Les Parapluies de Cherbourg
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177 critiques spectateurs

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Lola  Deffay
Lola Deffay

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2026
Les Parapluies de Cherbourg, chef-d’œuvre de Jacques Demy, est une comédie musicale inoubliable, entièrement chantée, qui transporte le spectateur dans un univers onirique. Les dialogues deviennent des mélodies. Chaque plan, chaque couleur, conçue par Demy et son équipe est un éclat, une véritable ode à l’amour. C’est une comédie musicale dramatique, qui bouscule par sa fin émouvante, mais qui demeure un classique du cinéma français, grâce à la magie de ses décors et de ses émotions.
Madara
Madara

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2026
Incroyable, d'une beauté à couper le souffle, une histoire aussi belle que triste. Un grand bravo pour cette œuvre.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2025
Une mise en scène appliquée, quelque part entre le conte et le théâtre, une esthétique très colorée, une partition parfois jazzy parfois lancinante signée Michel Legrand, mais un parti-pris "100% chanté" (totalement assumé par Demy) auquel j'ai eu bien du mal à adhérer, d'autant que les différentes séquences ne sont pas toutes du même acabit, du même entrain, du même intérêt (notamment de par ses échanges souvent assez basiques).

Une œuvre sonnant en partie trop artificielle et redondante pour que je puisse vraiment être en empathie avec ses protagonistes.

Un film musical qui aurait possiblement mieux marché dans un format court à mes yeux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2025
Est-ce que LES PARAPLUIES DE CHERBOURG ne serait pas la meilleure Palme d’or de l’Histoire? J’ai enfin découvert ce monument dont j’ai absolument adoré tous les aspects. Tout est parfait. La direction artistique, le casting, l’ambiance jazzy, la narration et un nombre incalculable d’idées de mise en scène.

Je ne m’attendais pas du tout à voir un film intégralement chanté et quelle prise de risque! Je ne sais pas comment Jacques Demy a fait pour éviter un résultat ridicule qui aurait été logique. Ce concept m’a pas mal décontenancé au début, en enchaînant les chansons de cette manière. Surtout que ce ne sont pas des chansons, mais bien de simples répliques mises en musique. Il n’y a quasiment pas de rimes et j’ai eu une forte gêne parce que je trouvais qu’il n’y avait aucune harmonie. En fait, je me trompais, ce n’est vrai qu’en théorie. Et c’est grâce à la génialissime direction d’acteurs que tout est fluide et beau. C’est prodigieux dans l’exécution et l’alchimie entre les comédiens. L’humour a d’ailleurs fonctionné sur moi de par le fait que même les phrases les plus banales soient chantées et aussi que j’ai eu l’impression que les couleurs des costumes étaient accordées à celles des décors.

Le duo que forment Nino Castelnuovo et l’hallucinante Catherine Deneuve est merveilleux et leur histoire ne l’est pas moins. Même s’ils parlent beaucoup, forcément, j’ai adoré que beaucoup de leurs émotions passent par leur regard. J’avais énormément d’attentes et elles sont été supplantées parce que je ne pensais pas qu’il était si prodigieux, de son exposition qui nous plonge directement dedans à sa sublime conclusion, toute en poésie.
Fabrice G.
Fabrice G.

25 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2025
Autant j’aime Les demoiselles de Rochefort, autant Les parapluies me laisse indifférent voire hostile. Les dialogues chantés me rebutent, et les airs ne me semblent pas mélodieux, je n’ai regardé qu’un quart d’heure il est vrai. Le film me semble trop centré sur l’amour, moins poétique.
noizet
noizet

7 abonnés 213 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 juin 2025
je profite de la diffusion des demoiselles de rochefort pour rédiger une critique sur ce film "encensé par les spécialistes,que j'ai vu il y a longtemps .il est du même tonneau.
des dialogues ridicules des acteurs mauvais dans un scenario qui est un roman photo à l'eau de rose.
ce type de film ne peut plaire qu'aux inconditionnels du genre mais certainement pas aux amateurs de cinéma ...
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2025
En tant que fille de "demoiselle de Rochefort" (ma mère est vraiment rochefortaise de naissance, mais sans sœur jumelle !), autant j'adore le film qui y fut tourné, autant celui-là m'agace un peu, à quoi ça tient. Ce n'est pas juste une querelle de clocher et de lieu. Je le trouve moins abouti, moins lumineux, moins magique. De manière objective. Et tout est chanté, jusqu'au ridicule. Ce film est en fait souvent raillé, par cette forme d'exagération du chant omniprésent.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2025
Il pleut, et sous la pluie, le monde semble flou mais intensément présent. C’est là que Les Parapluies de Cherbourg trouve sa matière. Pas un film, au fond, mais un état d’âme fixé sur pellicule. Jacques Demy n’expose pas des faits, il propose une idée : celui d’aimer trop tôt, de perdre trop vite, de chanter encore alors que tout s’est déjà tu.

Dès les premiers plans, une caméra aérienne s’abat sur Cherbourg, en aplats colorés, en lignes obliques, en plans géométriques. Le film est entièrement chanté, et c’est cela, le geste fondateur : abolir la parole, abolir la prose, pour ne garder que le vers, le chant.

Ici, la caméra accompagne en plan-séquence, elle danse mais cherche également stabilité : tout est continuum, fluide. Le découpage classique s’effondre dans cette décision radicale d’épouser le temps, non pour le contrôler, mais pour le laisser faire son œuvre de corrosion.

Et puis il y a les couleurs. Non pas les couleurs comme effet, mais comme syntaxe. Le rose dragée de l’amour naissant, le vert pétrole des espoirs masculins, le crème mortifère de la résignation bourgeoise. C’est un film-météo, où l’ensoleillement affectif varie à chaque coin de rue. Demy ne filme pas une ville : il filme des émotions qui changent d’habits.

Là où un autre cinéaste aurait tenté l’illusion du naturel, Demy fait le choix inverse. Il assume la frontalité, l’artifice, la pose. Les personnages nous regardent presque, sans jamais briser le cadre. Ce théâtre filmé installe une distance paradoxale : on est à la fois devant la scène et au cœur du drame. Et l'émotion affleure précisément parce qu’elle est cadrée, cadrée comme un souvenir qu’on ne peut pas retoucher.

Et pourtant, dans cet écrin trop parfait, quelque chose vacille. La guerre d’Algérie fissure le vernis. Elle déplace Guy, brise l’axe amoureux, impose au récit une courbure tragique. La gare devient lieu de désamour, d’irrémédiable. Il n’y aura pas de retour, seulement un après trop tardif, trop pâle.

La station-service finale, nue, blanche, froide, agit comme un lieu négatif. C’est l’antithèse de la boutique de parapluies. Là où l’on vendait de la protection fragile, on distribue maintenant du carburant pour continuer à avancer. Guy, en tablier, regarde Geneviève. Il ne chante plus. Ils ne s’aiment plus ou différemment. Tout a été dit, dans les interstices, dans les silences d’un chant qui a cessé.

L’enfant, silencieux, est là. Il ne chante pas, lui aussi. Il regarde, il écoute peut-être. Il est ce qui reste. Une preuve, muette, que quelque chose a eu lieu. L’amour n’a pas duré, mais il a existé.

Alors on comprend : Les Parapluies de Cherbourg n’est pas un mélodrame. C’est une élégie, un chant de deuil en majeur. C’est un film qui croit encore à la beauté du mensonge, à la puissance du faux pour dire le vrai.

Demy filme la perte non comme un fracas, mais comme une pluie continue. Une pluie qui efface les contours, qui dissout les promesses, mais qui, dans sa constance, finit par devenir habitude, c’est peut-être cela, le vrai sujet du film.

Il pleut encore. La dernière note s’éteint. Il ne reste que le silence, habité. Et des couleurs, qui persistent un peu.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2025
Inusable. De la tristesse en barre, du bonheur en rafale.. La simplicité des dialogues décuple l'émotion, et quant aux couleurs, à la musique, à Catherine, tout a été dit, n'est ce pas ? Reste juste à le voir et le revoir encore. Et si votre entourage le supporte encore, chanter à tue tête !
Lord Lyndon
Lord Lyndon

21 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
La beauté de la mise en scène, des couleurs et de la musique de LEGRAND ainsi que la grâce des 2 interprètes principaux (notamment DENEUVE) font en grande partie oublier le manque d'originalité de l'histoire (une classique histoire d'amour déchirée par la guerre)

Palme d'or culte et pleine de charme !!
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2024
A Cherbourg en 1957, la guerre d’Algérie sépare deux amants qui se sont déclaré un amour éternel. Guy part au front et Geneviève se retrouve seule, enceinte de son premier enfant. Sous l’influence de sa mère, elle va se marier à un autre homme…

Auréolé d’une Palme d’or en 1964, ce film culte pour toute une génération est clairement un OFNI dans le paysage cinématographique français. A mi-chemin entre la comédie-romantique et la comédie-musicale, le film se démarque avec ses dialogues intégralement chantés (les acteurs chantent littéralement leurs dialogues). Comme le disait Michel Legrand, il s’agit ici d’un film « en chanté, comme on dit d’un film en Scope ou en couleur ».

Trois ans avant son intemporel Les Demoiselles de Rochefort (1967), Jacques Demy réalisait ici un film très particulier, tant dans le fond que dans la forme. Si bien que si l’on n’y adhère pas dès les toutes premières minutes, il vous sera difficile de pleinement l’apprécier à sa juste valeur. Sous couvert de réaliser une comédie-musicale qui n’en est pas une (les acteurs ne dansent pas et il n’y a aucune chanson), on ne peut qu’être déstabilisé dès les premiers dialogues chantés qui surprennent et peuvent parfois laisser dubitatif. Si l’on n’est pas familier des films de Demy, un certain lâcher-prise sera nécessaire pour pouvoir réellement y adhérer, ce qui ne fut pas mon cas, m’empêchant de pouvoir ressentir la moindre émotion à travers des dialogues chantés d’une banalité confondante (les acteurs auraient tout aussi bien pu chanter l’annuaire téléphonique, une notice de médicament ou la recette d’une tarte aux endives, le résultat aurait été le même).

Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître que Les Parapluies de Cherbourg (1964) est une oeuvre flamboyante tant les couleurs y sont omniprésentes, aussi bien en intérieur qu'à l’extérieur. Impossible de ne pas succomber aux mélodies envoûtantes de Michel Legrand et aux superbes comédiens (Catherine Deneuve & Nino Castelnuovo).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2024
Un très beau film de Jacques Demy, d’une perfection remarquable, plein de maturité surtout si l’on pense que c’est son 1er film entièrement chanté. Une histoire d’amour classique mais transposée à l’époque de la guerre d’Algérie , ce qui permet de mêler la grande histoire à la « petite » histoire : départ à la guerre pour les appelés du contingent, pour une absence de 2 à 3 ans , mœurs des années 60, de la vie sociétale, de la vie des jeunes filles et de leur liberté encore restreinte et balbutiante . Mais bien sûr c’est surtout la qualité esthétique qui est remarquable, qui va en faire un film culte, vénéré par toute une lignée de cinéastes hollywoodiens ( i.e. tout dernièrement le « Barbie » de Greta Gerwig ) : des décors coloriés , de vrais tableaux, tour à tour ; abstrait, art déco, on a du Klee , du Vasarely ,du Mondrian, des couleurs roses bonbons , des pastels, des chamarrés, les robes des femmes sont très souvent en adéquation, avec les papiers peints muraux , ou des façades des rues ( studio) , créant une superposition féerique. Chaque plan est une merveille picturale. Une direction d’acteur exceptionnelle : Catherine Deneuve est formidable, avec déjà une palette de jeu surprenante, beaucoup d’émotion, qu’elle ne retrouvera pas de sitôt. La maman, Anne Vernon, actrice un peu oubliée aujourd’hui ,livre une prestation remarquable , jouant avec beaucoup de finesse, de fraîcheur et de délicatesse , cette mère qui veut protéger sa fille et veut le mieux pour elle ,très pragmatique .La musique de Michel Legrand enfin une merveille, le thème principal est admirablement remodelé , adapté selon les circonstances .Très belle morale de l’histoire dans la dernière scène : dans cette station- service , sous une tempête de neige intense , ( superbe reconstitution de studio) , où les amoureux se retrouvent , pour un ultime rendez-vous « raté ». Non le destin ne reviendra pas en arrière, pas de rattrapage, la vie décide parfois dans un sens qui n’est pas celui attendu : le hasard et la destinée. C’est un message très fort ;
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2024
A la nième vision une merveille. Des situations qui se succedent par chapitres mais parfaitement accordés à l'ensemble. Racontée cette histoire peu sembler diffuser un parfum de "nous deux" avec des situations prévisibles, le travail de Demy, la direction d'acteurs nous émeuvent aux larmes. Demy a déclaré que nous sortions de ses films "enchantes" il en est ainsi mais avec les yeux un peu humides.
cbeaumont
cbeaumont

10 abonnés 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2024
Couleurs, décors, parti pris d’inclure des dialogues prosaïques dans les parties chantées (tout est chanté!), mélodie, ce film est d’une audace dingue!
OlivierG
OlivierG

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2024
Peut-être le plus beau film du monde. Je n'ai pas connu l'époque mais j'en ai la nostalgie et ce chef d'oeuvre de Jacques Demy nous en parle si bien. Il parle des français et s'adresse à eux dont on ne parle pas ou si peu, ceux des villes moyennes et petites, les ouvriers et commercants. Il en parle de la plus belle des façons en reconstituant un univers un peu kitsh mais qui se regarde avec plaisir 70 ans plus tard. Il donne la parole à des acteurs qu'il a su transcender pour en faire des "personna" comme on dit aujourd'hui, des personnages amblématiques de leur situation sociale et de leur époque (guerre d'algérie, reconstruction de la france d'après guerre, ...) .
Voila, il y a ceux qui adorent ce film et les autres, je ne leur en veux pas mais je fais inconstestablement parti des premiers. Mille fois merci monsieur Demy.
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