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Dans "Do the right thing" Spike Lee (réalisateur, scénariste et interprète) explore les tensions raciales. Pour faire son long-métrage, le réalisateur américain s'inspira du drame de Howard Beach au cours duquel un afro-américain de 23 ans, Michael Griffith, fut tué par des italo-américains. Ici, Spike Lee dénonce le racisme anti-noir et le racisme anti-blanc comme il le fera plus tard dans Jungle Fever(1991). La mise en scène du réalisateur engagé se distingue notamment par des cadres obliques lors des moments de tensions. Côté scénario, l'histoire, simple et captivante, se laisse suivre sans trop de difficulté. On est ébloui par la force que le cinéaste afro-américain insuffle à ses personnages et par les différents types d'opposition (père sympathique/fils raciste, homme/femme amour/haine). On constatera peut-être avec surprise qu'aucun des personnages n'est ni tout noir ni tout blanc car le réalisateur new-yorkais ne croit pas en le manichéisme. "Do the right thing" est un film qui révèle chacune de ses qualités à chaque visionnage. Ce film est une œuvre majeure ne serait-ce que du point de vue de la mise en scène. Ce long-métrage est tout simplement le premier chef-d’œuvre de Spike Lee.
Je ne sais pas comment commencer cette critique. J'ai déjà vu des films récents de Spike Lee, sa réalisation m'a toujours plu, et je me penche sur Turturro en ce moment, et quand j'ai vu la collaboration, je me suis dit que ça pouvait être vraiment bon.
Sur la réalisation, pas déçu, la présentation des personnages sont propres, le quartier présenté a une véritable âme, on sent que tout est vivant, les plans ne sont pas spectaculaires, mais c'est franchement réussi.
Même chose pour les acteurs, ils remplissent tous leurs rôles.
Mais... Putain, ce scénario. Pourquoi ? Certes, la chaleur cristalise et fait monter en pression les protagonistes, ça, je veux bien. Mais, faut quand même reconnaître qu'ils sont tous idiots non ? Le gars veut des photos de gars qu'il admire dans un restaurant italien qui ne lui appartient pas. Un employé qui utilise le téléphone de service pour appeler sa copine, et qui refuse de raccrocher quand son patron lui dit, alors que c'est comme ça que son patron reçoit ses commandes. Ce type qui rentre avec une radio a fond dans une pizzeria et qui met 3 plombes pour l'arrêter alors qu'on lui demande. Les trois vieux sur leurs chaises en plastique qui accusent de racisme et qui finissent par se foutre la gueule d'un asiatique a cause de son langage. Le chef de la pizzeria qui n'a rien contre les noirs (il engage un noir, il donne deux dollars presque tous les matins a un autre pour qu'il passe le balai, et il essaye de raisonner son fils a propos de ce sujet), et a la fin qui devient soudainement un adepte du KKK, balançant le fameux "N word" dans tous les sens. Ne parlons pas du fils de Sal, Pino, qui est surement le pire dans tout ça.
Les personnages ne sont pas tous mauvais. Mais concrétement, pour dénoncer vraiment le racisme, il aurait peut-être fallu partir de quelque chose de plus concret, parce que la, c'est vraiment mal amené, et au final, en se basant sur ce genre de personnages, ça devient vraiment bancal. Sur la fin, la montée en violence de la fin se base sur un système de bouc-émissaire. Le héros subit tout cette violence et ne peut que en être spectateur (même si il commence la violence matérielle dans un but particulier.). Mais même cette scène de fin... Ils se battent pour leurs quartiers, et refusent qu'on y éteignent un incendie ? (qu'ils ont allumé.) Enfin, je pourrais continuer indéfiniment, mais la tentative de morale de fin m'a scotché : On voit un discours de Martin Luther King disant que la violence n'est pas utile pour exprimer son point de vue, et un autre de Malcolm X affirmant que la violence pouvait être de la légitime défense, et si c'est le cas c'est de l'intelligence... Je ne sais pas si il faut prendre ça pour une justification, mais c'est ridicule.
Sur la réalisation, pas déçu, la présentation des personnages sont propres, le quartier présenté a une véritable âme, on sent que tout est vivant, les plans ne sont pas spectaculaires, mais c'est franchement réussi.
Même chose pour les acteurs, ils remplissent tous leurs rôles.
Mais... Putain, ce scénario. Pourquoi ? Certes, la chaleur cristalise et fait monter en pression les protagonistes, ça, je veux bien. Mais, faut quand même reconnaître qu'ils sont tous idiots non ? Le gars veut des photos de gars qu'il admire dans un restaurant italien qui ne lui appartient pas. Un employé qui utilise le téléphone de service pour appeler sa copine, et qui refuse de raccrocher quand son patron lui dit, alors que c'est comme ça que son patron reçoit ses commandes. Ce type qui rentre avec une radio a fond dans une pizzeria et qui met 3 plombes pour l'arrêter alors qu'on lui demande. Les trois vieux sur leurs chaises en plastique qui accusent de racisme et qui finissent par se foutre la gueule d'un asiatique a cause de son langage. Le chef de la pizzeria qui n'a rien contre les noirs (il engage un noir, il donne deux dollars presque tous les matins a un autre pour qu'il passe le balai, et il essaye de raisonner son fils a propos de ce sujet), et a la fin qui devient soudainement un adepte du KKK, balançant le fameux "N word" dans tous les sens. Ne parlons pas du fils de Sal, Pino, qui est surement le pire dans tout ça.
Les personnages ne sont pas tous mauvais. Mais concrétement, pour dénoncer vraiment le racisme, il aurait peut-être fallu partir de quelque chose de plus concret, parce que la, c'est vraiment mal amené, et au final, en se basant sur ce genre de personnages, ça devient vraiment bancal. Sur la fin, la montée en violence de la fin se base sur un système de bouc-émissaire. Le héros subit tout cette violence et ne peut que en être spectateur (même si il commence la violence matérielle dans un but particulier.). Mais même cette scène de fin... Ils se battent pour leurs quartiers, et refusent qu'on y éteignent un incendie ? (qu'ils ont allumé.) Enfin, je pourrais continuer indéfiniment, mais la tentative de morale de fin m'a scotché : On voit un discours de Martin Luther King disant que la violence n'est pas utile pour exprimer son point de vue, et un autre de Malcolm X affirmant que la violence pouvait être de la légitime défense, et si c'est le cas c'est de l'intelligence... Je ne sais pas si il faut prendre ça pour une justification, mais c'est ridicule.
Le film est vraiment pas mal, il fait la part belle à la pop culture noire américain, et expose le communautarisme et le racisme ordinaire (de manière un peu caricatural, je l'espère en tout cas)
Malheureusement le film est toujours d'actualité et trouve notamment un nouvelle écho en 2015 et les scandales des violences policière.
En revanche la VF est terrible, en plus du fait qu'il soit perturbant d'entendre la voix de Bruce Willis sur un autre acteur, les accents font vraiment faut.
Malheureusement le film est toujours d'actualité et trouve notamment un nouvelle écho en 2015 et les scandales des violences policière.
En revanche la VF est terrible, en plus du fait qu'il soit perturbant d'entendre la voix de Bruce Willis sur un autre acteur, les accents font vraiment faut.
La chaleur est à son comble à Brooklyn au croisement de deux quartiers. C'est au cœur de cette journée pesante que Spike Lee installe l'intrigue de son film, centré sur les tensions raciales qui règnent entre les noirs et les blancs. S'ils vivent ensemble, il suffit d'un rien comme une dispute pour faire éclater le tout avec une violence qui ne mène à rien. Avec "Do the Right Thing", Spike Lee est ici au sommet de son art, assénant sa moralité sans pour autant verser dans la lourdeur, aidé par une mise en scène très bien pensée. Chaque personnage apparaît avec ses défauts et la violence et les mouvements de foule sont ici dépeintes avec ferveur, jamais glorifiées. Parce qu'il sait de quoi il parle, le cinéaste nous offre un film prenant où tout peut éclater à partir d'un rien mais il le fait non sans humour, promenant un regard amusé sur sa galerie de personnages, tous incarnés par de très bons acteurs.
Cette chronique du racisme ordinaire est un véritable coup de poing dans la gueule. Sans oublier son ton humoristique, le réalisateur provocateur et militant pour la cause noire (qui incarne un jeune livreur de pizza dépassé par la violence) dresse un constat sans concession des tensions raciales à New York, une charge virulente sur fond de rap et de hip-hop qui débouche vers l'explosion. Les acteurs tous excités sont exceptionnels, que ce soit le trop méconnu Danny Aiello, Bill Nunn et sa radio de dingue, ou même John Turturro dans un rôle épisodique... Une comédie d'une justesse brutale.
Spike Lee souhaite aborder les problèmes du racisme des années 80, et se place sur le plan de la morale. Il réussit pleinement à nous montrer le quotidien d'un quartier de Brooklyn où toutes les ethnies doivent cohabiter, expliquant les petites tensions quotidiennes, l'emploi constant d'injures racistes de tous les côtés, les pensées qui s'exprime mais ne passant pas à l'acte. Lors d'une discussion, Spike Lee montre bien que le problème n'est pas la couleur de peau, mais bien un rejet des personnes de faible niveau social.
Cependant, le message moral est complètement brouillé. Lee adopte le point de vue des afro-américains face aux latino ou asiatiques, mais distribue les clichés à tous le monde. Les blacks sont cools, fantaisistes, alors que les italiens sont tendus et agressifs tandis que les asiatiques sont pris pour des crétins. Pour dénoncer le racisme, on a vu mieux !
On trouve dans ce film l'embryon des justification des émeutes urbaines modernes : pour des motifs futils, les tensions éclatent, et celui qui est pris pour cible est celui dont l'affaire marche. On brûle son commerce.
Le personnage principal, Mookie, incarné par Spike Lee, est presque pris comme un exemple. Contrairement à ses copains, lui a décroché un boulot, comme livreur d'une pizzeria, mais il n'en fiche pas une, estimant pourtant que son salaire (confortable) est un dû, méprisant son patron pourtant bienveillant avec lui. spoiler: Mais voilà, Sal, le patron, a cassé la radio de Radio-Barjo, grand black "cool" qui emmerdait tout le quartier en la mettant à fond, même dans les magasins. Radio-Barjo étrangle Sal et l'aurait tué si la police n'était pas intervenue. Radio-Barjo se fait lui-même étrangler par un policier qui le tue involontairement. Mookie donne le départ à la destruction de son propre lieu de travail, "en représaille" tenant Sal responsable de la mort de son "frère" (qu'il ne connaît à peine !!).
Pourtant, Spike Lee donne pratiquement raison à son personnage, qui a le culot de venir réclamer son salaire le lendemain devant son patron anéanti, semblant montrer que "c'est pas grave finalement on arrive encore à discuter". Et fallait-il vraiment montrer Sal sortant une liasse énorme de billets ?..
Le jeu d'acteur Spike Lee est très pauvre, on ne sent rien de ses sentiments. On ne retient de lui que sa coiffure ratée, ses yeux globuleux et son air jamais content. Sa soeur ou sa copine ne jouent pas mieux, en faisant des tonnes, se croyant au théâtre.
Quelques second rôles (Samuel Jackson, John Turturo, Danny Aiello) relèvent un peu le niveau.
Malgré quelques cadrages intéressants, la réalisation est elle aussi lente, et il faut le dire, on s'ennuie. Malgré quelques bons passages, le film est raté.
Cependant, le message moral est complètement brouillé. Lee adopte le point de vue des afro-américains face aux latino ou asiatiques, mais distribue les clichés à tous le monde. Les blacks sont cools, fantaisistes, alors que les italiens sont tendus et agressifs tandis que les asiatiques sont pris pour des crétins. Pour dénoncer le racisme, on a vu mieux !
On trouve dans ce film l'embryon des justification des émeutes urbaines modernes : pour des motifs futils, les tensions éclatent, et celui qui est pris pour cible est celui dont l'affaire marche. On brûle son commerce.
Le personnage principal, Mookie, incarné par Spike Lee, est presque pris comme un exemple. Contrairement à ses copains, lui a décroché un boulot, comme livreur d'une pizzeria, mais il n'en fiche pas une, estimant pourtant que son salaire (confortable) est un dû, méprisant son patron pourtant bienveillant avec lui. spoiler: Mais voilà, Sal, le patron, a cassé la radio de Radio-Barjo, grand black "cool" qui emmerdait tout le quartier en la mettant à fond, même dans les magasins. Radio-Barjo étrangle Sal et l'aurait tué si la police n'était pas intervenue. Radio-Barjo se fait lui-même étrangler par un policier qui le tue involontairement. Mookie donne le départ à la destruction de son propre lieu de travail, "en représaille" tenant Sal responsable de la mort de son "frère" (qu'il ne connaît à peine !!).
Pourtant, Spike Lee donne pratiquement raison à son personnage, qui a le culot de venir réclamer son salaire le lendemain devant son patron anéanti, semblant montrer que "c'est pas grave finalement on arrive encore à discuter". Et fallait-il vraiment montrer Sal sortant une liasse énorme de billets ?..
Le jeu d'acteur Spike Lee est très pauvre, on ne sent rien de ses sentiments. On ne retient de lui que sa coiffure ratée, ses yeux globuleux et son air jamais content. Sa soeur ou sa copine ne jouent pas mieux, en faisant des tonnes, se croyant au théâtre.
Quelques second rôles (Samuel Jackson, John Turturo, Danny Aiello) relèvent un peu le niveau.
Malgré quelques cadrages intéressants, la réalisation est elle aussi lente, et il faut le dire, on s'ennuie. Malgré quelques bons passages, le film est raté.
Il fut un temps, où Spike Lee était un vrai cinéaste, proposait de vrais films d'auteurs avec un style propre, chaud et unique. Avec Do The Right Thing, il nous livre un pamphlet social, saisit au moment où le rap exprimait l'urgence et la conscience de soi. Avec sa mise en scène si spécifique et inventif, plein de couleurs vives, il traite des problèmes du racisme, de la révolution ethnique, de la lutte des classes et des joies et malheur de la vie citadine. Tout le long, c'est du hip-hop revendicatif qui accompagne le film, à l'image de cette superbe introduction signée Public Enemy. C'est un film choral, où se mêleront plusieurs histoires, toutes réussi avec des personnages intéréssant et attachant, mais qui tourne autour de Mookie (Spike Lee himself) un livreur de pizzas. Pendant que cette chaude journée d'été avance, la tension monte, la dramaturgie et le suspense aussi, les petites querelles devenant de plus en plus importante. Néanmoins Spike Lee n'oublie surtout pas de nous faire rire, et toujours de manière subtile. Le film ultime de Spike Lee, son meilleur, il est au sommet de son art que ce soit techniquement ou pour le scénario. Il nous livre un film fort et en colère, dont la puissance que ce soit émotionnelle ou dans les propos est fort. Un grand film.
Un film moyen . Franchement j'étais dessus . Spike lee essaye de faire des séquences avc des dialogues mais qui sont vraiment inutile . Le jeu d'acteur est bon il est vrai et les dialogues assez fluide . Mais on ne comprend pas la logique de Spike Lee ( il y a seulement a la fin qu'on comprend véritablement ce qu'il a voulu dire ) . Conclusion , un film bon mais très décevant .
Spike Lee fait ce qu'il sait faire de mieux : dénoncer et provoquer. Exercice réussi. C'est subtil au début, un peu moins sur la fin par contre. Le fond sonore qui accompagne le film, « Fight the power » de Public Enemy, martelé de façon régulière à travers le « guetto blaster » de Radio Barjo, c'est génial. Le personnage nommé Da Mayor, philosophe de comptoir et régulateur alcoolisé des tensions blancs/noirs, vaut le détour. La morale de la fin, teintée par la pensée de Malcom X selon laquelle la violence est justifiée lorsqu'il est question de tensions raciales, c'est contestable mais heureusement tempérée par celle du Révérend King selon laquelle toute forme de violence est vaine. Peut-être la volonté de Spike Lee de ne faire aucune concession, au risque de manquer un peu de recul. Reste que l'acteur/réalisateur nous fait bien rentrer dans son univers et pousse à la réflexion et au débat, objet de son cinéma engagé, après tout.
Spike Lee a initié un nouveau style de cinéma urbain, cool, tchatcheur, mais aussi très politique. Avec des personnages hauts en couleurs, qui s'aiment et se déchirent, sur fond de tension raciale. En croquant avec justesse une tranche de vie de quartier, à la fois sympathique et violente, il laisse entendre différents sons de cloche sur le racisme qu'il cerne à divers degrés d'intensité. Au final, l'accent est moins comique que dramatique, laissant l'impression d'une poudrière prête à exploser.
Un très bon film du génial Spike Lee où l'humour est présent, le racisme est évoqué intelligemment, la musique est presque toujours la même mais colle parfaitement au film et la réalisation est excellente. Il vaut plus au fur et à mesure: même si l'action n'est pas omniprésente les discussions entre les personnages prennent de l'ampleur. On comprend la sincérité avec laquelle Spike Lee veut pointer du doigt certaines difficultés d'un quotidien cosmopolite (qui vaut pour n'importe où dans le monde). Une préférence noire semble se dégager de la fin du film, ce qui est prête à débat...
Sa fait Toujours Plez de revoir ce Film,(arte) Spike Lee est une genie,il avait deja 10ans d'avance sur les autres,Pointer sa Camera sur le Vivre ensemble,pas toujours evident entre toute les communautés mais surtout Noire et Italienne la base des USA
La photographie est magnifique,le type s'est filmé il y a des scenes de toute beauté nottament Les 3 vieux Blacks sous leurs parasole a refaire le monde a leurs Facon (Génial) ou bien celle de Spike Lee lui meme avec le glacon dans la chambre,tout simplement Sublime car il tombe pas dans le vulgaire
Bref ce Film est une Pepite qui a pas pris une ride sans doute un des meilleurs réalisateur au Monde car ces films parle de la vie des gens et de sa dureté et moi sa m'parle BRAVO
La photographie est magnifique,le type s'est filmé il y a des scenes de toute beauté nottament Les 3 vieux Blacks sous leurs parasole a refaire le monde a leurs Facon (Génial) ou bien celle de Spike Lee lui meme avec le glacon dans la chambre,tout simplement Sublime car il tombe pas dans le vulgaire
Bref ce Film est une Pepite qui a pas pris une ride sans doute un des meilleurs réalisateur au Monde car ces films parle de la vie des gens et de sa dureté et moi sa m'parle BRAVO
Spike Lee souhaite aborder les problèmes du racisme des années 80, et se place sur le plan de la morale. Il réussit pleinement à nous montrer le quotidien d'un quartier de Brooklyn où toutes les ethnies doivent cohabiter, expliquant les petites tensions
quotidiennes, l'emploi constant d'injures racistes de tous les côtés, les pensées qui s'exprime mais ne passant pas à l'acte. Lors d'une discussion, Spike Lee montre bien que le problème n'est pas la couleur de peau, mais bien un rejet des personnes de faible niveau social.
Cependant, le message moral est complètement brouillé. Lee adopte le point de vue des afro-américains face aux latino ou asiatiques, mais distribue les clichés à tous le monde. Les blacks sont cools, fantaisistes, alors que les italiens sont tendus et agressifs tandis que les asiatiques sont pris pour des crétins. Pour dénoncer le racisme, on a vu mieux !
On trouve dans ce film l'embryon des justification des émeutes urbaines modernes : pour des motifs futils, les tensions éclatent, et celui qui est pris pour cible est celui dont l'affaire marche. On brûle son commerce.
Le personnage principal, Mookie, incarné par Spike Lee, est presque pris comme un exemple. Contrairement à ses copains, lui a décroché un boulot, comme livreur d'une pizzeria, mais il n'en fiche pas une, estimant pourtant que son salaire (confortable) est un dû, méprisant son patron pourtant bienveillant avec lui. spoiler: Mais voilà, Sal, le patron, a cassé la radio de Radio-Barjo, grand black "cool" qui emmerdait tout le quartier en la mettant à fond, même dans les magasins. Radio-Barjo étrangle Sal et l'aurait tué si la police n'était pas intervenue. Radio-Barjo se fait lui-même étrangler par un policier qui le tue involontairement. Mookie donne le départ à la destruction de son propre lieu de travail, "en représaille" tenant Sal responsable de la mort de son "frère" (qu'il ne connaît à peine !!).
Pourtant, Spike Lee donne pratiquement raison à son personnage, qui a le culot de venir réclamer son salaire le lendemain devant son patron anéanti, semblant montrer que "c'est pas grave finalement on arrive encore à discuter". Et fallait-il vraiment montrer Sal sortant une liasse énorme de billets ?..
Le jeu d'acteur Spike Lee est très pauvre, on ne sent rien de ses sentiments. On ne retient de lui que sa coiffure ratée, ses yeux globuleux et son air jamais content. Sa soeur ou sa copine ne jouent pas mieux, en faisant des tonnes, se croyant au théâtre.
Quelques second rôles (Samuel Jackson, John Turturo, Danny Aiello) relèvent un peu le niveau.
Malgré quelques cadrages intéressants, la réalisation est elle aussi lente, et il faut le dire, on s'ennuie. Malgré quelques bons passages, pour moi le film est raté.
quotidiennes, l'emploi constant d'injures racistes de tous les côtés, les pensées qui s'exprime mais ne passant pas à l'acte. Lors d'une discussion, Spike Lee montre bien que le problème n'est pas la couleur de peau, mais bien un rejet des personnes de faible niveau social.
Cependant, le message moral est complètement brouillé. Lee adopte le point de vue des afro-américains face aux latino ou asiatiques, mais distribue les clichés à tous le monde. Les blacks sont cools, fantaisistes, alors que les italiens sont tendus et agressifs tandis que les asiatiques sont pris pour des crétins. Pour dénoncer le racisme, on a vu mieux !
On trouve dans ce film l'embryon des justification des émeutes urbaines modernes : pour des motifs futils, les tensions éclatent, et celui qui est pris pour cible est celui dont l'affaire marche. On brûle son commerce.
Le personnage principal, Mookie, incarné par Spike Lee, est presque pris comme un exemple. Contrairement à ses copains, lui a décroché un boulot, comme livreur d'une pizzeria, mais il n'en fiche pas une, estimant pourtant que son salaire (confortable) est un dû, méprisant son patron pourtant bienveillant avec lui. spoiler: Mais voilà, Sal, le patron, a cassé la radio de Radio-Barjo, grand black "cool" qui emmerdait tout le quartier en la mettant à fond, même dans les magasins. Radio-Barjo étrangle Sal et l'aurait tué si la police n'était pas intervenue. Radio-Barjo se fait lui-même étrangler par un policier qui le tue involontairement. Mookie donne le départ à la destruction de son propre lieu de travail, "en représaille" tenant Sal responsable de la mort de son "frère" (qu'il ne connaît à peine !!).
Pourtant, Spike Lee donne pratiquement raison à son personnage, qui a le culot de venir réclamer son salaire le lendemain devant son patron anéanti, semblant montrer que "c'est pas grave finalement on arrive encore à discuter". Et fallait-il vraiment montrer Sal sortant une liasse énorme de billets ?..
Le jeu d'acteur Spike Lee est très pauvre, on ne sent rien de ses sentiments. On ne retient de lui que sa coiffure ratée, ses yeux globuleux et son air jamais content. Sa soeur ou sa copine ne jouent pas mieux, en faisant des tonnes, se croyant au théâtre.
Quelques second rôles (Samuel Jackson, John Turturo, Danny Aiello) relèvent un peu le niveau.
Malgré quelques cadrages intéressants, la réalisation est elle aussi lente, et il faut le dire, on s'ennuie. Malgré quelques bons passages, pour moi le film est raté.
Voilà le film de Spike Lee qu’il ne faut pas manquer…
Qu’il ne fallait absolument pas manquer hier sur Arte !
Je ne connais la filmo de Spike Lee, pour être honnête, qu’au travers de son immense succès « Malcolm X »…
Limite et bien insuffisant… Quand on lit sur Wikipédia que le bonhomme a réalisé 23 longs et une poignée de courts !
Et, après avoir savouré « Do the right thing », là, je dois dire que je suis resté sur le cul !
Lee non seulement aborde le sujet des communautés et de la vie des blacks de New York avec une élégance et une justesse inégalée, mais il fait preuve d’une très grande originalité dans la réalisation de son film…
C’est nerveux, coloré, moderne dans la manière de suivre les petits groupes ayant chacun des codes distincts…
Plans courts accompagnés de dialogues percutants, travellings rapides et discrets, plans fixes obliques…
Ca fuse, ça bouge… c’est style « ghetto »…
Et on trouve des références intelligentes aux photographes – la borne d’eau des pompiers dégoupillée arrosant les passants en joie – il fait si chaud ! – ou aux films – « La nuit du chasseur », bien entendu (Hate et Love … ) mais aussi au « Dictateur », voire même, mais c’est moi sans doute qui galèje, à « mon oncle » de J. Tati pour la récurrence de plans larges et extérieurs scandant, rythmant la narration (le DJ radio interprété, justement, par l’auteur de film, Spike Lee).
La musique ! La musique magnifique… Celle de Public Enemy (Fight the Power)
D’Al Jarreau (Never explain love) ou du papa de Spike, Bill Lee…
La musique qui n’adoucit pas toujours les mœurs !
Le réalisateur nous parle des structures mentales fossilisées dans nos caboches pleines d’à-priori : les idées reçues, les blagues vaseuses sur la différence, l’hypersensibilité confinant à la paranoïa… Et toutes ces trucs imprimés dans nos neurones par les règles de groupe et qui bornent notre communication…
Si le film est axé principalement sur la communauté noire il donne la parole, une véritable âme à toutes les ethnies présentes dans le quartier de Bedford Stuyvesant à Brooklyn.
L’humour ne cède en rien à l’émotion.
Pourtant la fin du film prend une tournure dramatique. Et le discours filmique pourrait sembler pessimiste, si il n’était accompagné, sitôt la dernière image évanouie, des beaux petits textes de Luther King et Malcolm X…
Aimer oui mais savoir aussi se défendre des injustices !
Bref ce film est un magnifique cri du cœur…
GEANT ! A VOIR ET A FAIRE VOIR !
Qu’il ne fallait absolument pas manquer hier sur Arte !
Je ne connais la filmo de Spike Lee, pour être honnête, qu’au travers de son immense succès « Malcolm X »…
Limite et bien insuffisant… Quand on lit sur Wikipédia que le bonhomme a réalisé 23 longs et une poignée de courts !
Et, après avoir savouré « Do the right thing », là, je dois dire que je suis resté sur le cul !
Lee non seulement aborde le sujet des communautés et de la vie des blacks de New York avec une élégance et une justesse inégalée, mais il fait preuve d’une très grande originalité dans la réalisation de son film…
C’est nerveux, coloré, moderne dans la manière de suivre les petits groupes ayant chacun des codes distincts…
Plans courts accompagnés de dialogues percutants, travellings rapides et discrets, plans fixes obliques…
Ca fuse, ça bouge… c’est style « ghetto »…
Et on trouve des références intelligentes aux photographes – la borne d’eau des pompiers dégoupillée arrosant les passants en joie – il fait si chaud ! – ou aux films – « La nuit du chasseur », bien entendu (Hate et Love … ) mais aussi au « Dictateur », voire même, mais c’est moi sans doute qui galèje, à « mon oncle » de J. Tati pour la récurrence de plans larges et extérieurs scandant, rythmant la narration (le DJ radio interprété, justement, par l’auteur de film, Spike Lee).
La musique ! La musique magnifique… Celle de Public Enemy (Fight the Power)
D’Al Jarreau (Never explain love) ou du papa de Spike, Bill Lee…
La musique qui n’adoucit pas toujours les mœurs !
Le réalisateur nous parle des structures mentales fossilisées dans nos caboches pleines d’à-priori : les idées reçues, les blagues vaseuses sur la différence, l’hypersensibilité confinant à la paranoïa… Et toutes ces trucs imprimés dans nos neurones par les règles de groupe et qui bornent notre communication…
Si le film est axé principalement sur la communauté noire il donne la parole, une véritable âme à toutes les ethnies présentes dans le quartier de Bedford Stuyvesant à Brooklyn.
L’humour ne cède en rien à l’émotion.
Pourtant la fin du film prend une tournure dramatique. Et le discours filmique pourrait sembler pessimiste, si il n’était accompagné, sitôt la dernière image évanouie, des beaux petits textes de Luther King et Malcolm X…
Aimer oui mais savoir aussi se défendre des injustices !
Bref ce film est un magnifique cri du cœur…
GEANT ! A VOIR ET A FAIRE VOIR !
Ce film sur la dénonciation du racisme vaut principalement pour sa progression. Spike Lee utilise d'abord un ton léger, avant un humour plus acerbe, et finit par une fin des plus tragiques. Mais la progression se fait aussi dans l'intensité. Car si les multiples discussions ont d'abord un intérêt limité, elles gagnent en importance au fur et à mesure que le récit avance. Le film devient même touchant par sa sincérité à montrer les difficultés à vivre dans ce quartier multi ethnique. Pourtant, la terrible fin pose problème, et c'est ici un avis bien personnel qui va suivre. En effet, S. Lee prône, à travers ce film, la paix et le respect pour tous, mais une préférence "noire" semble tout de même émerger. Il est difficile de l'affirmer, mais les images finales semblent bien contredire son propos général. Heureusement, un film ne se juge pas sur un quart d'heure. On retiendra donc surtout un film engagé, qui sait à la fois traiter son sujet de façon humoristique, mais aussi de manière très grave.
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