889 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
89 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
37 critiques
3
20 critiques
2
17 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CH1218
286 abonnés
3 307 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 26 septembre 2014
L’histoire est intéressante mais bien qu’elle soit originale, je trouve qu’elle perd de son attrait vers la fin à cause de la folle obstination du personnage joué par Harrison Ford, parfait dans un contre-emploi étonnant. Signé par Peter Weir, «Mosquito Coast» reste un bon film, dépaysant et qui donne matière à réflexion. Helen Mirren et le regretté River Phoenix font également partie de ce voyage.
Comme quoi, voir un film avec des yeux d'enfants ou avec des yeux d'adultes, ce n'est vraiment pas la même chose. J'avais vu ce film quasiment à sa sortie quand j'étais encore minot (disons une dizaine d'année) et j'en avais gardé le souvenir d'une aventure à la Robinson Crusoé (ce qu'il est au fond) toute gentillette. Vingt ans après, le sentiment après une vision adulte n'est pas tout à fait le même, j'ai eu le sentiment d'assister à un drame. Le drame d'un homme dont la folie et sa détermination à lutter contre la société de consommation vont le conduire à sa perte. La réalisation de ce film est vraiment splendide, Peter Weir nous fait découvrir de magnifiques paysages sur une superbe musique envoûtante de Maurice Jarre. Harrison Ford est complétement hallucinant dans son rôle d'illuminé idéaliste, rarement a-t-il eu de rôle aussi complexe dans sa carrière. J'ai eu un pincement au coeur en revoyant le regretté River Phoenix qui était si talentueux. Vraiment un très beau film avec de belle portée philosophique.
Voir le personnage incarné par Harrison Ford dans The Mosquito Coast aller bâtir sa cité dans le fin-fond de la jungle amazonienne donne l’impression de voir une relecture hippie-beatnik du Fitzcarraldo de Werner Herzog sorti cinq ans plus tôt. Sans doute est-ce justement l’aspect bien trop utopiste de cet homme qui finit par faire perdre de sa substance au film qui aurait au contraire gagné à explorer les remises en question qu’aurait provoqué ce retour à l’état sauvage chez un individu moins idéaliste. De la même manière, les réactions du reste de sa famille (composé essentiellement d’Helen Mirren et Joaquim Phoenix) face à ce changement radical de mode de vie semblent bien légères. En somme, Peter Weir a réussi l’exploit d’aller filmer de splendides décors au Honduras de de réunir un casting prestigieux dans des rôles à contre-emploi mais a sans doute eu du mal à mêler dans ce scénario ses deux discours, écologiste d’une part et anticléricale d’autre part, au point d’avoir minimisé la dimension humaine de cette aventure qui semblait pourtant plus qu’alléchante.
Peter Weir est un cinéaste qui aime l'évasion, qui rêve de franchir les barrières du cloisonnement social et matérialiste, il l'a prouvé dans "The Truman Show" avec le personnage de Truman qui n'aspire qu'à fuir son univers confiné pour atteindre les Fidji puis retrouver son état d'être humain au sens noble du terme, bien avant en 1986 il adapte le roman de Paul Theroux "The Mosquito Coast" qui garde certaines thématiques similaires.
L'histoire, Allie Fox (Harrison Ford), un inventeur, décide de quitter les États-Unis pour changer de mode de vie au Honduras avec sa famille, là bas il pourra réaliser son rêve le plus cher, construire sa propre société au milieu de la jungle. C'est en quelque sorte le récit du Prométhée moderne, de l'alchimiste perdant la raison, à la base Allie est un type juste un peu égocentrique mais rempli de bonnes intentions, il a une haine contre le consumérisme américain et sa volonté de retrouver l'état sauvage pour repartir de zéro est louable, une utopie qu'il veut palpable, il est représenté comme un génie et sa machine réfrigérante est en quelque sorte son totem, celui qui le fera élever au rang de seigneur des lieux, mais à force de se prendre pour Dieu en voulant assouvir la population locale il se perd dans sa propre folie. Il ira même se confronter indirectement au créateur sacré par la voix de ce révérend vivant à quelques kilomètres de sa ville, cette infidélité divine va l'amener à sa perte, et sa société à la destruction pour partir errer sur la rive du fleuve. L'évolution du personnage de Ford est un peu étrange, comme si il perdait totalement la raison pour devenir un monstre sans âme, se perdant dans son narcissisme et son entêtement despotique, son rapport avec sa famille pose problème, il fini par les considérer comme des sujets voués entièrement à sa cause jusque dans la mort si il le faut, même avec quatre enfants. Voir Ford dans un rôle aussi antipathique est presque déroutant, lui qui avait tant l'habitude de jouer les héros au cœur pur, son talent permet au personnage de tenir la route mais il sort un peu de son image de manière abrupte, ça ne reste certes qu'un détail mais qui m'a tout de même un tantinet dérangé. La dernière partie du film m'a un peu refroidi car les thématiques et les allégories bibliques sont un peu trop criardes, le réalisateur en joue de manière maladroite et la psychologie des personnages en pâtit, mises trop au second plan niveau crédibilité pour le bien d'une morale un peu douteuse, la mort du père dominant rédemptrice, d'un sens c'est défendable mais personnellement je n'ai pas été totalement convaincu, l'élaboration n'est à mon sens pas assez approfondie. Cependant le film se regarde admirablement et je n'ai pas décroché une demi seconde, Weir reste un bon metteur en scène, il y a des moments de tension intéressants et la sincérité de son entreprise est évidente, à noter également les bonnes prestations de Helen Mirren et de River Phœnix.
"The Mosquito Coast" est un bon film, un agréable moment de cinéma avec un scénario qui déborde d'idées mais qui manque juste d'une pointe de crédibilité et d'approfondissement pour en faire une œuvre de meilleure qualité.
Un excellent film d'aventures avec le légendaire Harrison Ford, le regretté River Phoenix et la reine Helen Mirren. Un très beau drame sur l'Afrique. L'interprète d'Indiana Jones joue un pasteur en mission humanitaire. Dommage que River Phoenix soit mort à 23 ans, il y a avait du talent.
Le scénario sur le papier me paraissait pas mauvais, surtout avec un Peter Weir aux commandes. Le film en lui même est plutôt faible : jeu d'acteur, ambiance, intrigue. Si j'apprécie beaucoup Weir pour son don à faire des films dépaysants et originaux, Mosquitoe Coast n'est pas un et tombe dans un registre de comédie américaine familiale fade et déjà vu.
Sans doute le chef d’œuvre de Peter Weir qui réunit ici ses deux thématiques phares : l’obsession d’un homme à sortir des carcans de la société et son échec à renaître au contact d’une autre culture, d’un autre rapport au monde. Le meilleur rôle aussi d’Harrison Ford, méconnaissable en idéaliste névrotique, habité d’une fébrilité destructrice. Le film est sans concession sur la structure familiale, vue comme un organisme pathogène qui véhicule sa propre oppression. Mais « Mosquito Coast » est aussi un magistral film d’aventure, une épopée au souffle romanesque, à la mise en scène ample et précise, un fascinant voyage au bout du monde et de la psychè humaine. Comme dans ses plus grands films (« Hanging Rock », « La dernière vague », « Master and commander »), Peter Weir conjugue ici l’émerveillement visuel et l’ambiguïté narrative. Du grand cinéma.
Un très bon film écologiste qui me fait beaucoup penser à "Fitzcarraldo" de Werner Herzog pour la force narrative et surtout pour la mégalomanie de son personnage principal. Superbe photographie. Probablement l'un des meilleures prestations d'Harrison Ford, aux antipodes de ses rôles les plus notoires que sont Han Solo ou Indiana Jones., River Phoenix très juste comme d'accoutumée, Helen Mirren est, par contre, assez pâle dans un rôle discret. Une grosse sensation que cette œuvre.
Excellent film peu connu qui mériterait beaucoup plus d'être connu du grand public mondial. La découverte de la filmographie de River Phoenix m'a mené vers ce film et tant mieux. On découvre un long-métrage original et rempli de qualité. Harrison Ford s'illustre à travers un de ses plus beaux rôles au cinéma tout comme Helen Mirren absolument renversante. De plus, ce film montre encore une fois l'étendue du talent du regretté River Phoenix, il réussit à nous émouvoir mais aussi à nous faire remettre en question l'admiration qu'il porte à son père avec un talent indéniable. Un acteur qui surprend par sa capacité à s'emparer de son personnage et à l'incarner jusque dans les moindres détails. Les décors du film sont exceptionnels, toute l'étendue de la jungle est représentée et c'est avec grand bonheur que l'on suit l'histoire, le Belize est vraiment bien exploité par le réalisateur. La musique fait aussi partie des gros points forts avec des morceaux surprenants par leur utilisation mais qui au final se trouvent être utiles à l'histoire en créant diverses émotions qui se succèdent et qui rendent le long-métrage sublime. Le scénario est très bien écrit, les différents aspects sont tous exploités mais l'histoire peut traîner parfois en longueur. Le film est dirigé d'une main de maître et les photographies nous emportent encore plus loin dans l'histoire particulière de cette famille. The Mosquito coast s'impose donc comme un grand film où l'on retrouve surtout un casting haut de gamme.
Ce très bon film relate la progression dans la folie d'un père de famille qui, au départ plein de bonne volonté, devient un tyran égoïste et détestable, ainsi que sa confrontation avec les siens et un curé cruel et dominateur. L'idée est originale, puisqu'on a une structure proche de celles d'"Aguirre – La Colère de Dieu" et "Apocalypse Now", avec descente aux enfers au cours de la remontée d'un fleuve, mais sans la gravité planant autour. Bien sûr, "Mosquito Coast" reste sérieux mais il possède quand même une certaine légèreté due au choix du thème de la famille et à la sympathie qu'on éprouve naturellement pour Harrison Ford. Par conséquent, le film est moins marquant que les deux chefs-d’œuvre précités, mais il demeure d'une grande qualité, d'abord pour son scénario mais aussi pour la beauté des paysages luxuriants et l'ingéniosité avec laquelle les décors sont plantés dans la jungle. La machine à glace est d'ailleurs sidérante d'étrangeté dans ce cadre sauvage. La superbe musique de Michel Jarre complète avec brio ce tableau tout de même important dans la filmographie de Peter Weir.
" Mosquito Coast " est sans conteste l'un des meilleurs films de son réalisateur, Peter Weir. Ce film fourmille de questions de grande profondeur, qui traite ainsi des limites d'un rêve américain (ironiquement anti-américain ici), le processus de transformation qui fait passer le rêve en obsession, les répercutions sociales, psychologiques de l'éloignement progressif. Harrison Ford est à son fort en interprétant magistralement un homme profondément misanthrope, utopiste qui le pousse à sortir des limites de leur propre condition (sa famille et lui), mais qui au fond révélera sa profonde frustration d'inventeur de génie sous-estimé et incompris, se muant ainsi progressivement en égoïsme insatiable, insocial, et dangereux spoiler: qui provoquera sa propre chute et le total échec de son entreprise . Un drame fort, d'une très grande profondeur psychologique que vient accentuer les décors naturels réalistes. Tout au long du film, le spectateur est invité à réfléchir sur ce qu'il voit, ce qu'il pense savoir (de bien ou de mal) sur le conditionnement à une vie sociale définie (civilisation ou bon sauvage ?) et sur ses limites ; et c'est cela qui fait de " Mosquito Coast " une oeuvre forte, à intensité psychologique égale au " Cercle des Poètes Disparus " et " The Truman Show ". A découvrir sans tarder !
Suite au très bon thriller romantique "Witness", Harrison Ford se joint une nouvelle fois au célèbre cinéaste australien Peter Weir pour l'interprétation d'un antihéros unique en son genre. Baptisé "The Mosquito Coast", ce long-métrage se voit doté d'une histoire peu commune voire carrément inédite du grand écran. Inventeur de génie vomissant la société de consommation et la décadence de son pays les "États-Unis", Allie Fox décide de tout plaquer pour une nouvelle vie où lui et sa famille redémarreront tout à zéro dans la jungle tropicale. Abordant le thème de la place de l'homme sur notre planète d'une manière très personnelle, Weir prouve sa polyvalence en matière de réalisation. On y retrouve de très belles prises de vue ainsi que des décors crédibles qui nous font nos interroger sur les difficultés de tournage, qui du être horriblement difficile. Au niveau du scénario, les personnages restent extrêmement fidèles à eux-mêmes et c'est peut-être là que tout cloche. N'apprenant pas de ses erreurs, la tête de mule jouée par Harrison Ford alourdit petit à petit l'ambiance générale du film qui, bien qu'il gagne en authenticité, perd en vigueur et en intérêt. Relativement sous exploité, le reste du casting parvient néanmoins à faire ressortir une belle présence grâce surtout à River Phoenix et à Hellen Mirren. Quoi qu'il en soit, "The Mosquito Coast" reste une œuvre à part dans la filmographie du réalisateur du "Truman Show". Très philosophique et songeur, le film se savoure avec l'esprit et non avec le cœur.
Peter Weir nous livre un film original avec un casting en or. Ainsi, Harrisson Ford y incarne un scientifique aventurier utopiste qui part dans la jungle du Honduras pour changer de vie. Si l'intrigue sort du lot, elle est mal exploité et le film traine vraiment en longueurs. On se retrouve partagé entre ennui et fascination sans jamais que l'un prenne le pas sur l'autre. Dommage !