Une mise en scène appliquée, quelque part entre le conte et le théâtre, une esthétique très colorée, une partition parfois jazzy parfois lancinante signée Michel Legrand, mais un parti-pris "100% chanté" (totalement assumé par Demy) auquel j'ai eu bien du mal à adhérer, d'autant que les différentes séquences ne sont pas toutes du même acabit, du même entrain, du même intérêt (notamment de par ses échanges souvent assez basiques).
Une œuvre sonnant en partie trop artificielle et redondante pour que je puisse vraiment être en empathie avec ses protagonistes.
Un film musical qui aurait possiblement mieux marché dans un format court à mes yeux.
Demy-Deneuve-Legrand, un trio audacieux du début des années 60 en proposant un film uniquement chanté! une mise en scène colorée, baignée de nostalgie, d'une naïveté d'époque et une romance impossible. un classique tendre et émouvant qui demeure un modèle dans le genre.
Un parti-pris esthétique très coloré qui rend compte du ressenti des personnages auxquels nous ne reprocherons pas d'éluder l'aspect politique de la guerre d'Algérie étant donnés leurs préoccupations et le dessein du réalisateur qui ose une mise en musique totale dont la pertinence se révèle irrégulière selon la trivialité des propos dont le ridicule se voit alors souligné, de même que la potentielle mièvrerie. Cependant l'émotion affleure par touches, notamment grâce à la mise en lumière du décor ainsi qu'au casting féminin absolument réussi, et l'audace de la proposition se trouve alors récompensée. Une mélodie douce-amère, déconcertante ou charmante.
Film musical dramatique, écrit et réalisé par Jacques Demy, Les Parapluies De Cherbourg est un long-métrage hautement singulier. L'histoire se déroule à la fin des années cinquante et nous fait suivre une jeune femme, fille d'une dame tenant une boutique, amoureuse d'un mécanicien. Seulement, leur destin commun va être séparé car le jeune homme est envoyé au front pendant la guerre d'Algérie. Ce scénario se découpe en trois chapitres évoquant chacun un moment clé de leur relation. Toutes les parties sont appréciables et nous font vivre pendant un peu moins d'une heure et demie une jolie romance, bien que très niaise. Mais la particularité de ce récit se trouve dans la façon dont est racontée cette idylle. En effet, les dialogues du film sont intégralement chantés ce qui est assez déroutant pendant les premières minutes, mais on fini par s'y faire à la longue. Cependant, si la majorité des scènes ont un charme fou grâce à ce procédé, quelques passages sonnent un peu moins justes et s'avèrent légèrement irritants. L'intrigue dégage un fort aspect théâtrale dû à cet artifice peu naturel retranscrit via des personnages agréables, interprétés par une distribution mettant en premier plan Catherine Deneuve et Nino Castelnuovo. Les deux tourtereaux sont entourés par d'autres comédiens tout aussi convaincants entre Anne Vernon, Mireille Perrey, Marc Michel, Ellen Farner ou encore Harald Wolff. Tous ces individus entretiennent des échanges atypiques vu qu'ils se parlent et se répondent en chantant à travers des mots raisonnants de façon séduisante puisqu'ils rimes très souvent. Ce procédé atténue tout de même les émotions même si elles restent présentent. L'ensemble est soigneusement réalisé par Jacques Demy qui offre une mise en scène simple mais efficace. Celle-ci est magnifiée par de jolis décors colorés et une ambiance d'époque parfaitement retranscrite à l'écran. Ce visuel ravissant est accompagné tout du long, de manière ininterrompue, par une b.o. signée Michel Legrand. Elle est d'une importance capitale vu le genre et s'avère à la hauteur grâce à ses sublimes mélodies et ses paroles en adéquations avec le propos. Ses notes resterons ancrées en mémoires et donneront envie d'être réécoutées bien au-delà du générique de fin. Une fin tout simplement inoubliable, venant clore Les Parapluies De Cherbourg, qui est une œuvre forcément clivante mais assurément qualitative.
J'en ai encore les larmes aux yeux certes au début le parti pris de tout chanter m'a dérouté voir soulé. Mais je suis allé au delà de mes a priori et je me suis plongé a fond dans cette histoire d amour magnifiquement raconté. Le thème principal de Michel Legrand est tres joli. Le final m'a fait verser ma larme.
Un classique du cinéma, un peu perturbant au début quand on ne s attend pas a un film chanté, mais on se laisse rapidement porté par les voies de ces personnages qui évoluent dans un univers coloré. L histoire, bien que simple, est touchante et le film, replacé dans le contexte du début des années 60 et de la guerre d Algérie est agréable à visionner
Autant les Demoiselles de Rochefort, avec son casting exceptionnel et sa bonne humeur, sont plaisantes, autant les Parapluies de Cherbourg sont pénibles. Pénibles parce que Catherine "glaçon" Deneuve qui ferait passer Grace Kelly et Kristin Scott-Thomas pour des bombes latinas délurées. Pénibles parce qu'un mélo raté, c'est très très raté. Pénibles enfin à cause de la bouillie, pardon, à cause de la non-musique de Legrand, dont décidément je suis loin d'être fan (mais c'est très subjectif, j'en conviens).
La beauté de la mise en scène, des couleurs et de la musique de LEGRAND ainsi que la grâce des 2 interprètes principaux (notamment DENEUVE) font en grande partie oublier le manque d'originalité de l'histoire (une classique histoire d'amour déchirée par la guerre)
Quelle merveille! Je viens de revoir ce film pour la seconde fois, et je suis toujours aussi ému. Les couleurs sont magnifiques, les acteurs merveilleux. Il faut se laisser porter par l'histoire, et l'on oublie que le film est chanté. Ne reste qu'à profiter de ce merveilleux moment de cinéma. Sans doute un des films qui me fait le plus pleurer, par identification: quiconque a vécu un amour contrarié comprendra la profondeur des sentiments qu'il inspire.
Après les succès de « Lola » et « La Baie des Anges », Jacques Demy se lance dans la comédie musicale, riche en palette graphique et sonore. Pour le second point, c’est à Michel Legrand que l’on devra cette escapade entièrement chantée. Un subtil mélange de jazz et de classique nous envoûte dans ce parti-pris original. Aucune interruption entre dialogues et chants, cette œuvre de Demy restera hautement expérimentale aussi bien sur le plan esthétique que sur une mise en scène, digne de la Nouvelle Vague.
Nous convoitons une bien belle histoire d’amour lorsqu’il est question d’un thème musical aussi imposant. Pourtant, tout n’est pas joyeux dans les thèmes abordés, notamment lorsqu’on insiste sur les décisions irréversibles des personnages, façonnés et influencés par leur environnement. Issue d’un milieu plutôt modeste, Geneviève Emery (Catherine Deneuve) vit seule avec sa mère endettée et qui pousse la pousse à un mode vie qui les libérerait de ces contraintes financières, touchant un bon nombre de marginaux de l’époque. Cependant, elle porte dans son cœur autre chose qu’un riche bijoutier, elle porte en elle le souvenir d’un garagiste dont elle est éperdument amoureuse. Guy (Nino Castelnuovo) reste toujours à ses côtés lors de l’ouverture et on comprend qu’il possède également ses « démons ». Sa mère, souffrante, montre qu’il est le dernier rempart pour soutenir la famille. Cette absence de père connote en grande partie ce qui suivra dans les années à venir. Quelque part, ce manque indique une perte de repère, à défaut de personnalités, qui se dessine progressivement, au rythme imposé par la vie.
Mais pour revenir au couple qui nous intéresse, Guy et Geneviève vont devoir traverser des phases intimes, puis des phases difficiles, dont le chant hurlera ensuite de douleur. Le jugement audacieux des couleurs de Cherbourg, aussi bien sur les décors intérieurs qu’extérieurs, vivifie cette ville et tous les parapluies qui ornent la boutique des Emery. Tout est si fluide à l’écoute et à la vue d’un tel ballet. Au niveau du cadrage, on ne perd pas non plus son temps et chaque séquence aura le mérite de jongler avec les paroles de Legrand. Le réalisateur s’amuse à installer une poésie et joue avec les nuances que peuvent apporter la technique face à l’émotion et l’énergie qu’elle dégage. Ce sera au moment des ellipses et la patience pour le retour de Guy de la Guerre d’Algérie que l’on commencera à piétiner un terrain scénaristiquement provocateur. On y questionne la fidélité, dans le cœur et dans les actes. Si chacun semble se séparer de plus en plus à cause des contraintes qu’on leur impose, il ne tient qu’à eux de préserver cette flamme qui les a réunis.
Le temps est également mis au premier plan et est « filmé » dans quelques scènes, dont celles du dénouement entre ces deux amoureux. Le deuil et la séparation sont deux concepts qui prédominent l’intrigue. Demy exploite la distance, telle la profondeur de champ qui illumine les scènes d’extérieur, embellies de couleurs et de sentiments. « Les Parapluies de Cherbourg » embrasse un romanesque moderne, où la réalité rattrape l’utopie. Et ce qui est magique dans ce récit, c’est qu’il n’est pas impossible de rêver pour autant. Il faut juste apprendre à se souvenir et à se protéger des intempéries de la vie, à l’aide du bon parapluie et de la bonne ambition.
même si le style comédie musicale donne une touche doriginalité au film, l'histoire est beaucoup trop simpliste, on a du mal a s'attacher aux personnages, le film n'a rien d'exceptionel .
Nous avons vu ce film pour la première fois au cinéma grâce à une restauration sortie le 19 juin 2013 et diffusée par le CNP à Lyon, notamment. C'est bien évidemment un film culte connu pour ses mélodies qui ont fait le tour du monde. Une fois passé un certain agacement du fait que tous les dialogues sont chantés, on se prend très vite au cours du film et on se laisse volontiers transporter dans un univers poétique sur la thématique éternelle de l'Amour. C'est très beau, et l'envolée lyrique de la fin sur un décor de station-service, pourtant, nous élève véritablement.
Autant j’aime Les demoiselles de Rochefort, autant Les parapluies me laisse indifférent voire hostile. Les dialogues chantés me rebutent, et les airs ne me semblent pas mélodieux, je n’ai regardé qu’un quart d’heure il est vrai. Le film me semble trop centré sur l’amour, moins poétique.
Une comédie musicale palmé en 1964, et cela est totalement normal ! le grand Jacques Demy est un réalisateur pionnier de ce genre ! Porté par un duo cultissime, Jacques Demy nous delivre par son scénario, une singularité magnifique, suivi d'une histoire bien amené (et le tout en chanson !) 90 minutes de chants magnifiques avec des melodies sublimes. Bouleversant
Mon film préféré c'est Les demoiselles de Rochefort. J'adore les comédies musicales, j'adore les vieux films et c'est donc confiante que j'ai voulu voir ce film. Le scénario est peut-être pas mal mais je n'ai pu regarder que les 10 premières minutes et les 5 dernières minutes du film. Les dialogues sont catastrophiques!!!! La musicalité est absolument atroce, aucune rime, aucun rythme et en plus les paroles sont creuses ! Une énorme déception et un calvaire pour mes oreilles. Je vous conseille donc de vous tourner vers Les Demoiselles de Rochefort ou encore Singing in the Rain qui ,eux, méritent le détour !