La Nuit du chasseur
Note moyenne
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406 critiques spectateurs

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172 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 avril 2013
La nuit du chasseur est un curieux mélange d'hommage visuel a l'expressionnisme allemand et de conte moderne sur fond de dépression post crise de 29 où Mitchum y joue le grand méchant loup, tour à tour inquiétant et burlesque, pour notre plus grand bonheur.
Les personnage sont pour la plupart en quête du comportement qui sciera le mieux à leurs ages, ce qui donne des décalages interressant et questionne sur le devenir des adolescent dans cette Amerique en pleine mutation.
On a donc affaire à un film esthetiquement réussi (le travail "ombres et lumières" est très réussi ), au propos plutôt pertinent et servi par des acteurs convainquants (notament une Shelley Winters petriffiante qui fut martyrisée par Laughton et méprisée par Mitchum durant tout le tournage),on noteras quelques longueurs qui n' entache cependant que très peu ce classique à la patine légitime.
Le film fut un echec et Laughton ne realisera jamai plus.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2013
J'entends déjà les "bouhouhouhouhou" à mon encontre concernant la note mise à La Nuit du Chasseur mais si j'ai mis 2.5 à ce graaannnnnd classique du cinéma c'est pour une seule raison : c'est vieux. J'ai bien essayé de me mettre dedans en étant indulgent car le film date de 1955 mais ça a bloqué, pour moi tout est dépassé : la réalisation est archi-classique globalement (sauf certaines apparitions de Mitchum et les jeux d'ombres qui sont magnifiques), c'est surjoué et donc on n'accroche pas du tout aux personnages (sauf le gamin qui arrive a être émouvant à deux-trois reprises), les ellipses sont hyper mal insérées et encore une fois nous empêche de bien cerner les protagonistes (l'écriture de ceux-ci n'aide pas non plus) et enfin certaines réactions sont totalement débiles. Tout n'est pas non plus à jeter dans ce long-métrage car La Nuit du Chasseur a le mérite de ne pas être manichéen (un pasteur psychopathe devait être un tantinet osé pour l'époque, ni bon ni méchant tout comme le père criminelle qui a agi pour le bien de sa famille) et d'essayer de faire du protagoniste de Robert Mitchum quelqu'un de très ambiguë, essayer mais un peu raté à cause d'une écriture faiblarde qui tourne à l'incompréhension certaines réactions (la gamine qui saute dans les bras du pasteur alors que celui l'a tout de même menacé de mort est un peu WTF !?!).
Vous l'aurez compris ce qui m'a gâché la vision du film de Charles Laughton est son "âge", quand on a grandi avec ce qu'on peut appeler le cinéma contemporain (et un peu de Chaplin) on a forcément un avis mitigé sur celui-ci, pourtant ce n'est pas faute d'avoir tenter de l'apprécier et de le remettre dans son contexte mais c'est pas passé à cause de l'énorme décalage avec ce qu'il se fait aujourd'hui.
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2023
Seul et unique film réalisé par l'immense acteur qu'était Charles Laughton (inoubliable Capitaine Bligh des révoltés du Bounty), "la nuit du chasseur" surprends au premier abord par son montage bien peu académique, par la fausse naïveté d'un scénario jouant sur des oppositions simplistes (le bien et le mal, des blancs lumineux et des noirs profonds) ainsi que par le jeu figé de la plupart des protagonistes.
Robert Mitchum apparaissant alors tel un messie, ange rédempteur et prédicateur exalté parmi une population qui semblait n'attendre que lui et prête à lui faire une confiance aveugle.
Malgré d'indéniables qualités et un statut de film culte, le retentissant échec commercial de son long métrage convaincra Laughton de mettre fin a sa carrière de réalisateur.
Redzing

1 464 abonnés 4 992 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2013
Un révérend serial killer épouse une veuve, et interroge ses enfants afin de récupérer le magot du défunt mari. Echec cuisant à l'époque, à tel point que Charles Laughton dut enterrer sa carrière de réalisateur, "The Night of the Hunter" a acquis par la suite un statut de film culte. La principale raison à cela est la prestation géniale de Robert Mitchum, incarnant un tueur manipulateur mielleux mais impitoyable, et trouvant sans doute ainsi l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Mais l'intérêt du film ne se limite pas à cela. La réalisation, teintée d'expressionnisme (jeux sur les ombres, décors magnifiés, etc.), est excellente et très moderne : on alterne entre quelques scènes superbes et des passages réellement inquiétants, voire horrifiques. Par ailleurs, le scénario évoque de manière assez crue mais intéressante la place de la religion dans la société (à la fois salvatrice et destructrice). Un grand classique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mars 2013
La nuit du chasseur est un grand film, un chef d'oeuvre inqualifiable qui surpasse bien d'autres films pourtant excellents. Magnifique et cruel, il dit non au manichéisme pour une histoire poignante et terrifiante qui nous plonge dans les recoins sombres de l'âme humaine avec ce prêtre amorale interprété par l'effroyable Robert Mitchum.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2013
Un film étrange, pas facile d'accès mais d'une puissance et d'une profondeur incroyables. Très grosse interprétation de Robert Mitchum, un chef d'oeuvre de mise en scène et de photographie. Du grand, du très grand cinéma à mi-chemin entre le film noir et le western. Un OVNI culte et anachronique dont on ne ressort pas indemne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2012
Excellent, un pur chef d'oeuvre ! L'intrigue est vraiment bien ficelé, la morale aussi. Le "badguy" a beaucoup du charisme, et j'adore ça !
-marc-
-marc-

21 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2012
Les images sont excellentes dans ce film. Une majorité de plans fixes composés avec soin dont le graphisme étudié souligne les contrastes tranchés et glaciaux du noir et blanc. Ils mettent en valeur la pureté du mal absolu incarné par un Mitchum habité et la pureté de l'innocence des deux enfants. Lorsque la caméra bouge l'effet est alors saisissant et pointe directement l'horreur qui se dissimule sous une tranquilité apparente. Les dialogues à double sens sont tout aussi terribles, mais dans ce film ce sont les images (et peut-être la musique) qui mènent le spectateur, ce qu'on a trop tendance à négliger dans le cinema actuel ou les images ne servent souvent qu'à illustrer les dialogues.
Hotinhere

808 abonnés 5 533 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2013
Une conte sous son apparence féerique d'une noirceur inégalée mais d'une humanité profonde.
Le seul film réalisé par Laughton est une pépite qui scintille d'un noir et blanc sublime et soyeux.
SuperMadara
SuperMadara

110 abonnés 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2012
Un classique qui a sans doute perdu de sa puissance au fil des décennies, mais qui est encore porté par un Robert Mitchum terrifiant. Conte sordide et dérangé, le scénario raconte la fuite de deux enfants, traqué par un prêcheur fou qui veut récupéré de l'argent que leur père avait volé durant un braquage, une intrigue qui se pose beaucoup dans la symbolique et qui aborde le sujet de la religion extrême a travers des habitants aussi bêtes que désolants, mais qui a du mal a pleinement englober son sujet, se perdant un peu dans tous les sens. Incarnation du psychopathe religieux, Robert Mitchum arrive a jouer sur le plan aussi bien séducteur du prêcheur que sur sa folie profonde et sanglante, qu'il met en exergue durant des dialogues cachant souvent un second sens subtil et sordide. Pour sa seule réalisation, Charles Laughton impose une mise en scène très symbolique, a travers la représentation de l'intrigue a travers les animaux, ou encore le fanatisme absolu du personnage de Mitchum, souvent représenté comme une ombre inquiétante dans la nuit.
Un classique certes moins puissant que ce que j'attendais, mais porté par un très inquiétant et convaincant Robert Mitchum.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2012
Chef d’œuvre par excellence. Film qui bénéficier de l'héritage de l'expressionisme allemand dans un conte immortel et glacial. Génial.
yayo
yayo

79 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Je pense que ce film va entrer directement dans mon top des meilleurs films. Quand on le voit maintenant il semble incroyable qu'il ait été un tel échec que Laughton n'eut plus l'occasion de réaliser à nouveau. On trouve de tout comme référence dans ce film: le western, le conte fantastique et même le film noir (la musique d'ailleurs sert bien le propos). La photographie est sublime, que ce soit en extérieur ou en studio, on en prends plein les yeux. Les acteurs sont tous excellents, mais Robert Mitchum est vraiment impressionant dans son rôle de méchant "pur".
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2012
Un film fascinant, profond, naïf et superbement interprété. Charles Laughton délivre une œuvre d'une grande densité cinématographique : les plans d'anthologie se succèdent et le réalisateur enchaînent les idées sublimes, les travellings ahurissants, et les prises de vue aériennes.Sur le plan formel, le film est virtuose et dégage une grande modernité. Sur le propos, la nuit du chasseur est poignant et les personnages sont d'une grande profondeur. Il met en opposition de manière très subtile l'avidité et le mal incarné du prêcheur à la pureté et aux valeurs profondes des enfants qui, eux n'attachent aucune importance à l'argent mais ne souhaitent qu'une chose : honorer et respecter la mémoire de leur père. Pour véhiculer tout ça, les acteurs donnent tout, et on est ébahi par la justesse de jeu des enfants et la terrifiante prestation de Robert Mitchum.
soniadidierkmurgia

1 457 abonnés 4 365 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2025
« La nuit du chasseur » est le film unique d’un acteur devenu à l’automne de sa vie un réalisateur de génie. Il a fallu que la carrière de cet acteur fantasque marque le pas pour qu’il passe à la réalisation d’un projet dont on peut se demander s’il aurait vu le jour si Hollywood ne l’avait pas mis un peu au rancart depuis une petite dizaine d’années. Malheureusement l’insuccès du film et la mort empêcheront Laughton d’en réaliser d’autres.
Le roman de David Grubb dont est tiré le film est paru deux ans plus tôt et Laughton en confia l’adaptation à James Agee qui avait déjà écrit le scénario de « l’African Queen » pour Huston en 1951. Le film qui peut s’apparenter à un conte emprunte à plusieurs genres cinématographiques comme le dessin animé, le film d’épouvante, le film noir ou le western. Le révérend Harry Powell incarné par un Robert Mitchum en parfaite symbiose avec la vision de Laughton est un bandit de grand chemin qui profite de la soutane pour approcher les jeunes veuves des campagnes reculées des Etats-Unis et ensuite les voler après les avoir trucidées.
Cette trame initiale est l’occasion pour Laugthon de brocarder les prédicateurs protestants qui dans la lignée de William Marion Branham , fondateur de « La pluie de l’arrière-saison » mouvement qui prônait la guérison par la foi, parcoururent le pays à partir des années 40. Les deux enfants qui vont se mettre en travers de la route du révérend permettent à Laughton de donner à son film le côté tout à la fois cartoonesque et merveilleux qui le caractérise. Mitchum aurait d’après ses propres dires, voulu emmener Laughton sur une voie plus franchement horrifique, mais il s’est fort bien accommodé de l’aspect grand méchant loup emprunté par son personnage qui à plusieurs reprises ressemble à s’y méprendre au canidé ridicule dessiné par Tex Avery.
Mitchum peut donc remercier Laughton de lui avoir permis de montrer toutes les nuances de son jeu, passant par toutes les phases de la séduction et de la rouerie pour venir spoiler: à bout de ces deux petites têtes blondes qui ont la ferme intention de ne pas finir sous ses griffes. C’est d'abord seulement avec la mère des enfants jouée par une Shelley Winters à contre-emploi que le révérend dévoile sa froide brutalité.
Grâce à ce savant contraste, Laugthon nous rappelle en permanence que son film est toute autre chose qu'un conte de fée. L’osmose entre le réalisateur et son acteur principal est telle que l’on ne voie pas qui aurait pu à l’époque incarner aussi parfaitement le rôle, même si Laughton avait pensé en premier à Gary Cooper ou Laurence Olivier.
Très imprégné du monde de l’enfance, le film en reprend toute la poésie naïve l spoiler: ors de la fuite des deux bambins au clair de lune le long de la rivière où Laughton et son chef opérateur, le grand Stanley Cortez, déclinent sur leur passage, tout le bestiaire familier de la vie dans les campagnes (le hibou, la grenouille, le lapin…)
. Objet rare, mélange de tout ce que le cinéma a fait de meilleur depuis Mélies, « La nuit du chasseur » n’en finit pas de fasciner toutes les générations qui se succèdent. À voir absolument pour retrouver ces moments où enfant la peur du loup nous faisait nous cacher sous les draps. On notera que Charles Laughton a eu la merveilleuse idée de faire interpréter une vielle dame venant au secours de deux enfants par Lilian Gish autrefois égérie virginale du grand David W. Griffith. Vraiment Mr Laughton ne manquait pas de goût autant que de raffinement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2012
« Chantons. Chantons. Chantons ta gloire ô Tout Puissant. Chantons. Chantons. Venez à lui petits enfants. » C’est ce que chantonne sans cesse Harry Powell, un révérend arpentant les routes, incarné par le grand Robert Mitchum. Mais, Mitchum n’est pas le gentil prêcheur qu’il prétend être à tout un village. En réalité, il a les mains recouvertes de sang. Emprisonné déjà une fois pour vol, il fait alors la connaissance en cellule d’un père, un prétendu John Harper, condamné à la peine capitale pour avoir volé une forte somme d’argent au cours d’un braquage, et tué deux personnes sur son chemin. L’argent qu’il a dérobé, et qui était destiné à nourrir ses enfants, il l’a caché. Mais où ? Powell se met à sa recherche. Et rien n’est meilleur que de se faire passer pour un « ange de lumière » pour le trouver. Sournoisement, il approche la femme d’Harper et s’aperçoit que seuls les enfants savent vraiment où se cache le magot. C’est sous la menace qu’il tente de les faire cracher le morceau. En vain, puisque les marmots ne sont pas décidés à vendre le secret de leur père. S’en suit une traque (presque) sans fin entre le beau parleur et séducteur Powell, et les bambins.

La Nuit du Chasseur est donc un savant mélange entre genres. A la fois film à suspense, mais frôlant presque l’épouvante, il se veut avant tout être un film noir. Outre le scénario pervers, la photographie de Stanley Cortez (qui a travaillé également avec Welles) y est aussi pour beaucoup. Il y a, dans ce merveilleux noir et blanc, un jeu formidable sur l’image, les contrastes, les lumières, les ombres et les reflets. Ce qui installe un univers particulièrement sombre. Charles Laughton signe donc pour son premier et unique film, un film noir et inquiétant, tuant l’image du séducteur Mitchum et le transformant en « bad guy » sinistre. Et même si le film a fait un bide total à sa sortie en 1956, aujourd’hui il se classe au panthéon des films cultes. Qui ne connaît donc pas cette image où Mitchum se tient à la rambarde d’une villa, avec pour inscription sur ses phalanges le mot « LOVE » ?

A tous ceux donc qui n’auraient pas encore posé leurs yeux sur ce monument cinématographique, il est maintenant plus que temps de le faire. Alors tous à vos télés et bon film !


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