Eddie Felson, jeune joueur de billard et un peu tête brulée cherche à plumer des clients jusqu'au jour où il réalise son rêve d'affronter Minnesota Fats. Le scénario est bien construit et plutôt intéressant, pas besoin d'être fan de billards pour si intéressé. Certaines scènes sont superbe, notamment celle dans les salles de billards enfumées. Entre alcool, ambition, égoïsme et billard, l'arnaqueur est captivant de bout en bout. La réussite tient aussi d’excellentes interprétations, à commencer par un très charismatique Paul Newman, sans oublier Piper Laurie et Jackie Gleason. Le noir et blanc est sublime, ce qui favorisera une très belle photographie. L'arnaqueur est aussi un portrait cynique et triste de la nature humaine et une description très froide d'un monde où la victoire compte avant toute chose. Un très bon film, porté sur les épaules d'un grand Paul Newman.
un film très bine ficelé qui donnera lieu à une reprise quelques années plus tard avec Paul Newman toujours et Tom Cruise PLV : de bons acteurs, une bonne histoire un bon moment.
Pas terrible, la mise en scène est longue et plate par moment. Bonne histoire sur l'amour et le jeu (le billard, activité peu montrée au cinéma ; c'est original). George C.Scott, Paul Newman et Jackie Gleason sont charismatiques.
Un film passionnant et souvent surprenant où Robert Rossen, qui n'a franchement jamais été aussi inspiré, restitue à merveille l'ambiance sombre et enfumée des salles de billard. Dès les premières images, la réalisation est vive et étonnante par sa modernité et les plans sur la table de billard sont tout simplement superbes. Remarquablement bien secondé par Jackie Gleason, George C. Scott et Piper Laurie, l'acteur Paul Newman fait montre de son incroyable charisme sur chaque plan du film. L'acteur était un véritable dieu de l'écran et il suffit de le voir dans ce film pour s'en assurer. Alors chef d'oeuvre ? Ouais, chef d'oeuvre.
Davantage un film sur l'argent que sur le billard qui n'est qu'un prétexte pour traiter ce thème dégradant: quel prix accorder au pouvoir qu'il octroie? Le film s'éternise quand même un peu trop sur les parties de billard un peu lassantes et souffre d'un équilibre parfois précaire dans la succession des scènes avec une longue première partie beaucoup moins passionnante que la seconde.
Sans conteste le plus grand film de Robert Rossen ! Et l'un des plus grands rôles de Paul Newman. Comme un signe du destin, c'est en 1986, lorsque Scorsese lui proposera de reprendre son personnage culte d'Eddie Felson que l'acteur gagnera son seul Oscar. Eddie Felson, c'est un petit peu le "Rocky" du billard ; celui qui même battu, reviendra au top de par sa persévérance. "L'arnaqueur ne fait qu'obéir à un schéma on ne peut plus classique : l'ascension, la chute, la rédemption ; un fil rouge que Rossen gère parfaitement, y ajoutant quelques mémorables tours de force. La partie de billard entre Felson et le Pacha est magnifiquement orchestrée et s'avère haletante de bout en bout. Outre ces qualités formelles, à travers ce jeune champion accro ne sachant jamais s'arrêter quand il le faut, "L'Arnaqueur" est un des films les plus efficaces sur les dégâts du jeu d'argent, qui impactent aussi bien soi que son entourage. Qui aurait pu croire qu'un sujet comme le billard aurait pu devenir si passionnant ?
C'est quand tu revois cet "Arnaqueur" que t'en viens à te demander ce qu'était réellement le film de Scorsese. Une suite ou un remake ? Pour ma part, j'opte pour la deuxième solution, tant ils se ressemblent. Cependant, là où le film de Scorsese mettait davantage l'accent sur le spectacle, celui de Rossen est beaucoup plus sobre sur ce point là et préfère donner priorité à la dramaturgie. Ils ont en revanche un défaut commun : celui d'être parasités par des longueurs. Dans le cas qui nous intéresse, les amours de Felson et Sarah. Entendons-nous bien : elles sont indispensables, au regard du dénouement, mais il y avait la possibilité d'abréger. Quant à Paul Newman (grand acteur bien sûr, qui pourra le lui contester ?), sa prestation est en demie teinte. George C. Scott, pourtant ici second plan, lui vole aisément la vedette. Sur le papier, il est marqué oeuvre phare partout, mais il pêche par manque de concision pour l'être à l'écran.
Heureusement qu'il s'agit de Paul Newman! Car malgré un casting convaincant, une photographie élégante et une ambiance atypique de film noir par la focalisation sur le sport via le biais pécuniaire, procurant une aura de mafieux à ces billardistes enivrés (que l'on peut aussi qualifier de grotesque entre-soi supposément viril), que l'on s'ennuie! Les responsabilités sont partagées: une réalisation plate qui ne confère aucun suspense aux parties pourtant enfiévrées, des dialogues banals, une romance peu passionnante, des redondances ronronnantes, une monomanie du héros, un scénario très ténu, une mort à la dramaturgie nulle. Bref, mieux vaut visionner La Couleur de l'Argent de Scorsese!
Bien qu’il soit inutile d’être un fin connaisseur du billard pour apprécier ce film centré sur ce sport et qui évoque la dépendance au jeu et la quête d’argent. La qualité d’écriture est certes présent avec un récit qui se concentre surtout sur la psychologie du personnage principal incarné par un grand Paul Newman mais le rythme est tellement posé et souffre d’un manque total de dynamisme que seul un profond ennui émerge du visionnage.
Paul Newman incarne un surdoué et escroc du billard, décidé à vaincre le champion officieux du pays. Très loin d'une success story sportive, "The Hustler" dépeint l'univers du billard de manière assez sinistre. Dans une ambiance fumeuse et fortement alcoolisée, les joueurs ont une certain classe, qui masque les manipulations et humiliations qu'ils pratiquent à plein régime. Le protagoniste devra alors prendre conscience de son vide intérieur, à travers une histoire d'amour douloureuse. Avec son sourire ravageur et son charisme insolent, Paul Newman est parfait dans ce rôle. Face à lui, George C. Scott campe admirablement un manager froid et sans scrupule. Le tout étant filmé et monté avec des plans soignés, et un noir et blanc très bien découpé. Sans compter les séquences de jeux qui raviront les amateurs de billards. On regrette seulement quelques longueurs dans l'intrigue.