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Sid Nitrik
74 abonnés
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4,0
Publiée le 2 octobre 2013
Jean-Pierre Melville offre une merveille de polar noir. Le réalisateur prend son temps pour diriger un Alain Delon sombre et taiseux dans un film... sombre et taiseux. La nuit, la grisaille, un appartement blême, une partie de cache-cache dans le très « chaleureux » métro parisien, un oiseau en cage, une citation du « Bushido » sur la solitude, tout est construit pour plonger le spectateur dans une atmosphère noire et intrigante, univers de prédilection de Melville. La leçon à tirée de ce film ? Comment sublimer la morosité, la solitude, la mort.
Un film référence passionnant et époustouflant de maîtrise. On est là en présence d'un film singulier et surtout hors du commun d'un point de vue purement cinématographique. D'une modernité incroyable, la mise en scène est un véritable chef d’œuvre. La caméra est toujours là où on ne l'attend pas et chacun de ses plans est justifié et sublimement filmé. L'ambiance est électrique et sombre à souhait, le propos taiseux comme il faut. On regrettera peut-être un certain manque d'intensité parfois, et d'un brin de profondeur chez les personnages secondaires. Delon est sensationnel.
Polar noir et silencieux dans le plus style melvillien dans lequel Delon, inoubliable dans son personnage de Jef Costello, livre une composition d'une magnifique sobriété.
Après dix premières minutes, d'un calme, d'une froideur presque surnaturelle, d'un silence pesant, le tout appuyé par une musique en accord parfait, pour une ouverture de film incroyablement percutante et profonde, où le spectateur est transporté comme rarement, on suit un Delon taciturne, plutôt bon dans son rôle ( a la différence de sa femme ), dont la voie résonne comme une terrible sentence a chaque répliques, qui accomplie ses actions avec une nonchalance déconcertante! Un film calme, silencieux, transcendant, mais qui manque d'une touche de grandiloquence a mon goût, et quelque peu de hauteur et d'ambition! Efficace et agréable a regarder de monsieur Melville!!!
Une étoile pour la musique, la photo et la nostalgie. Une demie étoile pour Nathalie Delon qui est la seule à jouer correctement. Pour le reste : François Perrier est particulièrement mauvais. Le scenario invraisemblable, sans aucun rebondissement ni suspens en fait un film ni crédible ni rythmé.
De la 1er collaboration entre Melville et Delon est né le Samouraï. Ce thriller où l'on retrouve Delon en tueur à gages ( Jef Costello dit le Samouraï), devenue mythique. Le Samouraï est un film de 1967, et pourtant on se croirais dans un film muet. Il y a peu de dialogues, tout ce joue sur les regards accompagné d'une superbe bande son. Delon à dit dans un interview que le Samouraï était un film sur la solitude. Il a parfaitement raison. Jef Costello vit seul, a peu d'amis et comme le dit le Bushido#: "Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï, si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle... peut-être... " #Bushido : Le bushido est le code des principes moraux que les samouraïs japonais étaient tenus d'observer
Melville prend tout son temps pour développer une intrigue relativement basique... Et c'est tout à son honneur. On peut profiter pleinement de cette ambiance de film noir à base d'imper', de borsalino, de revolver et de la réalisation impeccable de Jean Pierre Melville. Une merveille.
Jean-Pierre Melville signe un polar noir et froid avec un tueur a gage sans répit magnifiquement interprété par Alain Delon . Un des forces de ce film serait a mes yeux cette interprétation d'Alain Delon qui démontre parfaitement son talent , mais le reste peu laisser perplexe avec un rythme qui parfois devient presque soporifique , des scènes ou il ne se passe pas grand chose , ou ça ne parle pas et le scénario semble peu approfondie , c'est très classique et ça ne semble pas aller loin du tout . Reste le charme des années 60 qui colle parfaitement , imperméable , chapeau et revolver le tout sur une ambiance pesante et froide avec une bande son de jazz qui est juste superbe , ceci en fait un polar noir et efficace mais qui a tout de même ses petits défauts .
Premier Melville pour moi et j'ai été passablement déçu. Honnêtement, outre la forme plutôt plaisante, enfin très cohérente avec ce genre d'histoire (et d'ailleurs sublimée par la musique dantesque de François de Roubaix, mi-inquiétante mi-jazzy, un vrai régal), le fond m'a rarement captivé. Pour moi l'histoire est simplement regardable, bon il y a un petit sursaut vers la fin avec une révélation, mais voilà. Pour le reste rien de transcendant, le personnage de Delon est certes fascinant et amène à une certaine réflexion, mais tous les détournements de l'histoire, que je considère comme ces filatures extrêmement longues et indénombrables, développées et sur-développées, m'ont quasiment "achevé" je dois dire. Donc le scénario est plutôt sympathique, la forme a des qualités (notamment si on a la chance de voir la version restaurée), et pour les amateurs de genre ça peut paraître pour un classique, mais pour moi c'est surtout un film (trop) lent, difficilement accrocheur, sur la solitude d'un homme (mais là encore ça aurait pu être bien plus exploité...), et voilà j'ai sommeil maintenant, il se fait tard.
Dès la première image, nous savons que nous sommes chez Melville, et nous sentons que le film va synthétiser tout ce qui fat son style : une chambre sombre, dépourvue de tout détail superflu, une chambre presque vide pour ne garder que l'essentiel. Une chambre épurée qui ressemble plus à une prison, idée relayée par la cage de l'oiseau. Le seul mouvement est constitué de la fumée qui s'échappe de la cigarette du héros, couché et immobile sur son lit. Une phrase s'inscrit sur l'écran : "Il n'y a pas de solitude plus profonde que celle du samouraï, si ce n'est celle du tigre dans la jungle... peut être.". Un plan, et tout est déjà là : épure, héros solitaire, prisonnier de son destin, animalité de l'homme, silence privilégié. Melville nous emmènera dans une tragédie moderne, nourrie à la fois de l'influence du film noir américain et du film de samouraï japonais. Un film qui sera épuré, nous faisant voyager dans des décors réduits à leur expression la plus pure, entre l'univers sombre du héros et l'univers plus lumineux de l'autre personnage, la pianiste (le club de jazz, son appartement). Nous rencontrerons en fait une galerie de personnages marquants, tous plus ou moins solitaires, chez qui la frontière entre le bien et le mal est floue. Ainsi, le commissaire obsédé par Costello, qu'il apparente à un loup, comme s'il incarnait un chasseur en quête de proie, n'est peut être pas plus vertueux que lui. Michael Mann s'inspirera de ce parallèle au moment de réaliser "Heat". Melville prend son temps pour créer une atmosphère, pour faire monter lentement la tension, en jouant sur la précision de son montage et la puissance de ses images. Les dialogues sont alors réduits à l'essentiel. La fameuse scène de poursuite se déroule ainsi durant de longues minutes sans qu'un seul mot, ou presque, soit prononcé. Et pourtant, on veut toujours suivre ce héros, cet antihéros, tueur solitaire, froid, inexpressif, dont on ne connait presque rien, mais auquel on s'attache malgré tout. Alain Delon trouve peut être là son meilleur rôle ; en tout cas, son jeu s'adapte à merveille avec les personnages melvilliens. Avec ce personnage du samouraï Costello, nous avons peut être l'archétype du tueur solitaire et mystérieux, un modèle qui fascinera bon nombre de cinéastes postérieurs, de John Woo ("The Killer") à Nicolas Winding Refn ("Drive"). Nous pouvons donc voir aujourd'hui pas mal de descendants à cet immortel personnage de Costello ; comme quoi, il n'était pas si solitaire, en fin de compte.
Un polar captivant, porté par un Delon exceptionnel. Avec son intrigue aussi basique que fascinante, Le Samouraï se démarque par la réalisation ultra sophistiquée de Jean-Pierre Melville.
Etrange comme un titre peut changer la perception d'une oeuvre. Le Samouraï, c'est la solitude : "Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle... peut-être...", c'est avant tout l'honneur. Pas de doute que Melville veut voir le spectateur s'identifier à ce tueur à gages élégant et taciturne. On est de son côté tout le long du film, dans un mélange de pitié et d'admiration. Melville filme des esquisses, des clichés de personnages, il tire du même coup son film vers le mythe. Dans un style ultra-dépouillé - dialogues rares et secs, intrigue minimaliste -, il réinvente le film policier, et fait du Samouraï un film essentiel, dans tous les sens du terme. Un sommet du cinéma français.
Pour être franc, je n'ai jamais réellement apprécié Alain Delon en tant qu'homme. En tant qu'acteur, ça varie du bon au risible. Mais dans "Le Samouraï", le jeu de monsieur apporte une grande touche "solitary man" à l'ensemble. C'est d'ailleurs ce qu'il est dans le film... "Le Samouraï", sorti en 1967 et réalisé par Jean-Pierre Melville est une pépite du film noir, à l'ambiance particulière, calme et nerveuse à la fois, à l'image de son héros, Jef Costello (Alain Delon donc), tueur à gages solitaire chargé de liquidé le patron d'une boîte de jazz. Cependant, ce dernier sera trahi par ses commanditaires et pourchassé à la fois par la police. Jean-Pierre Melville exerce tout son talent dans ce film noir. "Le Samouraï" a aussi inspiré de grands cinéastes comme Jim Jarmush dans son "Ghost Dog" ou encore John Woo pour "Le Syndicat du crime". Succès mérité. Le long-métrage peut dérouter celui qui s'attend à de l'action, de l'action et encore de l'action. Mais pour peu qu'on y accroche, il s'agit d'une véritable leçon de cinéma, à la technique et au scénario magistraux. Chaque scène possède une intensité propre tant la réalisation est subtile. En outre, "Le Samouraï" est l'un de ces grands films français qui resterons dans les annales à tout jamais. Melville signe ici une oeuvre forte et cohérente.
une énorme perf de delon et la mise en scène de melville est sensationnel. une musique des décors une ambiance froide peu de texte une certaine frustration voulu par le réalisation comme l'indique la citation sur les samouraï au début .