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Nicolas L.
121 abonnés
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3,0
Publiée le 25 août 2018
Un classique de la nouvelle vague américaine sur le désir ou regret d'une autre vie. Le film est intelligent et le traitement sert bien le sujet. Nicholson crève déjà l'écran même si le film comporte quelques longueurs.
Je mets trois étoiles parce-que c'est un film touchant , intelligent et que Jack Nicholson y est comme à chaque fois très impressionnant , mais il est extrêmement blazant personne ne pourra le nier ; Il y a des moments forts ( le piano dans l'embouteillage , le discours philosophique dans le salon , le face à face de Jack N avec son père ) et une vraie réflexion sur les choix de vie en général ( en tout cas c'est ce que moi ça m'a évoqué ) , l'aspect remise en question de l'american dream aussi éventuellement , mais moi j'ai quand même eu du mal à le regarder
Deuxième film de la collaboration Bob Rafelson / Jack Nicholson, ce road movie du début des années 70 est très pessimiste et le film se révèle parfois un peu trop plombant. Qu'importe, le jeu de Nicholson, à la fois cynique et profondément humain, est le grand intérêt de ce film qui a compté dans le renouveau du cinéma américain des années 60/70.
La route. Pourquoi prendre la route ? le film explique un peu les raisons, le dégoût de soi, le refus de l'engagement, le rejet de son milieu.... de graves problèmes pour la jeunesse dorée quand même..... bref, Jack Nicholson est parfait pour ce rôle et pour l'époque mais le scénario ou bien l'énervante Karen Black empêche de déguster pleinement ce road trip de la belle époque.....
Dans une contrée d'Amérique pas nommée. un homme, (Jack Nicholson) travail d'arache pied pour un boulot de merde. Il travail pour rien, au sens financier et pratique du terme car sa tâche nous montrée comme totalement inutile. Mais sa femme (Susan Anspach) est belle et gentille et ses amis le sont tout aussi. Et pourtant l'homme ne semble pas trouver de consolation auprés de ses proches. Peut-être est-ce le néant de son labeur qui le rend mal à l'aise ? Pas tout à fait car plus tard on verra que le jeune homme est issue d'une bonne famille dans laquelle il existe des tensions. Le cinéaste nous explique trés rapidement qu'ils sont des artistes ratés dont le grand-père et sourd-muet. Alors peut-être que le jeune homme à voulu quitter sa famille pour ne pas suivre la tradition de pianiste et/ou bien pour fuir les querelles ? Encore là un point d'interrogation. L'homme invite sa jolie jeune femme mais il est trés vite exaspéré par son comportement niais. Encore là on se demande si il veut fuir la bourgeoisie ou défend son mode de vie. Se pose clairement les contradictions d'un homme qui ne sait pas ce qu'il veut. Pis encore, la seule personne à qui il veut bien se confier et son grand père handicappé avec qui le dialogue est impossible. C'est un demi-aveu qui ne pourra pas l'aider, à croire qu'il ne cherhce pas d'aide. Et d'ailleurs, il préfèrera quitter sa femme pour une destination inconnu à bord du 1er camion qui passe. La route semble en définitive la seule solution pour cet éternel indécis.
Film imparfait qui a du mal à prendre son envol mais qui réussit une chute vertigineuse au dernier plan du film. C'est l'histoire d'un type qui essaie d'oublier le passé, qui veut changer, qui veut être ailleurs mais qui n'y arrive pas et le film transmet bien le sentiment vécu dans ce genre de passade d'une vie, ces moments où l'on se cherche sans se chercher et où l'on voudrait être quelqu'un d'autre. Nicholson trouve ici son premier grand rôle, à la fois drôle, méchant, cynique et touchant, le monstre qui était en lui ressortait déjà à l'écran et il suffit qu'il pleure à l'écran pour nous nouer la gorge tant son jeu est juste. Mais le film n'est pas un excellent film pour autant, la faut à une première moitié de film bien trop rapide qui n'arrive pas donner le juste ton à cette histoire, entre comédie et drame. Un peu fourre tout et dur à cerner, on a l'impression d'un film simplet mais c'est une fois fini que le long métrage prend tout son sens et fait son petit effet. Dommage car il aurait pu être rangé à côté d'un certain Easy Rider qui avait la même envie de bousculer les codes de l'époque.
Un pianiste en rupture de ban avec son instrument, sa famille, sa petite amie et finalement lui-même. Le mal de vivre à l'américaine dans les seventies. Le jeu naturel de Nicholson sur qui tout repose ne suffit pas à éviter l'ennui.
L'anti rêve américain avec son ambiance maussade. 1970 Janis et jimi ont tiré leur révérence et woodstock c'est déjà du passé. Le sujet du film n'a pas de rapport avec ça mais c'est le sentiment qu'il me laisse.
dans le même genre, trente ans plus tôt, que "de battre mon coeur s'est arrêté", sauf qu'à la prétention, au creux et au parisiannisme d'audiard, nous avons droit ici à l'humilité, la sobriété et une vraie réflexion. jack nicholson dans son meilleur rôle, peut-être, est totalement crédible en ex-bourgeois pianiste qui a rejeté les conventions, l'hypocrisie et l'ennui, et s'abîme dans une vie toute aussi nulle d'ouvrier décadent. un film d'une noirceur absolue mais qui émeut et fait réfléchir, à l'inverse du film de jacques audiard qui sombre dans la vanité et le clinquant.
Symbole de la jeune génération américaine désenchantée de la fin des années 60’, le héros est en rupture. Il refuse la voie pré-tracée du modèle familial, veut changer, être ailleurs mais ne sait pas ce qu'il cherche, et ne trouve pas de réponse dans aucune de ses rencontres, femme, copain de chantier, famille. Alors il fuit, laisse tout derrière lui pour oublier son passé. Superbe Nicholson, charismatique qui porte le film en exprimant remarquablement les doutes et les questionnements...sans tic ni grimace.
En essayant de mettre de côté le machisme omniprésent, on apprécie ce film qui traite non seulement de l’amitié, mais aussi de la famille et de la confiance en soi. Nicholson grandiose.
Bob Dupea est un homme perdu. Perdu entre ses origines bourgeoises, qu'il rejette et la pauvre vie qu'il tente de mener aux côté de la naïve Rayette. Pourtant, l'état physique de son père l'oblige à renouer avec ses origines. Jack Nicholson, au comportement éternellement imprévisible, livre une nouvelle fois une belle prestation. Bob est violent, s'en prend à tout le monde et même à lui même...
Avec "Five Easy Pieces", c'est l'un des symboles du nouvel Hollywood que nous livre Bob Rafelson. Sur un rythme plutôt lent (mais parfait, adéquat à l'histoire raconté), on suit le parcours de cet anti-héro (magistralement interprété par Jack Nicholson) Robert Dupea, un foreur pétrolier vivant dans une caravane et décidé à se rendre chez son père alors mourant. A la fois charismatique, musicien raté, violent ou encore vulnérable l'étude de ce personnage est intéréssante et bien écrite, tout en étant un portrait d'une Amérique désenchanté alors en proie à des doutes après l'affaire JFK et pendant l'enlisement au Vietnam. Cette étude s'avère assez profonde et méticuleuse et finalement émouvante. L'écriture est de grande qualité, que ce soit le scénario, étudiant bien les relations du personnage principal avec les différents protagonistes ou les dialogues. La mise en scène, assez simple et élégante est impeccable, tout comme la belle photographie et les belles images que contiennent ce film, porté par un fabuleux acteur principal, qui rend certaines scènes mémorables à l'image de Jack Nicholson qui se voit refuser un toast puis viré d'un petit restaurant. Les autres interprétations sont impeccable à l'image de Karen Black. Un beau portrait, reflet d'une société alors désenchanté après les belles et fortes années d'après guerre, intelligent, bien écrit et émouvant.
Film phare du ciné américain des seventies, Cinq pièces faciles est en même temps typique de l'influence du cinéma européen sur l'Hollywood de ces années-là, notamment dans la finesse de l'approche psychologique, la lenteur du rythme, d'une grande liberté. Jack Nicholson, convaincant malgré ses inévitables moments de cabotinage, y incarne un personnage en rupture d'avec son milieu et qui traverse une profonde crise d'identité. Un héros plutôt antipathique, ce qui constitue l'une des grandes forces du film. L'utilisation de la musique et la beauté de l'image participent aussi au charme de cette œuvre, qui réserve de véritables moments de grâce cinématographique.
je met surtout quatre etoiles parce que je suis quand même content d'avoir trouvé au moins quatre critiques de ce film sur le site.C'est un trés beau film a rapprocher du "alice doesn't live here anymore" de Scorcese ,mais il a un gros défaut: il s'adresse aux adultes... on comprend donc qu'il a vite été oublié dés la sortie des dents de la mer c'est dommage les thèmes sont finalement trés contemporains (mais oui je sais les effets spéciaux sont nuls et le scénario ne met pas "une claque" comme fight club ou n'importe quel autre jouet)