The Mosquito Coast
Note moyenne
3,3
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89 critiques spectateurs

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Arkab Prior
Arkab Prior

5 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2026
J'ai vu ce film de Peter Weir il y a longtemps. J'avais été fascinée par le personnage du père, Allie Fox, joué par Harrison Ford. spoiler: Celui-ci veut fuir la société américaine matérialiste, corrompue et bientôt détruite par une guerre nucléaire, du moins le croit-il. Aussi embarque-t-il sa femme et ses enfants dans la forêt primaire d'Amérique centrale. Enthousiaste, inventif, idéaliste au début, mais aussi menteur, il sombre progressivement dans un jusqu’au-boutisme violent et dément devant les résistances diverses et les obstacles qu'il rencontre pour élaborer sa nouvelle civilisation personnelle.


Les thèmes abordés : peut-on rester civilisé en marge de la civilisation ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Les hommes sont-ils condamnés à polluer la nature partout où ils passent, même avec les meilleures intentions du monde ? Une utopie est-elle possible ? Les utopistes sont-ils dangereux ? Comment l'utopie mal contrôlée se transforme-t-elle en contre-utopie ?

La dynamique familiale est captivante. spoiler: Sa femme (Helen Mirren) et ses enfants le suivent longtemps et lui font confiance, mais commencent à rechigner devant les difficultés énormes. Les deux fils, Jerry et Charly (Jadrien Steele et River Phoenix) finissent par regimber sérieusement. L'épopée d'Allie est un échec complet.
Le narrateur en voix-off est le fils aîné, joué par River Phoenix. Cela permet de suivre sa propre évolution psychologique et son rapport à son père spoiler: adoré mais de plus en plus craint car de plus en plus tyrannique et enfermé dans ses délires.
Laurent Boutonnat
Laurent Boutonnat

21 abonnés 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2026
Porté par le charismatique Harrison Ford, ce long métrage est plutôt intéressant à suivre.
Ford est dans le rôle d'un inventeur assez génial qui trouve que les USA sont décadents. Craignant l'arrivée d'une guerre terrible, il décide de partir vers l'inconnu avec sa petite famille. Ensemble, ils atterrissent dans la jungle et repartent de zéro avec rien. Ford et sa famille vont vivre différents événements qui vont les contraindre plus tard à bouger pour survivre.

J'ai apprécié le déroulement des évènements. Ford s'enferme peu à peu avec ses certitudes, au risque de mettre sa famille en danger et de devenir un tyran. Face à lui se trouve un prêtre missionnaire qui cherche à endoctriner les indigènes de la région en jouant sur la peur. Une chose est sûre, ce film montre bien la supercherie de la religion chrétienne.

Quelques plans sont assez beaux. La musique est discrète mais agréable, en phase avec les années 80. Il y a dans ce film certaines réflexions intéressantes au sujet du monde et des hommes. Il ne faut pas s'attendre à de l'action, mais plutôt à de l'aventure avec un côté psychologique.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2025
Un film de Peter Weir dans lequel un brillant inventeur anticonformiste décide de partir avec sa famille en Afrique construire un village avec sa propre vision idéaliste de la vie. Le réalisateur convoque ainsi l’obsession de la lutte contre le consumérisme de notre société du personnage principal qui dans sa recherche de la liberté absolue va finir par perdre toute notion de sens de la mesure. Parfois excessif, souffrant de quelques lacunes scénaristiques l’ensemble se tient bien grâce au talent de réalisation du cinéaste et une belle distribution.
Alasky

464 abonnés 4 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2025
Un idéaliste "hippie-beatnik" dégoûté par les dérives de la surconsommation dans son pays, quitte les États-Unis avec sa famille et s'installe en pleine jungle Hondurienne, mais il est vite confronté à la réalité hostile sur place, qui va du rêve au cauchemar. Ce personnage incarné par Harrison Ford est un anti-héros qui court à sa perte en entraînant sa famille avec lui. Aveuglé et borné, ce n'est que trop tard qu'il se rend compte que son utopie s'effondre.
Entre drame familial, naïf plaidoyer pour l'écologie, et tragédie humaine shakespearienne, ce film tourné en 1986 est une intelligente critique de la société moderne, et ne peut guère laisser indifférent aujourd'hui.
mx13
mx13

290 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2025
Un très bon début pour la partie aux États Unis, mais ça se tasse nettement moins bien en deuxième partie des l arrivé en Amérique Centrale. Je suis choqué des notes spectateurs très élevées. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

87 abonnés 1 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2025
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Il est temps de remettre un coup de projecteur sur ce film un peu oublié, il y a un bon réalisateur, une bon acteur, Harrison Ford, trop identifié sous les traits de Indy ou de Han, voir même de Jack, mais il est tellement plus, il n'y a qu'à revoir sa filmographie pour s'en rendre copte, et je n'oublierais pas Helen Mirren, qui joue une femme forte, de caractère, la boussole de ce bateau en perdition, celle que les enfants regardent lorsqu'ils doutent, et, même dans le toute dernière fin, elle sera fidèle aux idées et facéties de son mari. Film boudé à sa sortie, il ne pouvait pas à l'époque contrer un Crocodile Dundee, ou un Top Gun, ou même un autre mastodonte, et comment un film qui parle de la déchéance de l'Amérique pouvait fonctionner sous l'air Reagan, juste impossible.
Mais aujourd'hui, le prisme a changé et le propos du film, ou les propos du film, car il brasse l'écologie, la déchéance d'une société à travers la surconsommation, la religion, la guerre nucléaire, tous ces thèmes sont mis bout à bout, pour édulcorer un peu le propos, on fait tenir toutes ces convictions et contrariétés sur les épaules d'un seul homme, que l'on peut donc juger comme fou, ou au minimum déséquilibré. A revoir sans plus attendre, l'interprétation de Ford est hallucinante comme son personnage et voilà un film oublié qu'il faut remettre sous les lumières des projecteurs.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2024
Dommage que la réalisation soporifique ennuie... Car l'intrigue questionne notre rapport au progrès, à la nature et à notre société consumériste constamment insatisfaite d'une façon inattendue car dépourvue de didactisme: l'indignation du héros se justifie, mais son idéologie aveuglante le rapproche du fanatisme religieux, l'un comme l'autre faisant perdre toute mesure, toute empathie pour les sentiments ou désirs d'autrui, tout sens des réalités. Intéressant.
Ghighi19
Ghighi19

103 abonnés 2 082 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2024
Un film assez fascinant sur la folie d un homme capable de tout quitter pour une utopie . Peter Weir signe un film différent et à la fois étonnant.
Harrison Ford est assez étonnant lui aussi dans ce rôle.
Raph
Raph

8 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2023
"Le prix de la liberté !"

Vingt ans avant le magnifique ''Into the wild'' de Sean Penn et plus récemment «Captain Fantastic» de Matt Ross, l’australien Peter Weir, futur réalisateur du «Cercle des poètes disparus», nous entraînait déjà dans une quête écologique et spirituelle menée par un Harrison Ford habité par l’un de ses plus beaux rôles et malheureusement l’un des moins connus. Dirigé une fois de plus par Peter Weir après «Witness» (1984), Harrison Ford incarne Allie Fox, un inventeur génial, mais surtout un père de famille idéaliste excédé par cette société d'ultra consommation dans une Amérique reaganienne dans laquelle il ne se reconnaît plus. Pourquoi ne pas tout quitter et tout recommencer ailleurs ? Sur ce postulat de départ, nous plongeons au cœur d’un parcours initiatique des plus passionnants. En monstre d’égoïsme, de mégalomanie mais aussi d’humanité, Alli Fox décide de faire table rase de cette Amérique moribonde (selon ses propres termes), direction le Honduras. Pour ce faire, il entraîne avec lui ses deux fils (dont le regretté River Phoenix) et sa femme (magnifique Helen Mirren) toute en justesse, débordant d’amour pour cet homme qu’elle aime et qu’elle voie sombrer de plus en plus dans la folie. Car il est question de folie dans «Mosquito Coast». Alli Fox semble investi d’une mission, tel un conquistador espagnol, Alli recherche son Eldorado. A vouloir poursuivre des chimères, on peut en perdre la raison. Peter Weir nous pose une seule question : Peut-on aujourd’hui faire marche arrière, revenir à la genèse de l’homme, vivre de et avec la nature et ne plus rien posséder ?
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2023
Un homme qui en a marre de la société de consommation , du capitalisme , décide de quitter la civilisation , de quitter les Etats - Unis , en achetant une petite partie de terre , dans la jungle , en Amérique du Sud .

Vivant , sans éléctricité , et sans argent .
En cultivant un potager , en pêchant des poissons ,et en fabriquant , une grande cabane , entraînant sa femme et ses enfants , avec lui .

Un bon film dramatique , avec de l'émotion intense , qui fait réfléchir , sur la société de conssomation , et le capitalisme .
SamCo
SamCo

5 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2023
Le film est très moyen, manque de crédibilité. Même la photographie ne fait pas rêver. Il y a toutefois des bons moments qui permettent de maintenir un semblant d'attention mais rien n'y fait et certainement pas le jeu "habité" d'Harrison Ford.
Pour ceux qui aurait caressés l'espoir d'avoir mis la main sur une pépite et bien, continuez à creuser )
Benito G

764 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2023
Dans Mosquito coast on parle d'une certaine forme de courage, le courage de ses idées et de ses actes, celui d'aller chercher ailleurs ce que l'on ne trouve plus chez soi et, ainsi et dans le contexte du film, suivre la voie tracée par les premiers colons allant chercher dans le nouveau monde ce qu'ils ne pouvaient espérer en Europe, allant bâtir un pays nouveau, à leur image. Même si, ici, on pourrait qualifier cette exode volotaire d'émigration idéologique
C'est également un film sur la recherche du bonheur, dans un tourbillon de folie communicative, d'idées et de bricole géniale, de songes avec les yeux grands ouverts.
Bien sûr, comme nombre d'idéologues, le rêveur sera finalement et tragiquement rattrapé par la dure réalité du monde dans lequel il vit, par la bassesse et la cruauté humaine ; du rêve au cauchemar... celui d'un homme perdu, rendu aveugle par ses propres idéaux, entêté et sombrant alors dans la folie. C'est également le récit de son fils ainé, qui admire son père plus que tout, comme un modèle absolu de vie, croyant en lui comme en un dieu ; mais bien obligé d'affronter, lui aussi, une bien triste réalité.
Mosquito coast est une oeuvre magnifique et puissante, qui m'avait bouleversé à l'époque, qui m'avait même profondément changé...
pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2022
Un idéaliste décide de tout quitter pour partir avec femme et enfants à l'autre bout du monde. Les paysages sont magnifiques et la composition d'Harrison Ford étonnante.
Redzing

1 463 abonnés 4 983 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2021
Dégoûté par les excès du capitalisme et de la mondialisation, craignant un holocauste nucléaire, un inventeur américain brillant mais têtu emmène sa famille dans les profondeurs de l’Amérique Centrale. Là, il espère recréer une civilisation utopique, à l’abri de la guerre et de la décadence. « The Mosquito Coast » fait furieusement penser sur le principe à « The Man Who Would Be King ». Sauf que dans ce dernier, Sean Connery cherchait un endroit reculé et primitif pour devenir roi sans mal et s’accaparer les richesses, avant de réellement décider de jouer les dirigeants protecteurs. Ici, c’est l’inverse. Le protagoniste part avec des intentions sincères et nobles… mais se transformera rapidement en tyran se prenant pour un dieu, croyant que le fait d’apporter la civilisation et la technologie lui confère des droits absolus et une invulnérabilité. Si Peter Weir n’est pas un manchot derrière la caméra, et que la BO électronique de Maurice Jarre a quelque chose d’envoûtant, c’est clairement Harrison Ford qui porte le film sur ses épaules. Totalement à contre-emploi, l’acteur incarne à merveille ce père de famille frénétique et charismatique, qui entraîne tout le monde dans sa folie. Son manque de modestie, ses grands talents d’ingénieur, ses idées radicales, lui permettront de créer un paradis… mais lui éclateront à la figure dès qu’il se heurtera à de vraies difficultés. Une prestation qui, sur le principe plus que dans l’exécution, n’est pas non plus sans rappeler le Klaus Kinski de « Fitzcarraldo » ! Car même avec du talent et des idées, on ne peut lutter contre le fait qu’il n’existe pas d’endroit réellement isolé sur Terre, et que Mère Nature a toujours son mot à dire ! A ce niveau, si le protagoniste se prend pour un dieu, on peut faire un parallèle amusant entre la place de la nature, et le personnage malheureusement sous-employé de Helen Mirren, d’ailleurs appelée « Mother » dans le film. Un parallèle similaire à celui du « Mother ! » de Darren Aronofsky, ce dernier l’approfondissant considérablement. Parmi les acteurs, on notera la présence de River Phoenix, dont le personnage narre l’histoire. L’adolescent talentueux est lui aussi quelques peu sous-employé, ce qui est dommage car le regard envers son père, allant de l’admiration et l’obéissance vers la rébellion et le mépris, aurait dû être au cœur du récit. Pour l’anecdote, c’est suite à cette expérience avec Harrison Ford que le jeune acteur fut choisi pour incarner Indiana Jones jeune dans le troisième volet. Il retrouvera aussi Martha Plimpton peu de temps après, dans « Running on Empty », de Sidney Lumet. Clairement imparfait, « The Mosquito Coast » a le mérite de proposer un personnage central marquant, à défaut d’être sympathique (la raison de l’échec commercial du film ?). Et il apporte des idées intéressante sur la notion de civilisation et d’utopie, même si bon nombres d’œuvres ont abordé des sujets similaires.
Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 738 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2021
Le cinéma de Peter Weir n’a de cesse de représenter l’homme engagé dans sa volonté farouche, pareille à un entêtement déraisonné, de repousser les limites de la connaissance et de sa condition d’être humain mortel. Dans le cas de The Mosquito Coast, c’est un père qui décide d’embarquer sa famille dans un long voyage au-delà des frontières et en deçà d’une société américaine qui a dégradé la civilisation en entité consumériste internationale ; il s’agit bien de refonder une civilisation et donc de restaurer l’idée de civilisation au contact des populations indigènes. Le cinéaste prend le soin de composer un personnage principal antipathique dont l’aveuglement est d’autant plus grand qu’il s’érige en rempart contre toutes les formes de dogmatisme, à commencer par les missions religieuses avec lesquelles il doit composer pendant son périple. Allie Fox est un idéaliste fanatique, et comme tout fanatique il se définit par rapport aux autres qu’il dénigre et par une vision du monde nourrie de mensonges et d’idées reçues paranoïaques. Ce faisant, Weir interroge la responsabilité et du père sur sa famille, puisque celui-ci exerce sur elle une emprise pouvant être néfaste et allant jusqu’à la mettre en danger, et de la famille sur un père qu’elle adoube sans jamais oser le critiquer ou le contester. La figure maternelle reste passive, soumise, occupée seulement des enfants. Nul hasard, par conséquent, si Allie se compare au docteur Frankenstein : ses inventions, au demeurant brillantes, font de lui un créateur de monstres et de chimères, entendues ici telles des illusions à retombées collectives, capables d’embarquer une famille, un village voire une zone géographique. Sa machine devient un corps organique, chacune des pièces le constituant un membre actif dans l’activité de celui-ci. Sa nature monstrueuse, à l’image de celle de son créateur, se voit explicitée lors de la séquence du piège nocturne tendu aux trois bandits : donner la vie, la reprendre à sa guise. Le châtiment suprême n’attend pas et ouvre la voie à une série de revers qui confrontent l’anti-héros et les siens à la précarité de leur condition et à l’hypocrisie de leur démarche. La clausule convertit avec audace le tragique d’un père frappé par un destin qui l’écrase en une énergie épique, celle d’une délivrance et d’un raccord au monde dans son infini fondamental. Il aura fallu tuer le modèle, une balle dans le torse ou un coup de couteau dans le dos – menace proférée à plusieurs reprises par le cadet –, pour s’affranchir des dogmes paternels et embrasser le monde tel qu’il est, avant peut-être d’y projeter à son tour ses propres fictions et de les transmettre comme une maladie. D’où la narration faite du point de vue du fils aîné, qui se construit et se construira par rapport à son père. Un grand film sur la démesure et le besoin qu’a l’homme d’habiter le monde par la fiction – ses fictions.
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