Au-delà des grilles
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Antonin T.
Antonin T.

38 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2014
La rencontre du réalisme poétique français et du néoréalisme Italien, représenté par Jean Gabin et Isa Miranda offre une belle réussite.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2013
Un film pleins de qualités qui se passe en Italie de l'après guerre signé en 1948 par le metteur en scène René Clément !! Une homme en cavale fuit la France pour la ville de Rome ou il rencontre une serveuse de restaurant et sa fille et vont avoir une relation compliquée car elle est mariée et lui ne doit pas rester longtemps en Italie et fuir la police. J'ai bien aimé l'histoire qui garde son charme d'époque et la façon de filmer les différentes rues de Rome avec une population nombreuse et vivante, ça donne envie d'y aller (quoique peut-être que ça a du changer avec les travaux et le temps (rire)). La mise en scène de René Clément est simple comme la vie. Il offre un bon role à Jean Gabin égal à lui-même, c'est à dire pleine de classes. A ces cotés, Isa Miranda et la petite fille de 10 ans sont excellentes. J'aurais mis volontiers le maximum mais les problèmes techniques de sous titrages en langue Italienne sont absents, j'ai pas étudier l'Italien à l'école et des scènes de deux minutes dans le film, c'est un peu gonflant à suivre.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2011
Avec ce film franco-italien ( d'ailleurs, il faut être honnête on a plus l'impression d'assister à un oeuvre italienne que française ), René Clément nous offre un très beau moment de cinéma grâce à une histoire bien prenante du début jusqu'à une fin par contre sans surprise, et à une réalisation des plus soignées. En tête d'affiche, Jean Gabin et Isa Miranda sont vraiment à la hauteur de leurs interprétations, ce qui tombe bien car ils possèdent des personnages qui sont très intéressant. Une oeuvre dramatique assez méconnue, mais qui est clairement à découvrir car elle possède pas mal d'atout à son actif.
Acidus

870 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2015
Bon petit film qui ne brille guère par son originalité mais se rattrape par le charisme de ses acteurs et une bonne réalisation de René Clément. Le cinéaste a beau être français, on ressent fortement le caractère néoréaliste de ce long métrage. Une influence du cinéma italien qui colle aprfaitement avec son sujet.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2012
Dans l'immèdiate après-guerre (nous sommes en 1948), un certain nombre de rèalisateurs français prestigieux resteront fidèles à la tradition nationale du "rèalisme noir", tels Renè Clèment avec le très beau "Au-delà des grilles" où l'excellent Jean Gabin tient pour la dernière fois un rôle de mauvais garçon de style classique, un peu comme il l'avait fait jadis en incarnant un caïd de la pègre parisienne dans le mythique "Pèpè le Moko" de Julien Duvivier! En attachante serveuse de restaurant, Isa Miranda fait une composition remarquable (tout comme la jeune Cecchina), obtenant même un Prix d'interprètation fèminine à Cannes! Mais la rèussite du film tient à une ville, Gênes "la superbe", premier port d'Italie, ville de contrastes où Gabin arpente ses pittoresques quartiers de la vieille ville qui s'ètendent du vieux port en un lacis de ruelles ètroites! Oscar du meilleur film ètranger, Clèment signe un joli classique du genre qui n'est pas dèpourvu de qualitès au plan de la mise en scène et qui n'est pas sans rappeler le magnifique "Ride the Pink Horse" de Robert Montgomery, rèalisè l'annèe prècèdente...
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 618 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2019
Très beau drame avec un Gabin au meilleur de sa forme.
Et surtout un très beau et fort témoignage de ce que pouvais être une ville dans juste l'après guerre ; on peut y vois dans quelles conditions vivaient les sinistrés de la guerre, qui avaient perdu leur maison; et là, ce n'est pas du décor, c'est du vrai.
A voir par les amateurs de Gabin et des films d'après guerre...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 octobre 2008
Le film souffre d'un scénario faible qui n'est pas compensé par le rapport entre les personnages, même si séparement le jeu des acteurs est plutôt bon, l'ensemble manque de continuité. Malgré de belles images on s'ennui donc un peu.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2022
Un film qui pourrait rappeler les sentiers de Madison avec cette femme qui entrevoit un espoir avec cette "cloche" mais le passé rattrapera cet homme renfermé qui ne semble pas voir l'espoir au bout de la route.
Le film est assez noir dans son style car il y a toute la seconde partie qui est la recherche de cet homme qui fuit et qui n'a pas payé sa dette.
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2024
Au cours de sa longue carrière, Jean Gabin n’aura tourné que trois fois en Italie. “Au-delà des grilles” de René Clément tourné à Gênes et à Rome en 1949 dans les studios de la Titanus sera suivi par “Pour l’amour du ciel” de Luigi Zampa en 1951 puis par “Fille dangereuse” de Guido Brignone en 1953. Tous les trois et ce n’est sans doute pas un hasard sont situés dans la période où Gabin cherche à retrouver ses marques dans un cinéma français qui n’a pas renoncé à voir en lui le héros romantique et tragique d’avant-guerre. Justement ce film est celui où Gabin âgé de 45 ans joue pour une dernière fois le marginal marchant à contre-courant face à un destin inexorablement défavorable.
René Clément qui vient du documentaire inscrit sa narration et son esthétique dans le courant néo-réaliste italien qui est alors à son apogée. Même s’il peut paraître un peu vieux pour le rôle du fugitif passé en fraude en Italie suite au meurtre de sa jeune maîtresse, Gabin se sort parfaitement de ce rôle où il lui suffit de puiser dans son expérience acquise chez Duvivier, Renoir, Carné ou Grémillon pour être crédible. Commençant dans les cales d’un cargo où un complice joué par le toujours efficace Robert Dalban l’a fait passager clandestin, le film montre un Gabin ronchon, miné par une rage de dent l’obligeant à trouver un dentiste dès le pied posé dans le port de Gênes. Cela paraîtra sans doute un peu dérisoire voire exagéré mais voir Jean Gabin mimer un mal de dent est proprement fascinant. On y croit dur comme fer et le spectateur a presque mal avec lui. Cela pour dire que rien n’est négligé par Gabin qui il faut le rappeler n’est passé par aucune école de théâtre.
Le scénario est écrit par les trois prestigieuses plumes qu’étaient Suso Cecchi d’Amico (“Le voleur de bicyclette”, “Rocco et ses frères”, “Le guépard”,...), Cesare Zavattini (“Sciuscià”, “Le manteau”, “La ciociara”,...) et Alfredo Guarini qui n’ont aucun mal à transcender cette histoire d’amour tragique assez basique, l’insérant parfaitement dans l’atmosphère misérable d’une ville de Gênes meurtrie par la guerre. Jean Aurenche et Pierre Bost se chargent quant à eux de l’adaptation et des dialogues. L’affaire est d’évidence dans de bonnes mains pour seconder un René Clément qui s’il n’est pas un débutant n’est pas encore complètement familiarisé avec la fiction.
Le personnage interprété par l’excellente Isa Mirana permet de mesurer ce que la détresse engendrée par la précarité matérielle et sentimentale peut générer comme imprudence. Les deux acteurs parfaitement au diapason crédibilisent cette histoire qui parle de la fragilité des femmes face à la violence trop souvent mal contenue des hommes et rappelle que l’Europe a connu il n’y a pas si longtemps une misère largement répartie sur tout son territoire. On notera l’excellente prestation de la toute jeune Vera Talchi en fille d’Isa Miranda qui en pince elle aussi pour le mystérieux étranger. Un beau film au franc succès public qui en sus de l’Oscar du meilleur film étranger en 1951 a permis à Isa Miranda de décrocher le Prix d’Interprétation Féminine et à René Clément celui du meilleur réalisateur à Cannes en 1949.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2014
René Clément, qui signe là un de ses premiers films, réalise sans doute un de ces plus beaux, offrant ainsi un rôle à la mesure de Jean Gabin qui dépeint, par petites touches et tout en nuance, un homme recherché dans le Gênes de l'après-guerre. Aux côtés de ce monstre de cinéma, Isa Miranda est tout simplement éblouissante, s'intégrant parfaitement dans le néo-réalisme italien qui imprègne chaque plan. Et une fois encore, René Clément se distingue par sa mise en scène soignée et sobre, s'attachant à de multiples détails et s'appuyant sur une photographie exceptionnelle. Dommage que le scénario ne soit pas vraiment à la hauteur de la réalisation.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2025
René Clément fit partie de ces cinéastes qui furent largement critiqués par la nouvelle vague. Pourtant ce cinéaste d'avant garde ( il filma lui aussi en décors naturels, bien avant les cinéastes de la nouvelle vague) est à la tête d'une filmographie qui comporte plusieurs titres remarquables.

" Au delà des grilles " mérite le coup d'oeil à différents titres. Incursion d'un cinéaste français en terre italienne pendant le neo réalisme auquel il se confronte avec talent.

Il y a un casting de premier ordre : Gabin qui tente de se relancer après la guerre ou il s'engagea comme combattant en mettant entre parenthèses sa carrière.

Il y a aussi Isa Miranda actrice italienne star des années 1930/1940, qui tenta une carrière à Hollywood ou elle devait concurrencer Greta Garbo et Marlène Dietrich ( ce ne sera pas le cas ).

Le film obtint deux prix prestigieux à Cannes 1949 ( édition particulièrement relevée dont la liste de la sélection officielle fait aujourd'hui rêver) dont celui de la mise en scène et de l'interprétation féminine. Puis un oscar du meilleur film étranger en 1951. Notons que Clement est encore aujourd'hui le seul cinéaste français à avoir obtenu deux fois l'oscar du meilleur film.

Le scénario est signé de noms prestigieux mais me semble pourtant constituer la faiblesse du film.

Le personnage interprété par Gabin est peu raccord avec la réalité psychologique et son côté sympathique me semble très ambigu si l'on se réfère à son passé.

Cette aporie que j' observe dans le scénario alimente la petite réserve que je formule à l'égard de " Au delà des grilles", malgré son intérêt.

A sa sortie (1949) ce fut un grand succès public ( 2 millions de spectateurs)
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 216 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2024
En situant ce drame dans un quartier ruiné de Gênes où la misère et la contrebande sont le lot quotidien, René Clément tire vers le néo-réalisme italien de l'immédiat après-guerre. Cette approche donne au film le ton très noir qui fait à la fois son mystère et sa force narrative.
De mystère, il en est question avec l'arrivée d'un passager clandestin français, prêt à se livrer à la police pour un crime énigmatique. Sa rencontre avec une femme en rupture d'affection semble ouvrir à l'un et à l'autre des perspectives moins désespérantes. L'histoire ébauchée de ce couple misérable qui tente de se refaire une vie au milieu des décombres est d'autant plus touchante qu'on la sait menacée.
Grâce à une mise en scène très inspirée et d'excellents dialogues, le film dépasse son cadre réaliste par la poésie du moment de bonheur furtif que vivent les deux amants, par l'espoir insensé que redécouvrent deux êtres blessés et désabusés. Jean Gabin, en dur de dur qui s'humanise progressivement, Isa Miranda, vibrant pour cet amour entrevu et si longtemps attendu, ainsi que la jeune Véra Talchi, dans un rôle important et d'une grande justesse, confèrent au film toute sa sincérité par une interprétation remarquable. spoiler: Le dénouement, avec son suspens tragique, fait entrer Gabin et Miranda dans l'anthologie cinématographiques de couples maudits.
fan_de-cinoche
fan_de-cinoche

23 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2022
Oui le scénario est prévisble, le réalisme italien passé mais Gabin est prodigieux, si vrai, si présent, si moderne !
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2012
Film totalement méconnu aujourd'hui qui pourtant à son époque a reçu quelques belles récompenses dont l'Oscar du Meilleur Film étranger (le premier de deux pour Clément !!!), "Au-delà des grilles" ne se distingue pas pour l'originalité de son scénario, au demeurant très prévisible mais non négligeable grâce à quelques bonnes idées (la rage de dent, les inscriptions à la craie, etc...!!!). Mais la réalisation de René Clément était encore une fois très solidement charpentée, faisant un usage très habile du Gênes de l'immédiat Après-guerre avec ses angles et ses escaliers notamment, et les interprétations de Jean Gabin, d'Isa Miranda, de la gamine sont impeccables. Pas une œuvre majeure du cinéaste mais elle mérite incontestablement le détour.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 avril 2010
Pierre (Jean Gabin), qui a tué une femme, débarque à Gènes, fuyant la police. Délesté de son argent par un voleur, il trouve son salut dans la rencontre avec Marta, qui l’aidera.
Une intrigue trop simple, une fillette détestant cet intrus venant altérer la relation qu’elle a avec sa mère, une poule noire bien dressée, Marta faisant de son mieux pour aider un Gabin taciturne, se désintéressant progressivement de tout. L’ensemble manque de densité, et tourne à l’imagerie d’Epinal dépeignant les italiens pauvres d’après guerre, vivant dans les ruines et refusant d’aider la police. A se demander si le réalisateur cherche à faire autre chose qu’un documentaire, ou si, à l’instar du héros prononçant la dernière réplique de manière désabusée, il pense que de toute façon : « On n’y serait pas arrivé ».
Une production justement oubliée ; se rabattre sur les réussites de l’auteur (plein soleil, le passager de la pluie, la course du lièvre à travers les champs, etc.)
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