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Der Metzgermeister
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4,5
Publiée le 18 avril 2014
Après Easy Rider, Jack Nicholson se lance dans u film où il incarne un anti-héros bagarreur, égoïste, infidèle et désagréable au possible. Nous comprenons que l'homme a renoncer à un destin prometteur de pianiste pour devenir foreur pétrolier. Robert Dupea est l'exemple parfait de l'homme excentrique ( La scène du piano sur la route, ou son duel avec un chien furieux, ou encore sa commande de l'omelette ), en quête de liberté et d'une vie facile. Un joyeux luron, qui ne se plie à aucune règle et qui entretient avec la société un rapport assez complexe. Sa solitude, son ennui, son inssociabilité, et sa quête de nouvelle vie se font rapidement ressentir et pourtant Robert ne semble pas convaincu par les solutions qu'il a de changer de vie. Certes il quitte son job avec dédain, mais la démarche n'est pas immédiate alors qu'il y a belle lurette qu'il a réaliser qu'il pédalait dans la choucroute. Il n'est pas non-plus aider avec sa gourde de femme ( joliment jouée par Karen Black ) qui ne pense qu'à elle et qui ne possède pas une onde de réflexion. Bref, un joli couple de bras-cassés. Après un énième soucis, Robert décide de rendre visite à son père, malade, afin de se réconcilier avec lui. la séquence entre le père et le fils est d'un réalisme touchant. Nicholson est confronter à un jugement silencieux, dont seul le regard est synonyme de compassion. Cette scène résume la prestation de Jack Nicholson, qui demeure irréprochable. Rafelson achève un film horriblement dépressif qui possède le mérite d'être adorer ou bien détester ( D'un certain point de vue, le film est ennuyeux à en crever ou bien la dur réalité vous touchera profondément ) Mais une réaction se fera obligatoirement vis-à-vis de ce drame.
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1,5
Publiée le 7 juin 2021
Le plus gros problème de Cinq pièces faciles est tout simplement qu'il ne se passe rien. Nous sommes juste obligés de regarder Robert Dupea (Jack Nicholson) essayer de se trouver. Pendant qu'il se trouve nous allons étouffer des bâillements. Le fait que le personnage principal que nous suivons soit un irrécupérable n'arrange pas les choses non plus. Il traite tous ceux qui l'entourent en particulier sa fidèle petite amie comme des ordures. Il est complètement imbu de sa personne ce qui est plutôt étrange pour quelqu'un qui occupe un emploi subalterne sur une plate-forme pétrolière. Comment ce type peut-il se permettre d'être aussi hautain et puissant. Qui est-il pour penser qu'il est tellement meilleur que ceux qui l'entourent. Vers la moitié du film nous voyons d'où vient cette attitude lorsqu'il retourne dans sa maison d'enfance pour renouer avec la personne qu'il est vraiment ou du moins qu'il était. C'est à ce moment-là que l' étude de caractère prend tout un sens. Il s'avère que Robert Dupea n'est pas exactement ce qu'il semble être au départ et c'est un personnage très complexe. Mais au fond c'est toujours un être humain horrible et c'est toujours un film ennuyeux...
Un film étrange à placer quelque part entre "Géant" et "Easy rider" sans toutefois en atteindre l'ampleur et la beauté artistique. Jack Nicholson livre là une prestation tout à fait solide, moins folle mais tout aussi profonde qu'à ses habitudes. Quelques très bonnes scènes, une atmosphère prenante. Une découverte sympa.
Lent à se lancer, ce périple intérieur d'un homme qui a renoncé à sa passion permet à Jack Nicholson d'exprimer son talent pour jouer les marginaux ou asociaux au sein d'une intrigue très ténue, aux péripéties peu convaincantes mais à la moralité cyniquement valide. Par contre, on notera le traitement peu glorieux réservé aux personnages féminins (hystériques, lâches, agaçantes ou stupides)! Une errance trop bien retransmise dans la narration ^^
Un film typique du Nouvel Hollywood : porté par Jack Nicholson, acteur culte de cette période "Cinq pièces faciles" est l'histoire d'une errance, du choix qu'a fait Robert Dupea de ne pas suivre la carrière de musicien qui l'attendait pour finir ouvrier et épouser une serveuse qu'il a mis enceinte. Le personnage ne fait que fuir les institutions, la famille comme le mariage pour vivre sa propre vie qui l'amène à tromper sa femme ou à jouer du piano sur un camion de déménagement. Bob Rafelson met en scène le film avec une certaine énergie malgré l'esthétique un peu vieillotte de la photographie et malgré des inégalités, il y a de très beaux passages.
Les années 70, de beaux comme de mauvais souvenirs pour certains, en témoignent cette élégante mise en scène sur la crise qui régnait à l’époque aux Etats-Unis. Robert Eroica Dupea n’a pas sa place au sein de la société, ni auprès de sa famille, il se cherche et se consume à la fois. Une vie où le rêve n’a pas lieu d’être, l’envie de vivre, oui, mais avec la rage, celle d’un homme qui ne colle pas aux critères de sélections, qui ne rentre pas dans le moule comme un mouton. Un film qui critique ouvertement l’Amérique des années 70, porté par un Jack Nicholson exceptionnel, avec sa fougue et son tempérament bien à lui !
C'est l'histoire d'un jeune homme de "bonne famille" (famille bourgeoise de mélomanes) qui était promis à une belle carrière de pianiste, mais qui a tout plaqué. Un jeune homme en errance dans un monde où il ne trouve pas sa place : ni chez les riches, ni chez les pauvres, ni chez les intellos, ni chez les "beaufs" de l'Amérique profonde. Les difficultés pour communiquer avec sa famille, les insatisfactions amoureuses, le désarroi existentiel le poussent à prendre sans cesse la fuite, vers un ailleurs indéterminé. Avec ce personnage paumé (et en filigrane le tableau d'une jeunesse perdue), mais aussi avec cette contestation de l'american way of life (culte de la réussite sociale, matérialisme...), le film s'inscrit complètement dans le courant du Nouvel Hollywood qui témoigne de l'émergence d'une contre-culture. Liberté de ton, faible dramatisation... on est loin des canons hollywoodiens classiques. Dans le sillage de Dennis Hopper, qui avait signé un an auparavant l'oeuvre phare de ce mouvement, Easy Rider, Bob Rafelson (dont c'est le deuxième film) exprime lui aussi un mal-être générationnel, un sentiment de révolte contre un système (social ou cinématographique) plutôt rigide et conservateur. Et il le fait bien, dans un style brut, modeste et touchant. Il y a bien quelques faiblesses dans le scénario (on pouvait espérer plus de développements sur les noeuds familiaux) et quelques soucis de montage (à cause, peut-être, d'un tournage rapide et d'un faible budget), mais l'ensemble sonne juste. Et puis il y a Jack Nicholson (33 ans à l'époque). Sa carrière prenait alors son envol. Il avait été lancé par Roger Corman puis remarqué pour son rôle dans Easy Rider. Le rôle de Robert, ici, a été écrit sur mesure pour lui. L'acteur affirme son talent dans un registre qui lui sied à merveille, celui des personnages borderline, marginaux. Entre ironie et désenchantement, fougue et lassitude, il varie les rythmes et les intensités, en imposant une présence unique. On note, par ailleurs, que Bob Rafelson s'est un peu inspiré de son parcours pour nourrir son film, lui qui a quitté une voie universitaire toute tracée pour partir à l'aventure et exercer mille et un métiers avant d'arriver au cinéma. Il a participé à des rodéos, travaillé à bord d'un cargo, joué dans un orchestre de jazz au Mexique, étudié la philo, fait le DJ pour une radio, écrit des scénarios pour la télé, oeuvré pour le théâtre d'avant-garde new-yorkais... Paradoxalement, en tant que cinéaste, il est aujourd'hui moins connu pour ses premiers films estampillés "Nouvel Hollywood" que pour ses films ultérieurs, plus classiques : Le Facteur sonne toujours deux fois, La Veuve noire, Aux sources du Nil.
Pur film d'auteur qui montre le ras le bol du systéme et de la connerie des gens en général et plus particulièrement l'hypocrisie d'une famille dans certaines situations.Nicholson est parfait dans ce role de looser qui essaye tant bien que mal de refaire surface mais qui ne fait jamais les bons choix.Un film d'ailleurs fait par ses acteurs car le réalisateur réussit de justesse à mettre une atmosphére pesante mais qui repercute sur le rythme du film extremement lent et lourd.
Jack Nicholson plus sauvage que nature, dans un rôle lui allant comme un gant : l’anti héros impulsif, rêvant de liberté, ravagé pour ses démons. Enterré dans une vie qui ne lui ressemble pas, Robert Dupea este sous tension, et explose de machisme en faisant peu de cas de sa petite amie, la bien brave Raynette. C’est en revenant vers sa famille que la vraie nature de l'homme est mise à jour. Terrible!
Nous voilà embarqués à suivre les pérégrinations peu emballantes d'un type promis à une carrière de pianiste et issu d'une famille de musiciens mais qui a tout abandonné pour vivre d'expédients au jour le jour et copuler dès qu'il en a l'occasion sauf avec sa copine la seule qui tienne vraiment à lui et on se demande bien pourquoi, tant ce gars est désagréable et peu engageant. et on se demande aussi ce qui a pris aux scénaristes pour nous pondre une histoire autocentrée sur un type dont il n'y a rien à raconter. Il s'agit probablement d'un film mineur dans la carrière de Jack Nicholson et on comprends pourquoi, c'est tellement insipide qu'il n'y a rien à en dire. Un pur gaspillage.
Belle performance du grand Jack Nicholson, incarnant l'anti-héros dans cette Amérique intime, qui nous plonge dans les seventies du fin fond des Etats-Unis. Le film n'a certes pas un scénario des plus excitants mais est plaisant à regarder.
Classique des années 70, et de la période nouveau hollywood Bob Rafelson signe une révélation avec Jack Nicholson dans son premier vrai rôle..la scène dans le deli ou jack Nicholson commande son breakfast est culte..le film est très beau et l'histoire se lasse voir avec curiosité...à revoir..période BBS productions..dont easy rider et five peaces east
Le cri de liberté que semble vouloir lancer le film est atténué par le manque de personnalité de la part des personnages. On est en dessous d'un easy rider ou d'un macadam cowboy traitant du désir d'évasion ou de renouveau. Jack Nicholson fut également nettement plus éblouissant dans "profession reporter".