Raviver une saga Après une longue absence ( rappelons que mésestimé Jurassic Park 3 date de 2001) c' est rarement une formule payante.
La décennie à changée, l' industrie du cinéma à evoluée et les attentes des fans sont décuplées.
Revenir à la saga Jurassic Park 14 ans après le dernier volet etait donc un pari casse gueule et pourtant, avec ce 4 ème opus , Colin Trevorrow et son équipe livrent un spectacle en tout point
bluffant .
Dans ce volet donc , le rêve de John Hammond devient réalité puisque le parc d' attractions dont il avait rêvé est ouvert depuis quelques années maintenant au Costa Rica et accueil des milliers de personnes chaques années.
Pour redonner un peu d intérêt au parc ( et satisfaire les investisseurs) , un nouveau dinosaure l ' Indominus Rex , à été créer en laboratoire plus dangereux , plus féroce et qui est censé etre la future sensation de Jurassic World.
Quand celui ci parvient à s' echapper de son enclos, l' île et ses milliers de touristes courent un grave danger.
Quel plaisir de voir que cette saga avait encore du potentiel et qu en plus toutes les bonnes idées qu on aurait pu imaginées pour une suite sont ici exploitées.
Oui, ce Jurassic World est le prolongement logique de ce qu aurait été Jurassic Park , est d avoir un fîm oû le parc tant fantasmé est enfin ouvert est une excellente idée.
Ce fîlm fonctionne parfaitement parce qu' il respecte parfaitement l' adn et l' essence même du premier film.
Au delà des nombreuses références faites à la trilogie originale ( et croyez moi elles sont nombreuses) , le film est une extension du lore de la saga , tout en ayant sa personnalité propre.
Le blockbuster hollywoodien ( et l' industrie du cinéma par prolongement) étant lui même en constante évolution, ce Jurassic World est un hybride des besoins de retourner aux fondamentaux de la saga , tout en cassant les codes.
Pour répondre aux nouvelles attentes des spectateurs et donc faire un parallèle avec cette industrie en constante évolution, la saga ce devait d' avoir un super prédateur plus grand et plus menaçant.
Car c est le parti pris de cette opus , face à la lassitude du public pour les anciens carnivores, il fallait innover et manipuler la génétique pour engendrer un super prédateur.
Ĺà encore la manipulation génétique ( comme dans le premier film.) est plus que jamais pointée du doigt comme une fin commerciale destinée à attirer plus de clients. Comment la recherche de profits et de performance genetiques peuvent mettre en péril un projet trop ambitieux.
Et également au niveau du traitement des raptors, et de leurs capacitésà être contrôlés , il y' a des possibilités intéressantes evoquées. Et qui sont à l' origine de séquences d' actions qui valent ́le coup d' oeil. Certaines peuvent paraître un peu exagérées, mais Trevorrow n' oublie pas d etre généreux dans le spectacle et les rebondissements.
Je trouve ça assez intéressant que ces thématiques soient abordés dans un blockbuster estival et qu' au final le film, comme le premier Jurassic Park ,est un mélange parfait entre des thématiques intéressantes et un blockbuster de haute volée. Oui , il peut y avoir une réflexion et un réel discours même dans un Jurassic World !
Au delà du fond et de son discours pertinant , le travail rendu sur la mise en scène lors des séquences d' actions est à souligné.
Le travail d' echelle entre la taille d' humain et le gigantisme des dinosaures ( et donc de leurs dangerosité) est bien travaillé.
Ce qui fait de l' Indominus une menace bien tangible et menaçante. Plus grande que le TRex et plus agressive qu' un velociraptor, cet hybride est pensé comme un vrai monstre de cinéma, une machine à tuer implacable.
Ce qui donne place à de nombreuses scènes où la tension est bien présente et où l' action et l' horreur sont bien dosés. C est la marque de fabrique même de la saga , cet équilibre parfait entre émerveillement ( la première arrivée au parc accompagnée du thème de John Williams) , l' action pure et l' horreur de la menace permanente.
Le reste du bestiaire de cet opus est tout aussi impressionnant , et les menaces sont nombreuses au sein du parc que se soit dans les airs ou dans l' eau.
Certes, j ai trouvé dommage que les grands prédateurs de la première trilogie ( le T REX est vraiment au second plan dans cet opus) soient un peu mis de coté dans l' intrigue , mais meme si ils sont peu présents, les séquences les implicants sont dantesques et épiques.
Les rapports de forces entre ses animaux millénaires et l Homme également sont evoqués dans cet opus. La relation qu' entretien Owen Grady ( Chris Pratt en cliché parfait du héros alpha hollywoodien) et les velociraptor sont une nouveauté dans la saga car jusque la, l' evocation de tenter le dressage de dinosaures n' avait jamais été vraiment mis en avant.
A ce sujet , cet idée l' evocation de tenter d' eduquer des velociraptors (
ou en tout cas d en faire des outils au service de l' homme)
me faisait vraiment peur au premier coup. Comment apprivoiser les plus grands prédateurs cônnus ? Hereusement l' idée et vite evincée par une pirouette scenaristique et rappelle que ces prédateurs sont imprévisibles et impitoyables. .
N' oublions pas que nous sommes dans une production Amblin et que en écho avec le reste de la saga , des enfants sont également au coeur du récit, ce qui encore une fois est une bonne chose.
L' alchimie et l entraide éntre les deux frères paraissent véridiques et les deux jeunes acteurs sont au coeurs des scènes les plus stressantes du métrage. La scène des gyrospheres, de part la tangibilité de la menace et de la réaction on ne peux plus réelle des enfants est une des meilleures du film. Elle fait directement écho à la légendaire scène de l'
echapée du TREX dans le premier opus.
Entre oeuvre voulant faire écho aux origines de la saga , respecter sa séve et une volonté d' amener les codes de Jurassic Park vers d' autres horizons ce Jurassic World ne démérite pas dans son sens du spectacle et des rebondissements.
Un opus qui tiens largement ces promesses visuelles et de continuités dans l univers, et qui comme le premier opus, et un équilibre réussi entre l' émerveillement, le spectaculaire et l' horreur. Bravo Mr Trevorrow !