Voici une oeuvre absolument magnifique de la part de Charles Laughton, un célèbre acteur qui réalisa ici son seul long métrage, son seul coup d'essai en sera un coup de maître. Il s'agit d'une adaptation du roman de Davis Grubb qui raconte la vie d'un étrange pasteur qui poursuit deux enfants dont il a épousé puis tué la mère, pour leur faire avouer où est cachée une très importante somme d'argent. Le rôle du pasteur est superbement interprété par un Robert Mitchum totalement en phase avec la noirceur absolue de son personnage. Il s'agit très certainement de l'un des meilleurs rôles de cet immense acteur. A ses côtés, nous retrouvons avec grand plaisir l'immense comédienne Lillian Gish - qui fût l'une des meilleurs actrices du cinéma muet - dans un rôle d'une femme de grande bonté et qui vient à la detresse les enfants orphelins, rôle qu'elle jouera avec une finesse qui ne peut être égaler. Autre point fort de ce long métrage, il s'agit de la photographie absolument magnifique de la part de Stanley Cortez - la fabuleuse photographie du secret derrière la porte de Fritz Lang est de lui - qui apporte à ce film un climat à la fois étrange et parfois assez décalé. Cette oeuvre s'avère donc ni plus ni moins qu'un véritable chef d'oeuvre des années 50 et qui se doit d'être découvert par le plus grand nombre, tellement il se trouve être fascinant.
"La nuit du chasseur" est une oeuvre imposante portée par un Robert Mitchum des grands jours. Et quand le scénario commence à s'essouffler, le personnage féminim quir entre en jeu relance totalement l'histoire. Bien.
Je m'attendais à un film culte, et je n'aurais pas dû, j'en sors légèrement mitigé, voire déçu. Certes, d'un point de vue purement cinématographique, ce film est un chef-d'oeuvre. Réalisation impeccable (j'ai halluciné devant certaines scènes, celle de la bougie devant la fenêtre ou celle de l'ombre de Harry Powell sur son cheval à l'aube (He never sleeps ?). Les acteurs sont incroyables, le Pasteur dégage un charisme inédit jusqu'à lors, les enfants pourchassés dévoilent des talents incroyables, voire même inégalables, la vieille Racher Cooper cite la Bible d'un point de vue philosophique qui pourrait convaincre des athées (que je suis), et entreprend quelques monologues indescriptibles (sur Noël ou sur l'endurance des enfants qui ne devraient pas affronter des horribles épreuves (tels Moïse, Jésus ou encore (surtout !) John et Pearl.). Ce film dispose également d'une BO très convaincante, digne des plus grands films d'angoisse. (la scène où l'on voit un train passer en est le parfait exemple). Pourtant, ce film perd toute notre angoisse et toute notre terreur pendant certaines scènes qui défigure des personnages clés. Les scènes de la cave, ou du départ de la barque exprime tout à fait cela, et présente un prêcheur dénué de tout cynisme, sadisme, froideur, intelligence, crédibilité. Alors, effectivement, on a du mal à y croire et on ne s'extasie nullement. Du coup, on s'en range du coté des enfants, et après tout, ce n'est pas si mal.
La claque ! Je ne m'attarderai pas sur ce film, car je n'en parlerai jamais assez bien ! Abordant un nombre exceptionnel de registre, l'envie me prend vraiment de dire que ce film est parfait ! Et puis allez je vais le dire : courez-le voir, il est parfait ! 8D
La nuit du chasseur est probablement l’un des films les plus marquants qu’il m’ait était donné de voir récemment. Prenant place dans une atmosphère particulièrement sombre, où le rendu du noir et blanc fait des merveilles tant Charles Laughton manie avec malice et poésie la caméra, ce film marque le clash entre deux univers : celui de l’enfance innocente, joyeuse et celui de la violence la plus oppressante et la plus horrible. Ce scénario de James Agee a vraiment un impact énorme tant l’excellence de sa mise en scène se confond à la perfection de son interprétation, jamais auparavant je n’avais vu évoluer Robert Mitchum dans un registre si grave, si changeant et surtout si effrayant, quant à Shirley Winters son interprétation est très émouvante et touchante. On ne peut pas rester un seul instant insensible à un sujet si frappant, jouant sur les antagonismes les plus évidents et les plus percutants jusqu’à s’attaquer à un thème si particulier dans les années 50 : la religion et ses dérives. Laughton réalise une œuvre forte qui réveillera en chacun le souvenir des grands cauchemars d’enfance qui semblent ne jamais devoir s’arrêter. Un pur chef d’œuvre signé Charles Laughton, et qui doit beaucoup à l’énorme performance de Bob Mitchum !
La nuit du chasseur est un chef d'oeuvre absolu.Le film est particuliérement poétique et lyrique.Mitchum a le meilleur role de sa carriére. Ce film est aussi une réflexion sur le mal avec des interrogations métaphysiques. Un joyau pur du cinéma proche parfois du reve et du cauchemar dans les scénes de poursuite. Meme si le rythme est relativement lent , on ne s'ennuye pas et on sort du film comme si on était sortie d' un reve merveilleux.
Robert Mitchum apporte une pointe subtile de mystère (love et hate) mêlée à un désir noir de vengeance qui reflète son état d'esprit machiavélique, sombre et noir à souhait. Charles Laughton, dont c'est son unique film en tant que réalisateur, peaufine son travail et parachève son oeuvre (il fait partie intégrante du 7ème art) en donnant à deux acteurs inconnus le rôle de frère et soeur où ils crèvent littéralement (le terme est faible) l'écran. La musique est bonne ainsi que la photo, tout comme l'histoire pleines de rebondissements. Seul bémol : le noir et le blanc caractérisant Mitchum ne fait pas ressortir en lui l'aura qu'il dégagait à la suite de ses films : Lame de fond, La griffe du passé, Rivière sans retour (d'après ce que j'ai vu, lu et entendu)...
Charles Laughton, grand acteur d’origine britannique, aura attendu d’avoir joué sous les ordres d’Hitchcock, Jean Renoir, Joseph Losey, Demille, Siodmak, Jules Dassin ou Leo McCarey avant de passer lui-même derrière la caméra. C’est en 1955, le film s’appelle La nuit du Chasseur, et c’est le seul qu’il aura réalisé – un chef d’œuvre. Ce film au charme fou est porté par la distribution exemplaire : notons d’abord la performance des jeunes acteurs qui y interprètent les enfants, notamment John et Pearl, les héros du film. Leur interprétation est d’une justesse sidérante pour leur âge. De même, Robert Mitchum y est absolument incroyable, il donne une touche de fantaisie à son personnage schizophrène, et rend plausible la contradiction qui l’habite (« love » & « hate »). Le motif de la contradiction transcende d’ailleurs La nuit du chasseur : il débute comme une critique caustique de la religion (le prêcheur est un fou à lier), mais semble donner une morale inverse au dénouement (tous les enfants réunis autour de la mère protectrice, qui leur lit la bible). Au-delà de la question religieuse, le film vogue entre cauchemar et conte de fée, et on peut dire en fait qu’il tire sa magie de ce mélange des genres et du foisonnement d’idées. Chaque scène est une merveille, la mise en scène est frappante pour un premier coup d’essai, et la photographie sublime. L’apogée de cette maîtrise est bien entendu la succession de scènes où l’on voit la barque qui se laisse porter par le fleuve, tandis que chouettes, crapauds et renards s’agitent sur la rive. Celle du cadavre dans l’eau, ou toutes les apparitions de Powell, restent également gravés dans notre esprit pour longtemps. Le film est rythmé, l'émotion perdure jusqu'au bout, et l'oeuvre a préservé toute son aura fascinante au fil des ans. Un vrai moment de poésie.
Difficile d'écrire quelque chose de neuf sur La Nuit du Chasseur, puisque tout a déjà été dit auparavant... Chef d'oeuvre du septième Art, l'unique film de Charles Laughton a définitivement comblé mes attentes. La photographie de Stanley Cortez donne à cette Nuit des allures de conte macabre dévorant ses enfants. Robert Mitchum - dans l'un de ses rôles les plus marquants - incarne à la perfection cette figure de faux prophète. Le chef d'oeuvre de Laughton joue d'ailleurs beaucoup sur la symbolique religieuse : on retiendra les tatouages LOVE et HATE - qui sont aujourd'hui connus de tous les cinéphiles ( jeux de mains, jeux du Malin )- mais aussi la pomme de la dernière scène, qui renvoie aux origines du Monde... Tour à tour film noir envoûtant, polar trépidant et grand film romantique, La Nuit du Chasseur fait partie de ces films qu'il faut avoir vu, non seulement pour ses qualités narratives et esthétiques mais aussi pour sa puissance évocatrice... Bref, je n'ai rien d'autre à ajouter alors je me contenterai de crier au chef d'oeuvre avec les autres. Un choc, un vrai.
Une nouvelle écriture du cinéma dominé, de +, par plusieurs symboles désormais classiques: les enfants cherchant simplement à s'amuser 1 jour ainsi qu'à venger leur père rencontrent cette parfaite figure de diable en ce riche révérend-rabat-joie défroqué Harry Powell / R.Mitchum (ne respectant que l'argent & représentant parfaitement tout ce qui ne va pas surtout à l'époque - 1955... -; l'illetrisme, la brutalité & la totale duplicité) puis forment ainsi un nouveau mythe sinon une forme de réalité: Chef d'oeuvre.
Un très bon film. Il règne une atmosphère oppressante entretenue par le jeu splendide de Robert MITCHUM. Les décors sont à la hauteur et la musique entretient ce sentiment d'oppression. Un film à posséder dans la DVDthèque !!