Quatrième long-métrage de Spike Lee, on connait le réalisateur pour mettre en scène des chroniques sur les questions raciales. Sous la canicule, au coin d’une pizzeria, une flopée de personnages occupe sa journée aux bavardages sur l’injustice vis-à-vis des blancs. Il fait tellement chaud qu’on sent que l’émeute est proche. En effet, ça crie de partout et tout le monde à la bougeotte. Malheureusement à vouloir être sur tous les fronts, la comédie sociale se perd dans une caricature poussive et ambigüe quant au sujet principal. D’autant plus que les blancs sont automatiquement considérés comme racistes et le générique insisterait presque sur les bienfaits de la violence quand c’est pour la bonne cause. Do the right thing est aujourd’hui un film culte malgré son retour bredouille du Festival de Cannes 1989 et des Oscars et Golden Globes de 1990. Culte car il aura influencé de nombreux films, séries, mais aussi de la musique. De notre côté, on n’apprécie pas entendre que la violence c’est de l’intelligence quand il s’agit d’autodéfense. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une bonne claque de Spike Lee déjà très engagé pour marteler son message à travers ce quartier noir en pleine canicule où les préjugés et la haine raciale sont légion. Un scénario d'une rare intelligence où il n'a pas hésité à pointer du doigt son propre groupe ethnique pour rappeler les consignes des éminents Malcom X et Martin Luther King. C'est tout à son honneur et en plus de nous offrir une mise en scène de grande qualité, n'oublions pas le grand nombre de jeunes acteurs aujourd'hui tous reconnus qui nous ont fait de cette immense pièce de théatre un florilège de dialogues savoureux et de situations incongrues dans un grand brassage d'engueulades d'anthologie.
Spike Lee dresse le portrait d'un quartier dominé par les préjugés et les discriminations raciaux. Avec subtilité, parois malice, et surtout avec beaucoup d'intelligence, le cinéaste met en avant les abus d'une police américaine perdue et incapable au milieu des tensions raciales entre les communautés américaines.
Du Spike Lee pur jus de la jeune époque, militant et percutant. Une oeuvre drôle, riche, dynamique, avec une ribambelle de personnages hauts en couleur... Et le virage que le film opère dans le dernier quart d'heure apporte à l'ensemble une profondeur supplémentaire... Terriblement juste.
décevant ce film ça démarre bien et au bout de 40 minutes on se demande ou est l'histoire de ce film le scénario est aux abonnés absents le doublage des voix et une catastrophe les dialogues sont pauvres bref pas terrible ce film
L'un des premiers films de Spike Lee. Do The Right Thing est une oeuvre forte, très forte. Rarement un film aura traité du racisme avec autant d'aspiration à la liberté. Spike Lee ne s'en cache pas : il aime Malcolm X. Ce respect qu'il porte au leader de la Black Pride se ressent déjà dans ce film, notamment à travers l'ultime citation : le soulèvement ne relève pas de la violence mais de l'intelligence. N'étant pas moi-même un grand révolutionnaire, cette phrase m'a fait réfléchir ( Malcolm X voyait certainement l'agressivité comme un moyen et non comme une fin ). Là où Spike Lee me semble encore plus modéré et nuancé ( et donc passionnant ), c'est dans ce lien qu'il établit entre Malcolm X et Martin Luther King : deux hommes en quête de liberté, d'égalité et de fraternité, luttant pour les mêmes causes mais divergeant dans leurs méthodes ( l'un était extrémiste, l'autre pacifique ). Spike Lee propose un cinéma engagé sans imposer le moindre dogme, puisqu'il rend hommage aux deux hommes tout en évitant le manichéisme ( les Noirs ne sont pas les seuls martyres dans Do The Right Thing ). Bref, un film bien plus efficace qu'un cours magistral, captivant et marquant. Une perle.
Film sur le quotidien d'un quartier de Brooklyn. La première moitié est rempli d'anecdotes et est fort sympa tout les personnages sont attachants mais dans la seconde la violence et l'incompréhension l'emportent. Les situations ne sont pas caricaturales alors que les personnages le sont Spike Lee reste en équilibre sur ce principe et c'est un performance. Les décors et costumes flashy et la musique rap typiques des années 80, la photographie dans les tons ocres est superbe.
la vie d'une journée (spéciale) d'un quartier de Brooklyn. Une journée qui dégénère sous la canicule.Un quartier multiracial où le racisme est présent. Un très bon film de spike lee, simple mais avec des personnages bien écrits.
joliment réalisé, bien écrit...mais une conclusion un peu ambigue et une belle démonstration de l'absurdité de la violence, et des conflits. de plus, un critique de la bétise d'une certaine idée "de la lutte pour le droit des noirs" moderne.
Premier chef d'oeuvre de spike lee pour un studio hollywoodien. Le film traite des tensions et violences raciales au coeur de Brooklyn. Grace a la mise en scene audacieuse digne du meilleur de Scorsese et a un discours intelligent sur le sujet, Do the right thing impose le cineaste parmi les plus grands.
Comme pour ses autres films, j’ai été vraiment content d’avoir vu ce drame. Ce qui est remarquable est la qualité de la réalisation alors qu’à l'époque âgée de 32 ans, Spike Lee occupait aussi le rôle principal. Cet homme est véritablement talentueux. Je suis d’autant plus étonné que sa performance en tant qu’acteur est top. Surtout que dans le casting se cache d'autres perle comme Samuel L. Jackson et Martin Lawrence. Les personnages sont haut en couleur et ont un style génial. C’est à l’image de ce film qui démarre de manière plutôt comique. On passe de bons moments, il y a des bons délires. Cela se passe dans les années 90, une époque que j’apprécie. Je peux même dire que ce film à beaucoup de personnalité grâce à l’ambiance particulière qu’il crée. Puis au fur et à mesure, on va sentir la tension monter. On va voir le film basculer de la rigolade, au conscient. C’est une manière de faire subtile avec à chaque fois une petite touche. Au final, l’histoire n’est pas vraiment travaillée mais la manière dont s’est fait, ça devient prenant. J’aime beaucoup comment est construite cette critique sur le pouvoir de l’autodestruction communautaire. Ce n’est pas dit explicitement, mais ça tente d’en expliquer les causes, et de nous montrer cette spirale négative ainsi que ses impacts négatifs. On voit la poudrière qu’étaient les États-Unis sur ce terrain.
Avec "Do The Right Thing", Spike Lee réalise un film qui intrigue et ne laisse pas insensible. La mise en scène est parfaite, et nous plonge dans la peau des multiples personnages du quartier de Bed-Stuy un jour où la canicule exacerbe les tensions entre les communautés. Si Spike Lee montre très bien comment des petites luttes finissent par provoquer la haine entre les communautés, le réalisateur semble plus partagé et ambigu sur l'usage de la violence dans la défense de la cause noire. En effet, le film se conclu par deux citations antagonistes à propos de la violence, l'une du pacifiste Martin Luther King et l'autre du radical Malcolm X. De même, au cours du film, Spike Lee adresse une critique à ses "frères" lorsqu'il met en avant les qualités d'entrepreneur des chinois pendant que les trois commentateurs du quartier se contente de dire "je vais". Puis, par la suite, à travers la révolte emmené par Mookie, Spike Lee semble faire l'apologie de la violence comme intelligence tel que le conçoit Malcolm X, rebaptisé "faire la bonne chose" par le réalisateur. En ressort (et peut-être est-ce finalement le point de vue du réalisateur) que la violence peut toujours se légitimer (point de vue de Malcolm X), mais qu'elle ne fait que s'inscrire dans un cercle vicieux de représailles (point de vue de Matin Luther King).