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Ce film réalisé par James Cameron et sorti en 1989 n'est franchement pas mal du tout. Une équipe de sauvetage va au fond de la mer pour porter secours à un sous-marin échoué mais ils vont se rendre compte qu'ils ne sont peut-être pas seuls. Le synopsis joue beaucoup sur le côté science-fiction et mystère mais je trouve que le film ne s'attarde malheureusement pas assez là-dessus, après je n'ai pas vu la version director's cut donc je ne connais pas la demie-heure "manquante" qui, si ça se trouve, s'attarde plus sur ce côté-là. C'est peut-être donc pour cela que je n'ai pas accroché autant que certains spectateurs ou fans. Malgré tout, je me suis vite attaché à l'histoire et si j'ai trouvé le début un peu long, je suis ensuite vite rentré dedans pour être de plus en plus émerveillé jusqu'à la fin. Car oui, même si le côté science-fiction est peu présent (en tout cas, à mon goût), les scènes présentant
spoiler:
les habitants des abysses
sont très réussies et surtout très poétiques, surtout lorsque Lindsey les découvrent pour la première fois. J'ai d'ailleurs été émerveillé par les effets spéciaux qui ont certes aujourd'hui un peu vieillis mais pour un film de 1989, ils sont encore très regardables et arrivent encore à nous surprendre. Le film peut également être très angoissant pour toutes les scènes se passant vraiment dans l'eau (par exemple, spoiler: lorsque Bud descend au fond des abysses
) car c'est très oppressant, on retient son souffle en même temps que les personnages tellement c'est prenant. Le film est d'autant plus réussi que les abysses n'ont jamais vraiment été explorées, enfin en tout cas jamais aussi bas, on peut donc se demander s'il n'y a pas des êtres vivants intelligents, autre que les humains. Pour ce qui est de la réalisation, elle est très bonne et le réalisateur prend vraiment le temps de faire de très beaux plans lorsque les personnages sont dans l'eau, en dehors du sous-marin. Du côté des acteurs, ils jouent très bien, il n'y a rien à dire ce côté-là. "Abyss" est donc un bonne aventure sous-marine dotée d'une poésie que l'on aurait voulue plus présente.
sont très réussies et surtout très poétiques, surtout lorsque Lindsey les découvrent pour la première fois. J'ai d'ailleurs été émerveillé par les effets spéciaux qui ont certes aujourd'hui un peu vieillis mais pour un film de 1989, ils sont encore très regardables et arrivent encore à nous surprendre. Le film peut également être très angoissant pour toutes les scènes se passant vraiment dans l'eau (par exemple, spoiler: lorsque Bud descend au fond des abysses
) car c'est très oppressant, on retient son souffle en même temps que les personnages tellement c'est prenant. Le film est d'autant plus réussi que les abysses n'ont jamais vraiment été explorées, enfin en tout cas jamais aussi bas, on peut donc se demander s'il n'y a pas des êtres vivants intelligents, autre que les humains. Pour ce qui est de la réalisation, elle est très bonne et le réalisateur prend vraiment le temps de faire de très beaux plans lorsque les personnages sont dans l'eau, en dehors du sous-marin. Du côté des acteurs, ils jouent très bien, il n'y a rien à dire ce côté-là. "Abyss" est donc un bonne aventure sous-marine dotée d'une poésie que l'on aurait voulue plus présente.
J’aime à comparer 2001 l’odyssée de l’espace à une planète qui possède une énorme attraction gravitationnelle. Pour un cinéaste, mieux vaut éviter de s’approcher du chef d’œuvre de Kubrick où le film s’écrase violemment.
D’un autre côté, on peut comparer ce film à un 2001 l’odyssée de l’espace sous marin, et c’est d’ailleurs ce que James Cameron a voulu faire.
Il s’approche du chef d’œuvre comme aucun autre cinéaste ne s’en est approché de la sorte. Bien sûr, aucun cinéaste ne pourra, un jour atterrir sur 2001 l’odyssée sans s’écraser violemment. Mais dans ce film, même si l’alchimie de Kubrick n’est forcément pas présente, le vaisseau Abyss arrive à contrôler partiellement sa chute.
On peut noter des moments de tensions simplistes et des happy end très américains qui déçoivent tant le fond est beau.
Les défauts au milieu du film se font rapidement oubliés, tant grâce à la présence des acteurs qu’aux séquences sublimes de Cameron.
Malheureusement, le gros défaut du film est sa fin, qui se veut humaniste et se rapproche de Rencontre du Troisième Type qui, à mon goût, est de trop, et enlève une part de mystère, en bref, une fin très américaine.
D’un autre côté, on peut comparer ce film à un 2001 l’odyssée de l’espace sous marin, et c’est d’ailleurs ce que James Cameron a voulu faire.
Il s’approche du chef d’œuvre comme aucun autre cinéaste ne s’en est approché de la sorte. Bien sûr, aucun cinéaste ne pourra, un jour atterrir sur 2001 l’odyssée sans s’écraser violemment. Mais dans ce film, même si l’alchimie de Kubrick n’est forcément pas présente, le vaisseau Abyss arrive à contrôler partiellement sa chute.
On peut noter des moments de tensions simplistes et des happy end très américains qui déçoivent tant le fond est beau.
Les défauts au milieu du film se font rapidement oubliés, tant grâce à la présence des acteurs qu’aux séquences sublimes de Cameron.
Malheureusement, le gros défaut du film est sa fin, qui se veut humaniste et se rapproche de Rencontre du Troisième Type qui, à mon goût, est de trop, et enlève une part de mystère, en bref, une fin très américaine.
James Cameron est l'homme des défis extrêmes : ça nous le savions déjà. S'il faut retenir un grand film aquatique est bien c'est lui-ci : " Abyss ", sortie en 1989. L'intrigue nous plonge au cœur d'une plate-forme pétrolière sous-marine ou des techniciens de maintenance et un groupe de soldats, ont pour missions de retrouver un sous-marin nucléaire qui a disparu au fond des Abysses. La mission se complique lorsqu'ils sont face à une force mystérieuse. Le cinéaste réussit avec brio un suspense abyssal qui allie innovation technique, effets-spéciaux géniaux et intensité dramatique. Plus de trente ans après sa sortie, cette œuvre n'a pas pris une seul ride. La distribution est excellente : le charisme d'Ed Harris qui forme un duo efficace avec l'actrice Mary Elizabeth Mastrantonio. Et la confrontation d'Ed Harris avec l'imposant Michael Biehn vaut le coup d’œil. Le chef-d’œuvre de James Cameron est surtout un film de science-fiction avec un message d'humanité à la fois cohérent et tolèrent.
J'ai un peu de mal avec les films en (presque) huis-clos. Celui-ci ne déroge pas à cette sensation. De plus, le côté répétitif, les images sombres et les effets spéciaux peu performants rendent le le visionnage de ce film peu agréable.
Abyss constitue pour moi la matrice (l'ébauche?) des films de Cameron à venir. Tous les thèmes de Titanic et dAvatar sont bel et bien présents. Océan, Nature bienveillante et supérieure et... grand spectacle ! Même si le final est un peu mièvre on ne peut pas passer à côté de ce film.
Une oeuvre colossale dans les profondeurs extrêmes de l'océan composé de rêve embarqué à bord de vingt mille lieues sous les mers. De part la psychologie des personnages, des histoires passionnantes aux acteurs impeccables dans les rôles inquiétants attribués, la parfaite définition de l’intrigue. La romance possède de la sensibilité, réunie malgré eux, les moments tendus devient poignants par les sentiments.
Du pur Cameron ... Pas franchement très intello mais extrêmement efficace ! On peut regretter la morale un peu trop simpliste et une fin « guimauve » comme dans de nombreux films américains ... Mais ce film nous transporte dans un monde véritablement étouffant, oppressant même, qui en fait un grand classique de la science-fiction.
après Terminator, Aliens2, Cameron propose un grand film, dans l'élément aquatique, prouesse rare au cinéma. rebondissements, effets spéciaux, suspense, psychologie des personnages et attachement à ceux-là : tout est travaillé, millimétré. puis, un final enchanteur qui réveille l'imaginaire de notre côté enfant. détail agaçant que la petite morale américaine qui n'altère pas cette œuvre marquante des années 80.
Il s'agit probablement du film le plus complet de J. Cameron, et de son scénario le plus accompli. Visuellement, on est embarqué dans un trip claustro, au milieu de la plus grande immensité de cette planète : les fonds sous-marins. Film de SF pacifiste, ça n'en reste pas moins un divertissement qui comporte son lot de scènes spectaculaires, avec des plans inouïs et des acteurs impliqués. Bien sûr, le tournage fut hyper compliqué, avec des tonnes d'anecdotes mettant en lumière l'intransigeance, le perfectionnisme et un comportement plus que limite humainement de son créateur, reste que le film s'avère inédit sur plusieurs points, novateur sur d'autres, réellement captivant malgré sa longue durée. On retrouve à la fois toutes les obsessions de Cameron mais aussi sa science de la narration. A noter l'excellente performance de M. Biehn en méchant militaire, intense, inquiétant et instable. Thriller sous-marin virtuose, film pacifiste efficace et jamais neuneu, un spectacle unique. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Film culte de James Cameron avec un lieu et une ambiance inhabituels pour l'époque, huis-clos sous-marin avec son lot d'angoisses propres. Certes le film est long, mais la progression donne envie de savoir ce qui se cache dans cet abysse. Le message final est bien naïf, certes.
Un chef d'oeuvre. James Cameroun nous fait découvrir la profondeur des océans en totale immersion. Un bon film de science-fiction. Ed Harris , Mary Élizabeth Mastrantonio et Michael Biehn sont de très bon choix d'acteurs.
Les succès de Terminator et d’Aliens, le retour, ont permis à James Cameron de pouvoir s’offrir un film au budget plus conséquent et aux conditions de tournage très difficiles : Abyss. Hélas, cela se soldera par un relatif échec commercial (90 000 000 $ environ dont un peu moins de 54 500 000 $ aux États-Unis, ce qui est tout de même peu pour un budget de 69 500 000 $).
Cela est d’autant plus dommage car, comme à son habitude, le cinéaste signe une belle réussite artistique (même si moins marquante que les deux Terminator ou Titanic). Ce film dont certains aspects rappellent Aliens, le retour spoiler: (le commando des Navy Seals, les vaisseaux sous-marins…)
fait preuve d’une mise en scène une fois de plus totalement maitrisée alliant à la perfection histoire intimiste spoiler: (le film narre en partie l’histoire d’un couple en plein divorce qui se retrouve petit à petit)
, scènes d’action diablement efficace et effets spéciaux très spectaculaires (malgré quelques fonds verts assez visibles) et révolutionnaires pour l’époque spoiler: (la colonne d’eau extraterrestre en image de synthèse qui préfigure les séquences de transformation de Terminator 2 : Le Jugement dernier sorti par ce même Cameron 2 ans plus tard)
.
Il faut noter également qu’il existe deux versions du film : la version cinéma de 2h19 sortie en 1989 et la version director’s cut de 2h51 diffusée en 1993. Chaque version est intéressante est à regarder car elles offrent des axes différents : la version cinéma est plus concentrée sur l’action et l’aventure alors que le director’s cut se permet de développer plus les personnages et la portée de son histoire spoiler: en traitant des tensions liées à la Guerre froide (le film est sorti quelques mois avant la chute du Mur de Berlin et deux ans avant la fin de l’Union soviétique) et de la tendance d’autodestruction chez l’homme et inversement de sa faculté d’amour envers autrui
. Le director’s cut permet surtout de réintégrer la fin dans sa version longue donnant une plus grande profondeur à celle-ci spoiler: et justifiant réellement la présence de la tempête (à peine évoquer le temps d’une phrase en 1989) et surtout des extraterrestres (gentils comme l’avait proposé Steven Spielberg quelques années auparavant avec Rencontres du troisième type et E.T. l’extra-terrestre) qui semblaient assez gadgets dans la version cinéma et qui trouvent ici une véritable importance dans l’histoire et la signification de l’œuvre
.
Ainsi, même s’il n’est pas le meilleur film de James Cameron, Abyss reste un excellent film fantastique et d’aventures sous-marines et qui de plus possède un véritable fond (surtout dans sa version longue).
Cela est d’autant plus dommage car, comme à son habitude, le cinéaste signe une belle réussite artistique (même si moins marquante que les deux Terminator ou Titanic). Ce film dont certains aspects rappellent Aliens, le retour spoiler: (le commando des Navy Seals, les vaisseaux sous-marins…)
fait preuve d’une mise en scène une fois de plus totalement maitrisée alliant à la perfection histoire intimiste spoiler: (le film narre en partie l’histoire d’un couple en plein divorce qui se retrouve petit à petit)
, scènes d’action diablement efficace et effets spéciaux très spectaculaires (malgré quelques fonds verts assez visibles) et révolutionnaires pour l’époque spoiler: (la colonne d’eau extraterrestre en image de synthèse qui préfigure les séquences de transformation de Terminator 2 : Le Jugement dernier sorti par ce même Cameron 2 ans plus tard)
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Il faut noter également qu’il existe deux versions du film : la version cinéma de 2h19 sortie en 1989 et la version director’s cut de 2h51 diffusée en 1993. Chaque version est intéressante est à regarder car elles offrent des axes différents : la version cinéma est plus concentrée sur l’action et l’aventure alors que le director’s cut se permet de développer plus les personnages et la portée de son histoire spoiler: en traitant des tensions liées à la Guerre froide (le film est sorti quelques mois avant la chute du Mur de Berlin et deux ans avant la fin de l’Union soviétique) et de la tendance d’autodestruction chez l’homme et inversement de sa faculté d’amour envers autrui
. Le director’s cut permet surtout de réintégrer la fin dans sa version longue donnant une plus grande profondeur à celle-ci spoiler: et justifiant réellement la présence de la tempête (à peine évoquer le temps d’une phrase en 1989) et surtout des extraterrestres (gentils comme l’avait proposé Steven Spielberg quelques années auparavant avec Rencontres du troisième type et E.T. l’extra-terrestre) qui semblaient assez gadgets dans la version cinéma et qui trouvent ici une véritable importance dans l’histoire et la signification de l’œuvre
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Ainsi, même s’il n’est pas le meilleur film de James Cameron, Abyss reste un excellent film fantastique et d’aventures sous-marines et qui de plus possède un véritable fond (surtout dans sa version longue).
Tout allait bien, ou plutôt ça pouvait aller jusqu'au moment ou les plongeurs sortent dans la mer à des milliers de mètres de profondeur !!!! Avec juste un masque à oxygène !!!
Quel tour de force de la part de James Cameron quand on imagine la galère totale que ça a du être de tourner une telle oeuvre, sous l'eau c'est très rare mais en plus, c'est bien fait. On est absorbé par l'atmosphère, on en oublierai presque que les personnages sont dans une vieille centrale nucléaire abandonnée et transformée en un(e) plateau de tournage/piscine géant(e). Cameron nous fait plonger et croire qu'on est à plusieurs kilomètres de profondeur, c'est vraiment très réussi avec une BO somptueuse. En plus d'être un film rare de par le contexte d'être sous l'eau, il y a aussi un coté SF complètement fou et bien imaginé, c'est un scénario poussé vraiment très loin et ce n'est pas pour m'en déplaire. En bref, malgré quelques petites longueurs, ça reste un classique du genre qui est toujours à la hauteur bien des années plus tard.
Deux précisions : d'abord, cette critique contient énormément de spoilers. Ensuite, est critiquée ici la version longue, qui contient 28 minutes de scènes additionnelles.
''Abyss'' est le quatrième film de James Cameron et demeure, encore aujourd'hui, le seul échec commercial pour un de ses films de fiction. Mettant en scène Ed Harris et Mary Elizabeth Mastrantonio (qui bizarrement n'a pas fait carrière), ''Abyss'' demeure le meilleur film de son metteur-en-scène, lequel coulera à pic le temps d'un ''Titanic'' en 1997.
Le film semble débuter comme un film catastrophe : un sous-marin nucléaire américain coule après avoir fait la rencontre d'un OSNI (objet sous-marin non identifié). Une équipe d'une plate-forme de forage pétrolier et un commando de la SEAL en portant secours aux hypothétiques survivants vont alors découvrir, au fond des abysses, une étrange et mystérieuse espèce.
Avant d'en venir aux fameux effets spéciaux d' ''Abyss'', il faut d'abord parler du scénario. Ce qu'il y a de prodigieux avec ce film, c'est qu'il opère un véritable basculement dans son récit. Ce point semble être l'une des caractéristiques des films de James Cameron. Comme on le verra plus tard (et en beaucoup plus lourdingue) avec ''Titanic'', ''Abyss'' surprend par un changement de ton qui s'opère vers le mileu du film. Ainsi, on peut aisément distinguer les différentes parties qui constituent ''Abyss''. La première heure correspond bien à un film catastrophe. L'équipe de sauvetage rejoint le sous-marin sans encombre et commence à l'explorer. Une nouvelle catastrophe arrive : la grue qui reliait la plate-forme à la surface s'effondre sous le choc d'une tempête. L'équipe se retrouve alors prisonnière des abysses, menacée par le manque d'oxygène. Chose curieuse : Cameron amène la catastrophe rapidemment ce qui nous amène à douter : ''Abyss'' est-il vraiment un film fantastique ? Comment se fait-il que sur un film de 2h40, la catastrophe arrive en moins d'1h ? Habituellement, ce genre de film est la plupart du temps lent, commençant par une partie où il ne se passe pas grand chose, avant que tout disjoncte. Exemple avec ''Aliens'' (1986), le précédent film de Cameron. Le film ne gagnait en vitesse et ne s'emballait qu'au bout d'une longue heure. Et là avec ''Abyss''., beaucoup de chose se passe en une heure. Comme si Cameron voulait se débarasser rapidemment de la catastrophe. Et en effet, la suite du film vient confirmer cela : ''Abyss'' n'est pas un film catastrophe. Le film, de manière incroyable (quand on voit le contexte) va basculer dans de la science-fiction quasi féerique. La cause ? La découverte, merveilleuse et mystérieuse de créatures bioluminescentes. Créatures qui, loin d'être monstrueuses (Cameron aurait pu faire basculer son film dans l'horreur) sont au contraire merveilleusement lumineuses et apaisantes. Soudain, le temps d'une demi-heure (on est environ à une heure et demi de film), le calme se fait chez les survivants et les spectateurs, tous fascinés par ceux qu'ils ont vus. La chose la plus incroyable, c'est la manière dont Cameron parvient totalement à exorciser la moindre idée de mort dans cette demi-heure. L'équipe menée par Bud (Ed Harris) semble oublier que la mort lui pend au nez et ne pense plus à cet enfer aquatique, mais au contraire ce qui semble le dompter : ces créatures sans doute extraterrestres. Mais n'oublions pas qu' ''Abyss'' est aussi un blockbuster et qu'il faut donc de l'action. On va en effet assister à l'affrontement entre Bud et sa femme Lindsey, face à Coffey, un militaire voulant détruire cette créature à l'aide d'une ogive nucléaire. Et cette affrontement ne dure... qu'une demi-heure ! On est alors en plein film d'action écologique où l'homme doit être stoppé dans ses entreprises dévastatrices. Car Bud va tout faire pour contrecarrer les plans de Coffey... jusqu'à, enfin, dans une dernière demi-heure, descendre seul au plus profond des abysses pour désamorcer l'ogive. C'est dans cette quatrième partie (découpage personnel, cette partie commence selon moi après la ''résurection'' de Lindsey) que Bud va découvrir les créatures et comprendre ce qu'elles veulent vraiment (je m'arrête là). On l'aura compris, le scénario est pertinent de par les thèmatiques abordées, mais surtout de par son enchaînement de péripéties. Les quatre parties dégagées se suivent de manière cohérente, fluide, sans jamais se contredire. Et c'est ce qui n'ira pas avec ''Titanic''. Pourquoi cela ? Et bien, outre le fait que ''Titanic'' soit un film raté à l'intérieur même de chaque partie (l'histoire d'amour et la catastrophe), c'est un film raté à cause du passage d'une partie à l'autre. Les deux parties de ''Titanic'' sont antinomiques là où ''Abyss'' enchaîne subtilement les séquences clés.
Le scénario est beau et malin. Mais qu'en est-il de la mise en image ? Sans surprise les effets visuels sont fabuleux (et alors inédit, ce film est le premier à utiliser des effets spéciaux sur des liquides) : James Cameron a un sens pour cela. Mais le plus réussi, c'est que Cameron, et à travers son scénario et surtout à travers sa mise en scène oscille constamment entre réalisme et surnaturel. Ainsi, nous ne sommes pas (comme dans ''Titanic'' et sa reconstitution ultra-fidèle du bateau) dans un film réaliste (en témoigne l'aspect complètement fantasmé et rêveur des extraterrestres) mais nous ne sommes pas non plus (comme dans ''Avatar'' et sa faune et sa flore extravagante) dans un film de pure science-fiction (le film se passe sur notre bonne vieille terre bleue, à notre bonne vieille époque). En surfant sur cette frontière, Cameron réalise un film au climat unique, par moment presque ''planant''. Cela est particulièrement flagrant lors que Cameron filme ce ballet de sous-marin, à l'instar d'un Stanley Kubrick qui filme une véritable danse de vaisseaux spatiaux dans ''2001, l'Odyssée de l'espace'' (1968). ''2001, l'Odyssée de l'espace'' est d'ailleurs un film auquel on pense parfois. Par ses bruitage (respiration sous l'eau ou dans l'espace), sa mise en scène et aussi son scénario (l'affrontement Bud/ Coffey, suivi de la découverte des extraterrestres au fin fond des abysses nous remémore l'affrontement Dave/ Hal-9000, suivi de la découverte du monolithe noir au fin fond de l'espace) ''Abyss'' peut être vu comme le ''2001...'' sous-marin. On oublie d'ailleurs -preuve de l'immersion totale du film- que nous nous trouvons dans les profondeurs : au fond, quelle différence entre les abysses et l'espace ? Au cinéma, les deux semblent aisément se confondre.
''Abyss'' est en conclusion un formidable film, guidé entièrement par la notion de contraste. Contraste entre la catastrophe de départ et le calme de la suite. Contraste entre un certain réalisme et une certaine forme de s-f. Contraste enfin entre ce que l'homme peut avoir de meilleur et de pire. Fort bien joué (Ed Harris, qui brille dans les rôles de ''méchant'' apporte un charisme absolu à son personnage, en dérogeant à la règle du héros beau gosse, chère à Hollywood), avec quelques petits défauts (le méchant un peu trop caricaturé par exemple), ''Abyss'' est, en tout cas l'un des meilleurs blockbusters de tous les temps (et écolo en plus). Et la lumière, inoubliable des aliens s'imprime à jamais sur la rétine du spectateur.
''Abyss'' est le quatrième film de James Cameron et demeure, encore aujourd'hui, le seul échec commercial pour un de ses films de fiction. Mettant en scène Ed Harris et Mary Elizabeth Mastrantonio (qui bizarrement n'a pas fait carrière), ''Abyss'' demeure le meilleur film de son metteur-en-scène, lequel coulera à pic le temps d'un ''Titanic'' en 1997.
Le film semble débuter comme un film catastrophe : un sous-marin nucléaire américain coule après avoir fait la rencontre d'un OSNI (objet sous-marin non identifié). Une équipe d'une plate-forme de forage pétrolier et un commando de la SEAL en portant secours aux hypothétiques survivants vont alors découvrir, au fond des abysses, une étrange et mystérieuse espèce.
Avant d'en venir aux fameux effets spéciaux d' ''Abyss'', il faut d'abord parler du scénario. Ce qu'il y a de prodigieux avec ce film, c'est qu'il opère un véritable basculement dans son récit. Ce point semble être l'une des caractéristiques des films de James Cameron. Comme on le verra plus tard (et en beaucoup plus lourdingue) avec ''Titanic'', ''Abyss'' surprend par un changement de ton qui s'opère vers le mileu du film. Ainsi, on peut aisément distinguer les différentes parties qui constituent ''Abyss''. La première heure correspond bien à un film catastrophe. L'équipe de sauvetage rejoint le sous-marin sans encombre et commence à l'explorer. Une nouvelle catastrophe arrive : la grue qui reliait la plate-forme à la surface s'effondre sous le choc d'une tempête. L'équipe se retrouve alors prisonnière des abysses, menacée par le manque d'oxygène. Chose curieuse : Cameron amène la catastrophe rapidemment ce qui nous amène à douter : ''Abyss'' est-il vraiment un film fantastique ? Comment se fait-il que sur un film de 2h40, la catastrophe arrive en moins d'1h ? Habituellement, ce genre de film est la plupart du temps lent, commençant par une partie où il ne se passe pas grand chose, avant que tout disjoncte. Exemple avec ''Aliens'' (1986), le précédent film de Cameron. Le film ne gagnait en vitesse et ne s'emballait qu'au bout d'une longue heure. Et là avec ''Abyss''., beaucoup de chose se passe en une heure. Comme si Cameron voulait se débarasser rapidemment de la catastrophe. Et en effet, la suite du film vient confirmer cela : ''Abyss'' n'est pas un film catastrophe. Le film, de manière incroyable (quand on voit le contexte) va basculer dans de la science-fiction quasi féerique. La cause ? La découverte, merveilleuse et mystérieuse de créatures bioluminescentes. Créatures qui, loin d'être monstrueuses (Cameron aurait pu faire basculer son film dans l'horreur) sont au contraire merveilleusement lumineuses et apaisantes. Soudain, le temps d'une demi-heure (on est environ à une heure et demi de film), le calme se fait chez les survivants et les spectateurs, tous fascinés par ceux qu'ils ont vus. La chose la plus incroyable, c'est la manière dont Cameron parvient totalement à exorciser la moindre idée de mort dans cette demi-heure. L'équipe menée par Bud (Ed Harris) semble oublier que la mort lui pend au nez et ne pense plus à cet enfer aquatique, mais au contraire ce qui semble le dompter : ces créatures sans doute extraterrestres. Mais n'oublions pas qu' ''Abyss'' est aussi un blockbuster et qu'il faut donc de l'action. On va en effet assister à l'affrontement entre Bud et sa femme Lindsey, face à Coffey, un militaire voulant détruire cette créature à l'aide d'une ogive nucléaire. Et cette affrontement ne dure... qu'une demi-heure ! On est alors en plein film d'action écologique où l'homme doit être stoppé dans ses entreprises dévastatrices. Car Bud va tout faire pour contrecarrer les plans de Coffey... jusqu'à, enfin, dans une dernière demi-heure, descendre seul au plus profond des abysses pour désamorcer l'ogive. C'est dans cette quatrième partie (découpage personnel, cette partie commence selon moi après la ''résurection'' de Lindsey) que Bud va découvrir les créatures et comprendre ce qu'elles veulent vraiment (je m'arrête là). On l'aura compris, le scénario est pertinent de par les thèmatiques abordées, mais surtout de par son enchaînement de péripéties. Les quatre parties dégagées se suivent de manière cohérente, fluide, sans jamais se contredire. Et c'est ce qui n'ira pas avec ''Titanic''. Pourquoi cela ? Et bien, outre le fait que ''Titanic'' soit un film raté à l'intérieur même de chaque partie (l'histoire d'amour et la catastrophe), c'est un film raté à cause du passage d'une partie à l'autre. Les deux parties de ''Titanic'' sont antinomiques là où ''Abyss'' enchaîne subtilement les séquences clés.
Le scénario est beau et malin. Mais qu'en est-il de la mise en image ? Sans surprise les effets visuels sont fabuleux (et alors inédit, ce film est le premier à utiliser des effets spéciaux sur des liquides) : James Cameron a un sens pour cela. Mais le plus réussi, c'est que Cameron, et à travers son scénario et surtout à travers sa mise en scène oscille constamment entre réalisme et surnaturel. Ainsi, nous ne sommes pas (comme dans ''Titanic'' et sa reconstitution ultra-fidèle du bateau) dans un film réaliste (en témoigne l'aspect complètement fantasmé et rêveur des extraterrestres) mais nous ne sommes pas non plus (comme dans ''Avatar'' et sa faune et sa flore extravagante) dans un film de pure science-fiction (le film se passe sur notre bonne vieille terre bleue, à notre bonne vieille époque). En surfant sur cette frontière, Cameron réalise un film au climat unique, par moment presque ''planant''. Cela est particulièrement flagrant lors que Cameron filme ce ballet de sous-marin, à l'instar d'un Stanley Kubrick qui filme une véritable danse de vaisseaux spatiaux dans ''2001, l'Odyssée de l'espace'' (1968). ''2001, l'Odyssée de l'espace'' est d'ailleurs un film auquel on pense parfois. Par ses bruitage (respiration sous l'eau ou dans l'espace), sa mise en scène et aussi son scénario (l'affrontement Bud/ Coffey, suivi de la découverte des extraterrestres au fin fond des abysses nous remémore l'affrontement Dave/ Hal-9000, suivi de la découverte du monolithe noir au fin fond de l'espace) ''Abyss'' peut être vu comme le ''2001...'' sous-marin. On oublie d'ailleurs -preuve de l'immersion totale du film- que nous nous trouvons dans les profondeurs : au fond, quelle différence entre les abysses et l'espace ? Au cinéma, les deux semblent aisément se confondre.
''Abyss'' est en conclusion un formidable film, guidé entièrement par la notion de contraste. Contraste entre la catastrophe de départ et le calme de la suite. Contraste entre un certain réalisme et une certaine forme de s-f. Contraste enfin entre ce que l'homme peut avoir de meilleur et de pire. Fort bien joué (Ed Harris, qui brille dans les rôles de ''méchant'' apporte un charisme absolu à son personnage, en dérogeant à la règle du héros beau gosse, chère à Hollywood), avec quelques petits défauts (le méchant un peu trop caricaturé par exemple), ''Abyss'' est, en tout cas l'un des meilleurs blockbusters de tous les temps (et écolo en plus). Et la lumière, inoubliable des aliens s'imprime à jamais sur la rétine du spectateur.
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