11040 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
403 critiques spectateurs
5
170 critiques
4
122 critiques
3
67 critiques
2
25 critiques
1
15 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 août 2007
Difficile de toucher à un "mythe"... mais, ouais, bof, quoi. C'est assez mou tout ça. Le rythme du film et le jeu des acteurs ont salement vieilli. Ai été franchement déçu par le résultat d'ensemble...j'attendais pourtant pas de poursuite de bagnoles...
Le pasteur Powell est remarquablement interpréter par Robert Mitchum. Sa psychologie est fanatique et sa libre interprétation le confirme. Dans sa version original, plus clair, lorsque Powell parle à Dieu, il dit qu'il y a des assassins dans la Bible. Se conférant un rôle important dans la Parole du Seigneur, le chasseur a une interprétation très négative envers les femmes. Les tuer et les voler n'est pas un acte condamnable pour lui. La scène du club est édifiante de cruauté. Powell sort son couteau, peut importe son crime, elles iront en Enfer. La scène, toujours dans sa version original, montre son véritable mépris pour la femmme âgée aussi en la traitant de "prostituée de Babylone". Pour lui, elles doivent sans cesse se faire pardonner, la scène très américaine du déballage public de ses péchés et la nuit de noce le montre. Malgré cette psychologie de l'idée de la femme, il n'en reste pas moins un pasteur cupide, le simple mot argent le fait bondir. Pour lui, c'est là que commence la chasse.
Un bon film à suspense en perspective. Le monde qui y est décrit n'a pas grande pitié pour les petits et nous montre des croyants qui ressemblent plus à des démons sortant de l'enfer qu'à des anges logés au paradis. Ca reste simple, plus ou moins "osé" pour l'époque et ridicule à aucun moment. Je ne vois pas ce film comme un chef d'oeuvre, comme beaucoup de gens, mais mais c'est un "très très très" bon film. Voilà...
Charles Laughton réalise ici un véritable chef-d'oeuvre. Un film empreint d'une poésie tout à la fois d'une tendresse inouïe que cruelle et terrifiante. Le secret de cette réussite ? Le parti pris de Charles Laughton de porter l'oeil de sa caméra au niveau des enfants. La scène de la fuite des deux enfants sur la rivière, leur barque descendant le fleuve tandis que les animaux du marais les observent est tout bonnement unique, d'une poésie quasi inégalée. Que dire enfin de la performance de Robert Mitchum ? Difficile à croire que c'est là son meilleur rôle tant le grand acteur américain a accumulé les succès. Mais celui-ci vaut sans doute pour son engagement sans concession dans ce rôle faux prêcheur, tueur psychopathe et cruel. Mitchum attire la caméra, et tel un trou noir, aspire la lumière qui rayonne autour de lui. Il n'est jamais plus inquiétant que lorsque son ombre cisèle l'horizon... Un film envoûtant, magique et d'un esthétisme puissant.
Film noir et conte cruel, la Nuit du chasseur utilise à merveille les codes du genre. On louera ainsi le génie de la réalisation : un climat oppressant, utilisant des effets simples (comme la répétition de la chanson du pasteur) pour faire naître l'angoisse, un formidable travail de la lumière, donnant à certaines scènes un aspect quasi fantastique (la fuite des enfants sur le fleuve). Robert Mitchum, dans un rôle inoubliable, incarne le mal et impose sa présence charismatique. La dualité entre le bien et le mal est d'ailleurs le thème central du film. Le paysage charmant et intemporel de ce petit village au bord du fleuve se trouve corrompu par une misère rempante en ce début des années 1930. La candeur des jeunes enfants, corrompue par la mort de leur père, puis par l'arrivée du mauvais pasteur. L'amour ? Corrompu par la haine. Le mal est partout, il est bon de se le rappeler, même là où on l'attend le moins, dans les tréfonds de la religion, dans l'amour aveugle, dans une justice se changeant en vengeance. Quelques détails peuvent aujourd'hui faire sourire les habitués des policiers modernes (quand on pense que l'enjeu du crime est un magot de seulement 10000 dollars), mais la grandeur âpre de la forme, la tension psychologique permanente font de ce film un des grands chefs-d'oeuvre du cinéma.
c'est mon film préféré , un chef d'oeuvre , personne ne pourra faire mieux. toutes les scènes sont des tableaux dignes d'ètre exposées dans un musée. Le seul film de charles laughton , dommage. La chanson qui accompagne les enfants dans la barque m'est devenue familière ...... à voir absolument sans modération à revoir si vous avez l'esprit rèveur......
Enfin je vois ce film mythique mais il peut se passer 2 choses lorsque l'on regarde enfin un film que l'on souhaitait voir depuis si longtemps soit l'on est conquis soit c'est la désillusion. Pour moi malheureusement La Nuit du chasseur rentre dans la 2ème catégorie, je ne vois pas en quoi ce film est un chef-d’œuvre, dès le début le rythme est assez mou, le suspense totalement absent (ce film aurait du être réalisé par Alfred Hitchcock ou Fritz Lang), le scénario est correct mais pas fameux quant à Robert Mitchum s'il est excellent il ne s'avère pas aussi inquiétant que je le pensais. Personnellement je ne vois aucune raison de s'extasier devant La Nuit du chasseur. J'espérais beaucoup de ce film dont j'étais persuadé de l'adorer avant même de le voir.
Comme dans tout conte pour enfant, dans « La nuit du chasseur » le bien et le mal saffrontent et le monde des adultes soppose à celui des enfants. La réussite du film réside dans le fait quil arrive très bien à montrer les différentes confrontations par diverses manières comme à travers la personnalité des personnages ou bien par lalternance de scènes horrifiques avec dautres poétiques car relatif au monde de lenfance. Ainsi le film nous montre des personnages singuliers comme Powell incarnant le mal interprété par Robert Mitchum qui est une sorte de diable déguisé en prêcheur ou bien Rachel jouée par Lilian Gish qui se révèle être la bonne fée. La réalisation nous offre aussi des scènes mémorables comme celle ou Rachel assise sous la véranda avec son fusil à la main chante dans la nuit en même temps que Powell qui guette dans le jardin ou celle avec les deux enfants endormis dans une barque qui descendent la rivière au clair de lune. Inoubliable.
Je me souviens qu’encore récemment, en 2012, les critiques du « Cercle » de Canal+ se touchaient littéralement en parlant de la magnificence et de la perfection de ce film… devant mes yeux médusés d’incompréhension. Il doit y avoir une drogue dans ce film à laquelle j’ai dû être sevré à mon insu car à chaque fois que j’entends quelqu’un parler de ce film c’est la même transe, état qui m’est totalement étranger. Désolé, mais ce film me barbe puissance 10. Je ne vois même pas ce qu’on lui trouve. Oui, c’est bien cadré et il y a une jolie photo… OK… Mais ce n’est pas le premier film à parvenir à ça. Robert Mitchum ? Sûrement est-ce là le premier vrai bon bad guy de l’histoire du cinéma US, je le conçois. Mais bon, moi j’en ai vu tellement d’autres avant d’aller me plonger dans cette « Nuit du chasseur » que l’appréciation de la chose n’est que purement intellectuelle, et pas sensorielle. Le pire, c’est que cette histoire je la trouve lente et pénible à se dérouler, démonstrative à outrance dans ses démarches… Logique pour l’époque… mais je ne comprends pas qu’on s’en émeuve aujourd’hui comme un summum de subtilité. Comme quoi, le pouvoir de la raison…
Expressionisme, conte et thriller sont réunis dans ce film extaordinaire où brille le sombre et charismatique Robert Mitchum dans son rôle le plus mythique.
Tout simplement un des meilleurs films de l'histoire du cinéma. Un Robert Mitchum exceptionnel, un réalisation tout en simplicité qui nous permet, non pas de suivre une histoire, mais de toucher l'histoire. aussi étrange que cela puisse sembler ce film est un conte de féé. Il est magique.
Un film stupéfiant pour sa beauté ! Entre la créativité formelle d'un Welles et la poésie d'un Spielberg, un véritable Ovni cinématographique réalisé par le gigantesque Charles Laughton !
Comment puis-je mettre seulement 2 étoiles à cette oeuvre. A l'heure qu'il est, je n'en sais toujours rien... Mitchum est impeccable et est effrayant en bon prêcheur pêcheur...Hate and Love est bien sûr un lien distinct du bien et du mal...JUsque là, tout va bien... Mais l'histoire mais plate, simple et peu sincère... Le simple jeu des acteurs remonte la pente de ce film malgré tout magique (les plans sur la barque) et qui a beaucoup inspiré Tim Burton