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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2015
James Cameron et le cinéma, une longue histoire, mais ce cher James est aussi passionné par les océans. Il a donc décidé de faire un film sur sa passion. Et on sent qu'ils les aiment, les océans : j'aime la couleur bleuté qu'il y a tout au long du film, c'est beau et intéressant. Par contre, l'ambiance oppressante ne se ressent pas vraiment. C'est un peu le défaut de Cameron, il fait des films visuellement impeccables mais il n'est pas doué pour la tension, parce que d'une certaine manière on peut deviner la fin. Abyss se suit bien, ce n'est pas ennuyeux et les personnages sont plutôt bons (même si les personnages plus secondaires auraient mérité d'être plus exploités. J'aime beaucoup le choix des acteurs : Ed Harris est toujours excellent et c'est bien de l'avoir fait sortir de ses rôles habituels de méchants sadiques (même s'il s'y réfugie encore trop), Mary Élizabeth Mastrantonio, je ne la connaissais pas, mais elle s'en sort bien (même si son personnage est quelquefois un peu casse-bonbons) et Michael Biehn est toujours excellent avec son rôle à contre-emploi (un acteur beaucoup trop rare). J'aime aussi beaucoup le design des extra-terrestres, coloré et lumineux, et les effets spéciaux qui ont très peu vieillis. Par contre, un autre reproche que j'ai à faire au film, c'est sa fin je crois que je préfère celle de la version courte, qui même si elle n'est pas très originale, n'est pas moralisatrice et hollywoodienne comme celle de la version longue. Un film intéressant qui s'inscrit bien dans la filmographie de son réalisateur. A voir.
Abyss est des classiques de Cameron, qui livre ici une des pépites dans le genre, c’est certain. Ce métrage n’a vraiment pas volé sa réputation, et pour voir qu’il commence à dater, le temps à peine à l’atteindre. Il repose d’abord sur une interprétation très convaincante. Ed Harris est enthousiasmant dans le rôle principal, livrant une prestation qui figure probablement parmi ses meilleures. Un peu rugueux, il compose un personnage avec un vrai relief, et un charisme de tous les instants. En face de lui, Mary Elizabeth Mastrantonio. Elle compose un personnage non moins haut en couleur que celui de Harris, et ce avec un talent évident. Néanmoins il ne faut pas oublier les autres acteurs. Pas vraiment de noms connus, en dehors de Michael Biehn. Celui-ci compose un antagoniste impressionnant qui donne beaucoup d’intensité lors de quelques séquences devenues cultes. Néanmoins il convient de louer plus globalement le talent des acteurs, car il n’y a vraiment pas d’erreurs de ton ou de fausses notes. Le scénario est pour sa part en béton armé. Le film est long, c’est un fait, puisqu’il dure près de 3 heures, et on se demande comment Cameron va pouvoir occuper le temps avec un huis clos sous-marin. Et bien il livre un bijou de maitrise avec des présentations de personnages passionnantes, des rebondissements en veux-tu en voilà, du suspens, une touche de fantastique bien amenée. Franchement la première fois que je me suis lancé dans le visionnage du film je me disais que j’allais m’ennuyer, et bien non, l’ensemble est passionnant et d’une maitrise impressionnante. Je pointe du doigt quelques petites choses, comme la « résurrection » de Mastrantonio très hollywoodienne, et une descente dans les abysses manquant un peu de crédibilité. Sinon le reste tient la route, très largement. Visuellement c’est là où Abyss frappe le plus fort. La mise en scène est exceptionnelle. Les séquences d’action sont parfaitement réglées, les scènes sous-marines remarquablement filmées, et à chaque fois on sent que les choix de Cameron sont les plus pertinents. La photographie est sublime. La encore les scènes sous-marines sont de toutes beautés, la conclusion offre un travail visuel superbe. Les décors sont toujours très crédibles. Il n’y a pas un raté de ce point de vue, avec un Deepcore d’un réalisme constant. Enfin les effets spéciaux ont à peine vieilli. Je pense que c’est du aux choix de design pour les créatures, à leur effets phosphorescents aussi qui noient un peu leur forme. Néanmoins le travail sur l’eau à l’intérieur du Deepcore est époustouflant pour l’époque. Enfin musicalement un thème très solide, qui finit de boucler la boucle. Pour conclure, Abyss est un chef-d’œuvre. En dehors des petites aspérités que je relevai au niveau du scénario, il n’y a rien à redire pour un film de 1989 avec un budget de 70 millions. Cameron maitrise son métrage d’un bout à l’autre, livrant comme souvent un travail formel indiscutablement réussi. Il est appuyé par un scénario riche et passionnant, et par des acteurs parfaitement choisis qui s’investissent dans leurs rôles. Que demander de plus ?
Avis mitigé pour « Abyss » de James Cameron. L'aspect catastrophe est plutôt efficace avec cette impression de claustrophobie liée au confinement des protagonistes à l'intérieur d'un bâtiment sous-marin, loin des secours. Le côté science fiction me laisse en revanche dubitatif et s'incorpore assez mal au reste de l'histoire. Une histoire d'ailleurs remplie de clichés en tout genre avec tout un tas de personnages plus caricaturaux les uns que les autres. Cela en devient presque ridicule par moment et dans tous les cas d'une prévisibilité incroyable. Pas assez de prises de risque dans ce blockbuster conventionnel mais néanmoins divertissant.
Abyss simple remake avoué de "Rencontre du troisième type" avec la subtilité et de la classe en moins sans parler d'originalité. On sait que Cameron n'est pas un bon raconteur d'histoire. Tous ses films ont des scénarios faibles souvent emprunté à d'anciens films qui ont eu du succès comme avec "Abyss" ou pour "Avatar" qui prend presque tout à "Danse avec les Loups" et "True lies" remake d'un film Français.
Abyss nouveau film surestimé de Cameron est tout juste regardable et en aucun cas un chef-d'oeuvre.
D'abord, l'intrigue est très simple et on y met un couple désuni (comme c'est original) avec une actrice qui en fait des tonnes!
Spoiler: Des mecs nagent dans l'océan à plus de 4000 de profondeur sans combinaison et il y en a un qui va presque au dela de 20 000 mètres de profondeur (je peux te dire dans la réalité il se serait fait tuer bien avant) et cerise sur le gâteau l'une des scènes les plus ridicules du cinéma: l'héroîne qui réssucite! Des extra-terrestre font la morale à de faibles humains mais heureusement tout finie bien.
Des personnages stéréotypés, dont les deux principaux qui partagent une histoire d'amour sans saveur sans alchimie.
La maîtrise technique est indéniable et les effets spéciaux était à l'époque novateur certe, mais il n'y à que ca.
De la guimauve ce film je vous dis. Un scénario absurde!
James Cameron manie a merveille suspense, action et effets spéciaux !! Le tout servi par de très bons acteurs dont Ed Harris qui est phénoménale !!! Les scènes sous marine sont tout simplement spectaculaire et les effets spéciaux novateur pour l'époque !! Sans oublier une BO d'Alan Silvestri génial !!
Le plus beau film de James Cameron ! Des effets spéciaux novateur pour l'époque , beaucoup de suspense , des superbes acteurs et un très beau message écologique . Bref j'aime ce film
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4,5
Publiée le 12 octobre 2024
Extrêmement spectaculaire, "Abyss" (1989) nous fait aimer comme jamais les grands fonds marins! Et qui d'autre que James Cameron pouvait rèaliser cette ètonnante èpopèe de S.F sous-marine avec un vrai couple de cinèma : Ed Harris & Mary Elizabeth Mastrantonio! Difficile de rèsister à cette invitation bleutèe au coeur d'un huis-clos claustrophobe et pourtant si fascinant! Action, suspense et effets visuels èpoustouflants (oscarisès) sont au rendez-vous! Le seul point noir au tableau c'est que Cameron a vraiment eu tort de refaire le montage final en y ajoutant une bonne demie heure à son film telle que la sèquence finale du raz de marèe (le voyage est beaucoup moins profond pour le coup). Eh oui c'est la mode aujourd'hui de nous sortir des director's cuts de ses grands succès d'antan! Heureusement il y a la version cinèma de 2h15, magique, immersive et intimiste, qu'on ne se lasse pas de redècouvrir aujourd'hui en 4K ULTRA HD! Du très grand spectacle en somme avec l'inoubliable B.O d'Alan Silvestri...
Excellent film vu il y'a fort fort longtemps, il m'a assez impressionné même si objectivement le mélange "SF, imaginaire et réalité" sont assez destabilisants. Il mérite d'être vu au moins une fois car il regorge de belles surprises et rebondissements, c'est "le grand bleu" avec une touche de thriller et de science fiction, voilà comment je qualifierais ce film de très bonne facture. Un film à voir vraiment.
Les succès de Terminator et d’Aliens, le retour, ont permis à James Cameron de pouvoir s’offrir un film au budget plus conséquent et aux conditions de tournage très difficiles : Abyss. Hélas, cela se soldera par un relatif échec commercial (90 000 000 $ environ dont un peu moins de 54 500 000 $ aux États-Unis, ce qui est tout de même peu pour un budget de 69 500 000 $). Cela est d’autant plus dommage car, comme à son habitude, le cinéaste signe une belle réussite artistique (même si moins marquante que les deux Terminator ou Titanic). Ce film dont certains aspects rappellent Aliens, le retourspoiler: (le commando des Navy Seals, les vaisseaux sous-marins…) fait preuve d’une mise en scène une fois de plus totalement maitrisée alliant à la perfection histoire intimistespoiler: (le film narre en partie l’histoire d’un couple en plein divorce qui se retrouve petit à petit) , scènes d’action diablement efficace et effets spéciaux très spectaculaires (malgré quelques fonds verts assez visibles) et révolutionnaires pour l’époquespoiler: (la colonne d’eau extraterrestre en image de synthèse qui préfigure les séquences de transformation de Terminator 2 : Le Jugement dernier sorti par ce même Cameron 2 ans plus tard) . Il faut noter également qu’il existe deux versions du film : la version cinéma de 2h19 sortie en 1989 et la version director’s cut de 2h51 diffusée en 1993. Chaque version est intéressante est à regarder car elles offrent des axes différents : la version cinéma est plus concentrée sur l’action et l’aventure alors que le director’s cut se permet de développer plus les personnages et la portée de son histoirespoiler: en traitant des tensions liées à la Guerre froide (le film est sorti quelques mois avant la chute du Mur de Berlin et deux ans avant la fin de l’Union soviétique) et de la tendance d’autodestruction chez l’homme et inversement de sa faculté d’amour envers autrui . Le director’s cut permet surtout de réintégrer la fin dans sa version longue donnant une plus grande profondeur à celle-cispoiler: et justifiant réellement la présence de la tempête (à peine évoquer le temps d’une phrase en 1989) et surtout des extraterrestres (gentils comme l’avait proposé Steven Spielberg quelques années auparavant avec Rencontres du troisième type et E.T. l’extra-terrestre) qui semblaient assez gadgets dans la version cinéma et qui trouvent ici une véritable importance dans l’histoire et la signification de l’œuvre . Ainsi, même s’il n’est pas le meilleur film de James Cameron, Abyss reste un excellent film fantastique et d’aventures sous-marines et qui de plus possède un véritable fond (surtout dans sa version longue).
Comment ne pas noter ce film en chef d’œuvre ? Je ne lui voit aucun défaut et, selon moi, il s'agit du film le plus ambitieux et spectaculaire de James Cameron. On suit un commando américain qui débarque dans une station de forage sous-marine pour aller secourir un sous-marin nucléaire en perdition dans les profondeurs. De nombreux phénomènes inexpliqués vont alors mettre tout l'équipage à rude épreuve. Tout est génial dans ce film : l'ambiance, les acteurs, la musique, le scénario, la mise en scène. Ce film est tout simplement mythique à mes yeux. Bref : un film à la puissance abyssale !
Abyss, du bon gros film de SF et d'action des année 80/90 façon James Cameron. Comme d'habitude le film ne s’embarrasse pas trop du respect des lois de la physique, mais peu importe, c'est le spectacle qui compte. Une durée généreuse, une bonne musique, un environnement original, de la SF et de l'action. Un bon duo Ed Harris / Mary Elizabeth Mastrantonio. Des inspirations multiples à d'autres films de SF, clin d’œil à rencontre du troisième type, la guerre des mondes et aussi Das Boot (avec les légumes qui flottent dans le sous-marin). Du bon spectacle.
Quand on découvre ou redécouvre "Abyss", il est étonnant de constater que ce film n’était rien d’autre que le précurseur de deux autres super-productions de James Cameron, à savoir "Titanic" et "Avatar". D’abord parce que la plupart du temps, le spectateur se trouve en plein océan (comme pour "Titanic"), d’autant qu'ici près de 40% du long métrage ont été filmés sous la surface de l’eau. Ensuite parce quand on voit l’esthétique visuelle des entités extra-terrestres et plus en particulier les couleurs choisies, eh bien ça donne immanquablement un petit avant-goût d'"Avatar". A la différence près que pas mal de progrès sont passés par là entre temps dans le domaine des effets visuels. Si vous voulez vérifier par vous-mêmes, alors il ne vous reste plus qu’à découvrir ou redécouvrir le cinquième long métrage du réalisateur, auquel cas je ne saurai que trop vous conseiller la version longue, enrichie de 32 minutes. Pourquoi ? Tout simplement parce que les séquences supplémentaires développent davantage les rôles secondaires, ainsi que ce qui unit les personnages joués par Mary Elizabeth Mastrantonio et Ed Harris. On gagne donc en fluidité du récit, avec une meilleure compréhension. Seule ombre au tableau, la scène du tsunami, pour moi pas franchement utile si ce n’est pour signifier les représailles encourues si on ne sait pas faire preuve d’humanisme, de pacifisme, d’humilité, vertus prônées à travers le message du cinéaste qui appelle visiblement à la paix, message encore plus explicite quand on nous met des images se passant de tout commentaire par écran interposé. Au-delà de ça, peu importe si vous voyez ou revoyez ce film dans sa version courte ou longue. Oui, peu importe dans le sens que les différences notables figurent dans ce dont je viens de vous parler. Car le contexte est rapidement planté par un contact non identifié et une manœuvre des plus hasardeuses. A quelques milles de là, opère une équipe unie au sein de laquelle règne une bonne ambiance que rien ne semble pouvoir atteindre. C’est ce qui va d’ailleurs attirer toute la sympathie du public. Pensez-donc : après tout, ce sont des gens comme vous et moi, avec leurs forces et leurs faiblesses, avec leurs doutes quand bien même ils baignent dans leur élément et plus particulièrement dans leur connaissance du milieu et de leur matériel. Entre « Coup d’bol », Lisa « Une nuit », De Vries et son poing dit « Le marteau », Alan Hippy Carnes accompagné de sa précieuse souris blanche (attention, ne dites surtout pas « il » à propos de son animal !), sans oublier bien sûr Virgil dit « Bud » et Lindsey dite « l’emmerdeuse », il faut avouer qu’ils nous sont rapidement très sympathiques par leurs psychologies très différentes et néanmoins très complémentaires, sans même parler de leurs compétences qui leurs sont propres. Leurs interprètes sont d’ailleurs tout bonnement parfaits, tant ils sont parvenus à retranscrire une équipe unie et soudée quelles que soient les circonstances. Evidemment, cet équilibre va être mis à mal devant le spectacle de désolation auquel l’équipe va être confrontée, un spectacle devant lequel il y a de quoi perdre les pédales quand il est juché de cadavres figés en pantins immobiles, spectacle auquel on peut s’attendre quand on est dépêché sur un lieu de naufrage. Cet équilibre va être aussi mis à rude épreuve par l’intervention des militaires, dont l’arrivée a été soulignée par une musique militaire qui ne laisse rien présager de bon. Ni la musique, ni la sale tronche prêtée au lieutenant Hiram Coffey par l’intermédiaire de Michael Biehn, au jeu très juste par ailleurs dans le rôle du bad guy. A travers "Abyss", on appréciera cet esprit de cohésion, lui-même secoué au gré des creux et des vagues représentés par une succession de moments merveilleux, dramatiques et de tension au cours desquels on ressentira même parfois l’urgence de la situation et même toute l’importance quant aux conséquences des choix qui seront faits. Cerise sur le gâteau, le spectateur se verra même gratifié d’une scène de course-poursuite à bord de modules submersibles, chose peu courante dans le cinéma. Certes cela reste un film de science-fiction, mais le propos n’est-il pas des plus réalistes ? Il est vrai qu’on semblait se diriger vers quelque chose de merveilleux, mais en y réfléchissant bien, pouvait-il en être autrement de la fin ? A mon sens non, et de mon point de vue, c’est un film qui a été parfaitement maîtrisé. De plus, malgré des effets visuels quelques peu vieillissants (notamment en ce qui concerne les entités extra-terrestres à l’exception de la colonne d’eau absolument formidable), le sujet est hélas toujours d’actualité. Toujours est-il qu'en invitant le spectateur à découvrir ce qu'il en est en même temps que les principaux protagonistes, l'intrigue se révèle prenante.