Le mythique Samouraï de Melville, c'est un film noir à la française, avec un Delon impeccable, au sommet de son charme, une mise en scène sobre, froide, intelligente, un suspense palpable. Très peu de dialogues dans ce film, mais une atmosphère oppressante et le tout sur des bruits du métro, des bruits de pas, des piaillements d'un oiseau... Délicieux polar des années 60, j'adore.
Acclamé comme un chef d’œuvre, je ne suis pas d'accord. Certes l'ambiance du film est totalement maitrisée, mais je n'ai pas été plus fan que ça du jeu de Delon ; il se contente d'être là, silencieux. Mais le vrai problème est le scénario. On ne comprend pas pourquoi cet homme spoiler: va à la mort et n'a plus le goût de vivre et surtout, dès le début du film, il est incompréhensible qu'il se prépare un tel alibi, pour derrière aller se planquer dans un garni où les flics vont forcément venir le ramasser. Inconnu des services de police, il aurait été tellement plus simple de se planquer chez lui. Du coup, tout le reste du film tombe à l'eau !
5 conseils pour réaliser un film qui puisse prétendre au titre de chef d’oeuvre : - choisir un scénario tellement truffé d’incohérences et d’invraisemblances qu’il décourage d’avance toute tentative d’interprétation - choisir un rythme lent, lent, très lent... pour donner l’illusion de l’intemporalité - se focaliser sur les petits rituels : enfilage des gants, inspection de la cage à oiseau… - choisir une mise en scène épurée : décors minimalistes, dialogues réduits au minimum - choisir un acteur mutique au visage totalement inexpressif. On est pas dans l’humain mais dans l’universel Si avec tout ça, vous n'apparaissez pas dans la liste des chefs-d'oeuvre c’est à désespérer,
En 1967, Jean-Pierre Melville signe un polar sombre basé sur une enquête policière au rythme très lent, sans véritable action, mais étonnamment prenante. A l’aide d’une mise en scène méticuleuse (l’intense séquence de course-poursuite dans le métro parisien), on assiste au jeu du chat et de la souris entre un commissaire obstiné et un tueur à gage solitaire. Alain Delon y trouve un rôle taillé sur mesure avec cet homme taiseux et méthodique. Le film dégage ainsi une ambiance oppressante toujours orientée vers le désenchantement. Bref, un grand classique.
Après avoir vu "Le cercle rouge" également de Jean Pierre Melville, "Le samouraï" me fait comprendre que ce réalisateur maîtrise le film noir, les films très sombres avec peu de dialogues mais très maîtrisé. Sorti en 1967 avec Alain Delon en tête d'affiche au sommet de son art, on ne peut qu'avoir un film réussi. L'acteur mort il y a quelques jours incarne un tueur à gage froid et très classe. L'ambiance du film dans les années 60 est quelque chose que j'aime beaucoup, une période où tout le monde s'habillait avec classe, où le langage soutenu et l'art de bien parler était sur toutes les lèvres. Même si la parole n'est pas le gros point fort de ce film, le style lui est bien présent. La mise en scène de Melville est géniale et le film commence par dire qu'il n'y a pas plus profonde solitude que celle du samouraï. Ce fameux samouraï qui loge dans un petit appartement parisien très sombre est imagé à travers l'oiseau dans sa cage. Et cela est plutôt bien vu, car le samouraï va à l'image de l'oiseau tenter de sortir de sa cage. Sauf que sa cage à lui sont les personnes qui le paie pour tuer.
Au delà de tout ça, je trouve le film très bien mais avec quelques éléments qui m'ont un peu dérangé d'où le fait que je ne le qualifierai pas d'excellent film. Le samouraï a un alibi parfait après son crime face à la police. Tout porte à croire qu'il est innocent et pourtant l'enquêteur a un doute et va jusqu'à engager une cinquantaine d'hommes pour le surveiller. Peut être que je me trompe mais cela n'arriverai jamais réellement de mettre autant de moyen pour suivre un homme qui a tout pour être innocent même s'il ne l'est pas.
Mais sinon le samouraï est un film que j'ai vraiment bien aimé et qui me donne envie de découvrir davantage de films de Melville et d'autres films avec Alain Delon.
c'est lent, très lent. il n'y a aucun rebondissement. les scène s'étirent et on s'ennuie ferme. le scénario est vu et revu, vraiment je ne comprends pas la hype autour de ce film
Je peux comprendre que l'ambiance que Melville développe dans "Le Samouraï" a été révolutionnaire en 1967, que ce film ait pu être fascinant pour bon nombre de réalisateurs aussi, mais il faudrait quand même se pencher un peu sur le scénario pour l'évaluer. Qu'il soit très simpliste n'est pas un problème, c'est l'accumulation de choses ridicules qui m'ont 'énervé'. Je ne vais pas faire la liste de toutes ces choses qui m'ont fait sortir du film, mais après avoir revu "Le Samouraï" je comprends mieux pourquoi je n'en avais gardé aucun souvenir.
Si on aime e cinéma de Melville, il faut bien avoué que là le scénario est plutôt banal! A vouloir nous faire croire que le tueur à gage est un samouraï et pas un yakuza, le personnage s'écarte trop de la réalité des documentaires, même sur les personnages des triades chinois ou des Yakuza japonais.... tout le monde garde son calme, alors pourquoi l'enquêteur s'acharne sur l'individu le moins probables ? On aime Melville, mais là cela ne passe pas.... et le Delon dans le clan des Sicilien est plus le personnage réel que ce tueur froid impassible entouré de personnages froids quasiment impassible... le tueur irréalistes déteint sur tous les personnages....Il faut le dire ce n'est pas la seule fois que l'acteur n'est pas crédible, i l'a été aussi dans une comédie où il essaie de se moquer de lui sans succès en prêtre poursuivie par son enfermé. Delon enfermé dans son image de beau gosse ne sais pas se ridiculisé, quand il joue dans des comédies, il est encore le beau gosse personnage principale en voyou ou héros implacable oui ( Pour la peau d'un flic) et même quand il joue les timides d'un couple de jumeau ( la tulipe noire) il est parfait, et n'a rien d'un Claude Riche ( voir les Tontons Flingueurs notamment) Delon est plus crédible en tueur à l'aspect de communiant mais ne pouvant se passer de sexe ( le Clan de Sicilien) en timide (la Tulipe Noire, Christine) ou en vengeur masquer ( la tulipe noire) que dans un tueur impassible idéalisé sans le moindre faut pas car comparé au Samouraï qui se bas pour un seigneur local chargé de protéger son domaine et qui doit respecté un code.... Mr Melville se serait-il fait avoir à cause de la prétention de la Mafia à avoir un code de conduite.... qui n'en ait pas vraiment un ? Bref, un des films où l''on attend plus de l'association Delon / Melville, qui là est un échec! Et un lfair du policier mal compris... car un détail cloche mais comme on le voit dans Colombo.... c'est ce détail qui sonne faux qui est à l'origine de l'inspecteur de Police, quand ce n'est pas une histoire de bouc émissaire d'un coupable vers tout converge !
Un polar avec un Delon sans dialogues, néanmoins ce tueur theseux arrive à nous faire passer ce personnage. Un film qui va comme un gant à Alain Delon, à voir et revoir juste pour l acteur resplendissant dans cette réalisation.
Ce film ne vaut pas plus de deux étoiles, je ne sais pas si aujourd'hui, si c'était un nouveau film, il serait aussi bien accueillis, le scénario est d'une triste simplicité, aucune intrigue, aucun rebondissement, quand à Delon, il ne dit pas grand chose, si ce n'est le minimum syndical, je pense que n'importe quel autre acteur masculin aurait pu jouer le rôle! Ce film a vraiment mal vieillis, seul point positif, j'ai revu les années 60, j'avais 12ans...
Le prototype du film adulé, dont je suis complètement passé à côté. Vu pour la première fois en 2024, je découvre un film dont le scénario m'échappe : pourquoi ce tueur à gage se laisse-t-il tirer comme un lapin en pleine salle de spectacle ?! Avant cette conclusion désarmante, le film ressemble plus à une visite des quartiers peu amènes du Paris de 1967. On y voit que le métro à l'époque était quasi vide. On note l'élégance dans les rapports humains et dans la pratique de la langue française en ce temps-là. Ça relève presque du documentaire. En fait tout tient à la présence hypnotique d'Alain Delon. Les phrases qu'il prononce doivent en tout tenir sur une feuille A4 en police 14. Son charisme parle pour lui. Quant à la phrase citée au tout début, soi-disant tirée du Bushido (le livre des samouraï), elle ne serait en fait qu'une invention Jean-Pierre Melville, comme pour signifier au spectateur l'arnaque de son film : "Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle.. peut-être..." À réserver aux nostalgiques du célèbre acteur.