664 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
73 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
14 critiques
3
28 critiques
2
17 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Uchroniqueur
221 abonnés
2 578 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 27 juin 2023
"Le Distrait", comédie burlesque française réalisée par Pierre Richard, sortie en 1970. C'est la première réalisation de l'acteur Pierre Richard, qui écrit aussi le scénario avec André Ruellan. Avec Bernard Blier, Robert Dalban, Romain Bouteille, Marie-Christine Barrault, Maria Pacôme, Paul Préboist et Vladimir Cosma à la musique. Pierre Richard pose dans ce film son personnage de grand blond étourdi, gaffeur et distrait. Un personnage lunaire qui produit des gags, souvent muets, un peu à la manière de Jacques Tati. Un premier film qui a eu du succès en 1970 et qui lance la carrière de Pierre Richard. Une comédie qui a régulièrement été diffusée à la télé et qui fait partie de la culture populaire de la génération 70, mais qui revue plus tard a vieilli, notamment la réalisation qui semble désuète.
Premier long métrage réalisé par Pierre Richard. Le film est plutôt réussi, l’énergie de Richard est incroyable et il arrive à donné quelques plans excellents en terme de réalisation,mais malheureusement cumule quelques maladresses de rythme, ce qui nuit au plaisir final...
Pour son premier film en tant que scénariste/réalisateur/interprète, Pierre Richard décide de tourner en dérision le monde de la publicité. C'est surtout un prétexte pour se mettre en scène pour la première fois dans un rôle sur mesure et qui le suivra pendant la majeure partie de sa carrière : Un personnage incroyablement gaffeur, lunaire, fantaisiste, farfelu et extrêmement attachant et sympathique. La distribution du film est très plaisante ( Bernard Blier, Paul Préboist notamment ) et Pierre Richard a des idées de mise en scène amusantes et fantaisistes. L'ensemble est plutôt drôle ( même si Pierre Richard fera beaucoup mieux par la suite notamment chez Veber). Le scénario peine toutefois à tenir la distance et s'essouffle assez rapidement. La deuxième partie peine au niveau du rythme. Une petite comédie amusante et sans prétention.
Pierre Richard accède ici au premier role d'une comédie, lui qui était d'habitude habitué des roles secondaires comme une apparition dans le poétique et tendre Un idiot à Paris ou le culte Alexandre le Bienheureux. Premier role mais aussi première réalisation et scénario. C'est l'occasion pour ce grand acteur de rendre hommage à ses maitres qui lui ont donné le virus du cinéma, entre autre Buster Keaton et Charles Chaplin. Pierre Richard créé un personnage qui lui collera certes à la peau tout le long de sa carrière mais qu'il fignolera progressivement, le rendant plus émouvant et surtout, de plus en plus poétique. On peut d'ailleurs penser que Le Distrait contient de nombreux épisodes autobiographiques. Non seulement Pierre Richard réalise une habile comédie burlesque mais en plus le réalisateur s'attaque-t-il au pouvoir et à la bétise souvent récurrente de la publicité. Sa critique est souvent juste et intelligente. Pierre Richard s'attache la collaboration de sa bande de copains qui le suivra d'ailleurs dans beaucoup d'autres de ses films comme Bernard Blier, Paul Preboist ou Robert Dalban. Pierre Richard rend hommage au burlesque, à la comédie musicale et au cinéma muet. En effet, quasiment tous les gags du film sont visuels et accompagnés de l'excellente musique de Vladimir Cosma. "Un drole de rire dans un drole de film" pouvait-on lire sur l'affiche. Il est vrai que l'humour pouvait paraitre noir et un peu en avance dans certaines scènes comme la publicité où l'on voit deux hommes savourant une cigarette et qui se révèlent etre deux hommes sur le point d'etre fusillés par les allemands...Mélant à la fois le comique d'hier et de demain, Pierre Richard réalise un premier film réussi qui fait toujours autant rire et campe un personnage toujours aussi attachant.
Un des films les plus réussis et cultes de Pierre Richard. Malgré le fait que quelques passages sont franchement ridicules (le tout début, la scène de l'ascenseur et la scène de la soirée huppée : dans ces passages, le personnage de Pierre Richard n'est pas du tout distrait, seulement totalement malade psychologiquement ; être aussi con et bizarre, c'est pas humain, et ce n'est même pas drôle, car trop poussé dans le délire zarbi). Sinon, d'autres passages sont cultes, certains dialogues sont cultes (entre Richard et Préboist, et entre Richard et la jeune femme de la soirée : Richard déclame un poème en ramassant de la verdure, s'exclame 'c'est de La Bruyère' pour nommer l'auteur du poème, et la femme rétorque 'non, c'est du chiendent'). Une ambiance bon enfant pour une comédie très drôle, qui a lancé Pierre Richard (1970, avant "Le Grand Blond" et "Le Jouet"). Et pis, y à Bernard Blier, Robert Dalban et Romain Bouteille, alors...
« Il pense et il parle tout à la fois mais la chose dont il parle est rarement celle à laquelle il pense. »
1970. Conseillé par son ami Yves Robert (en caméo vocal à 15 minutes dans une publicité pour des cigarettes, probable hommage aux pubs anglaises pour les cigares Hamlet, et en guest à 16’45), qui l’avait lancé dans Alexandre le Bienheureux (1968) après un tout petit rôle dans Un Idiot à Paris de Serge Korber (1967) et avant le magistral Grand Blond avec une Chaussure Noire du même Yves Robert (1972), Pierre Richard réalise son premier film pour mettre en scène son personnage, celui qui fera sa renommée jusqu’à la fin des années ‘80, avec plus ou moins de réussite (du chef d’oeuvre Le Jouet, Francis Veber, 1976, au culte La Chèvre, du même, 1981, en passant par le mauvais La Carapate, Gérard Oury, 1978).
Si ce premier film est celui d’un acteur, laissant la part belle à d’autres interprètes, dont les audiardesques Bernard Blier, Micheline Luccioni et Robert Dalban, à quoi s’ajoutent des valeurs sûres du théâtre telles que Maria Pacôme (boulevard), Marie-Christine Barrault (classique) et Romain Bouteille (café-théâtre), c’est aussi une œuvre bien menée, à la caméra vive et originale, variant plans serrés et plans plus larges en fonction des besoins de l’humour de situation, essence de l’univers du personnage incarné par Pierre Richard.
Film au scénario délié, prétexte à des scènes plus originales et burlesques les unes que les autres, ce Distrait est aussi une critique sans concession de la culture publicitaire naissante et de la bourgeoisie, à travers une galerie de caractères dont le générique nous dit qu’elle fut inspirée de La Bruyère. Le thème et le ton, quant à eux, préfigurent l’oeuvre cinématographique de Jean Yanne (Tout le Monde il est Beau, Tout le Monde il est Gentil, 1972) en faisant également référence aux bad buzz, sur le principe qui veut que parler en mal d’un produit ou d’une personne, c’est encore et toujours en parler.
Entre Jerry Lewis, Jacques Tati et les Marx Brothers, Pierre Richard donne libre cours à sa fantaisie naturelle et poétique, sans se retrouver coincé par les contingences d’une réalisation extérieure.
De et avec Pierre Richard, "Le distrait" est une amusante comédie où le personnage principal, un grand rêveur bourré d'imagination, va tenter d'imposer ses idées insolites dans une entreprise spécialisée dans la publicité. L'acteur/réalisateur traite donc de la distraction auquel chacun peut être soumi, qui s'assimile plus au rêve qu'à la bêtise, tandis que dans un registre plus sérieux il dénonce les campagnes de pubs à outrance et la société de consommation moderne. Pour grands et petits, ce film est recommander.
Pour sa première réalisation à l'écran, Pierre Richard nous offre une bonne comédie burlesque, distrayante, efficace, drôle mais qui ne surpasse en aucun cas ses futurs meilleurs films ("Le Grand Blond", "La Chèvre", "La Moutarde me monte au nez"...).
Quel dommage Ce film d'autodérision n'est pas une réussite. Bien loin de la parodie de Belmondo dans le magnifique est une prouesse. Quel dommage pour cet acteur talentueux
"Typique le film des années 70" Pierre Richard qui est déjà à la base un acteur que j'apprécie pas trop!!! car je considère ces films comme nuls!!! avec des rôles ridicules et sans intérêt!!! et bien ce film "Le Distrait" est typique ce genre de navet qu'on pouvais avoir dans les années 70 !!! Alors pourquoi ce film est bidon, tout simplement parce que le scénario est bidon, la mise-en-scène est plus que poussif et exagérée!!! et parlons même pas du jeu d'acteur plus que lamentable de Pierre-Richard!!! Un film a oublier au plus vite.
Pas grand-chose à sauver même quand on aime bien Pierre Richard. Les situations sont exagérées et caricaturales jusqu'à l'absurde. Du coup, elles ne font pas (plus) rire. A part un dialogue amusant avec une fille dans le parc la nuit (sur l'arbre), je me suis ennuyé. Ca a très mal vieilli pour autant qu'en 1970 ce fût drôle...
Du bon gros film burlesque à la française sans consistance.Rien d'autre à ajouter. Si j'ai mis 1 étoile c'est pour Bernard Blier qui, fidèle à lui même, représente le seul personnage comique de ce piètre navet.
Et comme souvent avec Pierre Richard, vous savez cette sensation de lire la bande dessiné Gaston Lagaffe, ici ça respire ça. Il travaille dans un bureau qui est une agence de publicité tenue par Bernard Blier. L'imagination débordante d'inventer des situations rocambolesque et craint par le directeur, va amener un réel foutoir au près de la presse, des citoyens etc... Bon tout n'est pas parfait, vers la fin nous nous retrouvons un peu lasser. Mais, je vous parle pas des moments exquis comme quand Paul Preboist apparaît, qui lui aussi est un personnage dans le film complètement distrait, voir plus qu'il ne l'est déjà le personnage de pierre Richard.