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Guillaume182
148 abonnés
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4,0
Publiée le 20 août 2012
La réalisation de Manderlay se concentre vraiment sur l'histoire, les personnages et les dialogues.
La fin de l'esclavage théorique aux Etats-Unis d'Amérique.
Un groupe de malfrat s'arrête dans le sud du pays près d'une vieille résidence.
La jeune femme fille du gangster tente de faire changer le mode de vie d'un groupe de noirs esclaves.
En les informant sur leurs droits, elle essaie de leurs rendre la liberté.
Le film pose une question pertinente sur la liberté et l'esclavage en Amérique.
L'Amérique est elle prête à considérer les noirs comme égaux?
Un film qui en dit beaucoup sur l'histoire et sur notre époque.
La fin est tout simplement bouleversante.
Le film critique aussi le monde occidental à travers les époques en mettant en scène l'esclavage et en évoquant le modèle Américain imposé à des cultures différentes.
L'hypocrisie des libérateurs, la dépendance à l'oppression.
Artistiquement admirable, cadre et photographie intelligente.
Des décors réduits au minimum afin que le spectateur se consacre au maximum à ce qu'il se passe sous ses yeux.
Loin d'être conventionnel, une nouvelle fois Von trier fait preuve de son talent et fait réfléchir le public pour ceux qui veulent bien s'en donner la peine et pour l'enrichissement du cinéma mondial contemporain..
Même pour ceux qui ont vu Dogville, on est toujours aussi surpris par l'originalité de ce film. Tout est atypique, digne de Von Trier: l'éclairage, le montage, l'aspect des lieux... et une grande authenticité dans le jeu! A découvrir allègrement!
Un bon film de Lars Von Trier, la suite de "Dogville", encore meilleure que ce précédent film, réalisé toujours avec le même style dans la mise en scène, style fascinant, plein d'originalité et de beauté. "Manderlay" s'attaque a peu de choses près aux même sujets que son prédécesseur, la sectarisme, le racisme ou plutôt la xénophobie, la vie de groupe... En ciblant cette fois le racisme envers les noirs pas les blancs, a travers une pertinente critique de l'esclavage. Un film tres fort, bien interprété et qui analyse avec beaucoup de justesse les sentiments humains.
Après Dogville, Manderlay. Même parti-pris artistique (décors réduits à leur plus simple expression, option qui se justifiait parfaitement en cours de film sur le premier épisode, et qui, sur cette suite, permet certes quelques petits plaisirs visuels comme le plan d'ouverture, mais ne dépasse jamais le stade du gimmick), troupe d'acteurs remaniée (Bryce Dallas Howard remplace sans démériter - mais pas pour autant avantageusement - Nicole Kidman, Willem Dafoe, pourtant excellent acteur, n'a pas la stature de James Caan, Jean-Marc Barr et Udo Kier reprennent chacun leur rôle de figurant de luxe, Lauren Bacall hérite d'un personnage différent et, pour ce qui est de la nouveauté, Danny Glover et Isaac de Bankolé font des merveilles), même structure narrative (fable en plusieurs chapitres), même musique, même manipulation macchiavellique du candide personnage principal et du spectateur, et même ressenti : le récit démarre mollement (on n'a en outre plus l'effet de surprise visuelle), prend vraiment son temps avant d'offrir quelques scènes intéressantes (la découverte de la classification, l'offre de services du tricheur professionnel), pour rattrapper le coup et finir en beauté dans un maelström de révélations et retournements de situation s'appuyant sur des faits apparament anodins disséminés ça et là tout au long du récit, ainsi que sur la faculté d'aveuglement de l'héroïne, donc du public. Au final, Lars Von Trier, au-delà de l'évidente condamnation de l'esclavage, va plus loin en foulant du pied la plus sacrée des valeurs américaines (et européenne par extension) et jette ses fautes à la face de l'occident en se bornant à exposer les problèmes sans pour autant proposer une réponse à la situation. Le ton ironique et complètement désabusé - pour ne pas dire misanthrope - avec lequel l'auteur dépeint la société semble indiquer avec fatalisme qu'il n'en existe pas...
Manderlay est le deuxième volet de la trilogie inachevée "USA : Land of Opportunities", initiée en 2003 avec Dogville. Le premier épisode étant un chef d’œuvre absolu, il était évident que la suite allait souffrir de la comparaison, et à juste titre : Manderlay n'a pas l'ambiance étouffante de Dogville, ni sa montée progressive en tension. Pire, l'attachement au personnage de Grace, qui était le cœur du film précédent, est extrêmement amoindri, pour ne pas dire absent. Cela vient peut-être du changement d'actrice, Bryce Dallas Howard reprenant le rôle de Nicole Kidman. On y perd au change, même si le jeu de la nouvelle venue, sans atteindre les sommets de sa collègue, est tout à fait correct et m'a agréablement surpris. Manderlay reprend le même système de décors que Dogville, mais le réalisateur n'a pas vraiment l'air de savoir quoi en faire. Ils ne servent plus le propos du film et donnent l'impression d'être plus là par soucis de cohérence visuelle que d'ambition artistique. C'est dommage. Pareil pour la musique, qui est presque intégralement reprise de l'autre opus. La construction de l'histoire est moins maîtrisée, l'intrigue mettant du temps à démarrer et le vrai message étant délivré dans les deux derniers chapitres. Mais il faut quand même reconnaître que Lars von Trier montre le racisme sous un angle inédit et terriblement intelligent. Il va complètement à contre-courant de ce qu'il se fait habituellement et c'est vraiment intéressant. spoiler: Il en va de même pour la critique de la démocratie, qui une fois instaurée n'est efficace que quand Grace prend les devants, pousse les gens à voter et travailler en groupe. Ils ont besoin d'un chef pour les guider et leur dire quoi faire, sans quoi quand ils votent ils prennent des solutions barbares (l’exécution de Wilma), ce à quoi Grace est très réticente. Celle qui prône la démocratie hésite même à imposer sa vision des choses, qu'elle considère comme la bonne. Une vision de la démocratie décidément remplie de sarcasme. Manderlay est évidemment un bon film, mais il est bien plus maladroit que son prédécesseur et possède des défauts non négligeables (la construction manquant de rythme, les personnages beaucoup moins marquants à l’exception de Wilhelm et Timothy...). A voir quand même pour l'histoire et le message, typiques des films de Lars von Trier.
L'effet de surprise est moins grand quand on a déjà vu Dogville mais l'idée reste géniale et l'interprétation toujours aussi bonne pour ce second volet (même si on regrette Nicole Kidman pour sa bouille !). La réflexion continue de façon très dense et très subtile. A voir jusqu'au bout pour les dernières images qui remettent en valeur les idées du film.
Un bon film qui aborde des sujets complexes tel que l'esclavage et la démocratie. Très bien mis en œuvre et surtout avec beaucoup de réflexion, ce film exploite et maîtrise parfaitement son sujet avec de multiple rebondissement et retournement de situation. En particulier le final bien réussi bouscule le déroulement habituel de l'intrigue. Manderlay est la suite de Dogville et on reconnait parfaitement la mise en scène qui y est similaire. Cela reste une bonne suite bien que différente et abordant d'autres thèmes. Néanmoins Dogville pour comparer possède une réalisation plus habile, un scénario plus riche et beaucoup plus de charisme donc meilleur que celui-ci. Au passage, dommage que ce ne soit pas Nicole Kidman qui est eu le rôle principal même si Howard s'en sort plutôt bien. Manderlay est une bonne suite qui ne fait pas défaut à son prédécesseur et qui marque les esprits dans son approche sur la manière de penser.
En lisant les différentes critiques de ce film, aussi bien de la presse dite spécialisée que du public, je prends peur. Je me dis que si presque plus personne ne soutient énergiquement toute nouvelle création artistique intelligente, alors le cinéma vit probablement ces dernières heures. Manderlay est effectivement l'un des très rares films intelligents (dans le sens où il questionne, interroge mais également se positionne) de ces dernières années. Et si personne n'est capable de comprendre le message par lui-même, si le public n'est plus que réceptif aux messages clairs et assénés, tout mâchés, qui éludent l'étape de la réflexion personnelle pour arriver à la conclusion, alors le cinéma ne sera bientôt plus que slogans publicitaires. De plus, ne pas saluer aujourd'hui, en 2007, en ces temps de disette artistique, une telle qualité de la mise en scène, illustre bien le formatage généralisé du public aux codes du "grand" cinéma tels qu'Hollywood en a fixé les règles. Mais la mise en scène, qui s'y intéresse aujourd'hui? Qui même sait ce que c'est? Enfin bref, je salue grandement ce film et j'attends avec impatience le dernier volet de cette trilogie américaine. Lars Von Trier est bien l'un des seuls dont on peut encore attendre quelque chose...
Lars von Trier nous offre une réflexion intéressante sur la démocratie, et sur l'intégration des noirs aux Etats Unis. L'ensemble est mis enn scène impeccablement dans un style qui n'apporte pas grand chose de nouveau à Dogville. Et puis il manque cette profondeur, cette puissance, cette émotion qui nous déroutait dans ses films précedents
Une suite loin du niveau que Dogville avait atteint. Un film lent, long et ennuyeux, dont la thématique principale (l’esclavage) est nettement moins intéressante que dans le précédent volet, néanmoins les décors sont presque aussi super. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Ca ne vaut pas Dogville, mais le film est pas mal non plus. Il montre que il ne faut pas refuser toute les mains tendu mais aussi savoir surveiller à qui on l'accepte. Les acteurs sont géniaux. L'image est moyenne mais c'est pas important. Lars von Trier est un bon.
Si Manderlay n'atteint jamais l'intensité brûlante de Dogville, ni Bryce Dallace Howard, bien que sensible, l'ambiguité de Kidman, Von Trier y conserve tout de même une beauté audiovisuelle, une qualité scénique et une force évocatrice des maux humains qui en font un petit grand film.
Un Lars Von Trier très troublant, en parfaite maîtrise de son discours, d'une portée exceptionnelle, soulevant beaucoup d'ambiguités. A voir. C'est mental, c'est intelligent, c'est très stimulant.
Après avoir adoré être finalement récompensé par ‘Dogville’ après un visionnage compliqué, j’étais prêt au même combat pour ‘Manderlay’. Mais cette fois, ça n’a pas fonctionné. Je pense que ce qui m’a vraiment accroché dans ‘Dogville’, c’est le personnage/performance de Paul Bettany, une présence incertaine/fascinante qui m’a donné un point de référence dans le film. Je n’ai pas retrouvé ça dans ‘Manderlay’. Ce qui s'en rapproche le plus, c'est Danny Glover dans le rôle de Wilhelm, mais on ne le voit pas assez pour que le personnage exerce le même genre de fascination. Reste un film complexe et profond, mais n'apportant pas beaucoup de plaisir.