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kray
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5,0
Publiée le 29 décembre 2010
Film noir teinté d'onirisme, la nuit du chasseur est l'une des merveilles du cinéma. Mitchum , icone inoubliable avec ce rôle de pasteur psychopathe aux tatouages évoquant son ambivalence, est formidable et porte littéralement le film. Et puis il y a l' atmosphère , indescriptible, Rendant ce long métrage définitivement phénomenal. Un chef d'oeuvre .
Robert Mitchum effrayant, de jeunes acteurs prometteurs, une histoire finalement proche d'un conte où l'on retrouve la figure d'une sorte de grand méchant loup et quelques moments de calmes enfantins, un formidable suspense n'ayant pas pris une ride
Ce grand classique a beau être emprunt de poésie c'est tout de même décevant,car c'est pas très passionnant,mais il est vrai que l'intrigant Robert Mitchum est très bon.
Bon film, belle image, jeu avec les ombres intéressant. Mitchum est excellent, les scènes où il chante devant la maison et sur son cheval sont très bonnes mais je m’attendais à être plus oppressé, cela manque de tension…
Superbe film très très sombre et profondément pessimiste, les acteurs sont magistraux avec en tête l'immense Robert Mitchum et sa fameuse chanson. La musique et la photographie sont magnifique et la tension atteint par moment un niveau extrème. Un film marquant, le seul et unique de son auteur dommage.
Seule et unique réalisation officielle de l'acteur Charles Laughton, et une franche réussite ! Un tres grand classique du cinéma des années 1950, un drame tres intense et mis en scène magistralement dans lequel on retrouve le tres talentueux Robert Mitchum (qui aurait eu a titre non-officiel des responsabilités de réalisateur durant le tournage, car son rôle aurait été de diriger les enfants, Charles Laughton ne s'entendant pas avec !) qui est extrêmement convaincant dans le rôle d'un prêcheur pervers et dangereux, qui pourchasse deux enfants pour leur voler leur argent ! Un scenario parfait, une bande-originale parfaite, et en prime, l'un des meilleures rôles de Shelley Winters ! Excellent.
Harry Powell , prêcheur tueur de veuves ( en 1955 , l'idée a dû en faire frémir plus d'un d'américain) est assurément l'un des serial killer des plus majeurs du septième art campé par un Mitchum génial indispensable pour ce rôle. Le film quant à lui , par ses plans , sa musique et ses scènes nocturnes notamment celle ou Powell est sur son cheval avançant dans la nuit en chantant ressemble a un conte macabre mais aussi une histoire terriblement moderne ( comme les personnages avec la fermière pauvre élevant les orphelins). Ce thriller campagnard de 1955, seul long de Laughton, avec un casting de bambins irréprochables , est une somptueuse oeuvre.
Rarement le suspens se sera ainsi effacé devant la poésie, jusqu'à en épouser le mouvement, jusqu'à faire de la peur une ode à l'enfance et à la découverte du monde. C'est finalement un cauchemar précieux qui sera transformé en rêve par la seule force de la conviction et de la métaphore.
Vu au ciné club de ma fac il y a ....oups 25 ans j'en gardé le souvenir d'une photo exceptionnelle, de l'effoi engendré par Mitchum et ses tatouages LOVE HATE. FIlm à revoir.
Bouzi Bouzouf aime « La Nuit du chasseur » de Charles Laughton, deuxième film de la collection « L'Âge d'or du cinéma américain – les grands classiques du film noir », proposé pour la somme modeste de 6€99 chez les marchands de journaux (le premier DVD de la série, « Casablanca », coûtait, lui, 3€99 ; à ce rythme-là, le prix de celui qui accompagnera le dernier numéro devrait faire mal aux fesses). « La Nuit du chasseur » n'est pas un documentaire sur les activités nocturnes de Bouzi Bouzouf consistant à s'introduire tant bien que mal dans les chambres à coucher de collégiennes, mais, comme le dit très justement le fascicule vendu avec le film, un « conte de fées noir et perturbant » (ce livret ira quand même à la poubelle lorsque Bouzi aura achevé cet article). La scène qui illustre le mieux cet aspect féérique et sinistre de l'oeuvre est celle, magnifique, de la fuite des deux gamins sur une barque. La poésie de ce moment magique, résultat des décors, des jeux avec les ombres et de silences entrecoupés de chants tantôt rassurants tantôt inquiétants, donne plus que jamais le sentiment de contempler une pure oeuvre d'art (quand on pense que toi, lecteur, tu ressens une telle chose devant un épisode de « Joséphine, ange gardien ») (en tout cas, Tim Burton a dû prendre beaucoup de notes sur un calepin en matant cette séquence baroque et merveilleuse). Mais « La Nuit du chasseur » est littéralement vampirisé par le personnage repoussant de Harry Powell, que l'interprétation géniale de Robert Mitchum rend franchement flippant. Ce séduisant démon au visage aussi contrasté que les deux inscriptions sur ses doigts, et dont les deux centres d'intérêt sont le fric et la bible (qu'il interprète d'une manière quasi fanatique) peut être vu comme une personnification des États-Unis (ce symbolisme peu glorieux pourrait expliquer l'échec du film là-bas). Après tout, les pièces de monnaie et les billets de banque américains sont tous flanqués de la devise « In God we trust »...
Certes la mise en scène est réussie (même si le tout n'était pas très innovant, même pour l'époque, on sent l'ombre - mot choisi à juste titre - de Fritz Lang dans certains plans), et que la photographie est soignée, ça ne suffit pas à oublier un film poussif où le réalisateur n'arrive pas faire ressentir la tension censée imprégner son long-métrage, sauf pour quelques trop rares scènes. Du coup le spectateur n'est jamais vraiment réellement mis sous tension, et on a l'impression que le film n'arrive pas à vraiment combler les 90 minutes "requises", et enchaine les scènes inutiles.
Un film pour les enfants en fait, avec les inconvénients habituels mais de quoi donner le coup de foudre à vos gosses et vous faire fondre tout entier. Un film très attachant, aussi doté d'images et d'ambiances splendides (de la grande réalisation), et porté très haut par la performance de Robert Mitchum, en l'un des méchants les plus inoubliables et délectables existants
Robert Mitchum signe un de ses meilleurs rôles avec La nuit du chasseur, il ne fait pas que jouer et co-réalise avec Charles Laughton ce très bon film noir. Le scénario est accrocheur, la musique colle superbement et j'ai ressenti par moment une certaine inspiration du western. Malheureusement ce film manque cruellement de tension, c'est dommage parce que pour moi on est passé très près d'un grand chef-d'œuvre.