Un film d'une époque maintenant trop lointaine, donc forcément ennuyant d'autant plus que les dialogues sont très pauvres et le sujet n'a aucun interet
L'ayant vu il y a pas mal de temps déjà, je me rappelle avoir été déçu. On m'avait dit que le film baignait dans une ambiance inquiétante, aussi je m'attendais à retrouver les sensations d'un Hitchcock, je me trompais. L'histoire est simpliste, et la mise en scène traîne en longueur, si bien qu'il est difficile d'accrocher totalement. Une très belle photographie cependant, ainsi qu'un Robert Mitchum excellent en révérend manipulateur et séducteur.
Difficile de toucher à un "mythe"... mais, ouais, bof, quoi. C'est assez mou tout ça. Le rythme du film et le jeu des acteurs ont salement vieilli. Ai été franchement déçu par le résultat d'ensemble...j'attendais pourtant pas de poursuite de bagnoles...
Peut-être l'un des meilleurs films de tous les temps. Un allégorie grandiose sur le bien et le mal qui évite toutes les ficelles du manichéisme pourtant tentantes dans ce type d'œuvre. Le meilleur film du génial Robert Mitchum ...
J'avais peut-être trop d'attentes vis à vis de ce film que l'on m'a toujours présenté comme un chef d'oeuvre, car lorsque je l'ai finalement visionné, j'avoue ne pas avoir été tant impacté que cela. Je trouve l'histoire intéressante, la direction artistique inspirée et les acteurs tous aussi bons les que les autres, mais j'aurai aimé que le film aille plus loin. J'ai une impression d'inachevé dans la traque et la relation des enfants vis à vis de cet homme, comme une longue introduction qui s'arrête à la moitié de son développement. En bref, un peu déçu par ce film bien que je comprenne son intérêt et ne soit pas insensible à ses qualités, je suis peut-être passé à coté de son plein potentiel.
La nuit du chasseur est clairement un must en termes de film noir. Il est porté par une prestation excellente de Robert Mitchum particulièrement inquiétant dans ce rôle. Les plans inspirent à eux seuls beaucoup de craintes aux spectateurs avec les décors mais aussi les jeux d'ombres. Il y a également beaucoup de tensions. L'ambiance est aussi très prenante. La nuit du chasseur est considéré comme un grand classique et ce n'est pas pour rien.
« The night of the hunter » réalisé par Charles Laughton en 1955 possède une véritable griffe sensorielle qui lui permet d’accéder au statut de film culte. L’histoire de ce tueur en série poursuivant deux enfants pour dérober leur magot relève du conte horrifique. L’atmosphère particulière repose principalement sur la prestation envoutante de Robert Mitchum en pasteur machiavélique. Le jeu sur les lumières et les ombres fait figure de cinéma expressionniste, propre à engendrer des émotions de plénitude ou d’angoisse. La dualité des symboles du Bien et du Mal demeure toutefois très appuyée et manque parfois de subtilité. Bref, cela reste néanmoins un vrai classique.
Bien que le film soit un peu vieillot et que le rythme ne soit pas tambour battant, Robert Mitchum est magistral et le film tient en haleine, c'est captivant et pour l'époque c'etait plutot osé.
Le pasteur par sa métaphore du bien et du mal("hate and love")nous présente en soi le film. Le triomphe du bien sur le mal. Ce film nous parle de religion, d'amour, de famille, de haine, de protection maternelle qui nous sont ici mélangées. Le film nous parle de méfiance, se méfier du loup, du chasseur, de l'homme? On pourrait donc faire un parallèle avec "le chaperon rouge", ou la héroïne apprend à ses dépend à se méfier du loup : soit de l'homme. Est-ce que mon coté féministe m’empêche de faire une lecture objective du film, à voir. Mais ce que le réalisateur veut nous montrer c'est de nous méfier en partie. Le pasteur pour ma part incarne et Le bien mais Et le mal. Le mal, avec ses meurtres, mais le bien car il prêche la bonne parole et notamment auprès de la mère des deux enfants lors de la nuit de noce.
Ce film reste impressionnant et à voir pour tous cinéphiles qui se doit. Après visionnage, chacun pourra se faire son avis et surtout essayer de trouver une portée à ce film.
Très surpris ! Surpris pas par le film non, mais par les critiques et la note qu’il a actuellement. Je ne connaissais pas ce film, je l’ai regardé, j’ai vu en noir et blanc loin d’être exceptionnel et la, je vois qu’il est considéré comme un chef-d’œuvre ! Je veux bien, mais pourquoi ?? Le scénario est complètement décousu (c'est surtout ça le probleme) , l’histoire n’a pas toujours de sens , au niveau des dialogues on a vu mieux, les personnages ne sont pas exceptionnels … Enfin bref. Pourtant quand on m’a dit que le film est en noir et blanc, ça m’a chagriné mais ça ne gêne vraiment pas. Tout ça pour dire que je le démonte pas pour me faire plaisir, mais le scénario est à dormir debout (et je pèse mes mots) et l’âge du film et donc sa qualité ne nous maintiennent absolument pas en haleine; pourtant il est vrai que le noir et blanc donne finalement de bonnes images. Certains disent que c’est un chef-d’œuvre, et bien soit, chacun ses gouts mais pour moi ce sera juste non, non merci.
Comme dans tout conte pour enfant, dans « La nuit du chasseur » le bien et le mal saffrontent et le monde des adultes soppose à celui des enfants. La réussite du film réside dans le fait quil arrive très bien à montrer les différentes confrontations par diverses manières comme à travers la personnalité des personnages ou bien par lalternance de scènes horrifiques avec dautres poétiques car relatif au monde de lenfance. Ainsi le film nous montre des personnages singuliers comme Powell incarnant le mal interprété par Robert Mitchum qui est une sorte de diable déguisé en prêcheur ou bien Rachel jouée par Lilian Gish qui se révèle être la bonne fée. La réalisation nous offre aussi des scènes mémorables comme celle ou Rachel assise sous la véranda avec son fusil à la main chante dans la nuit en même temps que Powell qui guette dans le jardin ou celle avec les deux enfants endormis dans une barque qui descendent la rivière au clair de lune. Inoubliable.
C'est en prison que le pasteur Harry Powell rencontre Ben Harper, un condamné à mort qui a commis un hold-up et assassiné deux hommes. Pourtant, l'argent du butin n'a pas été retrouvé et Powell est prêt à tout pour mettre la main dessus...
Pour son unique réalisation, on constate assez vite que Charles Laughton est aussi talentueux derrière la caméra qu'il n'a pu l'être devant. Avec The night of the Hunter il livre un film brillant basé sur plusieurs dichotomies où il met en avant le bien contre le mal, les adultes face aux enfants ou encore le jour face à la nuit. L'écriture est de qualité, notamment dans l'avancement de l'histoire mais l'intérêt de cette oeuvre n'est pas là et réside principalement dans son atmosphère, sa beauté formelle et ses personnages.
Dès les premières minutes on va découvrir un Robert Mitchum très à l'aise en psychopathe déguisé en prêtre, qui va user de plusieurs stratagèmes pour tenter de découvrir le positionnement du magot. Laughton reste régulièrement braqué sur lui, mettant en avant la façon dont le mal absolu s'est glissé dans la peau du bien, faisant ressortir par intermittence ses côtés fous et violents. Peu à peu, il met en place une galerie de personnages tournants autour du lui, souvent ne voyant que son habit, à savoir le bien, excepté Jack, le gamin qui connaît la cachette de l'argent qui lui, de suite, voit le mal qui se cache derrière les habits de pasteurs. Des personnages consistants que Laughton dirige avec brio et les mettant en scène de belles manières.
Et pour les suivre, il met en place une atmosphère sombre, onirique et angoissante, parfois très poétique, se rapprochant aussi du fantastique à l'image des chants de Mitchum sur son cheval, traquant les mômes. C'est là l'une des principales réussites du film tant cette succession de dichotomies aurait pu être traité de manières maladroites, ce qui n'est pas le cas avec Laughton, soignant l'atmosphère et rendant son oeuvre envoûtante et haletante de bout en bout, dont le rythme plutôt lent sert le récit et renforce la fascination pour les personnages.
Habile mélange de genres, The Night of the Hunter fait preuve de légèreté, drame, humour ou encore noirceur dont les influences du muet, notamment de Griffith (à qui Laughton a aussi emprunté sa si talentueuse muse Lillian Gish) se font fortement ressentir. Mais la force de cette oeuvre se trouve aussi dans sa beauté formelle où l'on assiste à une succession de magnifiques tableaux, de plans sublimés par des paysages et décors aussi somptueux que la photographie en noir et blanc. Laughton use de divers jeux d'ombres rappelant l'expressionnisme et sa technique, où il enchaîne travellings et plans-séquences, est brillante, jamais lourde et, à l'image de ses inoubliables plans, sert le récit et une atmosphère si forte.
Finalement, le regret qu'engendre The Night of the Hunter se trouve dans le mépris qu'il a eu à sa sortie et qui enchaîna une fin brusque de la carrière de réalisateur de Charles Laughton... Et au vu de sa puissance, beauté, atmosphère, prestation d'acteurs ou encore dimension c'est vraiment dommage.
Avec une histoire toute simple (ce grand méchant de Mitchum poursuit deux enfants à la recherche de leur butin familial dans un décor d'ombres chinoises tout droit sorties d'un livre pour enfants), Charles Laughton nous plonge dans un cauchemard poétique et esthétique et signe un film envoûtant et inclassable à mi-chemin entre la fable, le film noir, le polar ou l'expressionisme allemand. Les plans sont peu nombreux, la trame est linéaire et cette simplicité ne met que plus en valeur la précision de la mise en scène, l'intemporalité du récit, la dualité du propos (l'amour contre la haine, le noir contre le blanc, le mal contre le bien, le loup contre l'agneau) et la puissance onirique de ses images : les doigts tatoués du révérend, son ombre sur son cheval, son cantique funêbre qui s'élève dans la nuit, des menaces dans une cave, des cheveux qui flottent dans l'eau, un voyage en barque. Un film qui accompagne longtemps et un chef d'oeuvre absolu.