Le réalisateur du mytique Akira ne décoit pas les attentes de ses admirateurs avec ce nouveau film dans lequel il reprend les sujets qu'il creuse habituellement. Le sujet principal est bien entendu la science et son utilisation, ainsi que les risques qui découlent d'une corruption de celle-ci ou d'un mauvais usage. Ce questionnement se retrouve symbolisé par deux personnages clés, le grand père idéaliste porté par l'utopie d'une utilisation purement humaniste de la science et qui s'oppose au père, ennivré par la puissance de sa création. Entre les deux se trouve le jeune Ray, le fils, qui devra faire son propre choix. Otomo place sa confiance dans une jeunesse qui saurait tirer des leçons des erreurs passées, en témoingne la scène où le grand-père fait de Ray l'héritier de cette invention et le garant de sa bonne utilisation. On retrouve la crainte née des bombardements atomiques, sujet réccurent chez Otomo comme chez bon nombre d'auteurs de mangas ou de films d'animation japonais. Cette menace est symbolisée dans la Steamball, invention d'une puissance inimaginable, sorte de version métaphorique et à vapeur de l'arme atomique. Steamboy a une construction narrative proche de celle d'Akira, une première partie foisonnante où Otomo dessine la personnalité de ses personnages et pose les enjeux puis une seconde où la surenchère dans l'armement manque de provoquer la perte d'une cité (le Londres de 1866 succèdant à Néo-Tokyo). L'univers du film, du steampunk, monde uchronique où la technologie à vapeur est dominante et l'époque choisie (la révolution industrielle, l'époque de Jules Verne mais aussi celle où le Japon de l'ère Meji s'ouvre au monde et aux nouvelles technologies) rend le film encore plus riche et interessant. Otomo offre encore des moments magnifiques et visuellement inventifs comme les chevaux en bois d'un carroussel s'activants sur une machine de mort et de destruction ou une immense stalagmite de glace s'élevant dans le ciel de Londres.
Avec des graphiqme simpa, steamboy aurait pu être un bon film. Mais le scénario est moyen, et le temps est quand même long face au peu d'action (prévisible en plus).
Un film d'animation où les bonnes idées visuelles foisonnent autant que les clichés scénaristiques et personnages caricaturaux. Dommage car Steamboy aurait pu sans trop de soucis se hisser à un tout autre niveau.
Fondamentalement fidèle aux thèmes d'"Akira", Otomo s'interroge à nouveau sur l'utilisation de la science à des fins criminelles, mais transpose ce nouveau récit de destruction massive dans une Angleterre fantasmée, où s'affronteront dans la plus grande confusion (pour le spectateur) trois générations d'une famille d'inventeurs géniaux. A nouveau, on est bluffé par l'esthétique prodigieuse, portée ici par une utilisation époustouflante de la 3-D enfin conjuguée de manière crédible avec l'animation traditionnelle, même si le graphisme d'Otomo est largement inspiré du maître Moebius. A nouveau, on déplore que la maturité de la vision du monde que porte "Steamboy" soit finalement rendue inopérante par l'extrême complexité du scénario, qui fait que l'on ressort du film épuisé.
Otomo signe une nouvelle petite merveille avec virtuosité et beaucoup de talent. basé sur une idée novatrice, le film se démarque par son intélligence et par la beauté de son graphisme. On en redemande !!!
Super beau visuellement, une bonne musique d'ambiance, un refus du manichéisme, un côté historique qui donne toujours du cachet à un film d'animation. Mais bon, on s'emmerde, on a parfois du mal à suivre cette histoire de bouboule sous pression, on se gausse devant les invraisemblables machines. Au final, à réserver aux amateurs de films d'animation japonais.
Je ne trouves pas de mots plus forts que fantastique ou exceptionnel pour parler de ce film, et pourtant il le mériterait ! Un véritable chef d'oeuvre - une merveille d'animation !
l'éstétique du film est assez époustouflante mais l'histoire ne pas plus emballé que sa malgrès que sa soie correcte!! sinn tré beau film d'animation a voir!!!
Grosse déception. Si je ne peux rien dire sur le design ou la bande son, le reste est par contre largement moins bon. Le film traine en longueur, les courses poursuites sont interminables, le scénario est ennuyant et surtout beaucoup trop complexe (spécialité japonaise...). Je déconseille.
Disons-le tout net, depuis ''Akira'' Katsuhiro Ôtomo réalise et produit de très beaux films, toujours à la pointe de l’animation. Malheureusement ses scénarios ne suivent pas. Ils recyclent des idées déjà vues ailleurs et souvent mieux exploitées, y compris par lui même. Ici il s’agit d’empêcher une nouvelle source d’énergie surpuissante, et donc potentiellement dévastatrice, de tomber entre les mains des militaires. Le thème apparaît déjà dans ''Metropolis'', qui n'était déjà qu'une relecture moins réussit d’''Akira''. C’est vraiment frustrant car le mélange graphique d’ultraréalisme et de fantasmagorie est magnifique.
« Steamboy » est un film visuellement EPOUSTOUFLANT, dont les dessins sont travaillés à la perfection et sont dune beauté unique. Lhistoire est originale et assez intéressante, on ne sennuie jamais. Certaines scènes sont à coupé le souffle (la bataille à lExposition Universelle, la bataille dans les airs, on bien lexplosion de la tour Steam). 2D et 3D sont alternés avec brio et nous navons jamais d 'overdose' deffets en 3D (ce qui est rare dans les dessins animés ayant cette faculté de 'cohabitation visuelle'). La musique est MAGNIFIQUE et maintient le film à merveille. « Steamboy » est un chef duvre danimation, et un film à voir de toute urgence.
Un film aux techniques du 3D parfaitement acquises. On ne peut être que stupéfait par l'ensemble de cette œuvre ! L'histoire ne manque pas de piment et si elle semble quelque peu primaire dans son originalité, elle surprend quand même par la maîtrise dont fait preuve le scénariste ! Le sujet est bel et bien ficelé à la fin de l'aventure et montre ô combien l'homme est avide de progrès et cupide. A voir absolument !
C’est beau, c’est poétique. Je suis resté devant comme un enfant. Bon, le personnage de Scarlett est un peu énervant au début mais on finit par s’y attacher. L’image est un peu sombre quelque fois et on a du mal à voir tous les extraordinaires détails qu’Otomo a mis dans ce dessin animé. A voir, qu’on soit petit ou qu’on soit grand.
Un film doublement spectaculaire : à la fois dans ses situations et dans leur traitement visuel. Les morceaux de bravoure, d'une construction admirable, s’enchaînent et stupéfient littéralement. Mais c'est surtout le travail graphique qui impressionne. Peu de films d'animation font montre d'un tel souci du détail dans l'élaboration d'un univers qui relève ici, aussi bien du réalisme que de la fantasmagorie. Chaque élément, des personnages jusqu'aux architectures est d’un trait minutieux et assuré. Chaque mouvement est d’une fluidité exemplaire. Et chaque séquence est parsemée de trouvailles visuelles qui contribuent à faire de « Steamboy » une œuvre résolument à part, qui marquera à n’en pas douter l’histoire de l’animation. Magnifique!!!