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Un visiteur
4,5
Publiée le 15 juillet 2018
Un film magnifique du grand Peter Weir avec un thème cher à ce réalisateur : le métissage culturel. Quand le monde moderne rencontre le monde traditionnel. Un inventeur génial mais excentrique décide de partir au Honduras avec sa famille, dans la jungle, pour construire une société correspondant à ses idées.
Une réalisation superbe avec des acteurs inspirés et une image extraordinaire. La musique de Maurice jarre vous emporte également dans cette aventure fabuleuse.
S'il n'est pas le film le plus notable de Peter Weir, il n'empêche que ce « Mosquito Coast » possède comme atout d'avoir un capital sympathie incontestable. Cette aventure humaine, s'éloignant des carcans habituels nous raconte l'histoire d'un savant fou et très confiant en soi qui embarque sa famille au Honduras pour fuir une Amérique ne répondant plus à sa façon d'appréhender la vie. Problème, ce savant fou, tellement habité par ses convictions va sombrer peu à peu dans la folie, ce qui aura, bien évidemment de douloureuses répercussions. Bien que manquant vraiment d'ampleur, « Mosquito Coast », mérite quand même d'être découvert, ne serait-ce que pour sa critique singulière du consumérisme.
Un exalté, un fou, sûr de lui, sûr d'avoir raison avec ses croyances sur un monde meilleur qui emmène à la destruction un village, sa famille et ses propres rêves. Il y a du "Fitzcarraldo" dans l'utopie de cet homme, avec un traitement identique: une folie aussi dans les plans: du mouvement et de l'agitation qui contrastent avec les moments graves où l'homme se retrouve avec le regard dans le vide cherchant comment donner cours à ses rêves les plus extrêmes. Il se prend pour Dieu en fait et la chute est évidemment proche......
Un film finalement décevant de Peter Weir, où on ne voit strictement rien du Honduras et très peu de la Mosquitia, le récit étant finalement assez statique. Le personnage principal, surjoué par H. Ford, est au demeurant assez antipathique, imbu de certitudes toutes américaines...
Seconde collaboration entre Peter Weir et Harrison Ford après l'émouvant "Witness", cette histoire d'un inventeur qui décide de quitter les Etats-Unis pour s'installer en pleine jungle hondurienne avec sa famille n'est malheureusement qu'à moitié convaincante. En effet, si le film séduit par la mise en scène classique du cinéaste australien, notamment sa manière assez majestueuse de filmer les sublimes paysages sud-américains, il déçoit par son scénario qui aurait pu développer un propos fascinant sur l'anticonformisme et le jusqu'au-boutisme d'un homme qui ne se reconnaît pas dans la société de consommation dans laquelle il vit et aspire à construire un monde à son image. Au lieu de cela, on se trouve face à un récit plutôt bien mené, mais qui accumule les lieux communs, souffre de plusieurs personnages inintéressants (celui du révérend en particulier) et reste donc à la surface des choses, malgré la qualité du jeu des acteurs. On regrette seulement que, dans le rôle principal, Harrison Ford finisse par en faire un peu trop, contrairement à River Phoenix, impeccable de justesse de bout en bout.
Si "The Mosquito Coast" s’annonce pour le moins aventureux avec une idée de départ audacieuse (un inventeur rejette son pays pour pouvoir développer son esprit créatif en marge de la société), il n'évite pourtant pas les grosses ficelles narratives et un procédé répétitif dans la caractérisation de ses personnages. Ces derniers manquent clairement d'épaisseur, comme en témoigne la simplicité de leurs positions (opposition à l'autorité chrétienne, confrontation entre le plus jeune fils et le père), un problème directement lié au manque d'originalité du scénario dans son ensemble et des rebondissements en particulier (certains sont même prévisibles). Malgré ces défauts, il faut reconnaître à Peter Weir ses talents de conteur alliés à un sens du rythme indéniable et à une direction d'acteurs remarquable. Plus que Harrison Ford, ce sont surtout Helen Mirren et River Phoenix qui impressionnent en faisant preuve d'une belle force d'incarnation. Le film, par ailleurs séduisant dans son aspect visuel, déçoit quelque peu et reste inférieur au très bon "Witness" qui était alors la précédente réalisation de Weir.
Film peu connu de la filmographie de Peter Weir et pourtant pas des moindres. Un véritable voyage dans la folie d'un homme prêt à tout pour revenir vivre à l'état sauvage. Harrison Ford est vraiment génial dans ce rôle à contre-emploi, Helen Mirren et River Phoenix sont également tous deux très bons. Les paysages et décors sont fabuleux, le réalisateur y sublime la nature. Une nature tantôt paisible et charmeuse, tantôt dangereuse et dévastatrice qui causera bien des tords à nos héros. Le tout accompagné d'une superbe musique de Maurice Jarre. Fabuleux !
Dissipons les malentendus, il ne s'agit pas d'un film écologique, ni d'un film anti-écologique (c'en est même assez loin), il s'agit en fait de tout autre chose puisque le sujet traite des ravages de l'idéologie lorsqu'elle est appliquée de façon idéaliste. Le parallèle avec le pasteur protestant n'est pas gratuit, pour celui-ci la fin justifie les moyens, pour Harrison Ford, la bonne parole ne sert que quand elle est suffisante, sinon il a beau mépriser le pasteur (qui le lui rend bien), il utilise les mêmes moyens, la manipulation, le mépris des autres et de leurs opinions et même de leur vies. Excellemment interprété y compris par les enfants, avec un Harrison Ford halluciné et une Helen Mirren toute en beauté malgré son rôle en retrait. Une bonne musique, des images étonnantes, et surtout un film d'une rare intelligence : quand les idées quelles qu'elles soient, se mettent à vouloir encadrer la vie et la régenter, il y a danger, en ce sens ce film est visionnaire.
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5,0
Publiée le 16 janvier 2015
Retour à la nature pour un baba pas si cool! Entre jungle et moustique, les aventures tropicales d'Harrison Ford qui trouve en idèaliste confrontè à la rèalitè le plus grand rôle de sa carrière! Peter Weir s'interroge ici sur les difficultès du retour à la nature pour un homme moderne! Le rèalisateur australien confie à Ford le rôle d'un inventeur de gènie qui, sur les traces du paradis terrestre originel, fuit la sociètè de consommation amèricaine! Avec sa femme, Helen Mirren (remarquable), et ses enfants, dont le très regrettè River Phoenix, il s'acharne à èdifier, dans un coin perdu des tropiques, les bases d'une civilisation nouvelle! Chef d'oeuvre d'action à la fois spectaculaire et psychologique, vèritable odyssèe dans l'enfer vert, "Mosquito Coast" a nècessitè quatre mois de tournage dans la jungle du Belize, en Amèrique centrale, dans des conditions particulièrement èprouvantes! C'est à cause de ce film que j'ai voulu faire un pèriple au Belize! Grâce à Jean-Luc (un historien, un baroudeur, un ami), j'ai pu voir le « Mona Lisa » à Belize City, hôtel qui a servi de dècor dans la première partie du mètrage! Inoubliable! Pour ceux et celles qui me connaissent, les photos de mon pèriple sont disponibles sur ma page Facebook! Passionnant comme un grand rècit d'aventures, et cela bien que le personnage principal soit un anti-hèros. "Mosquito Coast" est ègalement rèalisè avec une virtuositè constante! Un voyage initiatique et mystique, un drame de la paranoïa qui pose sur notre sociètè certaines questions importantes, un thriller ècologique d'un dèsaxè aimant trop l'Amèrique pour la regarder crever! Un tournant dans ma vie que ce "Mosquito Coast" où l'on n'oubliera pas de sitôt « Fat Boy » , une pompe à chaleur gèante qui produit de la glace au milieu de nulle part...
Un film d'aventure avec Harrison Ford peut laisser forcément penser à un divertissement façon Indiana Jones. Autant le dire tout de suite, ce film de Peter Weir n'a rien avoir. Le film traite du sujet très fort de la coupure avec la civilisation et la recherche d'une vie utopique. Dès le début, on assiste via le personnage d'Harrison Ford à une succession de critiques plutôt jubilatoires sur la société de consommation et la globalisation économique. Si le trait est un peu forcé, le constat fait plutôt mouche. La mise en place de la nouvelle vie de la famille par la suite se révèle assez passionnante. Il s'ensuit une vraie réflexion sur la sciences et le progrès. Des notions qui ne manquent pas de s'entre-choquer avec la religion dès la première partie du film. Au delà de l'aspect ludique, un véritable suspense se met en place car Peter Weir installe un certain malaise. Le basculement progressif dans la folie d'Harrison Ford est en effet plutôt flippant. Ce dernier se révèle vraiment étonnant et excellent dans ce rôle à contre emploi, plutôt sympathique au départ puis rapidement antipathique voire dangereux ! Partant de bonnes intentions ( le retour à la nature et un mode de vie utopique pour se libérer de la société devenue invivable ), il devient rapidement un oppresseur pour ses proches. Une évolution causée par un ego démesuré et un certain extrémisme idéologique dans sa volonté de couper totalement les ponts avec le moindre objet moderne, ce qui est aussi fou que le mode de vie qu'il critiquait lui même au départ. Le film montre ainsi comment un caractère trop obsessionnel peut faire quitter la sagesse à quelqu'un qui avait des intentions légitimes. Le film fustige donc l'extrémisme comportementale et montre qu'il est néfaste même dans l'utopie. Un constat très fort qui ne manque pas de laisser son emprunte sur le spectateur. Le film n'est pas pour autant parfait. La narration manque parfois de fluidité et sur le plan de la mise en scène, Peter Weir fera mieux par la suite ( ici, la mise en scène est un peu en dessous de ce qu'il est/sera capable de faire ensuite). Le refus du divertissement et le parti pris du film (développé plus haut) pourra en dérouter plus d'un. Il n'en demeure pas moins que le film effectue son constat ( ou « message ») avec une certaine puissance qui ne peut laisser indifférent.
Sur le thème du rejet de la société moderne et du retour à la nature l'auteur de Witness montre l'emballement d'un génial inventeur pour son idée au delà de toute réflexion ce qui conduira à sa perte. Harisson Ford est excessivement enjoué, son attitude confine vite à l'égoîsme vis à vis de ses proches qui eux deviennent vite critiques. Comment vivre ses rêves et avec quelles limites?
Une belle surprise que ce film ! Harrison Ford joue impeccablement son rôle, à la fois conscient de certains dangers de l'humanité et totalement déconnecté du rationnel à cause d'une surestime de lui-même complètement excessive. Plus on avance dans le film et plus les autres membres de la famille se rendent compte qu'il va trop loin dans la poursuite de son rêve. Le début n'est pas franchement poignant mais le film devient très captivant par la suite. On regrette le doublage raté de River Phoenix. Mais vraiment, c'est un film dramatique très intéressant, qui nous interroge.
Un film purement émotionnel qui soulève le cœur et interroge sur la folie et le rêve. Peter Weir filme le destin d'une famille assez incroyable, une famille qui rêve d'utopie, totalement portée par le père (Harrison Ford), jusqu'au confins de la folie. Une histoire de prise d'otage, ou un road-movie messianique, on ne sait pas trop où on se trouve et le cinéaste nous perd en permanence. Les sentiments vont et viennent au gré de l'aventure, et on se prend tour à tour à aimer et détester les héros. Le film n'est pas dénué de défaut et peut parfois se révéler un brin colonisateur, mais encore une fois, on ne sait si cela fait partie du portrait volontaire des personnages ou d'une maladresse du réalisateur. Harrison Ford est génial et les autres acteurs sont au diapason.
L’histoire est intéressante mais bien qu’elle soit originale, je trouve qu’elle perd de son attrait vers la fin à cause de la folle obstination du personnage joué par Harrison Ford, parfait dans un contre-emploi étonnant. Signé par Peter Weir, «Mosquito Coast» reste un bon film, dépaysant et qui donne matière à réflexion. Helen Mirren et le regretté River Phoenix font également partie de ce voyage.
Comme quoi, voir un film avec des yeux d'enfants ou avec des yeux d'adultes, ce n'est vraiment pas la même chose. J'avais vu ce film quasiment à sa sortie quand j'étais encore minot (disons une dizaine d'année) et j'en avais gardé le souvenir d'une aventure à la Robinson Crusoé (ce qu'il est au fond) toute gentillette. Vingt ans après, le sentiment après une vision adulte n'est pas tout à fait le même, j'ai eu le sentiment d'assister à un drame. Le drame d'un homme dont la folie et sa détermination à lutter contre la société de consommation vont le conduire à sa perte. La réalisation de ce film est vraiment splendide, Peter Weir nous fait découvrir de magnifiques paysages sur une superbe musique envoûtante de Maurice Jarre. Harrison Ford est complétement hallucinant dans son rôle d'illuminé idéaliste, rarement a-t-il eu de rôle aussi complexe dans sa carrière. J'ai eu un pincement au coeur en revoyant le regretté River Phoenix qui était si talentueux. Vraiment un très beau film avec de belle portée philosophique.