Film étrange,c'est le moins que l'on puisse en dire. C'est une sorte de fable anti écologique au goût amer. On sort de la salle tout triste devant une vie gâchée en se demandant quand même ce qui a prit à Pater Weir de nous rouler ainsi dans la farine. C'est quand même une mauvaise blague à nous faire que ce film pessimiste et peu enthousiasmant,car connaissant la rigueur de ce réalisateur ,il ne pouvait en être autrement avec un sujet pareil. Passons sur l'acteur principal ,égoïste,méprisant,lâche assassin et tyran domestique qui a profité sa vie durant d'une épouse extraordinaire qui a du faire rêver beaucoup d'hommes moins bien servis dans la vie réelle. Je vais m'attarder un peu sur son épouse. J'avais déjà admiré Helen Mirren dans ''the Queen'' pour son jeu d'une grande perfection ,ici je l'ai admiré pour sa tendresse. Elle est émouvante dans ses actes affectifs et dans sa détresse devant son incapacité à modifier les comportements de l'homme qu'elle ne pourra jamais abandonner. Vraiment,un beau rôle de femme. Les autres personnages sont trop caricaturaux pour être pris au sérieux mais c'est aussi ce qui donne un ton bizarre à ce film. En dehors de l'action aventureuse,le cheminement intérieur de Allie Fox est assez édifiant puisque d'anarchiste il devient dictatorial et finit par faire le malheur de ceux qui l'aimaient sans aucune retenue.
Méconnue dans la filmo de Peter Weir, une oeuvre fascinante et impressionnante, où le cinéaste retranscrit merveilleusement la paranoïa nucléaire des 80's et fait le portrait troublant d'un génie égoïste dont la soif de perfection va le conduire à la folie, entraînant les siens avec lui. Dans ce rôle difficile, Harrison Ford prouve, s'il en était besoin, qu'il est définitivement un immense acteur.
Une oeuvre déconcertante,singulière.Du cinéma d'aventures convoquant John Huston,Terrence Malick ou encore Werner Herzog.Soit le conflit permanent de l'homme avec la nature.Allie Fox,inventeur à la Géo Trouvetout,trouve la société capitaliste si déplaisante,qu'il embarque avec sa famille pour la jungle d'Amérique Centrale.Son objectif: reconstruire une civilisation à partir de rien.Un nihiliste,qui devient de plus en plus illuminé,à mesure que les lois de la nature le rattrape.Sa quête s'apparente à de la folie.Fuir le progrès est une chose,perdre toute lucidité et mettre en danger les siens en est une autre.Un esprit génial,mais inarrétable,qui ironie du sort sera stoppé par un prêcheur catholique.La religion est durement désapprouvé par Peter Weir,qui la tourne en ridicule.Le réalisateur australien laisse libre cours à ses tendances naturalistes,et offre à Harrison Ford le rôle le plus inattendu de sa carrière.Un contre-emploi où l'acteur s'amuse à jouer un père autoritaire et passionné,portant lunettes et chemise hawaïenne,créant une machine transformant le feu en glace.Helen Mirren,sa moitié,et River Phoenix,son fils pensif lui servent de catalyseur jusqu'à ce qu'il n'écoute plus personne.Ce qui m'a gêné,c'est que le film part dans toutes les directions,et subit des longueurs gênantes.Certainement hors des canons hollywoodiens,mais la démarche est trop inaboutie et brouillonne.
Peter Weir poursuit son questionnement sur le retour de l'homme à la nature comme il l'avait fait avec "witness". Il le fait ici avec un personnage plus radical toujours campé par harrison ford. le film devient de plus en plus inquiétant et cauchemardesque dans son déroulement. Manque toutefois une certaine ampleur au récit un peu décousu. Le film est encore plus d'actualité 20 ans plus tard par son questionnement écologique et le devenir de nos sociétés de consommations.
"The mosquito coast" est un film magnifique. La meilleure prestation d'Harrison ford et l'un des meilleurs Weir. Voilà l'histoire d'une famille entraînée dans une aventure malheureuse par le paternel ; un doux-dingue sympathique au début pour se révéler franchement malsain à la fin. Comme d'habitude avec Weir c'est très bien filmé. Mais c'est aussi très intelligent ; Traitant de nombreuses thématiques, incitant à la réflexion sur la famille, la société ou la religion. Weir évite la tentation du didactisme en refusant une morale simpliste ou un message manichéen. Distillant une ambiance sombre et pesante, ce film n'est pas loin du statut de petit chef-d'oeuvre.
Au sortir des premières aventures d'Indiana Jones, on retrouve avec plaisir Harrison Ford dans un registre totalement différent. Il campe ici un inventeur excédé par ce que devient son pays, les USA, et qui décide de tout quitter avec sa famille pour aller habiter la jungle des côtes de la Mosquitia, quelque part en Amérique Centrale. Mauvaise idée … J'ai eu un peu de mal à accrocher au scénario, car si l'histoire est bonne, elle n'est pas racontée de la meilleure des manières et le rythme du film se classe dans les "lent à moyen". Entre Robinson Crusoe et Chute Libre, The Mosquito Coast ne décolle jamais vraiment et laisse le spectateur sur sa faim. Le plus incroyable dans ce film reste la performance de Ford : si vous l'avez trouvé bon auparavant, vous comprendrez en voyant The Mosquito Coast que c'est un grand, un très grand acteur. Dans un rôle de personnage autoritaire et saisissant de contrastes, il réussit quelque chose d'exceptionnel, à des années-lumières de ce qui a fait sa célébrité : le rebelle/aventurier, le Indiana Solo de ses débuts. Pour la petite histoire, le fils de l'inventeur en question est joué par River Phoenix, celui-là même qui campa un scout plein d'avenir dans Indiana Jones Et La Dernière Croisade …
"Mosquito coast" est un film d'une beauté admirable faisant penser aux meilleurs films d'Herzog sur le héros dans son entreprise vaine. Le rythme langoureux,la qualité des plans et de l'image rendent cette aventure humaine très agréable, un peu comme un voyage avec national geographic. Cependant les scènes de suspense et de tensions parraissent tellement épisodiques et mal emmenées, qu'au final on a l'impression d'un hors sujet ou que l'auteur n'est pas allé assez loin dans ce domaine ne s'axant que sur la personnalité ambiguë du personnage d'Harrisson Ford. Ce dernier contrairement à un Klaus Kinski chez Herzog, offre une prestation correcte mais semble toujours être dans la caricature et rend malheureusement son personnage absurde.
Peter Weir est assez ambigu ici, et si il n’atteint pas l’émotion de "The Truman show", il n’en est que plus intéressant. Harrison Ford livre une interprétation forte dans le rôle d’un personnage dépassé par l’ampleur de ses rêves. Un film sombre et pessimiste.
"Mosquito Coast" est un film que j’aime de plus en plus à chaque nouvelle vision. C'est un véritable hymne à la beauté de la nature, mais il montre aussi les dangers qu’elle peut représenter, surtout lorsqu’on l’idéalise trop. Le récit suit le rêve utopique d’un homme qui a décidé de quitter tout son confort matériel pour aller vivre en pleine jungle avec sa famille et qui va, progressivement, sombrer dans une sorte de folie, causée par les échecs successifs de leur implantation dans des lieux différents, soit dus aux hommes eux-mêmes, soit à la nature. Film complètement inclassable, il a un pouvoir remarquable d’attraction sur le spectateur : impossible de détacher les yeux de l’écran. Harrison Ford y trouve, selon moi, son meilleur rôle avec celui de Rick Deckard dans "Blade Runner", Helen Mirren est, comme toujours, impressionnante de justesse, River Phoenix est brillant… Superbe musique de Maurice Jarre, très envoûtante, à l’image du film…
Lorsque j'ai vu ce film pour la première fois, je devais avoir 9 ou 10 ans et même si je ne comprenais pas tout le sens de l'histoire, ce film m'a énormément marqué. J'ai attendu prêt de 12 ans avant de pouvoir me le procurer en DvD et il n'existait pas en Zone2. Et c'est avec grand plaisir que j'ai redécouvert ce film avec un très grand Harrison Ford (sûrement son meilleur rôle avec Witness) dans ce film plein d'humanisme et de réflexion sur la société moderne.