La Nuit du chasseur
Note moyenne
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406 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2009
Oeuvre majeure du septième art, voyage initiatique, fable onirique, conte de fée pour enfant pas sage filmé conne un polar, la Nuit du Chasseur dégage une incroyable puissance visuelle, due à une utilisation savante du noir et blanc, qui plus est admirable pour un réalisateur dont c'est le premier (et ce sera le dernier) film. Ici, l'enfance doit faire face à ses démons, à savoir le monde des adultes. Ici, la féérie s'enracine dans la crise économique du monde réel. Ici, enfin, Mitchum trouve un de ses plus grands et plus célèbres rôles, avec les légendaires mots HATE et LOVE écrits sur ses phalanges. Indémodable, et totalement moderne.
fade_away
fade_away

22 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2008
clairement un classique. tout est bien, les plans, la musique, les acteurs. ce film a été de toute évidence une matrice pour de nombreux autres
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2008
Un très très grand film. Palpitant, bien rythmé, avec un scénario de béton. Robert Mitchum est effrayant à souhait, avec ses mains tatouées. On se prend de passion pour cette histoire au départ banale qui se transforme en course haletante. Une vision de la religion assez négative, qui est peut être vraie au final. Bref, un monument du cinéma, qui n'a pas du tout vieillit et qui fait toujours autant froid dans le dos.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 décembre 2008
Un pur chef d'oeuvre ! L'unique film de Charles Laughton est magnifique, saisissant, déjà très en avance techniquement sur les autres films pour une oeuvre en noir et blanc. Trop souvent sous-estimé pourtant, le film bénéficie d'un casting et d'un scénario grandioses et pleins de surprises.
Spiriel
Spiriel

45 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2008
Voici un film complètement à part, probablement un peu surestimé, mais fascinant grace à sa tonalité et à Mitchum. Très simple dans sa structure, le film se détache complètement des films noirs tels qu'on les connaît par la force de ce prêcheur psychopathe mais il parvient (et c'est sa grande force) à restituer l'état de misère humaine courante à l'époque, en particulier avec le final mettant en scène l'immense Lilian Gish. La scène de l'arrestation finale où l'enfant craque est finalement le coup de poing social du film, qui pointe les effets qu'a cette société sur l'innocence des enfants. On retiendra en plus de cela un manichéisme trippé et un tragique parfois très drôle. Dommage que Laughton n'ait pu tourner d'autres films.
brunocinoche
brunocinoche

140 abonnés 1 251 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2008
Film unique de l'acteur Charles Laughton, ce film est un véritable chef d'oeuvre : un scénario très riche et remarquablement mené, des images incroyables, des acteurs plus qu'inspirés. L'un de mes films de chevet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2008
Pour commencer, je dirai que l’un des véritables intérêts du film reste pour moi le rôle des enfants. Cette œuvre est avant tout la fresque d’une enfance brisée par l’infamie et l’avarice humaine. Les deux meurtriers sont autant responsables l’un que l’autre, ce sont pleinement de leur faute si deux enfants innocents on été entraînés dans la déchéance de leur action. L’image la plus forte et la plus poignante est sans nul doute celle où l’enfant se jette sur Robert Mitchum en l’implorant de prendre l’argent, tout en le dispersant par les frappes de la poupée. J’ai vraiment trouvé cette scène magnifique. Elle m’a également marqué par toute la souffrance qu’elle expose et toute la force qu’elle dégage ainsi. Quant à l’acteur Robert Mitchum il est ici au sommet de son art ! Sa chansonnette qui indique son arrivé et ses fameuses mains « LOVE – HATE » font de lui un criminel atypique, tout en hypocrisie dans son costume de révérend, et tout en meurtrier avec son glaive en main. Mais la qualité du film que j’ai le plus apprécier ce sont les images : merveilleuses, splendides. La photographie est extrêmement réussie ainsi que la mise en scène. Les séquences de nuit m’ont particulièrement marquées : celles dans les chambres, la scène où la maison et la grange sont reflétées dans l’eau du Mississippi, ou encore celle où Robert Mitchum disparaît dans le brouillard épais grâce à la lumière d’une chandelle. Sans oublier celle où l’on découvre la mère des deux enfants noyée au fond de la rivière, remarquablement travaillée et visuellement envoûtante ! En définitive, ce film est un véritable conte, intelligemment réalisé et à l’intrigue bien élaborée. Mais c’est sans compter sur une ambiance de poésie, renforcée par des plans de coupe sur des éléments de la nature, qui nous captive durant toute la durée de l’œuvre, baignée par des images, une musique et des acteurs exceptionnels. Vraiment, du grand cinéma !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 923 abonnés 8 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2011
Avec La Nuit du chasseur (1955), Charles Laughton signe ici un chef d’œuvre époustouflant ! Il n’y a pas de mot plus fort pour décrire ce à quoi on vient d’assister durant près d’une heure trente.
Pourtant, son film fut un échec cuisant au box office lors de sa sortie (alors qu’il est devenu aujourd’hui un film acclamé et respecté de tous au point de faire entrer Laughton dans l’Histoire du 7ème Art).
Première et unique réalisation d’un cinéaste doué de talents (mais pourquoi n’a t’il pas réalisé d’autres films ??), avec La Nuit du chasseur il signe un thriller à la fois puissant et machiavélique, entre horreur et suspens, on suit les déambulations d’un pasteur déséquilibré (dont les phalanges sont tatoués des mots « Haine » & « Amour »), un psychopathe qui va s’en prendre à des enfants pour récupérer un fameux butin.
La tension est palpable et Robert Mitchum nous livre ici sa plus belle prestation, angoissante et terrifiante. Un être glacial, menaçant, manipulateur et menteur par dessus tout ! A lui seul, Mitchum s’accapare la caméra et ne la lâche plus. Son interprétation remarquable offre une touche de réalisme au film.
A noter aussi, la sublime qualité photo qui règne au sein du film, un noir & blanc qui colle parfaitement à l’histoire et des décors superbes, sans oublier aussi des seconds rôles tout aussi réussis.
Une oeuvre injustement boudée lors de sa sortie, mais devenue au fil du temps une oeuvre importante du 7ème Art, classée au panthéon des oeuvres les plus mythiques !
cylon86

2 846 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2008
L'unique chef-d'oeuvre de Charles Laughton. La mise en scène est superbe (la traversée en barque en pleine nuit est magnifique)et la prestation de Robert Mitchum est hallucinante, il semble carrément habité par le rôle. Même si j'ai regretté que le moment où Powell rôde autour de la maison à la fin ne dure pas plus longtemps, "la nuit du chasseur" reste un classique indémodable et inclassable à voir absolument.
SebD31
SebD31

105 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2008
Un film porté par le très grand Robert Mitchum. Oppressant ! Culte !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2008
Ayant appris que ce film était visionné dans les écoles de cinéma dans le cadre de cours d'histoire du cinéma , j'a décidé d'aller le voir. Et je n'ai pas été déçu!!
Il se dégage une atmosphère vraiment inquiétante , remarquablement souligné par le jeu de la lumière et du noir et blanc , et surtout pr le jeu extraordinaire de Robert Mitchum!
Un classique , à voir et à revoir.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2018
Techniquement le film est fabuleux avec une gestion de la lumière et du noir et blanc hors du commun. Les cadrages travaillés à la perfection pour obtenir les mises en lumière voulues sont tout simplement exceptionnels pour tout amateur. Que dire aussi de Robert Mitchum en faux prêcheur assoiffé d'argent et de manipulation représentant le mal absolu: interprétation magistrale... L'intrigue est aussi très bonne pour un film dont l'esthétique semble être la priorité mais le grand bémol de l'oeuvre est son manichéisme beaucoup trop marqué avec un côté moralisateur et puritain à la limite du supportable quand arrive la fin ...
Arkhos
Arkhos

51 abonnés 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2008
L'unique film et aussi l'unique chef d'oeuvre de Charles Laughton, Mitchum impérial dans son rôle d'assassin sadique! Un des chefs d'oeuvre du cinéma Hollywoodien à posséder impérativement dans sa dvthèque.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2008
Une histoire biblique anti-cléricale et anti-puritaine construite aussi comme un conte de fée, avec tout un arrière fond oedipien flagrant. Il y a aussi toute une évocation noire de la Grande Dépression. C'est d'une complexité et d'une ambivalence rares et visuellement c'est superbe. Robert Mitchum devait être le meilleur pour porter tout cela. Un classique à ne pas manquer.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

275 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2008
Il est parfois très difficile de parler d’un film. A cette cause, plusieurs raisons. Soit que le film en question relève tellement de peu d’intérêt qu’il est périlleux d’en rendre compte sans sauvagement l’éreinter, soit que le film possède tant d’atouts qu’il faudrait un ouvrage entier pour en révéler l’entière teneur. «The Night of the Hunter» (USA, 1955) de Charles Laughton fait bien heureusement parti de la seconde catégorie. La tâche est rude lorsqu’il faut écrire sur un film d’une telle ampleur, pétri d’ingrédients si divers et présentant autant de pistes de lecture. Premier et unique film de Laughton, l’œuvre forme un caléidoscope si complexe que c’en est grisant. Mouvement de la communauté, du cinéma américain, des Etats-Unis, le film de Laughton articule chacune des idées dans une même iconographie. L’emploi, pour une œuvre de cinéma, du terme iconographie ne saurait laisser indifférent. Il est pourtant indispensable de qualifier les images d’icônes. La tradition religieuse dont provient le film et qu’il critique avec virulence invitait Laughton à créer chacun de ses plans comme le pan noué d’un triptyque. La lumière divine sublimant les corps et cristallisant les gestes dans un sursis magnifique, comme (toute proportion gardée) Le Bernin le fît avec Sainte Thérèse en extase, confond les plans de Laughton avec l’iconographie chrétienne. Dans un registre plus classique que Paradjanov mais selon une démarche semblable, Laughton fait de son cinéma l’ouvrage d’une pensée divine, le vecteur jusqu’à l’au-delà par le biais des lumières et de leur sombre alliance avec le jour. «The Night of the Hunter» s’apparenterait au simili d’un film de John Ford. Petite communauté, grande épopée, poursuite infernale, Laughton emprunte certains des outils du fameux cinéaste américain. A plus grande échelle, il s’agit aussi du cinéma américain (sa pudeur hypocrite) et de l’Amérique (sa bigoterie complexée). Il faudrait en dire plus pour en dire le minimum.
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