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Kouto
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3,5
Publiée le 28 août 2025
Un film de Peter Weir dans lequel un brillant inventeur anticonformiste décide de partir avec sa famille en Afrique construire un village avec sa propre vision idéaliste de la vie. Le réalisateur convoque ainsi l’obsession de la lutte contre le consumérisme de notre société du personnage principal qui dans sa recherche de la liberté absolue va finir par perdre toute notion de sens de la mesure. Parfois excessif, souffrant de quelques lacunes scénaristiques l’ensemble se tient bien grâce au talent de réalisation du cinéaste et une belle distribution.
Un idéaliste décide de tout quitter pour partir avec femme et enfants à l'autre bout du monde. Les paysages sont magnifiques et la composition d'Harrison Ford étonnante.
Peter Weir est un cinéaste qui aime l'évasion, qui rêve de franchir les barrières du cloisonnement social et matérialiste, il l'a prouvé dans "The Truman Show" avec le personnage de Truman qui n'aspire qu'à fuir son univers confiné pour atteindre les Fidji puis retrouver son état d'être humain au sens noble du terme, bien avant en 1986 il adapte le roman de Paul Theroux "The Mosquito Coast" qui garde certaines thématiques similaires.
L'histoire, Allie Fox (Harrison Ford), un inventeur, décide de quitter les États-Unis pour changer de mode de vie au Honduras avec sa famille, là bas il pourra réaliser son rêve le plus cher, construire sa propre société au milieu de la jungle. C'est en quelque sorte le récit du Prométhée moderne, de l'alchimiste perdant la raison, à la base Allie est un type juste un peu égocentrique mais rempli de bonnes intentions, il a une haine contre le consumérisme américain et sa volonté de retrouver l'état sauvage pour repartir de zéro est louable, une utopie qu'il veut palpable, il est représenté comme un génie et sa machine réfrigérante est en quelque sorte son totem, celui qui le fera élever au rang de seigneur des lieux, mais à force de se prendre pour Dieu en voulant assouvir la population locale il se perd dans sa propre folie. Il ira même se confronter indirectement au créateur sacré par la voix de ce révérend vivant à quelques kilomètres de sa ville, cette infidélité divine va l'amener à sa perte, et sa société à la destruction pour partir errer sur la rive du fleuve. L'évolution du personnage de Ford est un peu étrange, comme si il perdait totalement la raison pour devenir un monstre sans âme, se perdant dans son narcissisme et son entêtement despotique, son rapport avec sa famille pose problème, il fini par les considérer comme des sujets voués entièrement à sa cause jusque dans la mort si il le faut, même avec quatre enfants. Voir Ford dans un rôle aussi antipathique est presque déroutant, lui qui avait tant l'habitude de jouer les héros au cœur pur, son talent permet au personnage de tenir la route mais il sort un peu de son image de manière abrupte, ça ne reste certes qu'un détail mais qui m'a tout de même un tantinet dérangé. La dernière partie du film m'a un peu refroidi car les thématiques et les allégories bibliques sont un peu trop criardes, le réalisateur en joue de manière maladroite et la psychologie des personnages en pâtit, mises trop au second plan niveau crédibilité pour le bien d'une morale un peu douteuse, la mort du père dominant rédemptrice, d'un sens c'est défendable mais personnellement je n'ai pas été totalement convaincu, l'élaboration n'est à mon sens pas assez approfondie. Cependant le film se regarde admirablement et je n'ai pas décroché une demi seconde, Weir reste un bon metteur en scène, il y a des moments de tension intéressants et la sincérité de son entreprise est évidente, à noter également les bonnes prestations de Helen Mirren et de River Phœnix.
"The Mosquito Coast" est un bon film, un agréable moment de cinéma avec un scénario qui déborde d'idées mais qui manque juste d'une pointe de crédibilité et d'approfondissement pour en faire une œuvre de meilleure qualité.
Un très bon début pour la partie aux États Unis, mais ça se tasse nettement moins bien en deuxième partie des l arrivé en Amérique Centrale. Je suis choqué des notes spectateurs très élevées. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
Un film assez fascinant sur la folie d un homme capable de tout quitter pour une utopie . Peter Weir signe un film différent et à la fois étonnant. Harrison Ford est assez étonnant lui aussi dans ce rôle.
Après le carton de "Witness", P. Weir a les mains libres pour faire ce qu'il veut. Il renoue avec le film d'aventures mais dans une forme un peu plus cérébrale, un peu à l'image de "Aguirre ou la colère de Dieu". Descente aux enfers psychique d'un inventeur génial qui entraîne sa famille dans l'enfer vert de la jungle et qui va peu à peu sombrer dans sa propre utopie, en la poussant jusqu'à l'ultime limite. Le perso bénéficie de l'interprétation magistrale d'un H. Ford incroyable et magnétique, bien épaulé par H. Mirren et le jeune R. Phoenix. La mise en scène colle à son sujet et nous dévoile une jungle envahissante. Un scénario top, des acteurs excellents, un réalisateur très doué, une combinaison impeccable, parfois trop extrême mais souvent juste, parfois spectaculaire et toujours intéressante. D'autres critiques sur
S'il n'est pas le film le plus notable de Peter Weir, il n'empêche que ce « Mosquito Coast » possède comme atout d'avoir un capital sympathie incontestable. Cette aventure humaine, s'éloignant des carcans habituels nous raconte l'histoire d'un savant fou et très confiant en soi qui embarque sa famille au Honduras pour fuir une Amérique ne répondant plus à sa façon d'appréhender la vie. Problème, ce savant fou, tellement habité par ses convictions va sombrer peu à peu dans la folie, ce qui aura, bien évidemment de douloureuses répercussions. Bien que manquant vraiment d'ampleur, « Mosquito Coast », mérite quand même d'être découvert, ne serait-ce que pour sa critique singulière du consumérisme.
Curieux film que cette aventure d’un savant fou (de plus en plus d’ailleurs au fur et à mesure que l’histoire progresse) qui part jouer les Robinson avec femme et enfants au Honduras pour fuir la civilisation et la société de consommation. Grâce à ses talents d’inventeur (l’homme est une sorte de Geo Ttrouvetou des temps modernes), tout va bien au début. Puis, l’église (sous la forme d’un pasteur illuminé, tout aussi dérangé que lui) se met sur son chemin. Commence alors une lente dégringolade vers une fin inéluctable et pitoyable. Harrison Ford tient ce surprenant rôle et y met tout son coeur même s’il fait preuve parfois de maladresse. Mais surtout, la réalisation de Peter Weir manque cruellement de souffle et d’ambition, transformant l’épopée en une gentille histoire loin d’être à la hauteur des ambitions supposées. Il reste donc un film à moitié réussi mais néanmoins globalement sympathique qui se laisse regarder sans déplaisir.
Très certainement, l'un des meilleurs films de Peter Weir. Une oeuvre presque envoûtante par la grâce de ses décors fabuleux, par une mise en scène "habitée" du réalisateur du "Cercle des poètes disparus", et par l'interprétation remarquable d'Harisson Ford, qui signe là l'un de ses rôles les plus forts. Admirable !
Excellent film peu connu qui mériterait beaucoup plus d'être connu du grand public mondial. La découverte de la filmographie de River Phoenix m'a mené vers ce film et tant mieux. On découvre un long-métrage original et rempli de qualité. Harrison Ford s'illustre à travers un de ses plus beaux rôles au cinéma tout comme Helen Mirren absolument renversante. De plus, ce film montre encore une fois l'étendue du talent du regretté River Phoenix, il réussit à nous émouvoir mais aussi à nous faire remettre en question l'admiration qu'il porte à son père avec un talent indéniable. Un acteur qui surprend par sa capacité à s'emparer de son personnage et à l'incarner jusque dans les moindres détails. Les décors du film sont exceptionnels, toute l'étendue de la jungle est représentée et c'est avec grand bonheur que l'on suit l'histoire, le Belize est vraiment bien exploité par le réalisateur. La musique fait aussi partie des gros points forts avec des morceaux surprenants par leur utilisation mais qui au final se trouvent être utiles à l'histoire en créant diverses émotions qui se succèdent et qui rendent le long-métrage sublime. Le scénario est très bien écrit, les différents aspects sont tous exploités mais l'histoire peut traîner parfois en longueur. Le film est dirigé d'une main de maître et les photographies nous emportent encore plus loin dans l'histoire particulière de cette famille. The Mosquito coast s'impose donc comme un grand film où l'on retrouve surtout un casting haut de gamme.
Un film d'aventure avec Harrison Ford peut laisser forcément penser à un divertissement façon Indiana Jones. Autant le dire tout de suite, ce film de Peter Weir n'a rien avoir. Le film traite du sujet très fort de la coupure avec la civilisation et la recherche d'une vie utopique. Dès le début, on assiste via le personnage d'Harrison Ford à une succession de critiques plutôt jubilatoires sur la société de consommation et la globalisation économique. Si le trait est un peu forcé, le constat fait plutôt mouche. La mise en place de la nouvelle vie de la famille par la suite se révèle assez passionnante. Il s'ensuit une vraie réflexion sur la sciences et le progrès. Des notions qui ne manquent pas de s'entre-choquer avec la religion dès la première partie du film. Au delà de l'aspect ludique, un véritable suspense se met en place car Peter Weir installe un certain malaise. Le basculement progressif dans la folie d'Harrison Ford est en effet plutôt flippant. Ce dernier se révèle vraiment étonnant et excellent dans ce rôle à contre emploi, plutôt sympathique au départ puis rapidement antipathique voire dangereux ! Partant de bonnes intentions ( le retour à la nature et un mode de vie utopique pour se libérer de la société devenue invivable ), il devient rapidement un oppresseur pour ses proches. Une évolution causée par un ego démesuré et un certain extrémisme idéologique dans sa volonté de couper totalement les ponts avec le moindre objet moderne, ce qui est aussi fou que le mode de vie qu'il critiquait lui même au départ. Le film montre ainsi comment un caractère trop obsessionnel peut faire quitter la sagesse à quelqu'un qui avait des intentions légitimes. Le film fustige donc l'extrémisme comportementale et montre qu'il est néfaste même dans l'utopie. Un constat très fort qui ne manque pas de laisser son emprunte sur le spectateur. Le film n'est pas pour autant parfait. La narration manque parfois de fluidité et sur le plan de la mise en scène, Peter Weir fera mieux par la suite ( ici, la mise en scène est un peu en dessous de ce qu'il est/sera capable de faire ensuite). Le refus du divertissement et le parti pris du film (développé plus haut) pourra en dérouter plus d'un. Il n'en demeure pas moins que le film effectue son constat ( ou « message ») avec une certaine puissance qui ne peut laisser indifférent.
Un inventeur génial, haïssant le modernisme et sa décadence, entraine sa famille au milieu de la jungle. Le talent conjugué d'Harrison Ford (dans son meilleur rôle), Paul Schrader (scénariste) et Peter Weir (réalisateur) débouche sur un film singulier, passionnant et terriblement désenchanté.
Très bonne adaptation du roman éponyme de Paul Theroux. Peteir Weir insuffle son génie narratif à un très grand casting dans ce voyage d'un rêveur qui fuyant le monde pense renouer avec le paradis originel, mais finira par achever son voyage aux coeurs des ténèbres.
Un excellent film d'aventures avec le légendaire Harrison Ford, le regretté River Phoenix et la reine Helen Mirren. Un très beau drame sur l'Afrique. L'interprète d'Indiana Jones joue un pasteur en mission humanitaire. Dommage que River Phoenix soit mort à 23 ans, il y a avait du talent.
Un film finalement décevant de Peter Weir, où on ne voit strictement rien du Honduras et très peu de la Mosquitia, le récit étant finalement assez statique. Le personnage principal, surjoué par H. Ford, est au demeurant assez antipathique, imbu de certitudes toutes américaines...