Je suis un des très très rares à ne pas avoir aimé "Akira" du même Katsuhiro Ôtomo. Pour moi, ce film d'animation, après avoir bien posé pendant quelques minutes l'atmosphère, part totalement en live, se contentant de cumuler les séquences d'action sans la moindre cohérence scénaristique. Pour "Steamboy", il y a un mieux parce que l'action attend un peu moins d'une heure avant de partir en live... Des personnages, un cadre celui de l'Angleterre victorienne industrialisée bien posés, une animation de très grande qualité donnant lieu à une longue séquence de poursuite assez spectaculaire avec une mention avec la partie du train, on brouille totalement les pistes pour savoir qui sont les gentils, qui sont les méchants, avant de découvrir que le bien et le mal sont partout ; une bonne presque première heure qui rend alléchante l'attente de la suite... Mais le réalisateur se contente pour la deuxième heure de partir dans le grand n'importe quoi, se contentant de cumuler les scènes d'action, rétrogradant les personnages principaux au rang de figurants, pas la moindre cohérence scénaristique ; on ne peut pas dire "pas le moindre fond" parce qu'il y a tentative de fond. Ôtomo essaye de dénoncer le nationalisme qui n'amène que la surenchère dans l'armement et la violence, et qui passe totalement à côté de l'essentiel : le bien de l'humanité. Mais c'est dit dans un tel fouillis que cela en est totalement confus. Beaucoup d'ambition dans la forme et le fond (mais pas du tout dans la construction scénaristique !!!) pour presque rien au final, fortement dommage...
Sur le fond, la réflexion sur le pouvoir de la science et ses limites, le désir de puissance et la folie destructrice des hommes, est intéressante, même si le thème a souvent été traité dans les mangas ou films d’animation japonais. L’originalité vient ici du lieu de l’action : l’Angleterre victorienne. Sur la forme, la réussite est superbe : reconstitution d’époque très soignée, souci du détail dans la présentation des constructions mécaniques et notamment des machines à vapeur, mélange d’éléments historiques et futuristes, trouvailles poétiques en plein chaos… Côté action, on en prend plein les yeux. Un peu trop probablement, à la fin, en raison d’une surenchère d’effets de destruction qui frôle la saturation. Cela dit, l’auteur du célèbre Akira montre une nouvelle fois, au sein de cette megaproduction d’animation, sa virtuosité dans l’expression de la violence apocalyptique.
Un bon animé Japonais qui se démarque nettement des productions locales (comme celles du studio Ghibli) en se projetant dans un contexte historique précis, à savoir une exposition universelle londonienne au milieu du 19e siècle. Visuellement et au niveau de l'animation, Steamboy fait sans conteste partie des meilleurs œuvres du genre. Le style rétro, assez réussi, permet ainsi de poser les bases d'un univers assez unique, ou la science règne en maître. Jamais ennuyeux, le film reste cependant très orienté action, ce qui ne laisse guère de place pour une quelconque profondeur. Comme indiqué sur son affiche : "L'aventure à toute vapeur" !
On a vu nettement mieux en matière de film d'animation japonais. Alors effectivement, l'animation est soignée avec ce souci du détail et des couleurs magnifiques. Cela donne d'ailleurs lieu à de sublimes passages. En revanche, il manque à "Steamboy" une histoire digne de ce nom puisque l'on nous sert un scénario facile, trés cliché avec son lot de personnages caricaturaux. Pas terrible tout ça...
Otomo nous revient avec un animé dans un univers steampunk de toute beauté. L'image fourmille de détails, on croirait une photographie tellement les arrières plans sont travaillés. La période victorienne a, quant à elle, été judicieusement choisie pour coller à un scénario vraiment sympathique abordant le conflit entre les générations, le besoin de reconnaissance, le côté pervers que peut avoir l'industrialisation, et comme souvent dans les œuvres de l'auteur nippon, le désir de pouvoir. On se laisse littéralement transporter jusqu'à la fin avec plaisir dans un Londres de l'époque des expositions universelles.
Loin de l’univers cyberpunk d’Akira, c’est à présent vers le Londres en plein boom industriel que nous mène Kastuhiro Otomo avec cette fable enfantine destinée à nous démontrer le mauvais usage qui peut être fait des découvertes scientifiques. Son histoire ultra-manichéen parvient à servir de prétexte à des scènes impressionnantes, en particulier la course-poursuite aérienne finale, au sein d’une magnifique reconstitution de l’Angleterre du XIXème siècle. La qualité de l’animation ne nous empêche toutefois pas de regretter le peu de travail fait sur les personnages (les doutes qui hantent le jeune Ray sont mal exploités) et les facilités scénaristiques criantes.
Le créateur d'Akira Katsuhiro Ôtomo avec Steamboy s'attaque à l'univers du steampunk et ça donne pleinement envie mais malheureusement ce film d'animation bien que joli visuellement et rapidement ennuyeux. Pas un seul instant l'histoire ne m'a intéressé et cet univers pourtant riche ne m'a nullement enchanté. Une grosse déception.
Steamboy c'est avant tout le plaisir de se plonger dans la superbe ambiance, mais malheureusement je me souviens qu'il manquait quelque chose pour considérer Steamboy comme un grand film d'animation!
L'animation est tres bonne ac qq effets numeriques le style n'est pas trop manga et le dessin tres appliqué mais la photo est un peu sombre par moments et l'histoire ne m'a pas plus ainsi que certains personnages et leur design (notamment le perso principal ce qui pose probleme) si visuellement c'est tres soigné ca reste difficile a suivre a cause de ts ces defauts
Steamboy c'est du lourd mes amis .J'ai rarement été aussi saisi par l'action d'un film d'animation 2D et 3D confondu .Du début à la fin "Ca déménage dans les chaudières !".Et puis vers l'infini et au-delà du divertissement certain que Katsuhiro Ôtomo et son oeuvre nous apportent ,il y a cette réflexion sempiternel du role de la science dans la vie des hommes qui transcende l'histoire de Steamboy et l'empeche de perdre son intensité sur les 2h06 que dure le film.J'ai eu ici à boire et à manger tout le long, la ou tant d'autres films d'anims de divers pays m'ont servi l'envie de dormir .Ils savent recevoir au pays du soleil levant ,je suis repu ,petit rototo.
Il n’y a pas que les Studios Ghibli dans la vie, même chez les mangas nippons, même chez ceux de qualité. Six ans après l’excellent Akira, Katsuhiro Ôtomo revient au long avec ce curieux Steamboy, uchronie (je vous laisse chercher la définition) faite de duels scientifiques, d’explosions en tous genres et de ballons à la vapeur. Le réalisateur transforme l’expo universelle de 1866 en champ de guerre, invente le gratte-ciel mobile, étouffe Londres sous des tonnes de glace (on espère involontaire la référence au Jour d’après, sorti quelques mois avant). Pour une fois la 3D est plutôt bien intégrée, les dessins sont agréables et l’animation reste fluide. Et si le scénario est excessivement naïf, on est rapidement happé par l’ambiance XIX° et la démesure de l’action. Que manque-t-il pour approcher le génie d’un Miyazaki ? Des scènes émouvantes plus réussies, et pour commencer une bande originale moins désespérément quelconque.
Comment les responsables de la distribution ont-ils pu mettre 3 salles parisiennes seulement à la disposition d'un tel travail ? Alors qu'il y a tellement de navets franco-français tournés en studios de 10m² qui phagocytent les places. Entre la pub inexistante et ce fait incroyable, c'est comme si l'on voulait tuer dans l'ouf le deuxième épisode, qui je l'espère est déjà sur les rails quoiqu'il arrive. "Akira" était un peu abrupt et ado dans ses personnages, même si l'ensemble des décors et de la bande son flirtait avec le chef d'oeuvre. "Metropolis" était démesuré mais maîtrisé graphiquement. "Steamboy" est proche de la simple perfection. Et c'est un travail colossal, presque sans faux pas. C'est la première fois que l'image de synthèse est aussi bien trafiquée pour s'intégrer dans le dessin crayonné. C'est la première fois que le dessin des personnages à peine sorti du manga traditionnel pour jeunes filles est aussi animé, souple, simple et beau. Rien à voir avec les exagérations caricaturales de Disney ou Dreamworks. Le scénario ? Un incroyable Jules Verne neo futuriste à base de vapeur d'eau, qui, en étant traité comme parallèle au nucléaire, donne une approche amusante, honnête et intelligente, parce que poétique, de la problématique du progrès et de l'absence de réflexion des hommes. Ou plutôt, contrairement au manichéisme hollywoodien, de l'absence de simplicité des hommes. Un scénario où personne n'arrive à prendre le dessus sur chacun est une perle rare dans le cinéma mondial, seul Renoir ou Kusturica étaient parvenu à une telle "grisaille" en parlant de l'humanité, sans tomber dans l'existentialisme ou le déterminisme. Ce film est un bonheur pour les yeux, adultes et enfants, une perle d'intelligence, et un très grand spectacle très minutieux, ce qui ne gâche rien. On peut regretter l'exubérance punk d'"Akira", le merveilleux poétique de "Metropolis", le merveilleux tout court de "Chihiro", mais c'est simplement la marque d'une longue maturation de la profonde cicatrice qu'essaye encore de nous montrer le réalisateur sur la bombe atomique. Comme une image de l'absence totale de contrôle sur la folle progression de la science et du nombre de plus en plus exponentiel de Chinois qui vont y avoir accès. Car si "Akira" était pour moi le pamphlet sur Hiroshima dédié aux Américains, les scènes de commerce d'armes de "Steamboy" font délicatement référence au péril islamique et au péril "jaune" essentiellement Chinois, ennemi héréditaire du Japon. Une preuve de plus de l'universalité du réalisateur, doublé d'un profond attachement à sa culture. On peut regretter l'exagération des destructions, mais ce sont justement les films d'anticipation virtuelle comme "Matrix" ou d'animation qui peuvent se le permettre, puisque c'est un jeu décalé accepté intellectuellement. Par contre, le voir en VO sera sans doute un peu limite, puisque tout se passe en Angleterre victorienne. D'un autre côté, les cris japonais conviennent bien à l'énergie des personnages et à cet humour si particulier. Il faut bien une critique, les fonds en peinture traditionnelle ne sont pas toujours très réussis ou bien intégrés au niveau de la perspective, mais encore une fois, ils témoignent d'un travail vraiment impressionnant. Allez-y maintenant, ne serait-ce que pour remercier les japonais de travailler aussi durement et passionnément sur un genre si galvaudé et menacé aujourd'hui par Disney, alors que l'on peut encore surprendre en animation traditionnelle. Et de leur permettre de continuer dans cette voie. Ce film est un diamant, qui renvoie "Jurassic Park" ou "Schrek" à leurs chères études.
Les dessins sont magnifiques ! L'histoire est bonne, les personnages sont aussi bien travaillés que la technologie et le charisme de nombre de personnages. On accroche facilement à ce petit bijou animé !