol. Les hommes pensent pouvoir l'éliminer sans problème, mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises...
C'est drôle, c'est bien filmé... "Ladykillers" est donc une comédie très drôle mais qui n'est certes pas le film le plus aboutit des Frères Coen.
Ce film des frères Coen a de quoi en déconcerter plus d'un. Pourtant le film se révéle être une comédie agréable et par moment très très drôle. Les plans fixes sont géniaux, la musique fait partie intégrante du film, une réalisation plus que correcte. L'interpréation de Tom Hanks est superbe. Il vit le personnage comme s'il fut lui-même. Le reste des acteurs est tout aussi bon. Pas un chef-d'oeuvre, pas un navet, ce film mérite d'être vu, pour passer un très bon moment dans cette Amérique intemporelle. Les frères Coen ne font que confirmer leur maîtrise de la comédie.
A part la scène du chien avec son masque à gaz, celle où le professeur boit son thé caché sous un lit et enfin quand le joueur de football américain nous montre à travers ses yeux à quel point son sport est rapide et physique, le reste du film est quelque peu ennuyeux. Même si j'apprécie l'acteur, Marlon Wayans n'est pas en forme, il faut avouer que la prestation des autres protagonistes est plate aussi. Si vous avez l'occasion de le voir gratis arrêtez le film vers 15-20 minutes, vous aurez le droit à la crème des crèmes; le reste est quasiment sans intérêt.
En vue de la filmographie des frères Joel et Ethan Coen, «O Brother Where art thou ?», «Intolerable Cruelty» et «The Ladykillers» (USA, 2004) peuvent être revus comme une trilogie triviale où le classicisme de mise en scène laisse à l’intrigue et sa narration sa prééminence. Les deux premiers films possèdent quelques qualités et pose un regard nouveau sur une influence narrative, l’Odyssée, ou cinématographique, les screwball comedies. Mais qu’offre à voir «The Ladykillers» sinon une totale vacuité d’inspiration ? Et ce n’est pas que les frères Coen sont de piètres cinéastes, «Fargo», «The Big Lebowsky» ou même «No country for old men» sont les précieux exemples de la puissance de leur cinéma. «The Ladykillers» apporte la conclusion d’une trilogie qui modernise d’ancienne grande valeur du récit. Chacun des trois films cités plus haut offre à voir un regard, une perception renouvelée de vieilles œuvres. «The Ladykillers» se concentre sur cette confrontation entre vieille génération, incarnée par la vieille dame pieuse, et jeune génération, incarnée par le jeune footballeur américain et le rappeur injurieux. La confrontation, amèrement nonchalante, est représentée par des mouvements outrageusement mécaniques de la caméra, accordée par des dialogues aux réparties circonspectes, au ton sclérosé. La (trop) savante mise en scène et l’ultra maîtrise des dialogues rend le film inauthentique, exempt de fraîcheur. Le soleil plombant les paysages lisses du film, obture à la fois nos regards désenchantés. Le film nous laisse croire à un charme révolu de l’art des Coen. Adapté d’un film d’Alexander Mackendrick où le rôle de Tom Hanks est tenu par Alec Guiness, l’œuvre est aussi un concurrent sardonique de l’«Ocean’s Twelve». Mais même l’humour noir de leur cinéma est asséché, du doigt coupé qui nous laisse indifférent à cette défécation compulsive et grossière d’un personnage. En lui-même, «The Ladykillers» nous avise à garder un regard critique sur la maestria des frères Coen.
Avec Ladykillers,les frères Cohen sont parvenus à réaliser une comédie aboutie grâce à de bons acteurs(dont Tom Hanks),des gags hilarants ainsi qu'à des touches humoristiques à chaque scène.L'histoire est à la foi simple à comprendre et intrigante pour le spectateur(des cambrioleurs déguisés en musiciens se servant de la cave d'une vieille dame pour dévaliser un casino situé à proximité grâce à un tunnel,mais la vieille dame va leur poser des problèmes auxquels ils ne s'attendaient pas)qui,lorsqu'il ne rie pas,esquisse un sourire.Ladykillers nous change des comédies américaines habituelles bien grasses et vulgaires(parfois l'humour est un peu gras,mais seulement un tout petit peu).
Alors qu’ils nous ont déjà prouvé qu’ils pouvaient exceller aussi bien dans le film de gangster ou le thriller, les frères Coen signent, un an après le moyen Intolérable cruauté, une autre comédie plutôt décevante. Certes le fait de voir, dans ce remake de Tueurs de dames, Tom Hanks dans un rôle atypique est très amusant, mais les gags sont plutôt lourdauds à force de ne jamais oser pousser à un niveau efficace l’humour noir que le récit pourrait lui permettre de facilement justifier. On savait les deux réalisateurs capables de mettre au point un esprit comique totalement déjanté et subversif, avec par exemple l’écriture de Mort sur le grill, on peut donc regretter que Ladykillers ne soit ainsi qu’une grosse farce absurde que le classicisme rend oubliable.
Une comedie avec des gags et dialogues tres limités, et surtout tres en dessous de la ceinture. Un scenario paresseux et peu inspiré. Les frangins nous ont habitué a beaucoup mieux....
Tom Hanks a un rôle très particulier dans ce film. Il s'en sort bien, même si parfois on sent que le scénariste en a fait un peu trop... Mais c'est le but de son rôle de truand/gentleman... L'équipe très spéciale donne lieu à des échanges savoureux. La fin est assez incroyable, et on se dit : quelle belle bande d'imbéciles...
Tom Hanks formidable là dedans. De l'humour mais parfois un peu lourd d'où ma note. L'ensemble est très bien, le scénario en lui-même est excellent ! Enfin un film de braquage pris avec légèreté (et non stupidement...) des très bon stérétoypes et une grand-mère vraiment géniale ^^