La Nuit du chasseur
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Fêtons le cinéma

864 abonnés 3 753 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2018
Grand ancêtre romanesque de Brimstone, monument du cinéma américain peuplé d’images sublimes, La Nuit du chasseur enchaîne les plans iconiques assez mal reliés entre eux ; manque une subtilité narrative qui aurait permis à la profondeur dramatique de s’installer, à la psychologie des personnages de se développer. Ici tout est surfait, parfois incompréhensible : si la démarche reflète la capacité du protagoniste principal à gagner l’esprit de ses disciples, il n’empêche que le spectateur n’en est jamais la dupe, susceptible de trouver grotesque ce révérend sorti de nulle part. On ressent l’influence du cinéma expressionniste avec notamment Fritz Lang et son film House by the river, petit chef-d’œuvre sorti cinq années plus tôt au propos quasi similaire mais bien plus convaincant ! La thématique de l’enfance demeure poignante et très bien traitée, la composition esthétique soignée et merveilleusement inspirée. En somme, une œuvre souvent forte mais balourde qui aurait gagné à cultiver la subtilité.
Fabien S.

694 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2018
Un chef d'oeuvre. Robert Mitchum incarne un prêcheur. Jamais le mal a été filmé avec un tel raffinement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2018
Ce film est une merveille. Mitchum parvient à mettre une intensité dans le film, une tension hallucinante. L'image où l'on voit les enfants dériver sur une petite embarcation est d'une rare poésie.
Charlotte28
Charlotte28

211 abonnés 2 973 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2018
D'un côté, la prestation intense de Robert Mitchum et une critique bien menée de l'Amérique puritaine; de l'autre, une symbolique d'une lourdeur assommante et une mise en scène désuète (mais élégante).
konika0
konika0

38 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2018
L’habit ne fait pas le moine. Coup d’essai, coup de génie, ce film est le seul de son auteur et pourtant il transpire la force et la maîtrise de bout en bout. Dans une bourgade, un père cambrioleur est arraché à ses enfants et mené en prison. Il y croise un type chelou qui comprend qu’un butin est caché quelque part. Le père meurt, le type chelou sort. C’est sous l’apparence d’un révérend qu’il va rentrer en contact avec la famille du braqueur. Plusieurs choses frappent dès le début. Le personnage de Mitchum est une sorte d’épouvantail bigot. Il transporte avec lui la peur. Celle du jugement dernier pour les uns, celle de la mort pour d’autres, celle de la violence et du vice pour les plus candides. Ainsi, cachée derrière son apparence respectable la figure de l’homme dominateur et violent fait son chemin dans une Amérique qui n’aspire qu’à la bienséance, croit-elle, pense-t-elle, dit-elle. Les victimes de cette grande hypocrisie qui travestie la haine et la violence en foi et en amour sont les plus fragiles. Le réquisitoire pour la chasteté lors de la nuit de noce est à ce titre proprement effrayant parce qu’il enferme la femme et la brime mais aussi parce qu’il s’impose à grands coups de poings. On retiendra particulièrement cette scène ainsi que celle de la fuite des gamins au clair de lune, splendide. Entêtante et inquiétante est aussi la petite mélodie sifflée par un Mitchum profondément démoniaque et malsain. Énorme.
DestroyGunner
DestroyGunner

28 abonnés 922 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2018
Un des dix plus importants films de l'histoire du cinéma. Epuré, direct dans l'émotion, glaçant jusqu'à l'effroi, avec une montée en tension dès la première scène et jusqu'à la dernière. Des acteurs exceptionnels et une direction parfaite. Des scènes d'anthologie (le visuel "love and hate" sur les doigts du prêcheur, la litanie "Children... Children...." le long du cours d'eau que parcours le bateau, etc.). Un choc que les reprises télévisuelles n'éteignent pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2018
Un chef d'œuvre culte, captivant et original avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial, une photographie soignée, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2018
Le film commence sur le monologue de Mitchum qui prévient déjà d’un superbe film. Il s’adresse à Dieu et sur le plan d’après, le personnage est dans un bazar en train de se rincer l’œil avec écrit « hate » sur ses phalanges. Le ton est déjà donné.
De l’autre côté, un homme vole 10 000 dollars et les confie à son fils. Le pasteur Powell va tout faire pour récupérer cet argent et va même jusqu’à épouser la veuve.

La chanson sur les pendus que chante les enfants nous fait rappeler un passage dans M le Maudit de Fritz Lang. A partir de cette référence, on est pris de pitié pour Pearl, quant à Mitchum, il est encore plus terrifiant. Celui-ci s’impose comme la main rédemptrice de Dieu. Les références à la Bible sont récurrentes. John est comparé à Moïse et à Adam quand il mange la pomme.

Les phalanges du pasteur sont la métaphore du film. Powell raconte l’histoire du bien et du mal et cette histoire se crée en même temps.

Charles Laughton réalise un chef d’œuvre non reconnu à sa sortie, aujourd’hui il est l’un des plus grands classiques du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 décembre 2017
Ben Harper, un père de famille condamné à la pendaison après un braquage qui tourne mal, rencontre dans sa cellule Harry Powell, un prêcheur qui n’a que la parole de Dieu en bouche. Powell s’intéresse surtout au magot laissé par Ben, et aussitôt libéré, se rapproche de sa veuve, Willa, et de ses deux enfants, John et Pearl, pour mettre la main dessus. Willa se laisse séduire, et épouse Powell, tandis que John n’est pas dupe. Un duel s’engage entre Harry Powell et l’enfant.
J’ai bien aimé ce film car Harry Powell qui incarne un personnage complexe de prêcheur, manipulateur et complètement fou, joue très bien son rôle. C’est une mise en scène grandiose et un thriller qui ne nous laisse pas souffler un seul instant. Les paysages présents dans ce film sont tous simplement magnifique malgré que le film soit en noir et blanc. Plusieurs références à la poésie comme par exemple lors de la fuite des enfants, la Nature les protège en retenant Powell, comme dans le « Dormeur du Val » d’Arthur Rimbaud où la Nature enveloppe le soldat mort. Cependant certains passages ont bien du mal à ne pas sentir le poids des années tant dans les effets que dans la réalisation. Bref c'est très bon film.
spoiler: Voilà Merci Beaucoup.
Simplicissimus
Simplicissimus

11 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2017
Film unique de l'acteur Charles Laughton,"La nuit du chasseur" est un OVNI dans la production Hollywoodienne standard.
Très expressionniste par sa photographie,c'est un diamant noir,au climat onirique et cauchemardesque,sur fond de refoulement et de fanatisme religieux.
Robert Mitchum réalise une prestation mémorable,dans le rôle de l'inquiétant pasteur dévoyé,criminel fanatique,digne figure de l'ogre des contes...
"Il était une fois deux enfants..."
mx13
mx13

291 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2018
C’est un film de l’époque digne de ce nom. Un vrai scénario à l’ancienne qui permet de déboucher sur un bon film bien réalisé.
Charles Laughton est un des meilleurs réalisateurs de l’époque. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Ricco92
Ricco92

295 abonnés 2 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2017
Unique film réalisé par le grand acteur qu’était Charles Laughton, La Nuit du chasseur est l’exemple type de l’échec critique et commercial qui est devenu un classique de l’histoire du cinéma avec le temps.
En effet, le film est en décalage complet avec le cinéma de son époque car il est très influencé par le cinéma muet (plan d’ouverture où le visage de Lillian Gish et des enfants sont incrustés sur un ciel étoilé, utilisation de cache à l’iris et de la fermeture à l’iris). Bien que Laughton considérait ce film comme un hommage à David Wark Griffith (notamment par la présence de Lillian Gish), le film semble extrêmement inspiré du cinéma expressionniste grâce à la photographie de Stanley Cortez (très important dans la fabrication de l’œuvre puisqu’il fut payé 25 000$ de plus que le réalisateur) qui joue énormément sur les contrastes entre l’ombre et la lumière spoiler: (la séquence de l’assassinat de Willa)
et au surjeu volontaire de Robert Mitchum (qui allait à l’encontre de son naturel qui sera plus présent dans un rôle proche dans Les Nerfs à vif de J. Lee Thompson).
Une fois ces aspects volontaires acceptés, nous sommes face à une œuvre magnifique où tous les plans sont sublimes spoiler: (la fuite des enfants sur la rivière est incroyablement poétique)
, utilisant au maximum les techniques cinématographiques (l’utilisation de la demi-bonnette ou les différents aspects cités plus haut) et qui est extrêmement critique envers les abus de la religion et les faux-dévots (le film peut être considéré comme une espèce de version western de Tartuffe).
Ainsi, malgré des aspects osés qui peuvent rebutés des non-cinéphiles spoiler: et un élément de la fin difficile à comprendre (la réaction de John lors de l’arrestation de Powell)
, La Nuit du chasseur se révèle une œuvre majeure de l’histoire du cinéma. Un chef-d’œuvre à voir et à revoir.
Dominique D.
Dominique D.

6 abonnés 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2017
Ce qu'il y a de meilleur dans ce film est le jeu des 2 enfants. Le faux prédicateur, très impressionnant, joue son rôle comme au théâtre, aussi, au cinéma, cela donne l'impression d'être surjoué. La partie finale, spectaculaire, accumule malheureusement les ficelles du genre : trop d'invraisemblances. Mérite tout de même d'être vu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 septembre 2017
Un excellent film avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial, une photographie soigné, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 août 2017
C'est un excellent film avec un Robert Mitchum absolument diabolique, une mise en scène grandiose, un scénario génial,une photographie soigné, une BO magnifique de Walter Schumann, une réalisation soignée, des acteurs convaincants et une histoire passionnante.
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