Dernier succès de Paul Verhoeven avant son passage à vide des années 2000, Starship Troopers est un excellent film d'action/science-fiction où les humains sont en guerre contre une race extraterrestre surnommée les Arachnides. En plus d'être un très bon divertissement, Starship Troopers est également une belle charge contre la guerre, les armes et l'impérialisme américain. Le tout accompagné d'une propagande que Paul Verhoeven prend un malin plaisir à parodier et à dénoncer. Côté technique, la réalisation est irréprochable et les scènes d'action sont lisibles et bien mises en scène. On regrettera cependant une b.o moins inspirée que pour les précédents films de Verhoeven et des effets spéciaux qui ont un peu mal vieillis avec le temps. Enfin, côté casting, bien que les acteurs soient jeunes, ils remplissent parfaitement leur contrat et c'est un plaisir de voir Michael Ironside en chef de troupes absolument charismatique. Starship Troopers est un excellent film d'action/SF et un des meilleurs films de Paul Verhoeven avec RoboCop et Total Recall.
J'ai bien conscience que ce film ne se prend absolument pas au sérieux, et qu'il est une critique de l'armée américaine, mais bon même en disant ça, je trouve que Verhoeven nous livre un film bien trop conventionnel. Alors oui, les slogans et discours des héros sont hilarants lorsqu'ils sont pris au bon degrés. Oui, les acteurs sont presque des clichés du genre beau gosse, qui essaye de nous vendre de la propagande guerrière. D'ailleurs Casper Van Dien s'en sort admirablement et même Denise Richards arrive à avoir un rôle sympathique. Le film accumule des bonnes trouvailles, et je trouve que le réalisateur parie sur l'intelligence de ses spectateur. En effet il promeut la guerre par des personnages clichés, mais lorsqu'on lie entre les lignes, on comprend son utilité, et pire sa nocivité. Mais bon le film hors mis ça, manque d'enjeux, le côté SF n'est que très peu exploité, et le côté kitch est assumé à moitié. Les scène d'actions sont un peu rébarbatives, mais à part ça ça reste un bon film, ce n'est juste pas la pépite qu'on aurait pu imaginer.
Avec sa direction artistique originale, ses combats violents et sa dénonciation antimilitariste fort bien écrite, ce film de science fiction est aujourd'hui devenu culte et a même bénéficié de 3 suites malheureusement pas réussies. Nous sommes au XXIVe siècle. L'humanité a fait des progrès technologiques remarquables. Dès leur plus jeune âge, on inculque aux gens les notions de bravoure, de patrie, de sacrifice de soi... Pour devenir un citoyen qui a le droit de vote, le service militaire est obligatoire. Mais la ville de Buenos Aires est rasée par un astéroïde lancé par une race d'aliens à l'apparence d'insectes, et la Terre se prépare à répondre à cet acte de guerre. Cinq jeunes diplômés s'engagent dans les rangs de la Fédération, prêts à casser de l'extra-terrestre. Mais la cruauté de la guerre est là et ils s’apprêtent à foncer dedans tête baissée... La réalisation est très bonne: la mise en scène est géniale, les prises de vues excellentes, le cadrage est soigné et les mouvements propres. Le scénario, écrit par Edward Neumeier, est adapté du roman de Robert A. Heinlein et est très bien écrit. Si le livre glorifie l'armée, le film en fait la critique avec de fines allusions au nazisme. L'histoire en elle-même est chouette et les scènes de combats superbement sanglantes. On n'échappe pas cependant à quelques incohérences. Les acteurs sont dans l'ensemble assez bons même si leurs personnages manquent un peu d'épaisseur. Les dialogues sont réalistes. La photographie a une belle lumière et des couleurs variées mais le tout est un peu trop répétitif. Le montage est simple mais bien travaillé. Les décors sentent le studio mais restent très beaux, les costumes sont réussis, les effets spéciaux ont bien vieilli et la musique est agréable. En plus d'être un bon space-opéra, Starship Troopers est un film intelligent et beau visuellement.
« Starship Troopers » est un bon film de science-fiction, doublé d’une très bonne satire. L’histoire est originale et propose de nombreuses métaphores concernant la guerre, les médias et la politique. L’intrigue est basique et offre un développement à travers un groupe d’amis d’enfance. La mise en scène est relativement dynamique et les effets spéciaux sont particulièrement soignés pour l’époque. Le choix du casting est cohérent avec l’idée de nouvelles recrues découvrant l’horreur d’une guerre. Une vingtaine d’années après sa sortie, ce métrage fait office de classique pour de nombreux spectateurs.
Starship Troopers est une série B à prendre au 42eme degré mais qui souffre des gros défauts du genre : dialogues vides, incohérences scenaristiques, logique bancale, happy end détestable, personnages vides. En introduisant des personnages stéréotypés Verohen cherche à émettre une véritable critique du formatage américain, d'où cette impression permanente de second degré existant pour discrédité les enjeux et les désirs des personnages. Pour autant la fin en happy end contredis cet état des choses. Starship Troopers donne l'étrange impression que tout est faux, reste à savoir si cela était volontaire.
Encore un excellent divertissement aujourd'hui, les effets spéciaux restent potables, il y a énormément d'action (de morts aussi) et beaucoup d'humour déjanté. J'ai toujours trouvé les équipements des soldats trop légers, surtout les armes d'assaut peu efficaces et le tir à la cible. Mais j'aime beaucoup les dialogues et l'environnement.
Film qui ne se prend pas au sérieux et qui nous livre au final un excellent film de sf, l 'histoire faut l 'avoue est pas tres rechercher mais l'univers de starship troopers est trés fournie
Avec une ironie souvent présente, le réalisateur nous livre un film d'action franchement spectaculaire, d'une richesse visuelle assez impressionnante, que ce soit au niveau des visions de l'espace, des combats et des insectes totalement immondes. On peut vraiment faire le rapprochement avec "Mars attaque", au niveau des dialogues parfois surréalistes mais pour le grand spectacle on en prend plein la vue.
Verhoeven atomise la frontière entre le bien et le mal et signe une critique acide du IIIème Reich et de l'Impérialisme Américain. Attention ça tâche. Une série B irresponsable si vous le prenez au 1er degré, une satire extrêmement juste et hilarante au 2nd degré, à l'image d'une scène de fin bien plus sombre qu'il n'y paraît, d'un cynisme ahurissant. Moi j'appelle ça un chef d'oeuvre.
Personnellement je trouve que c’est un film novateur. C'est un bon film d'action, avec de très bons effets spéciaux pour l'époque, mais beaucoup trop à la sauce américaine. Il est novateur dans le sens ou il est en un sens le précurseur de toutes les daubes qu'Hollywood nous sors chaque année, ce ne sont que des copies de ce film en définitive, ou du moins s'inspire du concept. Bref, un film ou on ne s'ennuie pas et ou l'on a pas réellement besoin de réfléchir, mais juste a se laisser bercer par les très bonnes scènes de combat et les effets spéciaux.
Il est de bon ton de voir dans ce film de SF de Verhoeven une dénonciation du système US, mais il ne faut pas oublier que c'est avant tout un excellent film d'action décalé et souvent drôle. A voir le dimanche soir.
Je ne sait pas si l'on doit prendre Starship Troopers au premier ou au second degré mais une chose est sûre, ce film est un ovni! Oui ce n'est pas un banal film de science-fiction et on le remarque dès les premières minutes. L'histoire comporte tous les clichés possibles mais est accrocheuse car elle fait rire. Car oui on se croirait dans parodie tant ce n'est pas crédible du tout. Pourtant ça prend le temps de se mettre en place et de nous faire découvrir les personnages ce qui est un bon point. On a évidemment le droit a une histoire d'amour qui est au centre de tout ça et ça fait très teen movie. Il faut dire que le casting est jeune avec de belles surprises et au final une belle brochette d'acteurs. Casper Van Dien, Dina Meyer, Denise Richards, Neil Patrick Harris, Clancy Brown que j'ai adoré en sergent il fait délirer ou encore Michael Ironside. Alors oui ils surjouent tous bien évidemment mais les répliques ultra caricaturales sont drôles. Mais dites vous qu'a ça il faut ajouter des effets spéciaux très souvent très mal fait et kitch, beaucoup de démembrements et des ennemis insectes géants complètement grotesque. Ah oui la fin quant à elle, est loufoque à l'image de tout le film. La b.o. par contre est normal et plutôt correcte. Non vraiment, Starship Troopers c'est marrant au début mais arrivé aux deux tiers ça devient long et chiant car trop c'est trop. C'est un bon nanar à voir mais un film sans intérêt.
Film de SF divertissant avec des scènes bien sanglante !! On reconnait bien la patte de Verhoeven, réalisateur qui aime bien nous balancer de fausses pubs, faire des allusions parodiques sur la société actuel !! On le voit par ses héros, tout beau et bien lisse pour critiquer certainement les sitcoms de l'époque et leurs personnages monolithiques !! Osé mais efficace !!
L’échec public et critique de Showgirls marque une brisure dans l’enchainement de succès qu’avait connu Paul Verhoeven jusqu’à présent aux États-Unis. Reformer l’équipe de Robocop (Verhoeven à la réalisation, Edward Neumeier, cette fois sans Michael Miner, au scénario et Basil Poledouris à la musique) pour un nouveau film de science-fiction pouvait sembler un gage de succès. Mais cela ne fut pas le cas : une fois encore, Verhoeven signa un film trop ironique envers la société américaine pour être accepté par le public et la critique locaux : il sera beaucoup mieux accueilli en France par exemple. Ainsi, Starship troopers (adapté très librement du livre de Robert A.Heinlein, Etoiles, garde-à-vous !) présente une société humaine (les pays semblent plus ou moins inexistants), fortement inspirée de la civilisation américaine (les personnages principaux viennent de Buenos-Aires mais ne sont pas du tout typés latinos), prônant le militarisme (elle se sépare entre les civils et les citoyens qui sont plus valorisés car ils ont été à la guerre ; les publicités télévisées et les journaux, rappelant tous deux ceux de Robocop, vantent de manière caricaturale l’effort de guerre...). Ainsi, après des premières minutes parodiant le genre purement américain du film de lycée (l’intellectuelle qui aime le mauvais élève, rivalités amoureuses, thématique du premier rapport sexuel, bal de fin d’étude…), Verhoeven s’amuse à jouer avec les codes du film de guerre. Il débute ainsi avec l’entrainement militaire fortement inspiré du Full metal jacket de Kubrick (la reprise du fameux « Sir ! Yes ! Sir ! ») pour enchainer, comme dans le film précédemment cité, par des séquences de guerre (contenant la fameuse séquence de l’homme gravement blessé qui se sacrifie avec une bombe pour pouvoir sauver ses co-équipiers). Le film porte indiscutablement la patte du cinéaste hollandais par son ironie : les personnages sont incroyablement respectueux du gouvernement et ne remettent jamais en cause la justesse de leur combat (une phrase d’un journal télévisée évoque juste le fait que certains pensent que les arachnides ne font que répondre à une tentative de colonisation des humains) : ce sont des personnes mutilées au combat qui vantent le plus l’armée ! De même, le manteau et la casquette que porte Carl une fois devenu colonel font énormément penser aux tenues nazies : Verhoeven reconnait lui-même s’être inspiré de l’iconographie du Troisième Reich et plus particulièrement de Leni Riefenstahl pour représenter cette société militaire ! Pour bien insister sur le recul qu’il porte sur cette société fascisante, Verhoeven montre également des dirigeants militaires n’hésitant pas à sacrifier volontairement une partie de leurs hommes pour s’assurer de l’emplacement de l’ennemi. Enfin, même si cela est très minime, on retrouve toujours l’attrait que possède Verhoeven pour la sexualité, avec certaines allusions à double sens (Ibanez qui fait une course pour être la première à « tenir le manche »), et son rapport très naturel et très nordique à la nudité (la séquence de la douche collective mixte faisant écho à celle des vestiaires de Robocop, toutes deux impensables de la part d’un cinéaste américain). Cette vision très critique apparait plus dans la première partiespoiler: (la formation) que dans la secondespoiler: (le combat et que l’on peut faire débuter avec la mort des parents de Rico, rappelant celle des parents de Leia dans Star wars, film également inspiré par la Seconde Guerre mondiale) , qui est contient beaucoup plus d’action (très violente, cela va sans dire de la part de Verhoeven) mais où l'ironie reste malgré tout très présente. Les acteurs (parmi lesquels on retrouve Michael Ironside qui avait déjà joué pour Verhoeven dans Total recall) interprètent leurs personnages avec le recul nécessaire qui sera hélas parfois assimilé à du mauvais jeu : comme pour Elizabeth Berkley avec Showgirls, cela n’a peut-être pas été si bénéfique pour ces jeunes têtes d’affiche qui ne connaitront pas particulièrement de grandes carrières suite à ce film (même Denise Richards était plus célèbre pour sa plastique que pour ses films, à l’exception de Sexcrimes et du James bond Le Monde ne suffit pas). Visuellement, Verhoeven est toujours aussi à l’aise derrière sa caméra et les effets spéciaux sont extrêmement réussis, conservant toutes leurs forces vingt après. Quant à la musique de Basil Poledouris, elle est très adaptée au film mais, à l’exception de son thème principal, est moins marquante que sa composition pour Robocop. Une fois encore, Paul Verhoeven signe une belle réussite mais celle-ci, comme son film précédant, ne fut que très moyennement comprise à sa sortie, subissant des accusations de fascisme (alors que c’est justement ce qu’il dénonce), et le poussa à s’orienter vers un film plus commercial et portant un peu moins sa marque pour son dernier film hollywoodien : Hollow man, L’Homme sans ombre.
Paul Verhoeven comme à son habitude signe une oeuvre contestataire sur la société americaine ( comme robocop, total recall ) ,son patriotisme absolue et ses médias pro - guerrière. Le film est très violent, sans pause mais avec des effets spéciaux et une originalité bluffante. Le spectacle est assurée. Un petit bijoux de la science fiction à ne pas louper. Seul cet épisode vaut le coup d'être vu. Les films suivants ne sont que nanar, serie b à éviter.