Bon bah c'est raté pis en beauté.. pourtant hier soir j'ai voulu partager une de mes passion avec ma Lily c'est à dire le.. billard ! Résultat nous sommes allés jouer tous les deux et en rentrant je l'ai collée devant ce film là, un classique pour les amateurs de billard mais elle n'a pas accroché du tout et je dois dire que je me suis ennuyé à mourir moi aussi.. bon Paul Newman est classe en champion de billard mais autrement c'est long, c'est pénible et ça n'a pas très bien vieilli ! Un raté monumental ! Tant pis...
Paul Newman montre déjà tout l'étendu de son talent en interprétant le personnage d'Eddie Felson, petit escroc qui sévit autour des tables de billard des tripots qu'il reprendra 25 ans plus tard sous les ordres de Martin Scorsese. Le milieu sombre du jeu ou se mêle crapules de tout espèces est parfaitement décrit.
Un très grand film qu'on continue à regarder non sans déplaisir plus de 60 ans après sa sortie, notamment grâce à 4 acteurs parfaits. Un Paul Newman au sommet de son art et un George c Scott toujours aussi trouble.
Ce film en noir et blanc est beau, tout simplement, il s'en dégage une belle lumière et P. Newman y est surement pour beaucoup. C'est l'histoire d'un arnaqueur au billard, le pool, qui a du mal à "gagner" sa vie, perd plus souvent qu'il ne gagne et se retrouve alors dans des situations plus que dangereuses. Le film ne s'intéresse pas du tout au pool en lui-même, ni même aux arnaques qu'Eddie met en place mais plus aux personnages. Et c'est notamment la rencontre entre deux oisifs, Eddy d'un côté et la riche héritière de l'autre. Je pensais avoir déjà vu le film mais je confondais avec La couleur de l'argent, qui est plutôt la suite de celui-ci.
L'autre film de référence sur le jeu, ici le billard avec Newman, avec le Kid de Cincinnati (avec Mc Queen). Se laisse voir sans déplaisir malgré une certaine lenteur. Pour moi, c'est George C Scott qui fait la plus forte impression en tant que mentor mafieux.
Un film sombre et psychologique sur l’addiction au jeu mais surtout sur les méfaits de l’argent qui en découle. Une bonne histoire, très lente toutefois mais servie par une mise en images de Robert Rossen dans un noir-blanc impeccable. Paul Newman y incarne Eddie Feldon, personnage emblématique de sa carrière qu’il retrouvera en 1987 dans le très bon « la Couleur de l’Argent » de Martin Scorsese. Les excellents George C. Scott, Jackie Gleason et Piper Laurie complètent l’affiche de « l’Arnaqueur ».
Construit sur le modèle exact d'un classique, un beau film avec en tête d'affiche un Paul Newman excellent dans ce rôle de perdant accro au jeu, George C. Scott et Piper Laurie tout aussi bons. Quelques bonnes scènes de billard, une atmosphère prenante mais un ensemble un tout petit peu desservi par un rythme pas toujours palpitant. Pleinement satisfaisant.
« Mais avec toi, Eddie, je voulais que ce soit vrai. »
En quelques images, le talent des acteurs et du réalisateur explosent sur fond de jazz : la note est donnée.
Durant une demi-heure, on a droit à un exceptionnel combat de billard façon jeu d’échecs ou poker entre deux fabuleux joueurs. Un œil sur la table, l’autre sur l’intrigue : qui arnaque qui ? C’est la question qui porte le film tout entier, ambiancé de couleurs (même en noir et blanc) et d’une musique à la fois détendue et stressante, résumant la longue scène, entre comédie et drame, sans qu’on sache où se situer. Plaisir des sens tout autant que régal intellectuel.
On passe ensuite à une sorte de double fuite, découvrant une Piper Laurie prodigieuse en énigmatique alcoolique, échangeant des dialogues ciselés et percutants, à la Anouilh, avec un magistral Paul Newman qui, lui-même, donnera la réplique à un surprenant George C. Scott, bien éloigné des rôles d’officiers qu’on lui connaît. La caméra du tourmenté Robert Rossen est incroyablement audacieuse pour l’époque, résolument moderne, à l’image de la BO jazzy.
Un film dramatique, violent mais sans effusion inutile et bougrement intelligent.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 6 mai 2021
L'Arnaqueur est l'un de ces films qui montre son âge. Ce qui semblait si dramatique à l'époque est vraiment dépassé aujourd'hui. Le personnage de Paul Newman Fast Eddie n'est-il pas plutôt évident et unidimensionnel. Nous apprenons très peu de choses sur lui si ce n'est qu'il est obsédé par l'idée de gagner de l'argent et d'être le meilleur dans le monde du billard dans lequel il vit et cela continue à l'infini. Et bien sûr Sarah Packard la femme blessée mais perspicace qui tente de détourner Eddie de son existence inutile de joueur, d'arnaqueur ne parvient pas à l'impressionner avant qu'il ne soit trop tard. Tourné en noir et blanc ce film est doté d'une réalisation et d'un jeu d'acteurs décents malgré un scénario bancal. En tant que morceau de l'histoire du cinéma il vaut la peine d'être vu une fois mais n'essayez pas de me convaincre qu'il s'agit d'une sorte de chef-d'œuvre...
On est ici en présence d'un petit bijou. Les acteurs sont bons, Paul Newman en tête (même si il n'est pas parfait, surjouant régulièrement quelques scénes). Les situations dépeintes sont particulièrement saisissantes, entre domination et séduction, appat du gain et volonté de pouvoir. Le billard est bien évidemment très secondaire dans le récit, qui se construit autour des relations, plutôt malsaines, entre les personnages. Mention spéciale au "pacha" qui grâce à Robert Rossen provoque des impressions très diverses chez le spectateur, suivant en cela les impressions du héros. A voir donc.
L'un des plus beaux films de ce début des années 60. Robert Rossen, lui-même spécialiste de billard, était le mieux placé pour conter cette histoire bouleversante. Sa mise en scène épurée, sa remarquable direction d'acteurs et son sens brillant du découpage filmique ont fait de ce film un puissant réquisitoire contre l'absurdité de l'appât du gain. Saisissant.
Un film d’une profonde noirceur et d’une grande mélancolie. La terrible trajectoire d’Eddie, qui ne peut devenir le « gagnant » qu’il a toujours rêvé d’être, qu’après le suicide de celle qu’il aime… Les scènes de billards, remarquablement montées sont d’anthologie. L’interprétation est sublime, de Newman dans un de ses rôles iconiques aux seconds rôles tous parfaits, avec une mention spéciale à George C. Scott (futur interprète de Patton), magnétique.
Procédant par ellipses, ce qui est encore plus fort, Rossen nous offre le tableau vivant d'êtres en quête d'existence - aussi factice soit elle. L'arnaque consiste à se présenter comme moins fort que l'on est. Les enjeux montent. Tous les personnages remplissent leur rôle et même plus. Newman est bouleversant, Piper Laurie, tragique, elle. Sans parler de la peinture de "Minnesota Fats", champion impavide, et de celle de Georges C. Scott en entremetteur diabolique. Admirateur du film, Scorsese en a fait une suite bien plus pâle et convenue. Magnifique !
Le film est excellent et son message totalement d'actualité, la bataille d'Eddie Felson est encore la nôtre, 54 ans après, soit comment réussir dans un monde ou' l'argent et la compétition sont rois sans pour autant devenir des chacals.
C'est dommage que le seul personnage féminin du film soit quelque peu agaçant, car excessivement lucide de la brutalité de la réalité et donc destiné à sa perte. Sa totale dépendance à l'homme aimé n'est plus de surcroit vraiment d'actualité. Comptez d'autre part une petite trentaine de minutes de trop et un manque de scènes en externes, peut-être justifié, mais parfois un peu lourd,
Ce malgré, le film est parfait : magnifique esthétique en noir et blanc, très bonne musique, message très fort, puissance physique et grande interprétation de tous les comédiens, ah les stars d'Hollywood jusqu'au années septante, une page du cinéma désormais irrépétible.
Osons le dire, un film comme ce n'est plus possible faire aujourd'hui.