La Nuit du chasseur
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400 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2012
Excellent, un pur chef d'oeuvre ! L'intrigue est vraiment bien ficelé, la morale aussi. Le "badguy" a beaucoup du charisme, et j'adore ça !
-marc-
-marc-

20 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2012
Les images sont excellentes dans ce film. Une majorité de plans fixes composés avec soin dont le graphisme étudié souligne les contrastes tranchés et glaciaux du noir et blanc. Ils mettent en valeur la pureté du mal absolu incarné par un Mitchum habité et la pureté de l'innocence des deux enfants. Lorsque la caméra bouge l'effet est alors saisissant et pointe directement l'horreur qui se dissimule sous une tranquilité apparente. Les dialogues à double sens sont tout aussi terribles, mais dans ce film ce sont les images (et peut-être la musique) qui mènent le spectateur, ce qu'on a trop tendance à négliger dans le cinema actuel ou les images ne servent souvent qu'à illustrer les dialogues.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2013
Une conte sous son apparence féerique d'une noirceur inégalée mais d'une humanité profonde.
Le seul film réalisé par Laughton est une pépite qui scintille d'un noir et blanc sublime et soyeux.
SuperMadara
SuperMadara

105 abonnés 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2012
Un classique qui a sans doute perdu de sa puissance au fil des décennies, mais qui est encore porté par un Robert Mitchum terrifiant. Conte sordide et dérangé, le scénario raconte la fuite de deux enfants, traqué par un prêcheur fou qui veut récupéré de l'argent que leur père avait volé durant un braquage, une intrigue qui se pose beaucoup dans la symbolique et qui aborde le sujet de la religion extrême a travers des habitants aussi bêtes que désolants, mais qui a du mal a pleinement englober son sujet, se perdant un peu dans tous les sens. Incarnation du psychopathe religieux, Robert Mitchum arrive a jouer sur le plan aussi bien séducteur du prêcheur que sur sa folie profonde et sanglante, qu'il met en exergue durant des dialogues cachant souvent un second sens subtil et sordide. Pour sa seule réalisation, Charles Laughton impose une mise en scène très symbolique, a travers la représentation de l'intrigue a travers les animaux, ou encore le fanatisme absolu du personnage de Mitchum, souvent représenté comme une ombre inquiétante dans la nuit.
Un classique certes moins puissant que ce que j'attendais, mais porté par un très inquiétant et convaincant Robert Mitchum.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2012
Chef d’œuvre par excellence. Film qui bénéficier de l'héritage de l'expressionisme allemand dans un conte immortel et glacial. Génial.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Je pense que ce film va entrer directement dans mon top des meilleurs films. Quand on le voit maintenant il semble incroyable qu'il ait été un tel échec que Laughton n'eut plus l'occasion de réaliser à nouveau. On trouve de tout comme référence dans ce film: le western, le conte fantastique et même le film noir (la musique d'ailleurs sert bien le propos). La photographie est sublime, que ce soit en extérieur ou en studio, on en prends plein les yeux. Les acteurs sont tous excellents, mais Robert Mitchum est vraiment impressionant dans son rôle de méchant "pur".
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2012
Un film fascinant, profond, naïf et superbement interprété. Charles Laughton délivre une œuvre d'une grande densité cinématographique : les plans d'anthologie se succèdent et le réalisateur enchaînent les idées sublimes, les travellings ahurissants, et les prises de vue aériennes.Sur le plan formel, le film est virtuose et dégage une grande modernité. Sur le propos, la nuit du chasseur est poignant et les personnages sont d'une grande profondeur. Il met en opposition de manière très subtile l'avidité et le mal incarné du prêcheur à la pureté et aux valeurs profondes des enfants qui, eux n'attachent aucune importance à l'argent mais ne souhaitent qu'une chose : honorer et respecter la mémoire de leur père. Pour véhiculer tout ça, les acteurs donnent tout, et on est ébahi par la justesse de jeu des enfants et la terrifiante prestation de Robert Mitchum.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2025
« La nuit du chasseur » est le film unique d’un acteur devenu à l’automne de sa vie un réalisateur de génie. Il a fallu que la carrière de cet acteur fantasque marque le pas pour qu’il passe à la réalisation d’un projet dont on peut se demander s’il aurait vu le jour si Hollywood ne l’avait pas mis un peu au rancart depuis une petite dizaine d’années. Malheureusement l’insuccès du film et la mort empêcheront Laughton d’en réaliser d’autres.
Le roman de David Grubb dont est tiré le film est paru deux ans plus tôt et Laughton en confia l’adaptation à James Agee qui avait déjà écrit le scénario de « l’African Queen » pour Huston en 1951. Le film qui peut s’apparenter à un conte emprunte à plusieurs genres cinématographiques comme le dessin animé, le film d’épouvante, le film noir ou le western. Le révérend Harry Powell incarné par un Robert Mitchum en parfaite symbiose avec la vision de Laughton est un bandit de grand chemin qui profite de la soutane pour approcher les jeunes veuves des campagnes reculées des Etats-Unis et ensuite les voler après les avoir trucidées.
Cette trame initiale est l’occasion pour Laugthon de brocarder les prédicateurs protestants qui dans la lignée de William Marion Branham , fondateur de « La pluie de l’arrière-saison » mouvement qui prônait la guérison par la foi, parcoururent le pays à partir des années 40. Les deux enfants qui vont se mettre en travers de la route du révérend permettent à Laughton de donner à son film le côté tout à la fois cartoonesque et merveilleux qui le caractérise. Mitchum aurait d’après ses propres dires, voulu emmener Laughton sur une voie plus franchement horrifique, mais il s’est fort bien accommodé de l’aspect grand méchant loup emprunté par son personnage qui à plusieurs reprises ressemble à s’y méprendre au canidé ridicule dessiné par Tex Avery.
Mitchum peut donc remercier Laughton de lui avoir permis de montrer toutes les nuances de son jeu, passant par toutes les phases de la séduction et de la rouerie pour venir spoiler: à bout de ces deux petites têtes blondes qui ont la ferme intention de ne pas finir sous ses griffes. C’est d'abord seulement avec la mère des enfants jouée par une Shelley Winters à contre-emploi que le révérend dévoile sa froide brutalité.
Grâce à ce savant contraste, Laugthon nous rappelle en permanence que son film est toute autre chose qu'un conte de fée. L’osmose entre le réalisateur et son acteur principal est telle que l’on ne voie pas qui aurait pu à l’époque incarner aussi parfaitement le rôle, même si Laughton avait pensé en premier à Gary Cooper ou Laurence Olivier.
Très imprégné du monde de l’enfance, le film en reprend toute la poésie naïve l spoiler: ors de la fuite des deux bambins au clair de lune le long de la rivière où Laughton et son chef opérateur, le grand Stanley Cortez, déclinent sur leur passage, tout le bestiaire familier de la vie dans les campagnes (le hibou, la grenouille, le lapin…)
. Objet rare, mélange de tout ce que le cinéma a fait de meilleur depuis Mélies, « La nuit du chasseur » n’en finit pas de fasciner toutes les générations qui se succèdent. À voir absolument pour retrouver ces moments où enfant la peur du loup nous faisait nous cacher sous les draps. On notera que Charles Laughton a eu la merveilleuse idée de faire interpréter une vielle dame venant au secours de deux enfants par Lilian Gish autrefois égérie virginale du grand David W. Griffith. Vraiment Mr Laughton ne manquait pas de goût autant que de raffinement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2012
« Chantons. Chantons. Chantons ta gloire ô Tout Puissant. Chantons. Chantons. Venez à lui petits enfants. » C’est ce que chantonne sans cesse Harry Powell, un révérend arpentant les routes, incarné par le grand Robert Mitchum. Mais, Mitchum n’est pas le gentil prêcheur qu’il prétend être à tout un village. En réalité, il a les mains recouvertes de sang. Emprisonné déjà une fois pour vol, il fait alors la connaissance en cellule d’un père, un prétendu John Harper, condamné à la peine capitale pour avoir volé une forte somme d’argent au cours d’un braquage, et tué deux personnes sur son chemin. L’argent qu’il a dérobé, et qui était destiné à nourrir ses enfants, il l’a caché. Mais où ? Powell se met à sa recherche. Et rien n’est meilleur que de se faire passer pour un « ange de lumière » pour le trouver. Sournoisement, il approche la femme d’Harper et s’aperçoit que seuls les enfants savent vraiment où se cache le magot. C’est sous la menace qu’il tente de les faire cracher le morceau. En vain, puisque les marmots ne sont pas décidés à vendre le secret de leur père. S’en suit une traque (presque) sans fin entre le beau parleur et séducteur Powell, et les bambins.

La Nuit du Chasseur est donc un savant mélange entre genres. A la fois film à suspense, mais frôlant presque l’épouvante, il se veut avant tout être un film noir. Outre le scénario pervers, la photographie de Stanley Cortez (qui a travaillé également avec Welles) y est aussi pour beaucoup. Il y a, dans ce merveilleux noir et blanc, un jeu formidable sur l’image, les contrastes, les lumières, les ombres et les reflets. Ce qui installe un univers particulièrement sombre. Charles Laughton signe donc pour son premier et unique film, un film noir et inquiétant, tuant l’image du séducteur Mitchum et le transformant en « bad guy » sinistre. Et même si le film a fait un bide total à sa sortie en 1956, aujourd’hui il se classe au panthéon des films cultes. Qui ne connaît donc pas cette image où Mitchum se tient à la rambarde d’une villa, avec pour inscription sur ses phalanges le mot « LOVE » ?

A tous ceux donc qui n’auraient pas encore posé leurs yeux sur ce monument cinématographique, il est maintenant plus que temps de le faire. Alors tous à vos télés et bon film !


Sinon, il y a aussi un blog : http://lestempscritiques.wordpress.com
et une page Facebook à suivre (pour les cinéphiles et intéressés) : http://www.facebook.com/pages/Les-Temps-Critiques/538038402888344
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2012
S'il y a bien un film noir à retenir c'est La nuit du chasseur ! Le film noir par excellence. L'ambiance y est glaçante et angoissante, notamment par ces plans, par ces images étranges, par l'éclairage qui fait contraste avec l'obscurité des lieux, et aussi par ces musiques. Robert Mitchum est tout simplement mémorable dans le rôle de ce personnage/psychopathe terrifiant faisant peur aux enfants ; comme dans les contes. Rien que son apparition suffit pour rendre le film sombre et oppressant. La mise en scène est originale, pour quelqu'un qui n'a réalisé qu'un seul film dans sa vie on ne peut que dire bravo à Charles Laughton. Il a su crée une ambiance unique à ce film. Et bien sûr les mots inscrits sur les doigts du prêcheur rappelle cette lutte constante entre le bien et le mal, entre les bons et les méchants.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 septembre 2012
Exceptionnel !! On passe par beaucoup d’émotions dans ce film. Le scénario a première vu est très simple. Mais quand on se penche sur le film , plusieurs questions se pose et plusieurs scénario sont possible. Mitchum joue un de ses plus grands rôles , il est impressionnant dans son personnage.Hollywood a mis beaucoup de temps a voir le réel pouvoir de ce film. C'est un des chefs d'oeuvre du cinéma. A voir ...et a revoir !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2012
Comment écrire la critique d'un film si noir, si puissant, si imposant? Tout y est splendide.
La photographie d'abord, avec un jeu magnifique sur les gris, les noirs et les blancs, qui aident au manichéisme (Love-Hate) très présent tout au long du film et représenté par le pasteur aspirant au paradis mais attiré par le mal (le mensonge, le meurtre...). C'est un Robert Mitchum étincelant, effrayant qui représente ce concept.
On se demande encore après visionnage, comment ce film a pu passer à côté d'un succès commercial. Mais aussi et surtout, comment peut-on narrer une histoire si magnifique, si touchante avec un aussi petit budget, surtout au XXIème siècle et ses nombreux blockbusters plus fades les uns que les autres. Au-delà de l'histoire, c'est aussi la symbolique dépeinte qui est impressionnante. Cela va de la fin de l'enfance et le passage à l'âge adulte (avec John, le protecteur de la petite et innocente Pearl, qui n'est pas sans rappeler Jem dans To kill a Mockingbird), mais aussi une critique acerbe et virulente des hommes d'Eglise, qui peuvent parfois faire perdre aux gens leur rationalité. Il ne faut pas tout le temps se fier aux gens, réussir à s'affranchir des conventions pour pouvoir être grand, adulte. C'est peut-être une des clés de l'histoire.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2012
Un beau thriller d’époque, avec ce que ça laisse entendre : jeux théâtraux, décor minimaliste et scénario étudié. On est surtout marqué par la noirceur du récit, variation western sur le thème du loup dans la bergerie. Mitchum est bluffant en imposteur pernicieux, pasteur prédateur d’une petite bourgade tranquille qui dissimule le butin d’un braquage. L’échec commercial du film découragera Charles Laughton à retenter l’expérience. C’est dommage. L’image est superbe, mêlant les jeux d’ombres et multipliant les prises de vue artistiques. La musique se synchronise à la mise en scène jusque dans les moindres détails. L’histoire est très travaillée, le suspense prend forme au fur et à mesure. Il n’y a que la fin, baignée de morale jésuite profondément datée, qui brise un peu l’élan. A revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 août 2012
On ne le dira jamais assez, comment chercher une cohérence logique et réaliste à une oeuvre revendiqué onirique et définitivement poétique? Allons dire à Tim Burton que les morts ne sortent pas de leur tombe. Il est important de savoir repérer le symbolisme du film, s'attaquer à sa vraisemblance me parait absurde et vain. Car si ce "réalisme" perd de sa valeur avec le temps (bien que d'après moi il n'y paraisse pas) le travail de Laughton sur la lumière, la performance de Mitchum ne prend pas une seule ride.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 août 2012
Classique incontournable des années 5O , "La Nuit Du Chasseur" vieillit mal .
Même si la réalisation de Charles Laughton reste inégalable pour l'époque , on ressent beaucoup de longueurs dans cette oeuvre ( alors que le film dure 1h28 !! ) et beaucoup d'incohérences , qui malheureusement , ne peuvent plus passer inaperçues de nos jours :
- Comment Harry Powell sait où se trouvent les enfants lors de leurs fugues ?
- Pourquoi cette réaction de John, complétement contraire à la logique du film , à la fin de l'histoire ?
- Le Coup de la mère noyée dans le fleuve , ne passe pas , mais alors pas du tout ...
Enfin , beaucoup de défauts dans ce film .
Les qualités résident uniquement dans le jeu d'acteur de Robert Mitchum , incroyable en faux dévot meurtrier . Ses dialogues en deviennent même cultes ( la scène de la rencontre entre le Love et le Hate , du très bon ) .
Autrement une histoire peu crédible dans sa globalité , qui se termine malheureusement , avec un Happy End américain vraiment cliché .
Des moments intéressants mais ça ne parvient pas à remonter la barre . Dommage .
Le film ( datant de 1953 ) aurait fort besoin d'un remake .
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