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thewall
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Après un détour peu reluisant par Hollywood (avec le dispensable Feu de glace), Chen kaige reivient dans son pays avec un mélo peu inspiré. Où est passée la poésie et l'intelligence de La vie sur un fil , où est passé le message subversif d'Adieu ma concubine ? Aux oubliettes. Ici nous sommes dans un film qui respecte le cahier des charges des productions chinoises conventionnelles : tout le monde est gentil et les héros sont forcément sympathiques, émouvants et courageux. C'est sympa à regarder, mais on cherche en vain la patte du maître. Après Zhang Yimou et son Hero plastiquement superbe, mais idéologiquement douteux, les cinéastes de la cinquième génération entrent dans le rang. Ce n 'est ni une bonne nouvelle pour le cinéma, ni pour la démocratie en Chine.
A retenir pour la bande-son. En dehors de ça, les personnages sont trop stéréotypés pour être crédibles et les enjeux du films trop usités. Le papa paysan, le prof génial et asocial hanté par ses spectres, le 2e prof intransigeant avec sa fille et qui trouve en Chun le fils qu'il rêvait d'avoir, j'en passe et des meilleures. Un film que les belles mélodies rendent toutefois presque attachant. Mais par pitié, faites du neuf !
Je ne suis pas d'accord avec certaines critiques presse... Est-ci "artistiquement incorrect" d'apprécier les bons sentiments, et les scénaris un brin tragiques? Du mélo, certes, pour ceux qui laissent davantage s'exprimer leur sensiblerie plutôt que leur sensibilité... Je pense aussi qu'il serais louable de la part des occidentaux, de ne pas standardiser les choses. C'est un film chinois, de Chen Kaige de surcroît, qui s'attache pudiquement à mettre en reliefs des valeurs qui ne nous sont que peu familières. il est dommage de voir que l'Art est aussi victime des modes du moment. Il ne s'agit pas de s'évertuer à déceler un relief caché au sein de l'image. Chen Kaige aime simplement mettre en image la musique, et cette expérience ultime et mystérieuse qui uni la musique à son interprète. Adieu ma Concubine en exprime toute la teneur. Mais l'heure est au conceptuel!!!!
A travers ce film Chen Kaige oppose avec tendresse et colère à la fois, deux Chines bien distinctes, l'une symbolisée par le père de l'enfant et du premier professeur, condamné à la souffrance imposé par leur rang social mais animé d'une ambition passionné symbolisant donc la chine ancienne et l'autre, mise en avant par lili et le deuxième professeur, plongés dans une Chine moderne, poussant chacun de ces deux personnages à une cupidité non dissimulé sans toute fois en perdre leur sensibilité.... Une oeuvre des plus humaines où la musique reste le principal langage émotionnel du jeune prodige et donc de l'histoire. Très beaux et très touchant.