Topaze
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GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
Pagnol adapte lui-même sa pièce, et cette version respire toute sa verve. Fernandel, au sommet de son art, porte littéralement le film : chaque scène gagne en rythme et en malice grâce à lui. Les dialogues sont succulents, ciselés comme seul Pagnol sait le faire, et donnent à l’ensemble une saveur théâtrale délicieuse. En toile de fond, on retrouve ses thèmes favoris : les liaisons amoureuses, les ambiguïtés du cœur, les petits arrangements moraux. Un classique vif, drôle et toujours pertinent.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2025
Un film très surprenant de Marcel Pagnol, à l’humour très caustique, satirique presque une critique féroce de la société de l’époque , mais qui a très bien vieillit, car les problématiques soulevées sont toujours actuelles. Tout d’abord le cadre d’une école privée où enseigne Topaze , tenue par une famille, un peu corrompue, dont le père Muche (superbement joué par Marcel Vallée , acteur oublié aujourd’hui, une « tronche » , grand spécialiste de second rôle) qui vise la rentabilité, prêt à faire des concessions avec des clients fortunés. Topaze ne voulant pas jouer le jeu de l’hypocrisie ou du mensonge, perdra son emploi. Car il est un pur.
Il rejoint alors un couple d’entrepreneurs travaillant avec les politiciens de la Mairie de Marseille : pot de vins, corruption, magouilles ,trafic d’influence, tout y est , ce qui reste encore souvent d’actualité. Topaze y perdra son innocence et sa naïveté , en se mettant au service d’un des personnages.
Fernandel fait du Fernandel , un peu poussé , extravagant mais qui correspond bien au personnage. Un bon rythme et de très bons dialogues, féroces et subversifs, puisque l’on est avant tout dans du théâtre filmé.
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 298 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2025
Excellente adaptation d'une pièce de théâtre sur l'évolution (im)morale d'un instituteur grisé par l'argent facilement gagné comme homme de paille dans les magouilles d'un politicien véreux. L'histoire et la mise en scène de Marcel Pagnol éclairent parfaitement les rouages de la corruption généralisée. Malgré le huis clos et grâce au jeu impeccable de Fernandel on ne s'ennuie pas un instant.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2025
Comme d'habitude avec Pagnol : il pose sa caméra et filme. Donc autant te dire que pour y trouver ne serait-ce qu'un micro mouvement de caméra, t'as intérêt de te lever de bonne heure, et encore, ça ne sera pas suffisant. Tout comme il ne parvient pas à gommer certaines longueurs. Mais à côté de ça, quel verbe, nom d'une pipe ! A la fois simple et riche ! La belle langue tombe de tous les côtés, si bien que l'on pourrait simplement se contenter du son. Quant à l'histoire, c'est beaucoup plus commun. Le pouvoir de l'argent hier ou aujourd'hui. La sempiternelle perversion. Mais comme toujours avec le Marcel, ce sont les mots qui donnent à ses films une allure qu'on ne retrouve nul part ailleurs. Mais encore ? Larquey est à nouveau de la partie, après la version de 1932, Morel est impeccable et pour ce qui est de Fernandel, itou. Même s'il n'est pas exclu de le préférer dans certains opus "pagnolesques" antérieurs. A moins d'une ouverture d'esprit sans commune mesure, le spectateur d'aujourd'hui ne peut pas adhérer à ça, n'ayant pas été habitué à un cinéma aussi rigide formellement.
michel sardou
michel sardou

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4,0
Publiée le 23 août 2025
Un des meilleurs rôle de Fernandel
Film touchant, jeu juste,
Avec Regain, la vache et le prisonnier et le voyage du père, je recommanderai ce film rien que pour le jeu des acteurs
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Il s’agit de la 3e adaptation cinématographique de la pièce éponyme (1927) de Marcel Pagnol. La 1ère (1933) a été réalisée, lors d’un séjour en France, en 1932 et 1933, par Louis Gasnier (1875-1963), à la carrière essentiellement américaine avec Louis Jouvet dans le rôle-titre et dont c’était le 1er rôle au cinéma ; la 2e (1936) a été réalisée par Pagnol (insatisfait de la 1ère adaptation) avec Alexandre Arnaudy (1881-1969) tandis que la 3e (1950), car Pagnol était encore insatisfait, était avec Fernandel (47 ans). Il existe 5 autres versions cinématographiques étrangères : américaine (1933) de Harry d’Abbadie d’Arrast (1897-1968) avec John Barrymore (1882-1942), anglaise (1961) de et avec Peter Sellers (1925-1980), suédoise (1963) de Jan Molander (1920-2009) avec Allan Edwall (1924-1997), égyptienne (1934) de et avec Nagib El-Rihani (1889-1949) et même chinoise (1939) de Li Pingqian (1902-1984) avec Liu Qiong. Il n’y a aucun rapport avec « Topaz » (1962) d’Alfred Hitchcock (1899-1980) dont le titre français est « L’étau ». Il s’agit d’un film atypique dans la carrière de Pagnol, au goût amer, caustique, cynique et drôle, et qui doit beaucoup au talent de Fernandel. C’est le même esprit que l’on retrouve dans « La poison » (1951) de Sacha Guitry (1887-1957) avec Michel Simon (1895-1975) et dans « Ces messieurs de la Santé » (1934) de Pierre Colombier (1896-1958) avec Raimu (1883-1946). Le film reste théâtral mais le sujet, certes lié aux mœurs de la IIIe République, demeure d’actualité (« L’argent peut tout, c’est lui qui gouverne le monde »), critiquant la corruption des hommes politiques [ spoiler: « l’élève » Topaze, naïf homme de paille, va dépasser le maître Régis de Castel-Vernac (Jacques Morel, 28 ans), conseiller municipal véreux, surfacturant les marchés publics (balayeuses automatiques) grâce à un prête-nom et qualifié par Topaze d’escroc bricoleur de peu d’envergure
], la collusion avec les journaux ( spoiler: acceptant de ne pas sortir des informations compromettantes contre une somme d’argent
) et l’école [ spoiler: Albert Topaze, professeur de morale qui adore corriger, est mal payé à l’école privée de garçons Muche, au directeur cupide et menteur (indiquant à Topaze qu’il mérite les palmes académiques à titre moral)
].
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2024
A travers le portrait d'un honnête instituteur qui se convertit au cynisme en observant ses contemporains, Pagnol s'interroge sur les fondements de la morale.

Si le vice prospère et la vertu est synonyme de malheur, pourquoi être vertueux ? s'interroge l'académicien.

Chacun répondra à cette question existentielle fondamentale, universelle, en fonction de son tempérament et de son caractère.

La démonstration de Pagnol présente pourtant, à mes yeux du moins, une faille. C'est l'essentialisation du propos qui me paraît contestable.

Non, contrairement à ce qu'il laisse entendre, tout le monde n'est pas prêt à fouler au pieds ses valeurs morales les plus profondes par simple soucis de lucre.

" Topaze" comporte, malgré cette réserve, beaucoup de qualités : dialogues ciselés, distribution de haute gamme , au sein de laquelle émerge Fernandel qui se fâchera d'ailleurs pendant une décennie avec Pagnol.

Selon la documentation, Fernandel n'aurait pas accepté que le dernier plan de "Topaze" ne soit pas avec lui mais avec Pierre Larquay.

Comportement d'un acteur dont la réputation à la ville était devenue différente, même opposée à celle de son image sympathique à l'écran.

La ressortie de dix titres de Pagnol ( dont huit réalisés par lui-même) permet de voir ou de revoir cette nouvelle adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du futur académicien.

On a ici sans doute affaire au dernier film important du cinéaste et romancier, même si le statisme de la mise en scène manque souvent de légèreté dans sa seconde partie.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2024
Excellent film sur l’arrivisme et le pouvoir cynique de l’argent.
C’est une démonstration implacable qui contient cette fois moins d’émotion que de maximes immorales.
Il peut être compris avec cette phrase insolente: Le mépris des proverbes c’est le commencement de la fortune.
Un peu long peut-être mais Pagnol est un auteur incroyable tout comme Fernandel, toujours exceptionnel
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2024
Professeur de morale à la pension Muche, Monsieur Topaze est un homme d'une intégrité et d'une probité qui forcent le respect. Il est sans doute le seul dans l'institution...
La première partie de la pièce de Marcel pagnol, dans la classe de Topaze, est très plaisante, qui permet à Fernandel une jolie composition d'aimable instituteur aux idées pures...qu'on peut si facilement abuser et prendre pour un imbécile. Le sujet de la satire ou de la fable se fait jour lorsque Topaze, spoiler: renvoyé injustement de son poste,
se met au service d'un conseiller municipal corrompu dont il devient naïvement l'homme de paille et le complice en prévarication.

Sous ses dehors spirituels et affables, le sujet de Pagnol n'en dresse pas moins un constat amer de la nature humaine et cinglant de la société. Au point de transformer le brave Topaze et d'en faire un autre homme.
Les hommes, comme les femmes, s'en donnent à coeur-joie dans la concussion, le cynisme, le chantage, l'affairisme, et aucun n'échappe à la vision désenchantée de l'auteur. On est moins dans la dialectique pittoresque habituelle de Pagnol que dans la démonstration appliquée. Trop sans doute. Car toute la seconde partie du film, dans le giron de l'élu immoral Castel-Vernac (Jacques Morel) et de sa maitresse, apparait bien évidente et bavarde, malgré la qualité des dialogues. La pièce manque très certainement de concision et d'un mode narratif plus implicite.
OlivierG
OlivierG

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2024
Comédie universelle qui pose un regard acide sur les vanités humaines, chacun d'entre nous étant sensé être corruptible d'une façon ou d'une autre. Topaze passe par tous les états et finit totalement corrompu, faisant preuve d'un cynisme absolu.
Le scénario peine cependant à lui trouver un vice majeur et après les honneurs de la palme académique ce sont les femmes in finé qui deviennent les corruptrices ultimes.
Fernandel en fait un personnage plutôt sympathique à qui l'on pardonne sa métamorphose faustienne d'autant qu'elle semble lui ouvrir les yeux sur les véritables intentions de ses contemporains comme si sa nouvelle acuité le rendait plus proche de ses semblables ...
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2023
Qu’est ce qui fait que les films de Pagnol comme le cinéma de Guitry par ailleurs, parviennent à être autre chose qu’une production emblématique de cette fameuse et impersonnelle « Qualité Française ? « surement à rechercher dans la proximité qui lie évidemment la production littéraire d’un auteur d’avec le film qu’il réalise et qui donne justement à celui-ci une dimension littéraire authentique . surement à rechercher dans leurs films les plus réussis, le souci de mettre en scène des univers qu’ils connaissent, des thématiques récurrentes autant d’éléments qui finalement , avant la lettre font de Pagnol et de Guitry , des « auteurs « , dans l’acception du terme que lui donnerons les Cahiers du Cinéma et que le cinéma de la nouvelle Vague mettra en pratique Peut être peut on aussi ajouter à ses ingrédients la collaboration régulière avec les mêmes comédiens. Ici encore Fernandel malgré la mue de son personnage semble irrémédiablement indissociable du petit Théâtre de Pagnol.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2021
Il y a un quelque chose dans Fernandel qui fait que la vanité humaine prend avec lui le tour en même temps d'un jeu et d'une grande sincérité car il croyait vraiment en l'honnêteté et le fait de prendre tout cela à la légère parce que simplement il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Dans sa consistance de corruption du monde exposée sans détour le film n'est nullement démodé.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2021
L'intrigue est assez simple mais écoutez les dialogues. Topaze semble stupide mais est en fait généreux et refuse d'admettre n'étant pas lui-même corrompu. Il est seulement dérangé par la simple existence de la corruption chez les gens qui l'entourent car il croit vraiment à la bonté de l'homme. Les événements vont remettre en cause cette croyance comme pour la plupart d'entre nous. Ce film sonne étonnamment vrai à l'époque actuelle. Il n'a pas pris une ride bien que parfois cynique c'est une réflexion profonde et touchante sur l'importance de l'argent, de la richesse et du pouvoir et de la suprématie des apparences sur la substance et le calvaire de ceux qui sont privés de l'une de ces choses. La distribution est extraordinaire comme dans tous les films de Pagnol même les plus petits rôles sont bien distribués. Fernandel est remarquable lorsqu'il passe de la naïveté au cynisme. Perdrière est adorable et intelligente et Marcel Vallée joue le rôle du directeur de l'école avec verve. Observez-le attentivement dans la scène où il est avec la mère outrée qui exige que l'erreur dans les notes de son fils soit découverte et corrigée. Pierre Larquey est présent dans le rôle du collègue qui finit par s'inspirer de Topaze mais tous les acteurs sont exceptionnels et il serait malvenu d'en isoler certains pour les féliciter comme c'est souvent le cas chez Pagnol il s'agit d'une véritable œuvre d'ensemble...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2021
Film bavard opposant la scrupuleuse honnêteté des enseignants et les magouilles, corruption, prévarication du monde de la politique. Les dialogues sont bons ou désabusés (« la probité, ça se paie cher » « on lui a donné une chaîne de montagnes à Tananarive, il est parti la vendre aux gens qui l’habitent » « tu as vu des femmes qui aiment les pauvres ?). Fernandel dans un de ses plus grands rôles et une bonne direction d’acteurs sont les atouts de ce film. J'ai noté une excellente description du cancre, et quelques petites négligences (le cancre Séguedille a 20 ans, et les palmes académiques impensables dans une école privée de ce type). A noter enfin que Pierre Larquey et Marcel Vallée tenaient les mêmes rôles dans le film de Gasnier de 1932 avec Louis Jouvet.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2020
Voilà un film qui nous montre sans fioriture les magouilles politiciennes qui vérolent notre société. Certes cela se passe il y a pas loin de 70ans, mais que l"écho est claire en regard de notre époque. Ce film devrait être diffusé bien plus souvent à la télévision afin que l'on souvienne de ce que la politique peut offrir de pire et que l'on puisse comparer avec notre époque. Pas grand chose n' changé! Et c'est bien cela qui fait la force de ce film, avec en plus un Fernandel exceptionnel.
A voir, par tous, sans aucune exception!
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