Derniers Avis : Les Parapluies de Cherbourg - Page 3
Les Parapluies de Cherbourg
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Rose-May Fessard
1 critique
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5,0
Publiée le 15 juillet 2022
Voici mes ressentis sur la scène finale et le fond de l’histoire.
Dans la scène finale, tout oppose Geneviève et Guy. Lui est restée simple : il est toujours mécanicien mais chef d’entreprise de sa propre station de service conformément à ses souhaits depuis le début du film. C’est une promotion sociale certes mais il ne renie pas sa condition ouvrière. C’était son projet de vie depuis le début ; un souhait qu’il évoquait avec Geneviève au début de leur passion amoureuse.
Geneviève, quant à elle, a tout renié ; elle appartenait à la petite bourgeoisie mais une bourgeoisie « fauchée » puisque sa mère croulait sous les dettes. Son mariage avec Roland Cassard a tout arrangé. Elle apparaît, ici, comme une femme très BCBG : coiffure très sophistiquée, manteau de vision, voiture grosse cylindrée… Tout l’oppose à Guy.
On peut, cependant, noter qu’elle est restée fidèle quant au choix du prénom de sa fille : Françoise et que bizarrement Guy a appelé son fils François. Peut-être, s’agit-il d’un clin d’œil par rapport à la passion amoureuse qu’ils ont vécue. Guy a ensuite refait sa vie avec Madeleine, une femme qui l’aime vraiment d’un amour sincère et profond. Au début du film, Guy voyait en Madeleine une infirmière sérieuse et amie de sa tante malade mais elle lui paraissait invisible tant il éprouvait une passion amoureuse pour Geneviève. Le temps qui passe et son chagrin d’amour l’ont remis sur les rails de la vraie vie : il est revenu de la guerre d’Algérie meurtri dans son corps car il a été blessé mais aussi meurtri dans son cœur car il a été trahi. Il en a tiré des leçons et a découvert que peut être l’amour, le vrai, c’est autre chose que la passion amoureuse qui hélas ne dure pas dans le temps. C’est grâce à Madeleine, femme aimante, qu’il a pu rebondir. Madeleine symbolise sa résilience.
Geneviève quant à elle ne semble pas heureuse. Elle se rend compte qu’elle est passée à côté de quelque chose. Elle n’a pas eu la patience d’attendre. Il est vrai qu’elle a subi une domination matriarcale étouffante : sa mère ne voyait pas d’un bon œil l’union entre Guy et Geneviève (antagonisme de classe sociale, très fort à l’époque mais encore plus aujourd’hui). Cette mère l’a poussée dans les bras de Roland Cassard, homme fortunée parce que cette mère vainement accrochée aux apparences et au souci du « qu'en dira-t-on ? » est imprégnée par une morale stricte et les normes de la société française de l’époque (année 1950).
Depuis le début, Geneviève est une jeune femme indécise qui se laisse guider et influencer par les autres, entre autres sa mère. Dans l’extrait : « super ou ordinaire ? » lui demande le pompiste et elle répond « peu importe » mais le pompiste lui met du super, parce que le super s’apparente à Roland Cassart et l’ordinaire à Guy. Geneviève est-elle heureuse ? On peut en douter. Elle mène une vie de luxe certes mais sans amour. On devine qu’elle n’aime pas son mari et qu’elle regrette d’être passée à côté du grand amour.
Guy est-il heureux ? Au début de cette séquence, on le voit embrasser avec tendresse Madeleine qui lui a redonné goût à la vie. On revoit les mêmes gestes de tendresse à la fin de la séquence. Il neige sur Cherbourg. Il fait froid pour Geneviève mais le bonheur est comme la neige pour Guy : il est doux, il est pur et il est joyeux. La famille fondée par Guy est une famille unie qui partage les petits gestes du quotidien qui rendent heureux : décoration du sapin de Noël, cadeaux pour Noël, visite des vitrines de Noël. Madeleine a réussi à cimenter ce bonheur et Guy en est conscient lorsqu’il répond à Geneviève « Je crois que tu peux partir ». Il n’a plus rien à lui dire.
Geneviève a malgré tout tenté une approche de dialogue avec Guy : « Françoise. Elle a beaucoup de toi ... Tu veux la voir ? La réponse de Guy est sans appel. Il est lucide : la passion amoureuse a disparu et il n’a plus rien à lui dire. On peut aussi se demander si le détour de Geneviève par Cherbourg est vraiment un hasard. Elle a la nostalgie du passé et a voulu se rappeler ce passé où elle a été frappée par un coup de foudre sous un parapluie. Aujourd’hui malgré sa nouvelle vie dans le luxe, il lui manque l’essentiel : l’amour qui cimente un couple. Le parapluie qui l’a protégée de la pluie ne l’a pas protégée de la vie.
J’ai re-regardé ce film avec la larme à l’œil parce que ce n’est pas le happy end qu’on a envie de voir dans les histoires d’amour. Mais l’histoire d’amour entre Guy et Geneviève, n’est-elle pas aussi une belle histoire d’amour ?
Tout est sublime dans ce film : la mise en scène, les décors et les couleurs, les personnages, les acteurs, les dialogues, les … Le tout transcendé par la magique composition musicale du très grand Michel LEGRAND. Un pur chef d’œuvre mythique et « enchanté » à voir et à revoir.
Chef d'oeuvre émouvant d'une très grande ambition pour l'époque, avec un charme incroyable. On aurait aimé tellement plus de film dans ce format et surtout de cette qualité. Un grand classique indémodable, une romance à la Pagnol. Le meilleur du cinéma français.
Me suis fait chier mais la fin est bien, les décors, les vêtements et les couleurs carry le film. néanmoins je foudroie Catherine Deneuve et Madeleine dans le film, en toute amitié.
Un classique du cinéma français avec une musique incroyable. La mise en scène est très moderne pour l'époque et les décors très beau. Par contre, j'ai plus de mal sur le tout chanté. C'est un parti pris qui m'empêche de rentrer dans l'histoire et faire monter l'émotion.
Nous avons vu ce film pour la première fois au cinéma grâce à une restauration sortie le 19 juin 2013 et diffusée par le CNP à Lyon, notamment. C'est bien évidemment un film culte connu pour ses mélodies qui ont fait le tour du monde. Une fois passé un certain agacement du fait que tous les dialogues sont chantés, on se prend très vite au cours du film et on se laisse volontiers transporter dans un univers poétique sur la thématique éternelle de l'Amour. C'est très beau, et l'envolée lyrique de la fin sur un décor de station-service, pourtant, nous élève véritablement.
Je fais partie de ces nombreux gens qui ne sont jamais vraiment intéressés aux comédies musicales. Jusqu'au jour où j'ai découvert La La Land, l'un de mes films préférés et qui aura fait découvrir le genre à beaucoup dont moi. Par curiosité j'ai donc décidé de regarder Les Parapluies de Cherbourg, l'un des classiques du genre. Et malheureusement, la sauce n'a cette fois-ci pas pris sur moi ! Pour une raison bien simple. Le film est loin d'être un navet, la mise en scène est très belle et les couleurs sont magnifiques, les mélodies sont très belles et les acteurs chantent très bien. Mais voilà, les acteurs chantent vraiment TOUT LE TEMPS et ça rend le film juste risible selon moi, je n'ai jamais réussi à rentrer dans l'intrigue. Quand on voit deux personnages chanter juste pour se demander quelle heure il est ou combien le bijoutier pourrait racheter un bijou, ça rend les chansons un peu ridicules et honnêtement, je n'ai pas pu m'empêcher de rire devant le film le moindre événement est surjoué avec une chanson. D'autant plus que ce que j'aime avec La La Land par exemple, c'est que le film est la majorité du temps assez classique (les acteurs parlent normalement, la mise en scène n'est pas trop théâtralisée) mais les acteurs poussent la chansonnette seulement à des moments clés de l'intrigue, ce qui offre toute une dimension poétique à l'œuvre et rend les personnages très touchants, et c'est ces scènes là dont on se souvient le mieux tellement elles dénotent du reste du film. Ici, puisque les acteurs chantent tout le temps, je trouve qu'aucune scène ne se démarque vraiment. Les personnages ne paraissent jamais vraiment crédibles, et encore pire, les chansons même si elles sont très bonnes, sont au final très oubliables puisque les acteurs chantent pour tout et n'importe quoi. Bref, il faut croire que je fais partie des allergiques aux comédies musicales hormis l'exception La La Land. Pas un navet mais je n'ai pas du tout accroché.
Les choses qu'il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie: voir les Parapluies de Cherbourg ✔. Jamais un film ne m'aura laissée aussi perplexe: j'hésite en consternation et enchantement. Contrairement aux Demoiselles de Rochefort, Les Parapluies de Cherbourg sont intégralement chantés et...c'est horrible d'autant que les dialogues sont à chier: "Guy, Vous avez fait la vidange de Monsieur Machin ? Bien sûr, je connais mon métier." Le scénario est un énième plagiat de la trilogie marseillaise de Pagnol, vu et revu. Et bien, je ne sais pas pourquoi mais je me suis laissée prendre par la magie de Demy/Legrand. Catherine Deneuve est d'une beauté à couper le souffle, l'esthétique et le thème musical central sont magnifiques. (Il me faut l'adresse de leur fournisseur de papiers peints !) 1h30 de sado-masochisme entre torture et plaisir.
Sous son air faussement suranné, Les parapluies de Cherbourg est un conte moderne et transgressif. Le choix de la comédie musicale l'habille d'un classicisme hollywoodien, et malgré son ton de prime abord léger et enlevé, il se noue une critique sociale des conventions bourgeoises. Grâce à sa mise en scène précise, fantaisiste et éminemment colorée, portée par une bande originale tout en jazz signé Michel Legrand, Jacques Demy nous entraîne dans une histoire passionnelle impossible, révélant la beauté sincère et touchante de son actrice principale Catherine Deneuve. Si l'on sait se laisser faire au delà de la première demi-heure, temps pour nous de s'habituer aux dialogues chantés, alors l'on peut savourer cette œuvre si singulière et inventive. Un moment hors du temps.
Un film magnifique porté par une musique somptueuse. Les décors et les costumes sont à couper le souffle et les couleurs sont tout simplement éblouissantes. Néanmoins je trouve que les parapluies de Cherbourg restent en dessous des Demoiselles de Rochefort, dont le scénario, la musique et surtout les chorégraphie entraînent le film dans une dimension supérieure.
Bouleversé par ce film, un drame musical poignant rythmé aux douces mélodies de Michel Legrand... Jacques Demy nous délivre du beau cinéma plein de couleurs et de significations, une pépite dans sa filmographie.
Palme d'or au festival de Cannes en 1964, ce film réalisé par Jacques Demy est totalement conceptuel. En effet, il s’agit d’une comédie musicale sans aucune chorégraphie mais dont les textes sont intégralement chantés sur la musique de Michel Legrand. Absolument surprenant. Du coup, il est difficile d’apprécier la prestation des acteurs même si Catherine Deneuve (alors âgée de 21 ans) et Anne Vernon sont impeccables. Ainsi, les émotions véhiculées par ce couple, qui ne peut s’unir à cause de la guerre, restent le plus souvent sans ressort à l’exception d’une scène finale très émouvante. Bref, il s’agit d’une œuvre intemporelle qui bénéficie en outre d’un grand esthétisme grâce aux couleurs vives des décors et des costumes.
Mon film préféré c'est Les demoiselles de Rochefort. J'adore les comédies musicales, j'adore les vieux films et c'est donc confiante que j'ai voulu voir ce film. Le scénario est peut-être pas mal mais je n'ai pu regarder que les 10 premières minutes et les 5 dernières minutes du film. Les dialogues sont catastrophiques!!!! La musicalité est absolument atroce, aucune rime, aucun rythme et en plus les paroles sont creuses ! Une énorme déception et un calvaire pour mes oreilles. Je vous conseille donc de vous tourner vers Les Demoiselles de Rochefort ou encore Singing in the Rain qui ,eux, méritent le détour !
Très bon film musical. Il est très original avec l'entièreté des dialogues chanté. Au début ça peut paraître dérangent parce qu'on est pas habitué à ça mais on s'y fait au bout de quelques minutes.
Le film est très fort en émotion, l'amour impossible est parfaitement représenté. Tous les choix ont des conséquences positives ou bien malheureusement négatives. C'est ce que le film veut montrer.spoiler: Il casse également le cliché des films romantiques qui finissent toujours bien.
Pour le côté technique, il y a certains plans que j'ai adoré, notamment ceux avec des miroirs. Il y a énormément de scène où l'on voit un miroir (pratiquement toutes les scènes intérieures). Grâce à celui ci on peut jouer sur l'espace que l'on a et faire rentrer en plan large plusieurs personnages qui sont dans des salles différentes.
Ce film m'a énormément touché car il se rapproche de mon histoire. Il vaut mieux ne pas regarder ce film quand on broie du noir car il peut être frustrant de voir une fin comme celle-ci car on est habitué à voir une autre fin.
J'en ai encore les larmes aux yeux certes au début le parti pris de tout chanter m'a dérouté voir soulé. Mais je suis allé au delà de mes a priori et je me suis plongé a fond dans cette histoire d amour magnifiquement raconté. Le thème principal de Michel Legrand est tres joli. Le final m'a fait verser ma larme.