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Le Septième Acte
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5,0
Publiée le 29 septembre 2026
Charles Laughton, en plus d’être un acteur de talent, fut un réalisateur de génie. S’il ne réalisa qu’un seul film, celui-ci est un chef-d’œuvre : il s’agit de LA NUIT DU CHASSEUR. Somptueux visuellement, avec un noir et blanc magnifique, et des plans visuellement réussis dans leur composition et leur cadrage. Les acteurices sont déments et le scénario est habilement mené, appartenant au genre du film noir auquel il se réfère avec brio.
Un OVNI dans toute l'histoire du cinéma. On a du mal à comprendre comment Charles Laughton, dont c'est l'unique réalisation (et probablement bien aidé par Robert Mitchum), a pu réaliser ce chef-d'œuvre absolu du 7e art. Si le scénario d'une noirceur rarement égalée, masqué en partie par une fausse féérie et naïveté, contribue bien évidemment à ce film magistral, c'est tout de même la mise en scène dont on reste bouche bée. La descente de la rivière par les enfants dans une barque, dans la nuit étoilée, est d'une poésie qui nous touche profondément. Et dire que c'est tout le film qui est magique...
Réalisé par Charles Laughton en 1955, est un film particulièrement fascinant par son identité visuelle. Derrière une histoire qui pourrait, sur le papier, ressembler à un thriller assez classique, le réalisateur construit une œuvre qui se rapproche parfois du conte, du cauchemar et même du cinéma expressionniste.
Ce qui marque immédiatement, c'est la manière dont le film utilise les ombres et les contrastes du noir et blanc. La photographie ne cherche pas simplement à créer une ambiance sombre : elle transforme régulièrement les décors en espaces presque irréels. Certaines silhouettes, certains jeux d'ombre ou certaines compositions donnent au film une dimension presque fantastique. Le monde est pourtant réel, mais la mise en scène le fait progressivement basculer dans quelque chose de beaucoup plus inquiétant.
La mise en scène de Charles Laughton est d'une grande précision. Chaque plan semble pensé pour raconter quelque chose, notamment à travers la position des personnages dans le cadre. Laughton utilise les grands espaces comme les intérieurs pour créer un sentiment de vulnérabilité. Il peut faire paraître un personnage immense et menaçant, puis isoler complètement un autre personnage au milieu du décor.
Le personnage interprété par Robert Mitchum est évidemment l'un des éléments les plus marquants du film. Il possède une présence presque irréelle, comme s'il représentait davantage une figure du mal qu'un véritable individu. Sa manière de parler, de se déplacer et de s'imposer dans les plans lui donne un côté profondément inquiétant. Le film joue d'ailleurs beaucoup sur cette opposition entre son apparence rassurante et ce qui se cache derrière.
Ce qui fonctionne particulièrement bien, c'est que La Nuit du chasseur ne cherche pas uniquement à créer de la peur par la violence. La menace vient souvent de l'attente et de la présence du personnage. Il peut être simplement visible au loin ou apparaître dans un cadre pour créer immédiatement une sensation de danger. Cette économie rend certaines scènes beaucoup plus puissantes que si le film cherchait constamment à montrer ou expliquer.
La construction du récit possède également quelque chose d'assez singulier. Le film avance parfois comme un conte cruel, avec des enfants confrontés à un monde d'adultes dangereux et difficilement compréhensible. Cette dimension donne au récit une portée presque universelle. Les personnages ne représentent pas seulement des individus, mais parfois des figures : l'innocence, la protection, la menace ou la corruption.
Le travail sonore participe beaucoup à cette atmosphère. Les silences sont importants, mais certains éléments sonores deviennent également immédiatement reconnaissables et renforcent la présence de la menace. La musique accompagne le film sans constamment chercher à souligner chaque émotion. Elle laisse souvent la force des images et des situations s'exprimer par elles-mêmes.
L'un des aspects que j'apprécie le plus est cette capacité à mélanger beauté et inquiétude. Certaines images sont presque poétiques, avec une composition très travaillée, alors que la situation racontée reste profondément angoissante. Ce contraste donne au film une identité unique. La beauté visuelle n'adoucit pas la violence du récit : elle la rend parfois encore plus dérangeante.
Le rythme peut cependant sembler particulier pour un spectateur contemporain. Certaines séquences prennent leur temps et le jeu de certains acteurs porte encore les traces d'une certaine théâtralité propre à son époque. Cela peut créer une distance, même si cette manière de jouer participe également à l'aspect presque irréel du film.
En conclusion, La Nuit du chasseur est une œuvre d'une puissance visuelle remarquable. Charles Laughton utilise le noir et blanc, les ombres et la composition des plans pour transformer une histoire de thriller en véritable conte cauchemardesque. Robert Mitchum apporte une présence inoubliable, tandis que la mise en scène parvient à créer une tension constante sans avoir besoin d'en faire trop. Son rythme et son approche peuvent parfois sembler datés, mais la force de ses images reste intacte. Un film à la fois magnifique et profondément inquiétant, dont la mise en scène continue d'impressionner bien au-delà de son époque.
... un de ces films dont on ne se lasse pas, je le verrai encore cent fois c'est sur. Mitchum excessif à souhait dans l'un de ses plus beaux rôles, ce film est classé, horreur, film noir et je ne sais trop quoi encore, il est d'une poésie incroyable, la descente de la rivière, quelle beauté !!! une petite merveille du 7ème art...
Revoir ce grand classique sur grand écran est la promesse de passer un grand moment, et je n'ai pas été déçu! Mitchum est encore plus imposant, encore plus énorme, encore plus inquiétant! L'histoire n'a absolument pas vieilli, et c'est ce qui rend l'ambiance d'autant plus oppressante, tout comme le portrait au vitriol de la société américaine. Quant aux images, elles restent magnifiques. A part deux ou trois détails sans importance, ce film reste bien un chef-d'oeuvre!
"La nuit du chasseur", échec à sa sortie, est devenu culte au fil du temps. Robert Mitchum n'incarne rien moins qu'un boogeyman : sous ses airs de prêcheur bienveillant, c'est en fait un assassin doublé d'un psychopathe qui traque deux enfants à travers le pays pour leurs voler l'argent laissé par leur père. Alors oui, Robert Mitchum cabotine et compromet certaine scènes, par contre le reste du casting est exceptionnel. Le film peut être vu comme un conte mais façon Grimm, à savoir noir. Et d'ailleurs le noir et blanc est somptueux et permet des images frappantes comme des peintures.
un pure chef d'œuvre de a a z. charle laugthon a réalisé 1 film et pour notre plus grand malheur... car 1 film, forcément son 1er ( et dernier) et nous sortir une telle oeuvres c'est juste extraordinaire. les années 50 sont tellement hors du commun en matière de cinema... ( 12 hommes en colere, vertigo, le salaire de la peur, les sentiers de la gloire...) en fait ce film est peut etre le plus beau film visuellement que j'ai vu... les jeux de lumiere sont tellement réussis, les ombre, le cadrage tout est brillant... je pensais que citizen kane etait difficilement battable sur ce sujet la, je me trompe...
en plus d'être une prouesse de mise en scene, le propos du film est également tres intéressante. car on parle de manipulation, de ne pas se fier aux apparence, d'hypocrisie religieuse et a quel elle peut avoir une influence négative sur la société.
et également tous le propos sur l'enfant qui perd son innocence, qui redevient a l'état sauvage, avec la scene du bateaux, ou ils sont pourchassé par un "chasseur" et qu'ils ont plus de domicile, ni de famille, ils sont livré a eux meme autour de la nature. et laughton va nous le filmer, avec la multiplication des animaux, des éléments naturels, des proies, des prédateurs... le plan avec la toile d'araignée est absolument brillant, ce plan est tellement poétique, tellement beau et fort en symbolique. le fait que le chasseur cherche a voler la poupée, qui symbolique l'innocence, c'est tellement une merveilleusement idée...
et puis quel personnages terrifiant... le mechant dégage une sympathie, une gentillesse, on a envie de l'écouter, il parle bien. en bref, c le parfait manipulateur. et mitchum l'interpréte parfaitement bien, il est terrifiant tout est étant attirant...
j'avais jamais vu une ambiance comme celle ci... j'ai vraiment bien fait de le voir tard ( j'ai lancé le film a 22h30 et finis a 00h, pas si tard, mais il faisait deja nuit) car mon immersion etait totale. le film est angoissant, tout est sombre, tout est triste... exactement comme l'époque ou le film se déroule. année 30, grande dépression, epoque sans joie, ou le monde est tout gris, tout fade... spoiler: Et c pour sa que le perso mitchum arrive a manipuler tout le monde.
il profite du désespoir, et se faissant passer pour un aimer de dieu, un prêtre qui aident les gens et qui veut leur remonter le moral avec de discours bien pensant .
en fait c un film sans aucun défaut... rythme parfait, aucune longueur , écriture, mise en scene, histoire... tout est absolument magistral, rien est a jette, absolument immense.
en conclusion, c'est un conte horrifique, a l'ambiance cauchemardesque qu'il faut absolument voir 1 fois dans sa vie. ( il est sur prime video actuellement).
Pour son seul film, Charles Laughton balance tout : la manipulation religieuse, la bigoterie des petites villes américaines, la condition des femmes, et surtout le combat entre la pureté et le pourri. Ça se lit jusque sur les mains de Mitchum, LOVE et HATE tatouées comme un résumé du film. Robert Mitchum, justement, est monstrueux de présence : il passe du prêcheur mielleux à la menace glaçante en un claquement de doigt, et sa berceuse fredonnée avec sa voix baryton pendant qu'il traque les gosses te colle une angoisse de gamin, celle du loup sous les draps. On n'est pas dans un thriller réaliste mais dans un « merveilleux » cauchemar d'enfant. Et que dire de la maîtrise du noir et blanc et de la lumière : ombres tranchées, lumières qui sculptent, des plans qu'on n'oublie pas, comme cette fuite des enfants sur la rivière étoilée, seul refuge dans un monde noir. À cause du code Hays, Laughton doit tout dire par le symbole: la menace sur les enfants, la violence, le refoulement passent par le conte. Il est vrai que le scénario est donc parfois simple, pas toujours crédible, mais on s'en fiche : c'est un mythe, on y cherche la leçon, pas la vraisemblance. Méfiez-vous des belles et gentilles gueules. Lillian Gish est au diapason, les enfants aussi, et l'ensemble est lent. Mais cette lenteur se transforme peu à peu en peur de l'attente, de la traque. Visuellement inoubliable et glaçant.
Conte noir d’une beauté spectrale, La Nuit du chasseur mêle l’innocence enfantine à une menace quasi mythologique. Pour son unique film, Charles Laughton compose une œuvre d’une audace visuelle saisissante, entre expressionnisme et fable biblique. La figure terrifiante incarnée par Robert Mitchum, prêcheur meurtrier au sourire figé, impose une présence aussi charismatique que cauchemardesque. Les images (la fuite nocturne sur la rivière, les silhouettes découpées dans la lumière) touchent à une forme de pure poésie cinématographique. De cette alliance entre terreur et merveilleux naît un chef-d’œuvre unique, à la fois cruel et profondément envoûtant.
Dans La Nuit du chasseur, les mots prennent une dimension presque mythique. Les dialogues oscillent entre douceur trompeuse et menace constante. Chaque phrase semble sortie d’un conte sombre et hypnotique. La parole devient un outil de manipulation fascinant. Une écriture poétique qui marque profondément.
Cela fait des années que j'entends parler de ce film comme un chef d'œuvre du cinéma, et j'ai enfin eu l'occasion de le visionner D'accord, il a été réalisé il y a 70 ans, et sans doute qu'à l'époque il a pu faire illusion, mais honnêtement, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à le regarder jusqu'au bout. C'est lent, avec des dialogues insipides, sans aucun suspense
Un chef d'œuvre. Un tueur en série qui tue des veuves pour s'accaparer leurs argent, un thème vachement osé en...1955! Probablement un des premiers films qui traite d'un tueur en série. Tout est parfait dans ce film, Robert Mitchum qui crève l'écran, magnétique, inquiétant à souhait, les autre acteurs et actrices aussi, tous excellent, la réalisation, le final, rien à dire, nickel!
Un conte noir, formidable, avec un ogre qui séduit les femmes avant de les manger et s'attaque parfois à leurs enfants, une gentille fée, la rivière... C'est très bien et bien mieux que le livre du même nom de Davis Grubb dont la misogynie est très appuyée.
C'était mon premier film avec Robert Mitchum et je dois dire qu'il fait un sacrés antagoniste, réellement terrifiant, à la Anton Chigurh (les frères Cohen se sont d'ailleurs beaucoup inspirés de ce film).
Le film est angoissant du début à la fin au vu de la menace que fait peser Mitchum sur l'intrigue. Son regard, sa voix, tout est terrifiant chez lui. Ajoutons en plus la parfaite appréhension et compréhension du personnage par Charles Laughton et on tient le méchant parfait.
Néanmoins ce film est loin d'être mon préféré, même s'il aborde des thèmes importants comme l'excès religieux de l'époque qui peut amener à d'énormes derives si utilisé à mauvais escient.
Je retiendrai donc surtout de ce film la performance majestueuse de Mitchum et le message derrière, sans pour autant avoir été bouleversé au visionnage.
On se demande si la note moyenne n'est pas une blague. Voilà le film le plus sur côté de l'histoire du cinéma. Une étoile et demi pour les quelques plans et la photographie. Mais le film est d'une nullité affligeante. On y croit pas une seconde et certaines scènes sont à mourir de rire. Aucune émotion ni empathie pour les protagonistes ne ressort de se navet et sera oublié le lendemain même de son visionnage... Incompréhension totale qu'il soit qualifié de 'chef d'oeuvre'.