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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Wim Wenders explore ici le thème de la paternité. Décidémment cette année c'est un des sujets les plus développés: La vie aquatique, Broken flowers, l'enfant, Charlie et la chocolaterie... L'Amérique profonde et authentique, pleine de clichés: un acteur qui a beaucoup bringué et qui se sent seul. Wenders parvient quand même à explorer son sujet. Sarah Polley est une nouvelle fois bouleversante, en revanche Gabriel Mann est moins convaincant; il est vrai que son personnage est un des plus caricaturaux, mais on le sent géné et pas du tout habité par son rôle. En revanche, c'est un bon chanteur et la bande originale porte le film.
Un film très beau, et juste émotionel. Ce film est surtout porté sur les acteurs. Wim Wenders film remarquablement (la scène sur la route, la scène sur le divan).
Je n'étais pas fan de Wim Wenders à l'origine mais je suis immédiatement tombé sous le charme de ce film. Un scénario solide, des comédiens au service de l'oeuvre cinématographique. Un Sam Sheppard comme on l'a rarement vu ces dernières années, une Jessica Lange divinement belle et un Tim Roth tout en retenu. Wim Wenders aime cette amérique et cela se voit. Une amérique décalée, atypique, traversée par ces personnages qui hésitent entre le rire et les larmes et qui nous prennent par la main pour nous entraîner dans leur sillage. De tels films, on en verrait chaque jour. Un moment de bonheur à l'état pur. Un Wim Wenders inspiré, touché par la grâce de simples humains qui nous émerveillent cependant.
L'allemand Wim Wenders est un magicien ,il attrape dans presque chacun de ses plans ce que d'autres n'entrevoient parfois jamais ,une certaine déclinaison de lumière,un halo de couleur ,un angle équivoque,des alliances atypiques de métal,chair ou végétal . De la poésie en somme , qui fait de lui depuis 25 ans l'un des authentiques auteurs de la planète cinéma .
Toute la magie de son dernier film est d'abord formelle donc ,on se prend à admirer vaguement hébété des néons réflétés par une flaque d'eau ,un casino semblable à un sapin de Noel ,un drapeau flottant dans un ciel au bleu illimité ....et le désert . On retrouve après Paris,texas sa fascination pour ses étendues oubliés des dieux et ou les hommes viennent se perdre ,ou ici fuir et se retrouver. Peut être .
Le récit, en forme de quête du temps gaspillé et de paternité, n'est pas très sérieux ,pas artificiel non plus mais un peu trop décalé et paresseux pour émouvoir . Alors on s'ennuye un peu,ça tourne un peu à vide, mais c'est peut-être pas si grave . Wenders est un filmeur hors pair et quand il s'associe au poor lonesome cow boy de Sam Sheppard et son charisme usé et ses mauvaises manières,ou la tendre et irradiante silhouette de Sarah Polley ,on s'y retrouve au final (revoir le monstrueux George Kennedy m'a bien fait plaisir aussi !).
Les dialogues sont beaux ,parfois un peu bavards mais à peine ,et la musique pleure avec mélancolie et nostalgie .
Un beau film qui aurait pu être sombre et déchirant et qui décide de n'être que tendresse et lumière. Et pourquoi pas ?
Si il y a de belles choses dans Don't come knocking, il y a aussi des choses très prévisibles, et des scènes qui sonnent complètement faux. Hésitant entre auteurisme et esthétisme, Wenders passe à côté des deux et nous laisse un peu frustrés. Mieux vaut revoir Paris, Texas.
Cela fait toujours plaisir de retrouver en très bonne forme un cinéaste qu'on avait beaucoup aimé et qui avait tendance à nous décevoir depuis quelque temps (encore que "Land of plenty" montrait déjà un certain retour en forme). Sur LE thème de Cannes 2005, la paternité (qu'elle soit recherchée ou au contraire rejetée), Wim Wenders réussit un film formellement magnifique (bien aidé par les paysages de l'ouest américain) et très intéressant quant à la description des personnages. Mais ce qui permet à ce film d'emporter définitivement le morceau, c'est sa BO, concoctée par l'immense, le fabuleux chanteur et producteur T-Bone Burnett, déjà responsable de celle de "O'Brother", sauf que dans le film de Wenders, il s'implique beaucoup plus en tant que compositeur et interprète. Quand on aura dit qu'il est entouré de musiciens comme Marc Ribot à la guitare et Jim Keltner à la batterie, il ne restera plus qu'à se laisser porter par la musique et par la beauté des images.
Un road movie qui n'en est pas vraiment un! Un western qui n'en est pas vraiment un! Ce film est unique en son genre et superbe! Sam Shepard nous prend par la main, pour découvrir avec lui les villes par lesquelles il passe, et on devient nous même quêteurs de cette vérité qu'il cherche. Quoi de mieux que de se sentir impliqué dans un film!!! Un vrai régal! Et dans tout cet engagement, il y a aussi la splendeur des images et cette lumière si fidèle aux régions désertes traitées! Sans parler du pur bonheur de retrouver la géniale Jessica Lange.. Que du bonheur, courez le voir!
J'allai voir Don't come knocking plus par devoir de voir les films de feus les bons réalisateurs d'il y a 20 ans (pour Woody j'ai renoncé) que mue par une réelle envie. Et ce fut une plutot bonne suprise. Bon d'accord chacun cherche son fils à l'instar d'autres baby-boomers cette année. Bon d'accord depuis un bail Wenders est tombé dans une bassine de bons sentiments un peu casse-pieds. Mais ça fonctionne. Les 3 générations de femmes sont intelligentes, calmes et bonnes (tout le contraire de Jarmush) alors que les 2 générations d'hommes sont encore bagarreurs et un peu largués, ce qui est somme toute un point de vue qui se tient :-) Les images sont belles, bien qu'un peu manièrées. Il y a un certain second degré pas désagréable et une fin à deux niveaux de lecture assez drole.
Je comprends que voir un ancien héros fatigué et déchu puisse décevoir certains nostalgiques du passé, surtout quand il parcourt une voie ferrée en chaussettes. Eh bien moi je lai trouvé très beau et très touchant ce héros, jai jubilé en assistant à ses chamailleries avec son ex-femme, et sa confrontation avec son fils ma émue. Les dialogues sonnent vrai, on y croit dun bout à lautre. Que la violence soit contenue ou quelle éclate au grand jour dans les affrontements, cest toute une vie que les personnages nous livrent avec sincérité. Wim Wenders ne ma absolument pas déçue et jai apprécié presque chaque instant du film. Presque, car le plan séquence du canapé, (même somptueusement kitsch le canapé) ma quelque peu agacée. Ce nest pas parce que la thématique de la recherche de lenfant par le père a déjà été traitée cette année quil faudrait faire la fine bouche. Wenders a traité le sujet de manière très différente de Jarmush et ce sujet n'est pas de ceux qui peuvent lasser. Wim Wenders pour moi filme toujours aussi bien lAmérique, sa manière de filmer embellit les lieux les plus banals. Jai trouvé dans ce film à la fois la satire, la tendresse, lhumour, la colère, la nostalgie. Certains comparent du bout des lèvres avec « Paris Texas », alors je serai franche : je trouve ce film-ci bien meilleur. De plus, faire référence au jugement sévère porté par Wenders sur « La Chute » et sen servir comme argument pour dévaloriser son film est assez étonnant comme démarche. (Je précise que jétais en complet désaccord avec Wenders sur « La Chute »). Je ne pense pas que vous regretterez daller voir le film et lennui ne me paraît pas vous menacer.
Comparez ce film à "Paris, Texas" et à "Broken Flowers" si ça vous amuse, ça montrera que vous en connaissez un rayon (rajoutez un peu de "Sur la route de Madison" et vous serez au top).
L'histoire racontée par Wim Wenders dans "Don't come knocking" est touchante, et ce quelle que soit sa part autobiographique. Elle nous parle (plutôt bien) d'actes manqués, de lâcheté, de séduction vacillante, d'égoïsme, de refus de s'engager, de temps qui passe (moi aussi j'ai droit à un poncif, non ?) ... Vaste programme !
Une hypothèse (amusante) : et si Wenders s'amusait aussi à brouiller les pistes et à nous rappeler, en filigrane, que le cinéma n'appartient pas à ceux qui le commentent ?
Un film que j'ai adoré et trouvé remarquable. L'histoire d'un homme qui vit au jour le jour, se perd dans l'alcool, la drogue et le sexe au point de s'oublier. Les retrouvailles avec mère qu'il n'a pas vu depuis 30 ans sont quelque chose... Des phrases drôles, mais percutantes. Et la quête de cet homme vers son éventuel enfant. Que de surprises il va trouver, notamment la confrontation avec lui-même, son passé et son présent. Troublant, touchant, marquant, magnifique et beau. Un grand Wim Wenders pour moi. On note des paysages absolument magnifiques du Colorado, du Montana, on note une autre vision de l''Amérique profonde, on note la musique du générique très belle et agréable, on note le jeu des acteurs remarquable, des rôles qui sont au final pour beaucoup attachants : le héros, sa mère, la femme qu'il a aimée...
Le retour en grace de Wim Wenders! Depuis "Paris Texas", je trouvais le cinéaste en manque d'inspiration. Se perdant dans des sujets sans saveur. Ici on retrouve enfin ce qu'on aimait chez lui: son sens de l'esthétisme visuel (qui devient ici du GRAND art), de l'espace temps et son minimalisme dans la mise en scène. On peut reproché à "Don't come knocking" d'être trop calqué à "Paris Texas", lui même déjà calqué à "Alice dans les villes" et finalement reprocher à Wenders de faire toujours la même chose... mais PUTAIN que c'est BON !!!
En jouant sur la prise de vue (couleurs et décor), la musique (country) et les personnages aux réactions à fleur de peau, Wim Wenders nous entraine au coeur d'une Amérique profonde désespérante et attachante à la fois. Ses héros ont le mérite de réagir avec leurs tripes, et le courant passe, malgré leurs excés... Film qui ne peut laisser indifférent..
Il y a des films comme ça : on pourra tout faire, réunir la crème de la crème dhollywood que ça ne plaira pas à tout le monde. Et cest le cas de cette histoire de Howard Spence, acteur de cinéma qui décide de tout arrêter du jour au lendemain, de quitter le plateau de tournage de son film et de partir à la recherche de son fils caché. Certes, le film est beau. De beaux acteurs ( Shepard face à Lange, chapeau quand même), de beaux décors, une belle photo, des dialogues pas trop mal et une belle histoire. Trop beau pour être vrai. Trop parfait, trop sage et trop carré, voila ce quon pourrait faire comme reproche au nouveau Wenders. Un Wenders intello qui rend une rédaction trop parfaite et classique pour étonner.