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Un visiteur
2,5
Publiée le 11 juillet 2011
Un film avec quelques aspects modernes mais qui a tout de même vieilli avec un déroulement franchement plat. Le scénario s'appui pour l'enquête sur des faits réels par contre s'écarte largement sur la personnalité du véritable personnage. Quelques passages comiques quand des suspects sont arrêtés et un bon Tonis Curtis sur le final rajoute un petit plus au film.
Un film de tueur en série d’une totale originalité. On est loin d’une simple exploitation d’effets de terreur, de voyeurisme, et même d‘un film d‘énigme policière ordinaire. Fleischer fait une véritable plongée dans les profondeurs de la psyché, et le fait en artiste cinéaste, en inventant une mise en scène en osmose intime avec son véritable sujet : la schizophrénie, la dissociation de la personnalité. Le procédé du Split screen dans la partie narrative des meurtres et de l’enquête policière proprement dite démultiplie les points de vue, scinde la perception du spectateur. Le réalisateur fait même œuvre pionnière à la fin des années 60 dans sa mise en scène de l’hypermédiatisation, quand les représentations d’images télévisés dialoguent avec les représentations filmiques « primaires ». La normalité est remise en question, quand les suspects « naturels », homosexuels et maniaques en tout genre, s’avèrent des fausses pistes, contrairement au « bon père de famille » incarné par Tony Curtis. Dans la seconde partie, avec l’apparition du personnage de DeSalvo, l’aspect policier se confond avec l’aspect psychiatrique, la vraie scène du film devient la conscience du suspect, parasitée par des affabulations protectrices et investie comme une scène théâtrale par l’enquêteur interprété par Henry Fonda. Dans les dernières séquence la performance de Tony Curtis est exceptionnelle, terriblement impressionnante, et le fait rentrer au panthéon des plus grands comédiens du septième art. On pourrait reprocher au film, d’un point de vue moral, de médicaliser à outrance le problème du mal, à l’assimiler purement et simplement à la pathologie. Ce en quoi il devait être dans l’air du temps de l’année 68.
Richard Fleisher réalise là un modèle du genre du biopic sur les serial-killers, sa mise en scène est inventive et use à fond l'utilisation du split-screen pour le plus grand charme du film ainsi qu'une utilisation qui sera reprise de plongée dans un cerveau criminel. La narration est efficace et directe et nous plonge bien dans l'intrigue. Tony Curtis trouve là un des plus grands rôles de sa carrière lui permettant de remonter la pente et Henry Fonda est toujours aussi excellent.
(Spoilers) Basé sur une histoire vraie ce film policier est assez étonnant. L'étrangleur de Boston est scindé en deux parties, la première ou l'enquête policière est montrée, avant de traiter le sujet de manière psychologique sur la seconde. C'est là que l'on découvre le fameux personnage joué par Tony Curtis dans un rôle à contre emploi. On découvre la psychose de cette personne, oui bien sûr impossible de ne pas avoir une pensée au chef-d'œuvre d'Hitchcock. C'est particulier, parce qu'on finit par compatir envers son personnage (d'où je pense que le choix de prendre Curtis est intéressant), malgré tous les crimes horribles qu'il a pu faire. Au final on retiendra donc l'interprétation du grand Tony Curtis, ainsi qu'un montage particulier découpant l'image en plusieurs parties. Un bon film, à voir.
Vu mardi soir à la filmothèque du quartier latin. La copie en circulation est en très mauvais état ; mais le film est tellement réussi que ça passe presque inaperçu ! La mise en scène est absolument magistrale ; par l'usage très efficace du split-screen tout le long du film, comme cela a été dit dans un message précédent, mais aussi et surtout la façon de filmer la fin du film, toutes les scènes d'interrogatoire, avec l'utilisation du reflet dans la vitre sans tain pour rendre compte du dédoublement de personnalité du tueur (les miroirs et reflets reviennent par ailleurs de façon répétée dans le film), le décor blanc clinique, le transfert des personnages dans les décors des flash-backs et le montage assez perturbant dans ces mêmes scènes (un mouvement de caméra sur un personnage - cut - le même mouvement de caméra, reparti du début, sur le même personnage qui continue de parler...). Une vraie leçon de mise en scène, dont on a malheureusement l'impression qu'elle s'est perdue au fil du temps...
Un film très en avance sur son temps qui n'est en rien démodé pour notre époque. Aucune goutte de sangs mais certaines scènes sont malsaines et pesantes, la mise en scène est exceptionnelle et les acteurs très convaincants. Un des meilleurss films de serial killer qui soit.
Un film qui a ouvert la voie aux biopic consacré aux serial-killers. Richard Fleisher, qui réalisera plus tard l'inoubliable "Soleil vert", fait ici preuve d'une imagination débordante dans la mise en scène, abusant (pour le plus grand bien de l'histoire) des "split screen", d'une forme narrative directe et sans concession. Le résultat est remarquable et donne là l'un des meilleurs films du genre, magnifié par l'interprétation "habitée" de Tony Curtis et très inspirée d'Henry Fonda. Du très grand cinéma.
Très bon film policier, les deux parties du film sont peut être trop évidentes. Cependant le slit screen est très beau, l'image a un beau Piqué et l'intrigue est bien menée
Solide polar, le film met en avant l'inefficacité policière face à un serial killer dans la 1ère partie. La seconde partie elle se focalise plus sur l'aspect psychologique de l'assassin (le plus intéressant). Les interrogatoires finaux sont très bien rendus (Tony Curtis y est impressionnant). L'utilisation du split-screen durant toute la longueur du film est utile pour suivre le récit même si Fleischer en abuse par moments, la morale est douteuse dans certaines scènes.
Des excellentes interpretations, mais ce film nage entre la biographie et le thriller . Je m'étais ennuyé et meme avec le recul, je n'ai ressenti aucun plaisir a le revoir . Trés loin de la saga des films sur les sérial killer .
Master du genre ou film usant de silhouettes animées semblable à ces oeuvres puissantes du début du cinéma, ce polar trouble est - de toute façon - plein de ces actes dissociés non-réfléchis qui crééent parfois de ces oeuvres de génie, et on ne ratera pas les scènes de crimes rythmées par la musique de L.Newman: inratable.
L'Etrangleur de Boston est l'un des films les plus représentatifs du cinéma de Richard Fleischer, un de ses meilleurs, un de ceux qui témoigne d'une réelle passion pour le cinéma et dont il faut reconnaitre la qualité d'écriture, à la fois très inventive et très efficace. L'utilisation du cinémascope, les mouvements d'appareil, la valeur expresive de la couleur à laquelle le cinéaste accorde une attention fondamentale y sont remarquables. Ce film est assurément l'un des plus libres, l'un des plus intelligents et l'un des moins conventionnels qu'on ait fait sur un criminel.
De très bons acteurs, mais un film assez décevant, à cause de sa proximité d'avec les faits et son côté purement descriptif, sans prise de position ou de point de vue d'un protagoniste (comme l'a fait David Fincher dans Zodiac).
histoire peu banale, quant à son traitement au cinéma. Acteurs simplement épatant. Réalisation, manque de rythme comme souvent à cette époque ( les codes ont changés ), mais d'excellentes idées au final, tel que le split screen qu'on reverra souvent après dans d'autres films.
Ce film a 40ans et je l'ai vraiment trouvé pas mal, intéressant et bien écrit. C'est vrai que c'est tourné et écrit à partir de faits réels mais la réalisation et le film est soigné. Même si ça manque de rythme dans la première demie-heure, on suit cette enquête avec délectation et la fin, qui oscille entre intensité et violence, réhausse ce film.