Abyss
Note moyenne
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526 critiques spectateurs

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161 critiques
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Noah N
Noah N

37 abonnés 220 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2026
James Cameron nous a pondu un magnifique scénario mélangeant ses deux grandes passions : la vie sous-marine et la science-fiction. Le style du réalisateur se ressent très rapidement et son histoire parait complexe, on ne pourra s’empêcher de découvrir la vérité et d’en voir plus. Les péripéties s’enchaînent de façon cohérente et James va apporter de la tension dans ces … abysses. Et comme d’habitude avec Cameron, le film est profond car on retrouve le contexte de la guerre spoiler: qui peut se déclencher juste parce qu’on a peur
. Un autre détail que je trouve fort, c’est que le film est découpé en quatre actes, dont le dernier s’avère être très riche. Et si le film est long (2h43 quand même), je n’ai pas senti une seule lenteur car je voulais toujours en apprendre plus et savoir ce qui se passera ensuite.
Ed Harris (pour une fois en gentil) est rapidement empathique et il partage l’écran avec Mary Elizabeth Mastrantonio, qui aura beau être la femme forte du film, mais qui s’avère être la plus humaine de tous les films de Cameron : on est loin de la carrure de Ripley ou de Sarah Connor, par exemple. En ce qui concerne les personnages secondaires, j’ai l’impression qu’ils sont traités comme les Marines d’"Aliens" : spoiler: ils sont nombreux, mais quand les événements tournent mal, leur nombre est plus restreint et sortent leurs humanités
. Mais la meilleure performance qui surpasse celle des autres, c’est celle de Michael Biehn en Cofey. Ce dernier représente la pulsion guerrière et spoiler: est la vraie menace du film
. Biehn apporte la tension et le suspense au film et quand il pète un cable, c’est très difficile de se sentir à l’aise. Qui n’est plus celui qui jouait des héros sauveurs à la Kyle Reese ou Hicks.
J. Cameron est un ambitieux et il parvient à chaque fois à nous immerger dans des mondes merveilleux. Quand on est dans les sous-marins et dans la station, la claustrophobie se ressent et on se sent bien enfermé avec les personnages (oui, ce film m’a un peu foutu les jetons, bien que je ne sois pas claustrophobe ). Et pour nous immerger, il faut un jeu de lumière et à ce niveau-là, c’est une belle réussite : on sent la profondeur et c’est visuellement superbe (clairement la meilleure photographie dans un film de Cameron). Les effets spéciaux sont quant à eux impressionnants pour l’époque et la direction artistique souligne le côté grandiose et réaliste de son réalisateur. Alan Silvestri a composé des morceaux mélangeant bien les fonds marins avec le mystère et l spoiler: e thème attribué aux extraterrestres est magnifique.
Par contre, on reconnaît facilement son style, qu’on pourrait mettre sa musique pour "Retour vers le Futur".

"Abyss", c’est tout simplement génial ; clairement dans mon TOP 3 personnel des meilleurs films de J. Cameron. C’est un passait mélange des genres, l’histoire est profonde (dans tous les sens du terme ), le casting est impliqué et c’est visuellement magnifique et impressionnant. Cameron aura toujours réussi à nous immerger dans des univers qui nous en mettent plein les yeux. Je serais curieux de voir le making-off, pour voir comment a été produit ce bijou méconnu.
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2026
La version longue vaut le détour. Ce film est une énorme leçon sur le respect de l’océan. Au début on ne voit pas où le film veut nous emmener. Puis d’un coup le déclic, laissez-vous transporter par l’aventure qui va être incroyable.
Basile D hauthuille
Basile D hauthuille

92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juillet 2026
Du très grand James Cameron..., préparez-vous pour un film de 2h50 ! Le milieu est assez lent mais c'est tellement captivant qu'il est dur de décrocher !
La pure sf dure en vrai environ 45 minutes en comptant le début et la fin du film. Le cœur du film est surtout un huis clos sous l'eau sous haute tension. La mise en scène est nickel et les acteurs jouent très bien, en particulier Ed Harris.
Côté visuel, les effets spéciaux ont super bien vieilli pour l'époque et ne choquent pas du tout. Mais ce qu'on retient surtout, c'est le magnifique message de Cameron sur la nature humaine, la solidarité et cet esprit d'équipe très fort. Un excellent film que je recommande fortement, même s'il faut accepter son rythme un peu lent !
Et d'ailleurs, le film rend un hommage très touchant à Kidd Brewer Jr., l'ancien joueur de foot américain qui joue dedans et qui est décédé juste après le tournage, je trouve ça très beau.
Diabloxrt
Diabloxrt

91 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2026
On le sait, James Cameron est un réalisateur fasciné par les océans. Cela s'est clairement confirmé tout au long de sa filmographie, en sachant que ce souhait de les explorer avait déjà bien débuté avec la sortie de ce "Abyss". 3 ans après sa confirmation dans le milieu du divertissement hollywoodien avec "Aliens, le retour", il reconfirme donc cette fois-ci avec un projet bien plus personnel. Pourtant, il est clair que l'on sent l'affiliation entre les deux licences, celle-ci changeant simplement son ton et son environnement (le fond de l'océan remplaçant le vide de l'espace). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que même si ce projet va bientôt fêter ses 40 ans, il réussit encore à nous faire ressentir l'ambiance souhaitée. Par une utilisation vraiment minimale de musique et une photographie cherchant à offrir le moins de profondeur possible aux décors, afin de ressentir le plus possible le vide des fonds aquatiques, le long-métrage ne peine clairement pas à nous immerger là-dessous. C'est donc parfois très contemplatif, mais aussi particulièrement angoissant, à d'autres instants, via cette sensation de se retrouver piégé dans ces eaux inconnues. Par ailleurs, grâce à une maîtrise totale des effets numériques et pratiques, la retranscription de l'univers est assurée. Cela renforce donc encore davantage l'atmosphère, cette dernière étant également maintenue à l'intérieur de la station, notamment par des décors de grande qualité. Par conséquent, le film est encore une plongée extrêmement réussie à notre époque. On ressent totalement ce que James Cameron a voulu transmettre, et on peut se dire que, pour un film sorti en 1989, le résultat était une jolie prouesse. Maintenant, il est vrai que l'on pourrait facilement tomber dans un apprioris facile à faire, celui qui dit que la forme prend le pas sur le fond. Et dans les faits, ce n'est pas complètement faux. Par exemple, il est vrai que le scénario n'est pas franchement le plus développé de la carrière de ce réalisateur. Dans son déroulé, l'évolution des deux personnages principaux est notamment très prévisible, car on voit rapidement comment ce couple sur le point de divorcer va terminer cette histoire. Mais honnêtement, je suis tout à fait prêt à pardonner le long-métrage pour ces quelques manquements. Déjà, car cela ne l'empêche jamais d'être efficace. Les personnages (et je parle autant des principaux que des secondaires) sont quand même très attachants, car facilement identifiables et parfaitement interprétés. Mais aussi, car on comprend bien vite que cette simplicité d'écriture est surtout là pour laisser de la place à l'ambiance. Si le film choisit de fournir un tout plutôt léger dans l'écriture, afin de privilégier et de totalement réussir son approche de la forme, cela ne me dérange pas. Dans l'ensemble, le film est donc une expérience franchement intéressante, purement construit autour d'une ambiance rappelant quand même fortement les années 80, mais étant surtout portée par des prouesses techniques encore très remarquables aujourd'hui. Pour conclure, une plongée particulièrement forte.
Monsieur Poule
Monsieur Poule

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2026
En le revoyant, je suis convaincu que The Abyss est peut-être le véritable chef-d’œuvre de James Cameron, au-delà de Titanic et de Terminator 2: Judgment Day.

Le film exprime un pessimisme profond envers l’humanité, sa violence, sa peur, son instinct destructeur, mais laisse toujours transparaître une lueur d’espoir. Cameron montre qu’il suffit d’une poignée d’hommes dotés de cœur et animés par une attitude pacifiste, soutenus par une force qui les dépasse, pour accomplir quelque chose de profondément humaniste.

Son regard sur le monde est dur, mais il demeure habité par une foi sincère en la capacité de l’être humain à s’élever.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2026
Avec Abyss, James Cameron plonge dans un récit de science-fiction ambitieux, mêlant tension militaire et fascination pour l’inconnu. Le film impressionne par ses effets visuels novateurs et son sens du spectacle sous-marin. Pourtant, cette ampleur technique s’accompagne d’un scénario qui oscille entre plusieurs registres sans toujours les harmoniser. Cameron privilégie l’intensité et les enjeux spectaculaires, parfois au détriment de la cohérence émotionnelle. Reste une œuvre marquante et audacieuse, mais dont l’équilibre narratif demeure inégal.
Darkniamor
Darkniamor

19 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
Un scénario intéressant et intelligent. Les fans de science-fiction seront comblés. Une claque des années 80.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2026
J’ai pas les mots comment ce film m’a ébloui,pendant ses 2 heures de visionnage,Un James Cameron qui vas encore émerveillé les spectateurs avec cette immense aventure aquatique rempli de tensions et d’émotions. C’est un de ces meilleurs qu’il a fait selon moi !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 janvier 2026
Lorsqu'un sous-marin nucléaire américain coule mystérieusement, l’armée réquisitionne une plate-forme de forage sous-marin, pour monter une opération expresse visant à récupérer les précieuse ogives. Car oui, il faut toujours lire les petites lignes en bas du contrat, qui autorisent l’armée à utiliser cette installation privée pour ses intérêts d’extrême urgence. Burgman et ses hommes vont vite l’apprendre à leurs dépens, s’ils acceptent d’abord d’aider les militaires, moyennant de coquettes primes, lorsqu’un ouragan laisse sans aucune communication la petite équipe 250 mètres sous la surface de la mer, au bord de la fosse des Caïmans, c’est une course contre la montre pour la survie qui s’engage…

En 1968, 2001 l’Odyssée de l’espace a posé les bases de la science-fiction moderne. Désormais, pour les grands réalisateurs de science-fiction, une étape hommage dans leur carrière s’impose. Chacun ils vont mettre en scène, à leur manière, ce voyage existentiel, d’une équipe de pionniers, confrontés à une forme de vie différente de tout ce qu’il était possible d’imaginer ; que ce soit Christopher Nolan avec Interstellar, Ridley Scott et son Alien Prometheus, et donc Cameron dans The Abyss. Il choisit pour cadre de son épopée, les fonds marins, thème qui le passionne plus que tout.

Cameron oblige, le bonhomme a poussé à bout ses équipes jusqu’au harcèlement, s’est brouillé avec l’intégralité du casting, a tranquillement révolutionné les effets spéciaux, au terme d’un tournage titanesque durant lesquelles, il a utilisé un réacteur nucléaire à l’abandon, entièrement rempli d’eau, à l’intérieur duquel ses techniciens ont construit un décor monumental.

Le film mêle brillamment immensité des décors et sensation de claustrophobie. On s’émerveille d’abord devant cette minutie de détails dont fourmille le complexe de forage, que ce soit ces sous-marins miniatures, sa robotique, ses intérieurs. Cameron a ce don pour rendre des environnements crédibles, cette station en est un très bel exemple. Il compose une station réaliste aussi bien par son aspect patiné que par son équipe de personnages plausibles, de roublards des fonds marins, interprétés par une jolie tripotée d’acteurs.
Puis à mesure que les évènements deviennent dramatiques, on ressent l’isolement. Le film nous fait diablement bien ressentir ce double danger : ce climat de paranoïa propre au confinement en petit groupe, et cette angoisse physique permanente, propre aux fonds marins et aux environnements étriqués des sous-marins.

Un voyage vers les abysses, riche en rebondissements, extrêmement rythmé qui prend une dimension mystique, à mesure que nos héros percent le mystère de ces forces qui hantent la fosse. C'est sans doute cette partie qui est la plus attendue, la moins surprenante, bien que les effets spéciaux soient maîtrisés, le propos de fond paraît un peu éculé et classique. Cette rencontre du troisième type manque d'originalité, et surtout d'un développement plus conséquent, le film convainc plus dans ses péripéties que dans son exploration de thèmes plus existentiels.

Cameron livre son film le plus personnel, mêlant exploration sous-marine et film de science-fiction dans un long-métrage grandiose.
LEXinéma
LEXinéma

3 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2025
J’ai regardé Abyss dans son nouveau Master 4K. À défaut de pouvoir aller en salles découvrir Avatar 3, il fallait auparavant se contenter d’un vieux Master, même pas digne de son époque.
Avant de parler du film en lui-même, parlons du Master 4K : il est sublime. Quel plaisir de redécouvrir le film dans de bonnes conditions ! Je mettrais un bémol cependant : l’image est un peu lisse, le grain manque. Cela donne vraiment une texture palpable. Ici, cela ressemble à de la pellicule qui cherche à faire numérique. Mais à part ça, c’est un Master absolument bluffant.
Même au niveau du son, j’ai vu le film avec un casque audio spatialisé et cela donne un véritable sentiment de claustrophobie lors des scènes sous-marines. Je me croyais vraiment dans un scaphandre. Dans la station, les petits bruits d’eau et de fond m’ont souvent fait tourner la tête pour chercher leur provenance. Bluffant. Même au casque, avec un son spatialisé.

"Quand vous regardez dans un abysse, l’abysse vous regarde aussi."

C’est sur cette citation de Friedrich Nietzsche que débute le film. Puis le titre apparaît avec la musique d’Allan Silvestri, mystérieuse et pleine d’aventures. La caméra s’avance vers le titre bleu pour y pénétrer, comme pour plonger le spectateur au fond des abysses, non pas pour qu’il se regarde, mais pour qu’il contemple le monde de James Cameron.
Tout le film transpire l’être de son auteur, de ses obsessions thématiques à son vécu personnel. Cameron était en plein divorce avec sa femme et productrice Gale Anne Hurd, ce qui a largement influencé l’histoire au point de faire de l’histoire d’amour le cœur émotionnel du film. spoiler: J’ai versé des larmes lors de la scène de "résurrection". Peut-être qu’elle est totalement invraisemblable, mais elle a du cœur.


Le film présente également les défauts de son auteur : certains personnages secondaires sont caractérisés de manière assez cliché, similaires aux marines d’Aliens. Heureusement, ce sont des personnages secondaires et Cameron leur donne malgré tout une certaine humanité. La fin, lors de son final, vire à une naïveté un peu candide. J’ai toujours eu un peu de mal avec cette conclusion, même si scénaristiquement elle est bien amenée et ne sort pas de nulle part.

On retrouve dans Abyss ses obsessions thématiques : l’eau, la science-fiction, les militaires, les femmes fortes, l’amour, la peur du nucléaire. On peut considérer Abyss comme un film-somme, en miroir d’Avatar. J’en veux pour preuve que les aliens sont bioluminescents et écologistes, comme la forêt de Pandora et ses habitants.

On peut même voir une filiation avec 2001 : L’Odyssée de l’espace et Avatar. spoiler: Quand Ed Harris est emmené dans l’espèce de cité alien, il traverse un chemin luminescent, comme Dave dans le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. Et dans Avatar, Jake découvre Pandora lorsqu’elle devient luminescente. Ces trois films représentent des avancées technologiques majeures au cinéma et se répondent naturellement. Abyss peut donc être vu comme un pont entre 2001 et Avatar, trois films évoquant la transcendance par la rencontre extra-terrestre.


La réalisation de James Cameron est au sommet. On peut dire ce que l’on veut du personnage ou même du film, mais sa mise en scène est d’une ampleur exceptionnelle. C’est ambitieux, c’est un défi technique dingue et chaque cadre est bien pensé. Le spectacle est total et, je dirais même, unique. Je ne connais pas d’équivalent dans le film à grand spectacle sous-marin.

L’introduction de Lindsey est marquante : la paire de talons se démarquant des rangers militaires définit immédiatement le personnage tout en l’iconisant. J’adore le passage où l’alliance d’Ed Harris lui sauve la vie en bloquant la porte : c’est d’une puissance évocatrice sans pareil et une image très marquante. Ed Harris est un acteur au charisme exceptionnel ; je suis sûr qu’il aurait fait un Batman remarquable, surtout un Batman âgé.

La musique d’Allan Silvestri est également une belle réussite, tour à tour mystérieuse et aventureuse.

Abyss est sans nul doute parmi les trois meilleurs films de James Cameron. Avec ses qualités et ses défauts, c’est un film humain fait par un humain.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2025
Qui est le film ?
Après Terminator et Aliens, Cameron s’éloigne du pur affrontement pour explorer un territoire à la lisière du métaphysique. L’année est 1989 et la Guerre froide touche à sa fin mais continue de peser sur l’imaginaire collectif. Dans ce contexte, le film raconte moins une rencontre extraterrestre qu’une interrogation sur notre capacité à répondre à l’inconnu autrement que par la peur. Au cœur du film, la profondeur abyssale comme épreuve. James Cameron met ses personnages face à deux abysses parallèles (l’abîme physique de l’océan et l’abîme moral/psychique de l’humain), puis les soude. Le récit oppose deux réponses possibles au surgissement de l’Autre : la peur-répression (militaire, paranoïaque) et la curiosité-communi-cation (scientifique, empathique). Le tout avec une question : sommes-nous capables de comprendre, d’apprendre et d’arrêter la logique d’autodestruction ?

Par quels moyens ?
Cameron invente ici une véritable grammaire du cinéma sous-marin, mêlant prises réelles, CGI effets optiques (maquettes) pour faire de l’eau un espace dramatique crédible. Cette immersion redéfinit le rythme même du film, alternant calme domestique, précision technique et surgissements dans un montage qui maintient toujours l’intelligibilité spatiale de l’action. L’eau tient ici la double fonction de milieu hostile et de matrice womb-like. L’abyme est à la fois tombe potentielle et ventre primordial. Le son et la musique prolongent cette expérience en transformant l’océan en instrument, entre grondements, bips et résonances qui manifestent l’altérité, tandis que la partition de Silvestri oscille entre effroi et émerveillement pour orienter l’émotion. Enfin, dans un film où la visibilité est problématique, la lumière joue un rôle moral. Voir signifie comprendre, et la technologie de l’éclairage (projecteurs, écrans, « luminescence » des entités) est l’instrument de la révélation. Les créatures « lumineuses » opposent leur transparence à l’obscurité.

Quant à la machine, l’ingénierie, la technologie sont ambivalentes : elles sauvent (habitat sous-marin, scaphandres, système de survie) mais elles servent aussi l’appareil militaire qui ne sait qu’imposer sa logique (confinement, destruction). Cameron, ingénieur de cinéma, filme la technique avec admiration et critique à la fois.

Les personnages forment un microcosme. Bud Brigman se construit en héros technique fissuré mais profondément humain. Sa masculinité ne s’affirme pas par la domination mais par la vulnérabilité acceptée. Lindsey apporte la puissance intuitive de la pensée scientifique, à la fois lucide et empathique. Leur relation sert de boussole émotionnelle dans un environnement hostile. À l’opposé, le lieutenant Coffey incarne la dérive paranoïaque d’un pouvoir qui ne sait répondre qu’en resserrant l’étau. Sa démence montre ce que le monde risque quand la peur devient la voix principale.

Où me situer ?
Je reste profondément impressionné par le dispositif de Cameron, par cette manière de laisser les images penser à sa place sans jamais les instrumentaliser. On perçoit çà et là les limites d’un système très contrôlé mais cette rigueur n’étouffe jamais la justesse émotionnelle de certaines scènes ni la force du couple Harris/Mastrantonio qui arrime le film à une humanité tangible. L’ambition formelle est immense, la dramaturgie combine claustrophobie et vertige. Oui, le film connaît des débordements de pathos, une dernière partie un peu étirée et un idéalisme qui simplifie parfois la figure de l’Autre, mais je préfère lire dans cette naïveté assumée l’affirmation d’une conviction : l’humanité ne se sauvera qu’en abandonnant la peur comme réflexe premier.

Quelle lecture en tirer ?
The Abyss peut se lire comme un geste humaniste emballé dans une forme spectaculaire. Il interroge notre rapport à l’altérité en mobilisant les puissances du cinéma plutôt que les discours. L’eau, la lumière, le métal, la lenteur des corps immergés participent à une réflexion qui passe d’abord par la sensation. Le film invite à envisager la peur autrement, à sortir du réflexe défensif. Il rappelle que la rencontre ne relève pas de la domination mais de l’écoute. Cette lecture ne prétend pas être définitive. Libre à chacun d’y voir un film d’action, une parabole pacifiste ou un récit de renaissance.
RealPrime
RealPrime

134 abonnés 2 055 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2025
« Plus jamais je ne voudrai travailler avec ce type ! », une phrase forte de la part de la tête d’affiche masculine de cette longue aventure au thermes de ce tournage qualifier par toutes et tous de plus complexe, dangereux et monstrueux de l’époque. On pourrait considérer ce périple sous-marin comme le plus intimiste et personnel de Cameron tant sa fascination pour le monde marin lui est propre, le futur père du « Titanic » et d’ « Avatar 2 » spoiler: nous plonge là dans un 8 clos de près de 3h ou le quotidien de ces experts en eaux profondes partent à la rescousse de la Marine . mais pas seulement. Un 8 clos réaliste, parfaitement jouer et dont les « développements » font honneur au déroulement quotidien de la vie à bord d’une station sous-marine, mais voilà, le principal problème ici reste avant tout les longueurs et nombres d’échanges verbaux entre les membres, handicapant lourdement la dynamique d’un récit connu avant toute chose pour sa rencontre « du 3ème type ». Car oui l’objectif est aussi et surtout de tomber nez à nez avec ces créatures des fosses, êtres aussi surnaturels que spatiaux, aux frontières de l’irréel ou les espèces les plus inconnues vivent au-delà de la connaissance humaine. Les fonds ultra marins sont certes parfaitement montrés ou presque, le dérouler de toutes les opérations en tout genre de notre équipe est parfaitement montrer et la tension grandissante au vu des révélations sur la découverte nucléaire de l’épave à secourir aura nettement empêchée la venue concrète de nos « envahisseurs ». Malheureusement cette aventure est bien plus un thriller militaire ou géopolitique qu’une fable écolo-fiction et le trop grand contenu de ces 3h aura bien trop largement été consacrer à la vie à bord qu’à la vie « alien ». Certes la première rencontre officielle avec ce tentacule d’eau fut brillante, suivie de cette longue et sublime séquence finale ou Ed Harris découvre la cité fluorescente et ses occupants. Le clin d’œil non voulu à la même cité du premier « Star Wars » est saisissant et toutes l’équipe créative à subliment performée, en plus de cet échange entre Harris et ses hôtes, sublimes créatures entre la raie manta et le simple petit homme vert, l’imaginaire n’aura jamais de limite. Il est vrai que cette méga production est un hommage net aux hommes et femmes parcourant le monde à bord de ces machines parfois infernales, la complexité mécanique (dont le tournage en est une preuve monstre) et l’envergure évidente. L’ultime scène ou la cité remonte à flot est elle aussi une preuve nette de la démesure que fera naître Cameron mais une fois encore, pourquoi mettre toute cette folie en fin de récit, là ou les longueurs et échanges de compromis ont été rois ? Mary Elizabeth Mastrantonio forme avec brio ce duo collègue/couple avec Harris et offre de très bons instants, la scène particulièrement percutante sur l’ensemble (mais quand même irréaliste sur le fond) restera la mort suspendue Linsday et le secours acharné de Virgil ou son jeu aura été à son apogée. Un récit à minima environnemental, la vague géante comme signe avant-coureur d’une apocalypse programmée
, une fois encore un réel goût de déception pour cette fresque dont j’attendais beaucoup mais se finissant sur trop de longueurs verbales pour trop peu de fantasy normalement annoncée.
Mme Hérisson
Mme Hérisson

6 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2025
Si Abyss s’inscrit bien dans la science-fiction, son approche du genre reste volontairement accessible et c’est tant mieux. Car son vrai talent réside ailleurs : c’est avant tout un film d’action maîtrisé, dont l’influence se ressent jusqu’à Armageddon (les scènes de forage sous pression en sont un héritage direct).
Le scénario joue habilement avec les rebondissements, sans jamais sacrifier sa cohérence interne. Les interprétations des acteurs sonnent juste, et l’immersion est totale : entre la tension des profondeurs océaniques et l’atmosphère oppressante des fonds marins, le film captive sans relâche. On regrettera cependant quelques longueurs, notamment dans les séquences techniques, qui ralentissent un rythme par ailleurs bien huilé.
Verdict : un excellent divertissement, à voir au moins une fois, mais pas forcément à revisiter indéfiniment.
cinéman
cinéman

53 abonnés 946 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2026
Rien à dire au niveau des décors et du sentiment de vivre un grand film : James Cameron a su créer un univers aquatique crédible. On pourrait même croire que le film est récent au niveau technologique. Mais le scénario est moyennement captivant avec beaucoup d'action, mais sans qu'on se sente vraiment impliqué dans un scénario avec un enjeu clair. Les belles images ne suffisent pas, no l'action, cela doit être au service d'une trame enivrante, ce que semble parfois négliger ce réalisateur. Ici on ne sait pas trop quel est le but du film, ni ce que révèle une fin des plus énigmatiques.
coco borde
coco borde

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
Dans le genre science-fiction, james Cameron nous offre un film magnifique. Des effets spéciaux parfait, une histoire qui nous tient jusqu’au bout avec une ambiance angoissante à certains moments. De l’action de l’émotion, tout y est. Je reste quand même sur mon 4 car certain passages peuvent faire lâcher le spectateurs. Ça reste tout de même du james Cameron, un bon film mais avec beaucoup de scène inutile. Rien n’empêche que je l’ai trouver super
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