Le Juge Fayard dit le shériff
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Topaze87
Topaze87

12 abonnés 682 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2026
Un excellent film de Yves Boisset à la frontière entre politique et policier. Patrick Dewaere y est fabuleux en juge casse-cou entouré de solides seconds rôles.
ClashDoherty
ClashDoherty

272 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2023
Un des meilleurs films du regretté Patrick Dewaere, qui campe ici un jeune juge d'instruction inflexible, tenace et intègre qui va se retrouver au beau milieu d'une affaire entremêlant pègre et politique, au risque de sa vie, mais prêt à tout pour faire éclater la vérité. Yves Boisset réalise ici un polar politique d'une grande réussite, avec un casting très réussi (Auclair, Aurore Clément, Léotard...). Un excellent représentant de ce genre de productions à la Costa-Gavras.
pirotte o
pirotte o

2 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2023
Un juge incorruptible aux méthodes qui détonnent en proie à la corruption généralisée de la justice, du monde politique, de conflits d'intérêts mêlant notables, anciens barbouzes et petites mains
Une enquête menée tambour battant, un casting somptueux, des dialogues forts de sens
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2022
Quand on suit lejuge dans sa vie ou l'enquête c'est prenant, quand ce sont les malfrats et leurs méfaits beaucoups moins, à revoir, probablement.
ldi-maria78
ldi-maria78

3 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2021
Ce film est inspiré par l'assassinat du juge François Renaud survenu à Lyon en juillet 1975. Ce polar d’Yves Boisset sorti deux ans après les faits, est d’une farouche efficacité. *Le Juge Fayard dit "Le Sheriff"* est fort car dénonciateur d'un pouvoir Français peu démocratique durant les années 70. On a affaire à un basculement concret où d'un simple braquage de station service on passe à une affaire d’Etat très compromettante et qui atterrit dans les mains du jeune et ambitieux juge Fayard qui découvre que les truands en question sont membres du SAC (Service d’Action Civique). Dès lors, Boisset dévoile un système prétendument démocratique, qui en réalité est trempé par la violence et la corruption, tout en mettant en avant la complicité de certains politiciens. Concernant Dewaere, malgré la pression permanente que subit son personnage, il trouve une fois de plus un rôle lui collant parfaitement à la peau et correspondant impeccablement à son jeu d'acteur fougueux et impétueux.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2021
Bon film de Yves Boisset..avec un Patrick Dewaere efficace en juge Fayard d'instruction sans concessions..bonne note pour Philippe Leotard en flic et Jean Bouise en magistrat..
Film parfois a pris un coup de vieux 1977..mais à voir quand même...pour les CX et Renault 8...
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2020
A travers le portrait de son personnage central, un juge intransigeant et indomptable abattu dans de mystérieuses circonstances, un polar qui rappelle énormément "La French" avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche mais qui se différencie de ce dernier par une tonalité plus revendicatrice, plus politique et moins tournée vers l'action. Un long-métrage coup de poing qui dénonce la corruption d'un système judiciaire français de plus sclérosé par les manoeuvres politiques et par ses liens troubles avec le Service d'Action CIvique, un groupuscule obscur et influent. Une mise en scène qui a pas mal vieilli mais qui reste suffisamment attractive pour maintenir le spectateur attentif malgré quelques longueurs un peu pénibles, un propos ouvertement orienté et engagé vers la gauche socialiste. Pas toujours fin dans son analyse mais une réflexion intéressante.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2018
Un juge d’instruction incorruptible, audacieux et obstiné (notre regretté Patrick Dewaere), aidé d’un inspecteur de Police intègre (feu son grand pote François Léotard), suite à l’enquête d’un simple braquage de station-service, engrène une investigation de plus en plus compromettante engageant d’anciens militaires, industriels, maffieux, hauts fonctionnaires et responsables politiques. Au-delà des violences et des difficultés des recherches, ils devront surtout lutter contre les pressions, intimidations, jeux d’influence et menaces les plus redoutables, celles de la clique complice siégeant dans les hauts milieux de la société Française de 1976 (au générique, et non 77 comme on voit écrit partout). Incarnés entre autres par Michel Auclair, Jean-Marc Thibault, Aurore Clément, Jean Bouise, Roland Blanche, et même un tout jeune Bernard Giraudeau, l’aventure rappelle avec plaisir une saison cinématographique révolue.
Clairement engagé à «gauche» par ses très nombreuses références, de ce film émergeront des soupirs indulgents et presque nostalgiques d’une époque naïve où la pouvoir ne pouvait être qu’à «droite», l’espoir des vertus dans l’éternelle opposition, et où la dualité entre les deux avait encore un sens. Y apparaissent aussi surréalistes les méthodes policières, les conditions de braquage, les énormités investigatrices, les conditions de sécurité publiques, armées ou bancaires. Inspiré du meurtre du juge Renaud en 1975, ce film se veut un pamphlet sociétal de son époque, précurseur d’un esprit qui osait dénoncer la malfaisance maffieuse dans des hautes sphères du pouvoir, sous l’accueil mitigé d’un public pas aussi désabusé qu’aujourd’hui.
Mais au-delà de ces décalages de près d’un demi-siècle, la mise en scène, sujets, enjeux et équations de cette société corrompue bénéficient d’une intemporalité parfaitement applicable à tous temps. Il en va de même en ce qui concerne l’hypocrisie classique de toute une caste professionnelle, en l’occurrence ici le syndicat de la magistrature, aidant, encourageant, tout en jouant la bienséance et en se cachant prudemment derrière le héros qui en a où je pense et qui fera tout le sale boulot à leur place.
Arnaut croco
Arnaut croco

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2018
La French en 10 fois mieux. Patrick Dewaere est impeccable en juge fougueux que son idéalisme conduira à sa perte. Marcel Bozzuffi est en quelque sorte le personnage de brute qui amène les actions spectaculaires dans le film qui flirte avec le film d'action. La scène du braquage dans le tunnel du périphérique est digne de Heat ! Les magouilles politico-mafieuses sont bien entortillées et en même temps faciles à comprendre. Boisset met en garde sur les milices politiques qui surtout à son époque ont fait bien du mal. Un très bon film.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2018
Un polar politique 70's à la française. Pas toujours simple niveau scénario. Après la mise en scène de Boisset est comme toujours super efficace et Deweare est bon dans la rigueur et la simplicité.Bref sympa à défaut d'être quand même pas inoubliable.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2017
Un film signé Yves Boisset, c’est la promesse d’une attaque en règle des dérives politiciennes de la société des années 70, où rode encore le spectre de la Guerre d’Algérie, où la Gauche n’a pas encore pris le pouvoir et où les mouvements contestataires avaient le vent en poupe, après avoir été longtemps étouffés dans la France Gaullienne. Pur produit de son époque, Boisset ? Un peu sans doute mais ce serait oublier un peu vite que le talent à part du réalisateur, qui lui a permis de faire accepter le manque de subtilité de ces partis-pris. Car, soyons clairs : dans les films de Boisset, on trouve souvent d’un côté les gentils (la plupart du temps, les travailleurs, les pauvres, les immigrés…) et de l’autre, les méchants (les patrons, les politiciens, les militaires…) sans qu’il ne s’encombre de beaucoup de nuances. Boisset est un homme de Gauche affirmé et entend le revendiquer dans cette France giscardienne (comme dans celle de Pompidou avant lui) et dénonçant les injustices et l’oppression des faibles par les puissants. Mais, une fois encore, là où bon nombre d’autres metteurs en scène partageant sa sensibilité politique nous gonflent à grand coups de films austères, lents et moralisateurs, Boisset a compris que son message serait beaucoup plus efficace dans un écrin de qualité. Et il faut bien admettre que ses films épatent souvent par la qualité de leur mise en scène, le soin apporté aux dialogues et la richesse époustouflante de leur casting. Qui, aujourd’hui, peut se vanter de faire des films aussi politisés et risqués (les menaces de morts sur le tournage étaient légions chez Boisset) avec des acteurs aussi prestigieux ? L’époque a changé, certes mais il faut bien admettre que Boisset, aussi bourrin et orienté qu’il ait pu être, manque au cinéma français… Avec "Le Juge Fayard dit le Sheriff", il ne renie aucun de ses préceptes puisqu’il nous raconte, deux à peine après les faits, l’assassinat du Juge Renaud (qui date de 75) et dénonce les circonstances éminemment politiques de cet assassinat en prenant le soin de dissimuler le moins possible l’identité des protagonistes. On retrouve, ainsi, le gang des Lyonnais (rebaptisé le gang des stéphanois), le ministre Chalandon (devenu ici le député Chalabert), le financement occulte des partis politiques et le SAC qui, quant à lui, est clairement désigné. Le film est immédiatement ancré dans une réalité qui n’a pas manqué de provoquer un certain malaise lors de sa sortie et qui lui confère, aujourd’hui, une aura unique. Le propos du ce "Juge Fayard" est, d’ailleurs éminemment polémique et ne manquera pas de donner des sueurs froides aux spectateurs d’aujourd’hui sur les mœurs de la société des années 70 (ou, plus précisément, sur l’impunité dont bénéficiait certains à une époque où les médias et Internet n’avait pas leur mot à dire). Boisset ne se contente pas de faire dans la dénonciation bête et méchante puisqu’il n’oublie pas d’aérer le récit par des moments plus légers (grâce aux méthodes atypiques du juge et à des dialogues payants) et qu’i s’autorise des séquences d’action intéressantes qui viennent rythmer le film. II a, également su soigner ses personnages, aidés, il est vrai, par des acteurs d’exception. Patrick Dewaere, évidemment, campe un juge justicier époustouflant et démontre, une fois encore, que l’acteur était capable de transcender n’importe quel rôle par sa jeu intense et sa capacité à aller à l’encontre des attentes du public. Son juge n’est pas un chevalier blanc mais un personnage avec son passé, ses convictions et ses défauts qui, de surcroît, est envoyé au feu par son syndicat (une des grandes idées du film ou, à tout le moins, une des plus subtiles tant elle rétablit un certain équilibre dans le manichéisme ambiant). Les seconds rôles sont tout aussi incroyables, de l’épatant Philippe Léotard en archétype du flic cool à l’incroyable Jacques Spiesser en collègue pressant, en passant par une galerie de salauds mémorables (Michel Auclair, Marcel Bozzufi, Daniel Ivernel, Jean Turlier, Jean-Marc Thibaud…) et de gueules de cinéma (Jean Bouise, Henri Garcin…). Seule le rôle d’Aurore Clément m’a laissé un peu dubitatif. Je peux comprendre l’intérêt de mettre en couple le Juge rouge avec une prof libertaire qui critique toute forme de répression (et, donc, ce qu’il représente), ce qui permet de nourrir le personnage et de ne pas le mettre sur un piédestal. Mais, pour autant, j’ai trouvé qu’elle été beaucoup trop perchée par moment, voire outrageusement cabotine (voir sa réaction à la mort de son lapin). "Le Juge Fayard dit le Sheriff" souffre, tout de même, d’un certain nombre de défauts. Tout d’abord, le dernier quart n’est pas forcément à la hauteur des trois premiers, notamment sur le plan de l’intensité. II est vrai que c’est souvent l’écueil de ces films dont on connait la fin (forcément tragique) mais force est de constater que le rythme se perd un peu à mesure que le dénouement approche. J’ai, également, trouvé que la scène finale spoiler: (où tous les pourris de l‘histoire se retrouve réunis, tout sourire, après la mort du Juge)
était franchement trop caricaturale pour convaincre totalement. Ce côté spoiler: "grand complot des élites corrompus contre le petit peuple honnête"
est, certes, la quintessence du cinéma de Boisset (et son charme aujourd’hui) mais, il reste, également, sa limite. Sans être un chef d’œuvre absolu, Le Juge Fayard dit le Sheriff reste un film rare et, à ce titre, doit être vu… ne serait-ce que pour éveiller des vocations quant à ce genre de cinéma tombé en désuétude.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2016
Découvrant Patrick Dewaere pour pratiquement la première fois, l'ayant à peine vu dans Pas de Problème de George Lautner, je n'ai pu qu'être agréablement surpris par sa personne. Il campe superbement son personnage de juge zélé qui se retrouve sur un dossier plus que délicat de crime organisé mêlé à des affaires politiques qui tient en halène jusque au bout car ce dossier se voit grossir au fur et à mesure que le film se déroule. Le réalisateur, Yves Boisset, le dit lui-même, il ne voit pas Patrick Dewaere jouer un personnage, il le voit vivre un personnage spoiler: et Je fus plus que touché par la fin tragique du Juge Fayard pour qui je n'avais qu'affection en revanche je fus quelque peu frustré de ne pas savoir ce qu'allait advenir du dossier pour lequel Fayard s'est battu jusqu'au bout.
Un film remarquable assurément.
Mephiless s.
Mephiless s.

74 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2016
Avec Patrick Dewaere incarnant le juge Fayard, on ne pouvait avoir qu'un bon film! Et bien le pari n'est pas manqué puisqu'Yves boisset frappe fort, une fois de plus. Ce film policier, somme toute classique, est une dénonciation du système judiciaire et de ses défauts. La mise en scène est plutôt bonne et certaines scènes sont vraiment prenantes!
pierrre s.

567 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2024
Un film convaincant qui s'appuie sur un scénario solide et de très bons acteurs. Le message manque tout de même de subtilité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 septembre 2015
Pas du grand cinéma, mais un bon polar politique "de gauche" assez typique des années 70. Assez bien fichu, notamment au niveau du rythme très rentre-dedans. Boisset touille les arrières-cuisines de la V e république post-gaullienne, et ce n'est pas très joli. Interprétation énergique de Dewaere et rassemblement d'acteurs à trogne pour les seconds rôles : Jean Bouise, Michel Auclair, Philippe Léotard, Marcel Bozzuffi, Jean-Marc Bory, Henri Garcin, Roland Blanche, Yves Afonso...
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