Le Samouraï
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261 critiques spectateurs

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Steeve mazzucotelli
Steeve mazzucotelli

47 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juin 2026
Un polar, et plus que tout autre genre peut-être, se doit d'être logique. Or, ici c'est n'importe quoi dés le départ. Un scenario aussi invraisemblable m'empêche d'entrer dans le film. Il n'y a rien de crédible. Le style est très kitch aussi. Les dialogues et la mise en scène sont pas terribles non plus, voire ringards. Les acteurs, ça va, quoique le style froid et laconique de Delon en tueur à gage, faut aimer. Moi je suis pas fan, même s'il faut reconnaître qu'il a un certain charisme. Les personnages secondaires aussi, notamment la pianiste, ne sont pas du tout travaillés. Et le rapport avec les samuraïs est très léger. Pas grand chose donc à se mettre sous la dent, si ce n'est le charisme d'Alain Delon, l'ambiance polar classique sympa et le joli métro parisien des années 60. Mais franchement Melville est un réalisateur surcôté. Ses films, du moins ceux que j'ai vus, sont mal fichus et ont très mal vieillis.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2026
Il y a des films qu'on aime, et puis il y a celui-là, que je garde tout en haut, dans le cercle minuscule des chefs-d'œuvre qui m'ont vraiment marqué. Le Samouraï, c'est la solitude à l'état pur, ni triste ni plaintive, juste une condition, aussi nue que la chambre grise où Jef Costello vit seul avec un oiseau en cage. Jean-Pierre Melville dit tout sans rien dire : aucune psychologie, aucune explication, rien qu'un homme qui n'existe qu'à travers ses gestes, où enfiler les gants et faire tourner le barillet deviennent la seule langue de l'âme. Le film est en couleur, et pourtant tout y a été vidé de ses teintes vives jusqu'à un noir et blanc moral : un Paris fantôme, des ciels toujours bas, des rues désertes où l'on se faufile comme une ombre en imper. Ce Paris n'est pas un décor, c'est un état d'âme.

C'est le rôle de toute une carrière pour Alain Delon : un visage de marbre 99 % du temps, et c'est ce 1 % où une émotion finit par fendre le masque qui nous cueille. Le pari de l'inexpressivité, il le gagne : ce visage immobile devient le cœur battant du film, et sa silhouette (imper, borsalino, montre portée à l'envers) a dépassé l'écran pour devenir culte. Le rythme est lent, et c'est exactement ce que j'ai aimé : la lenteur ne dessert jamais le film, elle nous enferme avec Jef, elle nous fait attendre sa mort à ses côtés, comme si on lui tenait la main jusqu'au bout. Ce n'est pas un suspense, on ne se demande jamais s'il va s'en sortir, c'est une tragédie où l'on regarde comment il va tomber. Le jour où il épargne la pianiste, le seul témoin qui l'a regardé en face, la mécanique se fissure : le samouraï devient ronin, déjà condamné. La seule once d'humanité de Jef est précisément ce qui le tue, et il le sait : sa mort n'est pas une défaite, c'est un choix. Un hara-kiri où le samouraï décide lui-même de son heure.

La scène d'ouverture, la filature dans le métro, rien que l'image et le montage, restent des sommets du cinéma. La preuve qu'on peut créer une tension pure sans une ligne de dialogue. La musique de François de Roubaix ne dramatise jamais, elle est glaciale et envoûtante, pendant que le jazz des clubs enfumés fait briller une chaleur où Jef n'entrera jamais. C'est pour moi LE grand chef-d'œuvre de Melville, le mariage de deux genres qu'il vénérait : le film de samouraï et le film noir, dans un Paris rêvé qui n'existait que dans sa tête. L'ombre de Melville plane encore sur des générations de cinéastes, de John Woo à Tarantino. Le Samourai est finalement un film sans émotion qui en procure une immense : voilà pour moi son grand paradoxe, et ce qui le rend à part. Alors quand Jef revient au club, l'arme vide, marcher droit vers les balles, on ne pleure pas un perdant, on regarde un homme reprendre la main sur son destin. Merci Jean-Pierre, merci Alain.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2026
Le Samouraï de Jean-Pierre Melville est un véritable chef-d’œuvre, malheureusement que les films d’aujourd’hui ne sont plus à ce niveau. Alain Delon est formidable dans son rôle
Missions Ciné Club
Missions Ciné Club

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2026
Un film qui démarre par une question : spoiler: avons-nous affaire à un héros à un tueur?
Le scénario paraît un peu sorti du chapeau au premier abord, mais le côté classique, l'ambiance sombre, aidée par la musique, finit par l'emporter . La
fin nous laisse sur notre faim.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2026
La dernière image ? Et bien la toute dernière, allez ! Cette scène de bar de nuit désertée, la jeune pianiste assise qui vient de comprendre le sacrifice du Samouraï pour ses beaux yeux. Le cadre, l'image, sont vraiment ceux d'un roman graphique d'un style, d'un maniérisme qui transcende littéralement l'histoire plutôt bancale au passage. Car si l'on va du côté de la vraisemblance, de ce mariage entre film noir et d'espionnage, on pourra légitimement être un peu déçu : cohérence de l'intrigue, personnages féminins peu intéressants... La musique de François de Roubaix vient d'ailleurs renforcer l'idée que le Samouraï est d'abord un film d'atmosphère, presque fantastique à certains égards (cet immeuble où crèche Costello et dont on ne croise pas le moindre voisin), et vient souligner à merveille la solitude de ce tueur à gages comme égaré dans la grande ville... L'on traverse le Paris de cette fin des années 60 et personnellement avec une émotion très forte ! Et l'on finit par s'attacher à ce Costello fébrile à l'heure fatidique de voler une voiture et dont on ne sait fichtre rien mais dont on devine tout de même qu'il cherche désespérément quelque chose, oui mais quoi ? Un brin d'amour dans le regard d'une femme, comme dans celui de cette pianiste.
Tout Delon est là. L'impossible bonheur. Je le préfère dans Mr Klein , il y est plus imparfaitement humain. mais ici il atteint une forme d'épure, d'absolu dans le tragique jusqu'à nous attendrir. On ne sait rien de ses intentions, de ses pensées, de ses démons intérieurs. Même si l'on voit bien que ça boue là-dedans, que ça vit en cachette du vaste monde. L'âme en peine.

D'ailleurs, je repense à Collateral (peut-être son véritable "enfant naturel") qui reprend à son compte cette figure du tueur à gages et je constate avec le recul que tout était déjà là : métro, boulot, dodo, complot, zigouillage à gogo. On y retrouve cette routine, nos vies de solitude : le réveil à rebours, le métro, les collègues de travail (dans un garage obscur où l'on vient et revient sans parler, ou à travers l'alignement énigmatique de silhouettes dans un commissariat où chacun devient subtilement interchangeable, remplaçable), la maîtresse, la régulière, mais naturellement disponible que sur un créneau précis, jusqu'à 2 heures moins le quart ! Le travail, le travail, le travail. Aveuglément. Enfin le bar ou le tripot, ces lieux où l'on pense aller se changer les idées, oublier nos vies d'esclaves le temps d'un soir pour y revivre la grande illusion des 30 glorieuses. Et toujours les riches dans leurs beaux appartements cossus et les pauvres qui vivotent avec ceux d'en bas (Metropolis n'est pas loin).

C'est pour cela que le Samouraï reste un immense film. Parce qu'il parle de nous, de notre monde, d'aujourd'hui, de nos vies travaillées, de la perte de valeurs et de sens qui va grandissant. Gagner de l'argent mais à quel prix ? Pour en faire quoi ? La question reste posée..
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 novembre 2025
Film très lent de Melville mais au combien captivant. Une mise en scène assez western par moments pour un polar des plus tendus. On a très peu de répliques pour le protagoniste et très peu de musique pour laisser les images parler et tout se dessine dans les regards, les cadrages et les mouvements de caméra. Le casting est assez parfait mené par un brillant Alain Delon. Un petit reproche sur quelques transitions et sur le personnage de Valérie que j’aurais bien aimé voir plus longtemps. 17/20 (Netflix)
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2025
C’est une rencontre magique que seul le cinéma peut opérer, celle d’un réalisateur de renom Jean-Pierre Melville et d’un acteur au charisme fou Alain Delon, le premier offrant au second l’un de ses rôles les plus marquants. Incarnant un tueur mutique, froid et ambigu, l’acteur dès sa première apparition à l’écran est saisissant et capte toute l’attention de la caméra dirigée d’une main experte par un cinéaste inspiré. Brut, sans fioriture, mettant en scène des protagonistes aux motivations floues employant des méthodes douteuses « Le Samouraï » est un film noir remarquable figurant à juste titre comme un modèle du genre.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 889 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2025
Melville manque d'inspiration dans ce noir trop atone. Dans la forme, on reconnait aisément les marqueurs du genre, mais c'est dans le fond que le film pèche : les scènes s'étirent régulièrement sans raison, et l'enchainement très lent des événements confèrent à l'ensemble un rythme trop faible pour espérer maintenir l'intérêt. Et c'est sans compter le manque d'envergure des personnages, à l'image du principal, qui semblent tous glisser sur cette histoire sans ancrage aucun.
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2025
je n avais jamais visionne ce classic de melville et qui est l un des filmms reference d alain delon.
j'avoue ne pas avoir etait passionne mais aussi que lz film degage quelque chose de pesant. la realisation de melville totalement assume , de mettre en scene en scene ce personnage solitaire , mutique et minutieux dans un paris sombre ,de la nuit. il ne sort que pour executer ses contrats de facon precise. vision moderne du " samourai" je dirai meme urbaine. le scenario est vraiment trop basique ce que je regrette et la lenteur de la mise en scene a la longue est presque genante. on souhaiterai plus de dialogue , en savoir plus... mais melville fais ce choix et nous propose a contrario des cadrages du beaux alain delon ! stoique , sobre , mutique... sans rien dire ,il joue sa composition par sa seule presence. tel un samourai il effectue ses contrats tout en sachant la fin qui lui est promis.
il y a aussi unz joliz musique d ambiance.
beau film de qualite du cinema francais qui vieillit difficilement.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Voilà un film bien étrange. En effet, il est parfait en beaucoup de point : un scénario intéressant qui nous plonge dans le milieu des truands et des tueurs à gage, des acteurs au top, des décors parisiens bien oublié aujourd'hui, un suspense bien soutenu tout au long du film. Mais voilà, il y a cette fin! Mais quelle fin! Un peu du n'importe quoi car même les explications du réalisateur semble un tantinet psychédéliques. Oui, la fin est ratée car on ignore pourquoi cette fin. Bien dommage, on aurait frisé le chef d’œuvre avec une fin plus cartésienne.
A voir par les amateurs de thriller policier et les fans de Delon, qui illumine bien la pellicule.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Malgré son faciès sans expression et les dialogues minimalistes, Alain Delon envahit l’écran aux couleurs glauques et enveloppe la réalisation au rythme lent et aux plans appuyés. Ce film est avant tout une peinture et une ambiance plus qu’un polar, parce qu’à part la traque des policiers, il n’y rien d’intéressant dans le scénario truffé d’invraisemblances : spoiler: la filature est perdue mais il est quand même retrouvé, pourquoi tuer la pianiste, après son assassinat il va dans un tripot où il est sûr de se faire prendre…
Ilyassovitch
Ilyassovitch

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2025
Peu de dialogues, peu de musique, une intrigue minimaliste mais tendue, le suspense est bien amener et exécuté, l’esthétique est soignée, dans le rôle principal, Alain Delon qui incarne Jef Costello, un tueur à gages méthodique, parfaitement joué, du grand cinéma français !
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
Un homme seul dans une chambre vide, un oiseau qui s’agite dans sa cage, un imperméable gris, un chapeau baissé sur le regard.

Le Samouraï s’ouvre sur une image figée comme une gravure.

Le tueur à gages qu’incarne Delon se meut avec la lenteur d’un fantôme dans un Paris sans chaleur, suspendu entre codes d'honneur et routine criminelle.

Chaque geste est codifié, chaque silence plus lourd qu’un aveu.

La mise en scène épure à l’extrême, rendant chaque plan essentiel, presque cérémoniel.

Pas de psychologie, pas de débordement : tout est contrôle, précision, fatalité. Le récit avance à pas feutrés, sans sursaut, jusqu’à une fin inéluctable.

Le style prend le dessus sur l’émotion, créant une atmosphère hypnotique et glacée. Un film qui s’impose plus qu’il ne séduit.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2025
Le sens du suspens parfaitement exécuté, un cas d'école. Delon est énorme. Du cinéma français comme on n'en fait plus
Antoine H
Antoine H

47 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2025
Avec Le Samouraï, Jean-Pierre Melville signe un chef-d'œuvre où l’esthétique l’emporte sur le réalisme, et c’est précisément ce qui fait sa puissance. Le scénario, minimaliste et parfois peu crédible (Jef gardant son manteau et son chapeau après un meurtre, vraiment ?), devient presque secondaire face à la mise en scène glacée et hautement symbolique.
Chaque plan est composé comme un tableau : lumière froide, cadres géométriques, silences pesants, tout évoque l’isolement et la lente disparition du personnage principal, Jef Costello, tueur impassible au regard vide. Son oiseau en cage, qui perd ses plumes à l’approche du danger, reflète sa propre fragilité.
La musique, rare et subtile, n’intervient que là où le silence ne suffit plus. Le Samouraï est une tragédie visuelle, une méditation sur l’honneur, la solitude, et la mort. Un film hypnotique, intemporel, où chaque image pèse plus lourd qu’un dialogue.
Un polar d’auteur où le style est le vrai sujet.
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