Un grand classique de l'horreur que l'on vénère et adule grâce à la superbe performance de Robert Mitchum, la bande originale, la qualité scénaristique, la lumière et la nostalgie qui s'en dégage !
Je ne vais pas dire qu'il s'agit d'un mauvais film: la photo est le plus souvent superbe (on pense fréquemment à Murnau), l'atmosphère est crispante à souhait. Mais ce "southern gothic" manque de nuances quand on le compare à Faulkner. Mais tout ce tapage à propos de Mitchum (déchaîné mais trop grand pour le rôle), Lilian Gish en grand-maman à fusil, la toute-puissance des uns face à l'innocence des autres, et la morale absolument conformiste découragent absolument. Je n'y comprends goutte mais je ne suis pas la seule. Si l'on veut voir un film en N&B absolument flippant, je conseille plutôt "Femmes de la nuit" de Mizoguchi.
Œuvre anachronique, angoissante et mystérieuse à la mise en scène factuelle et dépouillée qui laisse le spectateur à l'interprétation qu'il souhaite en faire
Le film que je ne me lasse pas de regarder. Je ne parlerai pas réalisation, intrigue, interprétation, plan, jeu d'acteur etc puisque je n'ai aucun talent de critique de cinéma, ces termes n'ont aucun sens pour moi et c'est tant mieux. (une pensée pour Herman Hesse).
Je peux juste parler émotion, rêve, réflexion, inspiration, voilà tout ce que film est pour moi.
Deux enfants reçoivent une somme d'argent de la part de leur père, venant tout juste d'être condamné pour meurtre et pour vol. Le révérend Harry Powell va tout faire pour s'accaparer du butin de toutes les façons possibles. Robert Mitchum possède les épaules larges pour tenir son rôle de prêcheur sinistre. Ses mains tatouées des mots Love et Haine lui donne un aspect manichéen : il faut avoir constamment les yeux rivés sur elles car certaines scènes sont bien pensées et les mettent en avant. Il s'amuse avec elles, les fait combattre et aime les montrer au monde. Le noir et blanc renforcent la froideur du personnage. Des années se sont écoulées, le film n'est plus de la première fraîcheur et on pourrait lui reprocher d'être trop porté sur la religion mais dans l'ensemble cela reste un très bon thriller.
Le pasteur Harry Powell devient un prêcheur en volant une voiture. Il rencontre un mari qui a volé de l'argent. A la sortie de sa prison , il épouse la femme du voleur pour retrouver l'argent. Un chef d'oeuvre. Robert Mitchum interprète son rôle sans faille. Ce fut le seul et unique film de Charles Laughton car ce film fut sifflé par des critiques négatives. Mais des décennies plus tard , ce film fut reconnu comme un chef d'oeuvre du 7ème art. On retrouve le tatouage "love" et "hate" sur les mains d'Eddie le motard dans le Rocky Horror Picture Show. Allez revoir le dossier d'Allociné : " Un seul film à la réalisation et puis il s'en va..." sur l'article du film La Nuit du Chasseur".
C'est la seule réalisation d'un sacré acteur, j'ai nommé Charles Laughton. Le film n'a pas connu de succès, en revanche il devient un des plus grands films selon le magazine Empire. Ce qui est embêtant La nuit du chasseur est pas bon du tout. Robert Mitchum en pasteur psychopathe qui cherche du pognon cacher. Tout le film sonne faux, le mariage, la comédie de Mitchum... Et puis la religion qui abonde de façon stridente. Gros regret, parce qu'il y à un coté western noir qui pouvait être mieux desservie. La nuit d'un gâchis.
Du bon et du moins bon dans ce classique datant de 1956 : la mise en scène accuse tout d'abord le poids de son âge dans une première partie poussive, mal articulée, et manquant singulièrement de finesse. Petit à petit, l'effrayant pasteur joué par l'excellent Robert Mitchum fait planer son ombre menaçante sur le déroulement de l'histoire, générant un suspense omniprésent qui coïncide avec les passages les plus inspirés du film. The Night of the Hunter mérite le détour pour son caractère précurseur en matière de thriller, mais il ne me semble pas faire partie des meilleures œuvres de l'époque.
« It's a hard world for little things ». Réplique de Lilian Guish qui résume parfaitement l'unique film de Charles Laughton. Des enfants, qui n'ont pas vraiment eu la chance d'être nés sous une bonne étoile, sont poursuivis par un pasteur psychopathe dans l'Amérique rurale des années 30. Les jeunes acteurs sont particulièrement bons, bien dirigés et donnent excellemment la réplique à un Robert Mitchum magistral. Bon, aujourd'hui les cordes utilisées pour véhiculer l'angoisse commencent à céder sous le poids des années, mais « La nuit du chasseur » reste un film de traque essentiel, basée sur les peurs infantiles (on pense à l'ogre, au loup ou au croque-mitaine), assez noir, scandaleux pour l'époque et qui vaut tout particulièrement le détour pour les prestations de Mitchum et Lilian Guish qui apparaît en seconde partie. Le contexte rural est également très bien retranscrit. A voir ne serait-ce que pour savoir si l'on est plutôt « love » ou « hate ».
La nuit du chasseur est clairement un must en termes de film noir. Il est porté par une prestation excellente de Robert Mitchum particulièrement inquiétant dans ce rôle. Les plans inspirent à eux seuls beaucoup de craintes aux spectateurs avec les décors mais aussi les jeux d'ombres. Il y a également beaucoup de tensions. L'ambiance est aussi très prenante. La nuit du chasseur est considéré comme un grand classique et ce n'est pas pour rien.
Un film envoûtant et ce malgré les nombreux visionnages que j'ai pu faire subit à ce chef d'oeuvre de Charles Laughton qui signe là sa seule réalisation qui est pourtant une réussite à bien des égards. On nous narre le récit d'un prêcheur inquiétant parfaitement joué sous les traits d'un Robert Mitchum au meilleure de sa forme qui fera tout pour récupérer les 10 000 dollars... Une atmosphère lugubre, des jeux de lumières et de plans inspirés, un film qui tourne vers l'épouvante, vers la frayeur et les tournants psychiatriques du personnage. C'est un film qui nous hante, qui nous poursuit, qui reste au cœur de notre mémoire à jamais. Un bijou du 7ème art!