Do the Right Thing
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Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2020
"Do the Right Thing" est un film superbe, singulier et engagé. Spike Lee livre ici un appel à la paix des communautés, et même si la démonstration est un peu appuyée, on entre pleinement dans l'histoire et dans la psychologie des personnages. Le génial réalisateur arrive à faire progressivement monter la pression, nous faisant sentir au plus près les tensions palbables dans ce quartier noir aux multiples communautés, jusqu'à l'explosion finale, dans les deux sens du terme. Toutefois, il est difficile de déterminer à la fin du film quel est le point-de-vue adopté par Lee quant à la défense de la communauté noire : pacifiste à la Martin L. King, ou agressive à la "Malcolm X", surtout quand l'on sait qu'il a réalisé une hagiographie sur ce dernier.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2017
Tout juste âgé de 32 ans, Spike Lee porte à bout de bras ce film, Do the Right Thing, qui lui vaudra la notoriété, puisque tout en en signant la mise en scène et le scénario, il en interprète le rôle "principal", celui de Mookie, livreur de pizzas dans la fameuse pizzeria de Sal, en plein centrée dans un quartier de Brooklyn.
Dans une première partie bien enthousiasmante, Spike Lee nous présente ce dit quartier de Brooklyn et sa ribambelle de personnages pittoresques et hauts en couleur. Parmi eux, il y a le "Maire", vieil alcoolique qui déambule dans les rues avant de s'improviser héros en sauvant un jeune enfant à deux doigts de se faire écraser par une voiture, et qui révèle son romantisme à fleur de peau en offrant un bouquet de fleurs à une vieille femme du voisinage. Il y a aussi Radio Raheem, monolithe taciturne qui arpente les ruelles du quartier en tenant sa grosse radio hurlante dans la main. Puis il y a Smiley, celui qui bégaie et montre sans cesse une photo où on peut voir Martin Luther King et Malcolm X réunis. Enfin il y a Love Senor Daddy, le présentateur de radio toujours joyeux, et définitivement une figure iconique du quartier.
En cette chaude et torride journée de juillet, tout ce petit monde se croise, se toise, se cherche des noises. Le lieu phare reste comme évoqué cette fameuse pizzeria, dirigée par l'italien Sal, immigré à Brooklyn il y a de ça une trentaine d'années. Juste en face de la pizzeria il y a le supermarché, dirigé par un Coréen, au grand dépit des trois vétérans afro-américains du quartier qui aimeraient bien le renvoyer en Corée, et l'appellent "Kung-Fu" quand ils souhaitent se procurer une bière. Au sein de cette cohabitation interraciale, les conflits s'insinuent souvent, inévitablement. Parfois on laisse sortir sa rage pour de simples peccadilles, des bagattelles, des broutilles: une radio dont le volume est trop fort, un mot ou un geste de trop, une voiture qu'on arrose d'eau, une paire de chaussures neuves sur lesquelles on marche. Mais ce sont ces petites choses qui ont certes l'air de rien mais qui mettent véritablement de l'eau sur le feu.
Do the Right Thing nous plonge directement dans ce petit monde auquel on s'attache très rapidement, mené par une sympathique bande ou "troupe" de comédiens, tous formidables (Spike Lee lui-même, Danny Aiello, John Turturro, Richard Edson, Ossie Davis, Samuel L. Jackson, Bill Nunn, Rosie Perez...), où on s'engueule peut-être - formidable séquence des insultes proférées en plan frontal par le représentant de chacun des différentes communautés présentes, coréenne, afro-américaine, italienne et hispanique - mais où on ne passe pas forcément aux actes.
Mais c'est sans compter un fâcheux incident dans la deuxième partie qui aggrave le tout, et finira même par provoquer la mort de Radio Raheem, ce monolithe taciturne qui se baladait tout le temps avec sa radio en main, et scandait les heures par l'entraînant titre Fight the Power du groupe 'Public Enemy'. Tout à coup, les conflits aboutissent à cette explosion de violence (après la mort de Radio Raheem à cause des policiers, on saccage la pizzeria de Sal de fond en comble). Au lieu d'essayer d'arranger, on en vient aux mains.
C'est là que le film de Spike Lee s'impose, en même temps qu'un formidable moment de cinéma marqué par l'énergie communicative des comédiens et le caractère incroyablement pittoresque des personnages qu'ils interprètent, comme une véritable sonnette d'alarme qui vient crier "Halte!" à la violence dans la résolution des conflits entre différentes communautés ethniques. En outre, en ajoutant après le film deux discours différents quant à l'usage de la violence dans la résolution des conflits interraciaux, l'un de Martin Luther King (qui la proscrit dans tous les cas), l'autre de Malcolm X (qui la préconise en cas de défense légitime), le réalisateur-scénariste-producteur-acteur confère une autre dimension, plus profonde encore peut-être (de réflexion, d'interaction avec le public - loin, en fait, de la neutralité qu'on lui a reproché à la sortie du film) à son opus, qui le fera légitimement entrer dans la cour des grands.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2006
En 1989, 3 ans avant Malcolm X, Spike Lee nous sortait son 1er Chef d'oeuvre ! Do The Right Thing raconte l'histoire de plusieurs personnes de différentes nationalités (les Afros, Les italiens, les Americains) vivants en communauté avec tous les problèmes raciaux que cela impliques. Spike Lee sait montrer SA ville New York comme personne, ici c'est le quartier de brooklin qui est mit en avant. Do the right thing est un film dur, qui fait réfléchir mais il est nécéssaire, du grand art signé Mr Lee !
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

50 abonnés 694 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2016
Certainement le film le plus célèbre de Spike Lee, Do the Right Thing raconte les tensions qui existent entre les Blancs, les Noirs, les Asiatiques et autres ethnies et qui vont atteindre leur paroxysme lors d'une violente canicule à Brooklyn.
C'est indéniable, Spike Lee sait maîtriser sa caméra. Les mouvements sont fluides et le cadrage est soigné.
Le scénario est le plu gros point faible du film : une fois les personnages (qui sont très sympas et plutôt bien écrits) présentés, le film piétine avec des dialogues qui tournent très vite en rond et des situations qui perdent de leur charme. Par contre, il est agréable de constater que le manichéisme est aux abonnés absents dans ce film. En effet, il n'y a pas vraiment de héros et ils sont sont tous aussi racistes les uns que les autres. Le climax quant à lui est très bon et conclut le film avec brio.

Le montage est bien maîtrisé, ni trop rapide ni trop lent, juste ce qu'il faut. La véritable force de ce film est la photographie : elle est traitée de manière vraiment spectaculaire, avec des couleurs sublimes, faisant vraiment ressortir la canicule que subissent les personnages. Les costumes et les décors sont étroitement liés aux couleurs de la photographie, donnant des tons très particuliers mais d'une grande beauté.
Pour ce qui est de la bande son, je ne suis pas un grand fan de ce genre de musique mais je dois avouer que ça passe plutôt bien.
Do the Right Thing est un film où il peut être difficile de rentrer mais qui se révèle être une très bonne surprise.
Starwealther
Starwealther

109 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2007
M’intéressant fortement à ce qui peut se passer dans les quartiers des grandes villes des Etats Unis, ce film de Spike Lee m’a donné envie. Il ne m’a pas déplu, il est plutôt enrichissant dans le sens où il montre une vie particulière, une vie de quartier gangrènée par le racisme. Ce qui est original c’est que le film ne soutient en aucun cas la population noire contrairement à ce que l’on aurait pensé vu que le réalisateur est lui-même noir. Ici Lee montre le racisme que peut avoir n’importe quel individu, à partir du moment où celui qu’il côtoie n’a pas la même couleur de peau. L’exemple ici est celui d’un italien qui installe une pizzeria dans un quartier black de Brooklyn. L’homme ne réussira jamais totalement à aimer les noirs et eux ne l’accepteront jamais non plus. De cette façon, Lee explique que la plupart du temps l’homme refuse d’accepter une culture différente qu’il soit en minorité ou en majorité mais il explique aussi que la haine entraîne la haine et qu’une entente doit venir des 2 côtés. Le personnage incarné par Spike Lee, un Black en galère qui travaille dans cette pizzeria italienne, représente la vision de Malcom X et de Martin Luther King. Il représente ce dernier par son côté plus démagogue où il accepte l’Italien en restant calme malgré les paroles rabaissantes qu’il lui envoie, il encaisse puis se défend verbalement, pacifiquement. D’un autre côté, il joue le rôle de Malcom X pour le fait de répondre à l’agression raciale par la violence lorsqu’elle est jugée nécessaire. La passage qui le représente le mieux se déroule lorsqu’il jettera une chaise dans la vitre de la pizzeria pour défendre la mort d’un de ses amis tué par un flic dans une dispute entre blacks et italiens. Cela déclenchera une véritable émeute allant jusqu’à provoquer un incendie.Ce film résume bien la difficulté d’entente entre les individus de différentes origines ethniques ou anthropologiques et l'intolérance aboutissant souvent à la violence physique. Un film juste
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2009
Chef d'oeuvre. Spike Lee a une inventivité, une classe, enfin un génie dès que les films tournent autour des problèmes raciaux ou sociaux (Malcolm X, la 25eme heure). Ici, on trouve une ambiance chaude dans un quartier black de NY, dans lequel se trouve une pizzeria tenu par une famille d'italiens. Tout d'abord, c'est l'invenetivité qui frappe, aucun plan hasardeux, tout est travaillé, fluide, incroyablement beau et profond. Les acteurs sont excellents, Spike Lee et John Turturro en tête (ne pas mater en VF), et l'apparition de Samuel L Jackson fait bien plaisir. Les personnages sont très bien écrits, et divers. Du bon son à commencer par Fight The Power de Public ENEMY, et des airs plus jazzy. Spike Lee soulève tout les problèmes raciaux (qui sont parfois différents des problèmes en France), ne donne pas la solution d'où l'ambiguité du film. Et c'est là où est le génie. Laisser le spectateur faire sa propre morale à l'histoire.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2016
Le deuxième long métrage de Spike Lee et pour moi son meilleur. Nerveux, "péchu", rythmé par une B.O d'enfer, "Do the right thing" filme l'incompréhension, l'incommunicabilité, le racisme et la violence ordinaire au sein de différentes communautés qui cohabitent. Ce constat s'impose crescendo dans ce film où Spike Lee se donne en quelque sorte le rôle du Candide.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mars 2011
Spike Lee démontre tout son talent devant et derrière la camera. Ce film a travers une belle photographie des USA de la fin des années 80 abordent des thèmes chers au réalisateur tel que la lutte sociale, la discrimination raciale, l'intégration, la brutalité policière. Évidemment il faut le voir en vo pour ressentir toutes les subtilités.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2020
Bon drame avec un scénario impeccable ou beaucoup de personnages sont présent mais bien dessinés. L'ambiance est pesante avec une chaleur dans le film qu'on ressent presque physiquement en nous. Spike Lee réussie à alterner moment de violences avec quelques moment calme, mais les violences vont petit à petit monter en puissance jusqu'à l'incendie de la pizzeria suite à la mort de Radio Raheem.
Le seul point que je regrette c'est justement la scène où la population afro-américaine va mettre le feu à la pizzeria, car les flics ont tué un des leurs, mais à la fin du Film Spike Lee met une citation de Malcolm X qui dit que la violence ne résolue rien sauf si elle a lieu en cas de légitime défense. Hors cette bagarre est partie de la casse de l'auto radio, je trouve cette raison un peu maigre pour lancer une émeute, Spike Lee se contredit et en fait un peu trop alors que pendant tout le film la haine entre les blancs et les noirs était équilibré on voit plusieurs séquences Ou "Pino" lance des propos racistes envers la population afro-américaine , et d'autres où on voit par exemple Buggin Out qui veut lancer un boycott envers "Sal" car il a que des photos de blancs dans son restaurant. A part ça la BO est excellents avec "Public Enemy" qui correspond totalement à l'ambiance du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2008
Spike Lee, petit réalisateur noir-américain, s'affirmait définitivement sur la scène internationale avec son chef d'oeuvre "Do The Right Thing" qu'il écrit, produit et réalise. Ce film, explorant les tensions raciales du quartier de Bed-Stuy, Brooklyn à New York, inspiré des tristes événements de Howard Beach en 1986 est une référence. Drôle, percutant, direct, le film ne tourne pas autour du pot, et propulse le p'tit Spike et ses fabuleux acteurs au panthéon du 7e art...
Xavier VIRELY
Xavier VIRELY

8 abonnés 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Un sujet sombre à la fois toujours actuel et terriblement prémonitoire, pourtant conté presque en feel good movie.

Tous les personnages, même les plus détestables, ont leur côté sympathique par une belle écriture, et le film évite de tomber dans le manichéisme en laissant en suspens ce que devrait être la voie à suivre.

Du culte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2016
Dans "Do the right thing" Spike Lee (réalisateur, scénariste et interprète) explore les tensions raciales. Pour faire son long-métrage, le réalisateur américain s'inspira du drame de Howard Beach au cours duquel un afro-américain de 23 ans, Michael Griffith, fut tué par des italo-américains. Ici, Spike Lee dénonce le racisme anti-noir et le racisme anti-blanc comme il le fera plus tard dans Jungle Fever(1991). La mise en scène du réalisateur engagé se distingue notamment par des cadres obliques lors des moments de tensions. Côté scénario, l'histoire, simple et captivante, se laisse suivre sans trop de difficulté. On est ébloui par la force que le cinéaste afro-américain insuffle à ses personnages et par les différents types d'opposition (père sympathique/fils raciste, homme/femme amour/haine). On constatera peut-être avec surprise qu'aucun des personnages n'est ni tout noir ni tout blanc car le réalisateur new-yorkais ne croit pas en le manichéisme. "Do the right thing" est un film qui révèle chacune de ses qualités à chaque visionnage. Ce film est une œuvre majeure ne serait-ce que du point de vue de la mise en scène. Ce long-métrage est tout simplement le premier chef-d’œuvre de Spike Lee.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 août 2008
Bouillonant, engagé et survolté, le second film de Spike Lee est une merveille. Exemple de rythme, d'écriture et de mise en scène, Spike Lee expose avec une acidité et un humour hors norme les realtions raciales du New-York post-70, une ville qui se remet doucement des ravages de la drogue pour mieux tomber dans les émeutes raciales. Au bord de l'implosion, suitant d'énergie et suivant le beat du la plus grande protest song de la fin du XXème siècle, "Do The Right Thing" a l'intelligence de ne pas tomber dans le manichéisme, mais propose montre et démontre, sans prendre le spectateur en otage mais au contraire en suscitant sa participation, son engagement. C'est un film dont on parle bien après la projection, ce qui est bien rare aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 septembre 2015
Je ne sais pas comment commencer cette critique. J'ai déjà vu des films récents de Spike Lee, sa réalisation m'a toujours plu, et je me penche sur Turturro en ce moment, et quand j'ai vu la collaboration, je me suis dit que ça pouvait être vraiment bon.

Sur la réalisation, pas déçu, la présentation des personnages sont propres, le quartier présenté a une véritable âme, on sent que tout est vivant, les plans ne sont pas spectaculaires, mais c'est franchement réussi.
Même chose pour les acteurs, ils remplissent tous leurs rôles.

Mais... Putain, ce scénario. Pourquoi ? Certes, la chaleur cristalise et fait monter en pression les protagonistes, ça, je veux bien. Mais, faut quand même reconnaître qu'ils sont tous idiots non ? Le gars veut des photos de gars qu'il admire dans un restaurant italien qui ne lui appartient pas. Un employé qui utilise le téléphone de service pour appeler sa copine, et qui refuse de raccrocher quand son patron lui dit, alors que c'est comme ça que son patron reçoit ses commandes. Ce type qui rentre avec une radio a fond dans une pizzeria et qui met 3 plombes pour l'arrêter alors qu'on lui demande. Les trois vieux sur leurs chaises en plastique qui accusent de racisme et qui finissent par se foutre la gueule d'un asiatique a cause de son langage. Le chef de la pizzeria qui n'a rien contre les noirs (il engage un noir, il donne deux dollars presque tous les matins a un autre pour qu'il passe le balai, et il essaye de raisonner son fils a propos de ce sujet), et a la fin qui devient soudainement un adepte du KKK, balançant le fameux "N word" dans tous les sens. Ne parlons pas du fils de Sal, Pino, qui est surement le pire dans tout ça.

Les personnages ne sont pas tous mauvais. Mais concrétement, pour dénoncer vraiment le racisme, il aurait peut-être fallu partir de quelque chose de plus concret, parce que la, c'est vraiment mal amené, et au final, en se basant sur ce genre de personnages, ça devient vraiment bancal. Sur la fin, la montée en violence de la fin se base sur un système de bouc-émissaire. Le héros subit tout cette violence et ne peut que en être spectateur (même si il commence la violence matérielle dans un but particulier.). Mais même cette scène de fin... Ils se battent pour leurs quartiers, et refusent qu'on y éteignent un incendie ? (qu'ils ont allumé.) Enfin, je pourrais continuer indéfiniment, mais la tentative de morale de fin m'a scotché : On voit un discours de Martin Luther King disant que la violence n'est pas utile pour exprimer son point de vue, et un autre de Malcolm X affirmant que la violence pouvait être de la légitime défense, et si c'est le cas c'est de l'intelligence... Je ne sais pas si il faut prendre ça pour une justification, mais c'est ridicule.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 décembre 2012
Chronique des problèmes entre les communautés noire et italienne sous un été caniculaire. Très bien joué, très bonne mise en scène et BO de Public Enemy.
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