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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2008
Sans doute un des plus grands films de l'histoire du cinéma. La seule réalisation de l'acteur Charles Laughton. LOVE and HATE tatoués sur les doigts de Robert Mitchum, pasteur dévoyé. Shelley Winters consentante devant la lame. La fuite des enfants, la nuit, sur une barque, et la traversée de la rivière, avec, sur les berges, tous les animaux du monde. Lilian Gish, son rocking chair et sa carabine. L'air inquiétant chantonné par Mitchum. Dans ce chef d'oeuvre, tout est mythe. En une histoire simple comme un conte, toute l'aventure des hommes est dite. La simplicité, l'épure, l'extrême précision des plans, la réinvention du noir et blanc (utilisation des ombres, reflets de la lune dans l'eau de la rivière), le génie des comédiens : une perfection, absolue, évidente, magique. S'il fallait recommander UN film noir et blanc à un enfant (ou un adulte) qui n'en a jamais vu, je choisirais d'entre tous celui là.
L'ayant vu il y a pas mal de temps déjà, je me rappelle avoir été déçu. On m'avait dit que le film baignait dans une ambiance inquiétante, aussi je m'attendais à retrouver les sensations d'un Hitchcock, je me trompais. L'histoire est simpliste, et la mise en scène traîne en longueur, si bien qu'il est difficile d'accrocher totalement. Une très belle photographie cependant, ainsi qu'un Robert Mitchum excellent en révérend manipulateur et séducteur.
Je n'arriverai vraiment pas à me faire au moralisme insipide américain; je supporte totalement la propagande communiste d'Eisenstein, mais je n'y arrive pas ! Il n'en reste pas moins que la réalisation est à coupé le souffle et que le travail sur les plans est incroyable ! Je mettrais donc trois étoiles pour reconnaître l'art de Laughton, cependant une en moins à cause de son histoire un peu fade.
Un classique du 7e art qui est passé à la postérité pour avoir été l’unique film réalisé par l’une des stars de l’époque, Charles Laughton (qui n’apparaît malheureusement pas devant la caméra) mais également en raison de l’interprétation de l’inimitable Robert Mitchum. Pourtant, à l’inverse de merveilles comme "Citizen Kane" ou "12 hommes en colère", j’avoue ne pas avoir été aussi emballé que je l’aurais espérer. Pour commencer, j’ai trouvé le film particulièrement inégal dans son rythme et souvent très répétitif dans son intrigue, pour ne pas dire poussif. On ne compte plus les scènes où les enfants font face au terrible Harry Powell en refusant de lui dire où se cache le butin. Quand à la descente de la rivière en barque, elle parait interminable. Mais surtout, "La nuit du chasseur" est beaucoup trop dépendant de son acteur vedette, à tel point que les seules séquences irréprochables du film sont celles où il apparaît. Tantôt terrifiant (sa terrible chanson annonçant son arrivée, ses apparitions fantomatiques…), tantôt pathétique (sa crainte de se frotter à des hommes, son duel perdu contre Madame Cooper…), son personnage de prêcheur fou est un exemple rare de méchant tout sauf infaillible (il multiplie les échecs contre les enfants et se voit ridiculisé à la fin) mais qui parvient malgré tout à effrayer par sa folie et son jusqu’au-boutisme en dépit de ses évidentes limites. Le charisme animal de Robert Mitchum et ses terribles tatouages (LOVE et HATE) ont fini de faire entrer le personnage dans la légende. Le problème d’une telle prestation, c’est qu’elle a tendance à faire oublier les autres personnages et ce malgré un casting soit irréprochable (Billy Chapin et Sally Jane Bruce en orphelins, Lillian Gish en protectrice sévère, Shelley Winters en veuve aveuglée ou encore Peter Graves en père voleur). Sur le plan de la mise en scène, on appréciera le souci du réalisateur de sortir des sentiers battus en conférant à son film une ambiance toute particulière empruntant aussi bien au film d’époque façon "Autant on emporte le vent", au western (avec ses fermes familiales), au film d’épouvante à la Hammer (les assauts de Powell, l’omniprésence de l’obscurité…) voire au conte pour enfant (avec le révérend dans le rôle de l’Ogre). Un parti-pris visuel qui fait de "La nuit du chasseur" une œuvre inclassable mais qui contribue également à dérouter le spectateur, en plus d’un scénario au ton étonnement dur (l’image donnée des adultes, avec un père voleur dont le larcin est à l’origine des malheurs de sa famille, une mère qui se laisse bercer par le numéro du prêcheur ou encore un assassin qui ne craint pas de s’en prendre à d’innocents enfants, est franchement exécrable). Enfin, il faut reconnaître à Charles Laughton un talent certain pour magnifier certaines scènes (la chevauchée en ombre chinoise de Powell, la découverte du corps de la mère immergée…). Ainsi, même si je ne partage pas l’adoration des puristes pour "La nuit du Chasseur", je trouve quand même dommage, au vu de ses incontestables qualités, que son échec commercial ait empêché Laughton de poursuivre sa carrière de réalisateur.
Un des meilleurs films noirs. On comprend qu'il fut déroutant à sa sortie et qu'il ait traumatisé toute une génération. La Nuit du Chasseur est un film culte, il conserve un charme désuet et son suspense reste intact. Mise en scène et photographie impeccables. Grand rôle pour Robert Mitchum.
la nuit du chasseur est la seule realisation de charles laughton, echec cuissant a sa sortie mais aujourd'hui considéré comme une oeuvre majeure du cinema américain. c'est un melange de conte thriller film noir ou le mal n'est rien d'autre qu'un pasteur psycho maniac desiquilibré interpréte avec brio par robert mitchum débordant de charisme et de perversité. la mise en scene est exquise et la photographie sublime avec un contraste permanent noir/blanc et un jeu d'ombre veritable hommage au cinema expressioniste allemand. sur fond de chronique sociale le film trouve également sa force dans son contexte histore l'amerique après la crise de 29 et les maux de toute une population en situation de détresse et précarité se refugiant d'une extreme a l'autre, d'une part le traditionalisme catatonique religieux et de l'autre la barbarie de masse. dans ce monde en perdition les enfants sont les premieres victimes de la folie des hommes ou seul lillian gish semble encore avoir gardé son humanité, spectatrice désemparéé et dévouée de ce chao. un film a déguster sans modération.
Très beau film, on dirait un compte pour enfants. De superbes images avec les ombres et les lumières. Robert Mitchum en prêcheur fou est vraiment manipulateur, les enfants sont touchants. La seconde partie avec la descente de la rivière est géniale. Un classique indémodable et grandiose.
Night of the Hunter est une splendide fable biblique et, allez disons-le, un chef d’oeuvre. Robert Mitchum est irrésistiblement diabolique en pasteur, le cadrage est magnifique (la scène du meurtre de la mère est du pur génie). Les séquences de poursuites des enfants, êtres innocents et honnêtes tels des agneaux, par ce pasteur démoniaque, loup sous apparence d’homme de dieu, sont les meilleurs du film. Point d’orgue, la scène de la barque et de la ferme transpirant de poésie et de sublime. Culte! La Bible est le fil conducteur du le film: aliénante pour la mère (impressionnante scène de folie collective où la veuve s’exorcise d’un mal inexistant), mal interprétée par le pasteur, source de bonheur et de sagesse pour la bigote. Dieu et son opposé Satan sont constamment évoqués par les personnages. Night of The Hunter est à coup sûr l’un des meilleurs films traitant du manichéisme, du Bien contre le Mal (l’allégorie superbe du Love and Hate sur les mains du pasteur) mais aussi de la corruption de l’âme des enfants par des adultes mal intentionnés (savoir garder une innocence d’enfant). C’est aussi pour cela qu'on peut le comparer à un Disney. La dernière partie du film affiche une ambiance bon enfant et le film perd un rien de la force dramatique et diabolique du début avec la présence sombre et irradiante de Mitchum. Là, ce dernier devient franchement pathétique quand il essaye dans un dernière "assaut" de s'emparer de la poupée. Mais on retient une certaine ambiguïté brillamment inculqué au film par Laughton: le petit John refusant l’embarquement du prêcheur par la police (son père avait vécu la même chose) ou de la veuve partageant une chanson religieuse avec ce dernier et c’est cela qui, finalement, fait la différence - plus que le discours pieux poussé à l’extrême de la fin du film. Comme si, finalement, la Mal nous attirait inexorablement tel la jeune et frêle Ruby que le pasteur manipule tellement facilement...
La plus belle plongée dans les angoisses enfantines, que n'égale à mes yeux que Fanny et Alexandre. Film sublime à l'image saisissante d'élégance et de poésie (la fameuse descente dans la rivière), et à la tension très bien menée... jusqu'à la dernière partie du film. A partir du séjour chez la mère adoptive, symbole du foyer rassurant et nourricier qui contrebalance le pasteur infernal auquel Mitchum confère son monumental charisme, le film gagne en mièvrerie et perd dans le même temps en rythme. A revoir pour m'en faire une opinion définitive, mais définitivement, à savourer.
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5,0
Publiée le 16 octobre 2014
Qui n'a jamais vu ou entendu parler dans sa vie de "The Night of the Hunter" mèrite de finir au cachot [...] Le grand acteur qu'ètait Charles Laughton n'a rèalisè qu'un seul long-mètrage mais c'est l'un des plus beaux chefs d'oeuvre de l'histoire du cinèma! Interprètè par un immense Robert Mitchum, le film raconte aux petits enfants comment ils doivent se mèfier des apparences et ne pas croire les gens sur leur bonne mine! Non seulement, "The Night of the Hunter" contient d'importantes scènes fluviales mais en plus il contient un bon nombre de scènes d'anthologies à dèguster sans modèration! On ne prèsente plus les prêches du prèdicateur Mitchum qui consiste en un combat entre ses deux mains le combat du Bien et du Mal (sur la main droite il y avait ècrit :"Love", et sur l'autre : "Hate"). Un must du cinèma amèricain, considèrè unanimement comme l'un des meilleurs films noirs de tous les temps...
C'est un merveilleux conte, mais le seul moment réellement magique (mais quelle séquence magnifique!), c'est la descente de la rivière en barque, la scène de la grange, quand les deux enfants regardent le pasteur à cheval sur l'autre rive : mon Dieu que c'est beau ! Sinon tout a été dit sur ce film : onirisme, poésie, cruauté...
Dans ce thriller haletant Charles Laughton réalise une oeuvre unique qui nous tient du début jusqu'à la fin grâce au scénario ficelé à merveille et à son suspense qui ne faillit pas tout le long du film. Des plans magnifiques calculés avec précision, une lumière merveilleuse (surtout à la descente de la rivière), tous ces attributs font de chaque scène de "La Nuit du Chasseur" une petite merveille. Les acteurs tous meilleurs les uns que les autres, une extraordinaire performance de Robert Mitchum qui joue à la perfection le pasteur fou, et les enfants qui se débrouillent tres bien. Une musique qui captive. Rien est laissé au hasard dans cette oeuvre de perfection. A voir absolument. a+
Plus on avance dans le film plus l'angoisse est prenante. On comprend ce qu'est le "L-O-V-E" et le "H-A-T-E" si souvent repris.l'histoire de ces mots écrits sur les doigts et d'ailleurs racontée d'une façon assez amusante. Je ne regrette aucunement d'avoir vu ce film, que je ne peut que conseiller c'est un classique du cinéma.