Je voudrai savoir une chose. Bon je ne le saurai jamais mais… qui a choisi le titre pour la version française ? Car le titre spolie le film. C’est dommage, car le spectateur devine d’entrée comment ça va se terminer. Pour autant, "Piège de feu" est rempli de bons sentiments, et nous les spectateurs ne pouvons nous empêcher de penser au film de Ron Howard, j’ai nommé "Backdraft". Ici, l’histoire est aux antipodes du thriller, de l’intrigue policière. On pourrait croire que c’est un biopic, mais pas du tout. C’est film-plaidoyer, un hommage rendu au difficile métier que pratiquent les valeureux pompiers. Le réalisme est donc le maître mot qui caractérise cette production. Avec ces ingrédients, il n’y avait plus qu’à mettre un des meilleurs pompiers de la ville en difficulté, attendant à son tour d’être sauvé. La mort attendant patiemment de prendre sa vie, il voit alors sa vie défiler, faisant profiter le spectateur du quotidien des soldats du feu. Les séquences de sauvetage ne sont pas du chiqué, il n’y a qu’à voir aux infos de temps en temps quelques missions spectaculaires, au mieux sur le site youtube. Pourtant, ce qui aurait dû être une œuvre majeure sur un corps de métier qui force l’admiration de tous n’a pas été sublimée comme elle l’aurait mérité. Malgré des effets spéciaux convaincants, "Piège de feu" est trop lisse, rappelant quelques bons documentaires sur la vie de famille et à la caserne des pompiers. "Piège de feu" respire la sincérité et je salue le réalisateur Jay Russell pour avoir porté à l’écran ce sujet si rarement abordé dans le monde du 7ème art. Malheureusement, il manque ce quelque chose d’indéfinissable pour en garder un grand souvenir, et ce n’est pas le beau casting qui comble cette lacune, que ce soit Joaquin Phoenix, John Travolta, ou Billy Burke. Seule Jacinda Barrett parvient à tirer son épingle du jeu, mais sa performance ne suffit pas à tirer davantage vers le haut ce qu’on pourrait considérer comme un téléfilm un peu facile.